Critiques de Erik Orsenna


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    • Livres 5.00/5
    Par argali, le 19/12/2010


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    Pour une amoureuse de la langue, ce conte poétique est un plaisir savoureux. Un délicieux intermède entre deux romans, pour mieux goûter au bonheur de lire. Il m'a tant plu que je l'ai lu ensuite à mon fils. Il a adoré !

    On ne peut que se reconnaître dans la critique de l'académisme pédagogique de Mme Jargonos qui bannit les jeux de mots, les paraphrases, le plaisir pour décortiquer scientifiquement les phrases et les récits selon une grammaire normative. Cette abominable et acariâtre Mme Jargonos, qui affirme pourtant aimer la langue, tire son charabia directement des programmes français. Un régal... si on peut dire...
    Cette fresque allégorique et critique des méthodes pédagogiques en vigueur est à lire par tous les amoureux de la langue française et par les jeunes qui trop souvent la méconnaissent.

    " Bénissez la chance, mes enfants, d'avoir vu le jour dans l'une des plus belles langues de la Terre. Le français est votre pays. Apprenez-le, inventez-le. Ce sera, toute votre vie, votre ami le plus intime. "
    A lire de 10 à 100 ans !

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    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 13/12/2010


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    J’ai attendu longtemps avant de me décider à ajouter ce livre à ma LAL, en effet à la lecture du titre, je n'étais pas particulièrement emballée et je m’attendais à un énorme pavé, essai long et barbant sur le bon usage de la langue française. J’ai finalement découvert, un tout petit livre plein de poésie, d’humour et d’émotion.

    Alors bien sûr, la leçon de français est bien présente, mais elle coule toute seule, comme un bonbon, je crois que j’aurais aimé étudier la grammaire dans ce livre quand j’étais en sixième, c’est clair, précis, vivant.

    J’ai été touchée par Thomas, pas très doué en français, mais qui trouve dans la musique, un moyen d’exprimer quand même librement ce qu’il ressent.

    J’ai aimé tout simplement cette langue simple, mais parfaite, où chaque mot est minutieusement choisi et « sonne » juste, ainsi que cette description des mots, en tant que petits êtres vivants, actifs, mais aussi fragiles, qu’il faut protéger, utiliser avec soin pour ne pas les user.

    Mais surtout, j’ai été fascinée par les secrets de la « pièce interdite », les rencontres que Jeanne y a faites m’ont vraiment émue.

    Maintenant j’ai très envie de lire les autres titres de cette série.


    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2010/02/18/orsena-erik-la-grammaire-est...

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    • Livres 0.00/5
    Par sylvie, le 31/01/2009


    L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II de Erik Orsenna

    Quand j'ai vu ce titre proposé par l'opération masse critique, j'ai été tentée...
    Je trouve que le projet de ce livre est en lui même extrêmement exaltant : partir en voyage pendant deux ans autour du monde pour rencontrer H2O dans tous ses états et tenter de nous en donner un portrait vivant et conforme à la réalité du monde tel qu'il est aujourd'hui est un beau challenge...
    J'ai été tout à fait conquise par la forme donnée à cet ouvrage, qui veut être un livre de vulgarisation en géopolitique attrayant, et qui y réussit à merveille, puisque j'ai lu avec grand plaisir et sans jamais m'ennuyer ces 400 pages au sujet très sérieux dont je ne suis pas du tout spécialiste...
    Je suis entrée dans ce livre comme on lit un récit de voyage, et je ne l'ai pas lâché, tellement les paysages, les rencontres et les situations parfois cocasses ont attisé ma curiosité et l'ont maintenue jusqu'au bout... C'est à dire vers la poursuite de cette lecture sur le blog qui la prolonge.
    Il faut dire que la plume d'Erik Orsenna y est pour beaucoup. Claire et limpide, comme on rêve souvent son sujet, elle est aussi précise, malicieuse, et... brillante!
    Pourtant, quelques fois, j'ai été un peu gênée, agacée, par certains propos...
    Comme Laurence, qui a beaucoup aimé, mais qui regrette que les positions de l'auteur ne soient pas assez tranchées, j'ai été remuée dans certaines de mes convictions devant l'insistance avec laquelle l'auteur ne prend jamais parti pour une solution politique ou une autre.
    A cet égard, il semble être d'un pragmatisme tellement exemplaire, qu'il en devient un peu gênant...
    Ma lecture de l'étude critique de Thierry Ruff sur ce livre m'a confortée dans ce sentiment : pour moi, sans y connaître grand chose, l'eau, élément vital par excellence, est un bien commun qui ne devrait pas être géré par des sociétés privées dont le but est le profit mercantile.
    Comme Monsieur Ruff, je n'ai pas aimé non plus la manière quasi irrévérencieuse de traiter la Fondation France Liberté de Danielle Mittérand dont l'un des combats est de défendre
    le droit pour tous à disposer d’une eau potable, libre et gratuite....
    Bref, j'ai aimé lire ce livre très bien construit et admirablement écrit, il m'a remuée et m'a fait réfléchir...
    Au bout du compte, il m'a aussi aidée à conforter mes convictions même si ça n'est pas toujours dans le sens de Monsieur Orsena...
    des liens et des vidéos sur le blog


    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/01/lavenir-de-leau-erik-orsenna.html

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    • Livres 3.00/5
    Par Alexielle63, le 03/02/2012


    La révolte des accents La révolte des accents de Erik Orsenna

    Il s’agit du troisième volet des aventures de Jeanne. Trouvé en occasion, je l’ai acheté et l’ai aussitôt commencé, sans avoir lu le deuxième au préalable mais rien de dérangeant là-dedans, les deux peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre. Jeanne se trouve un emploi d’été dans un phare, au côté du capitaine Fernando Juvénal, vieux briscard de la mer aux yeux aujourd’hui fatigués. Une nuit, des comédiens débarquent dans une jonque. Au matin, lorsqu’ils sont partis, les habitants se réveillent et s’aperçoivent que les épices et les accents ont disparu. Commence alors un formidable voyage pour Jeanne, à la recherche des épices et des accents perdus…
    L’histoire peine à démarrer, il faut attendre le départ de Jeanne pour l’Inde, au milieu du livre, pour qu’elle commence véritablement. L’ensemble m’a paru assez décousu, ça part dans tous les sens, entre les réflexions sur la mondialisation de l’auteur, l’histoire de l’amitié entre les marchands d’épice et les comédiens, etc… mais finalement, la grammaire est ici reléguée au second plan. Je pensais, tout comme dans La grammaire est une chanson douce, avoir une explication sur l’utilisation de chaque accent (aigu, grave, circonflexe, l’accent sur le à ou le où…) amenée de manière ludique et logique, qui s’intégrerait pleinement dans le cours de l’histoire mais ce n’est pas le cas. Les accents sont plus un prétexte à l’histoire et rien de plus. L’auteur nous en apprend un peu sur leur naissance, sur certains accents étrangers mais ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Je suis un peu déçue par rapport au premier volet des aventures de Jeanne que j’avais adoré. La magie n’a pas opéré cette fois-ci… Bien sûr, j’ai retrouvé la plume de l’auteur et certaines phrases sont particulièrement belles mais là encore, ce n’est rien comparé à la poésie du premier. J’ai aimé retrouver Jeanne et son frère, leur relation m’amuse beaucoup et c’est ce qui m’a fait tenir jusqu’à la fin. Le livre est accompagné d’illustrations de Montse Bernal à couper le souffle !


    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/article-la-revolte-des-accents-d-erik...

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    • Livres 5.00/5
    Par vivonscurieux, le 29/04/2010


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    S’il avait été notre professeur de français pendant toute notre scolarité, à n’en pas douter, la grammaire française, on l’aurait tous aimée. Qui n’a jamais hésité devant un adjectif à accorder ? Repoussé une règle grammaticale trop compliquée ? En primaire ou au collège, nos professeurs avaient beau les maîtriser, les règles grammaticales, jamais ils ont su nous les vulgariser. La méthode Orsenna est différente...


    Lien : http://vivonscurieux.comxa.com/2010/04/la-grammaire-est-une-chanson-douce-der...

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    • Livres 5.00/5
    Par AttrapeReves, le 06/10/2009


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    On pourrait se dire qu'écrit par un membre de l'Académie Française, ce livre sera ardu et rasoir. On pourrait. La réalité est toute autre : à travers les péripéties de Jeanne, 10 ans, nous découvrons un univers teinté de poésir où la sauvegarde des mots est vitale. Et plus Jeanne découvre la beauté de la langue française et plus notre esprit s'émmerveille de la richesse oubliée des mots. Simpliste ? Que nenni! Le lecteur assidu saura faire la part des choses entre la part poétique de l'oeuvre et la triste réalité qu'elle retranscrit. Car, finalement, des mots, nous n'en utilisons pas tant que cela... Récit poétique pour les plus jeunes, point de départ à une réflexion plus poussée sur notre société actuelle pour les plus agés, la force de ce livre est s'adresser à tous sans exception. Un style fluide, précis, sans détour, un vocabulaire varié et riche, et des tournures grammaticales à faire rêver. Voilà ce que nous propose Erik Orsenna. Merci beaucoup pour ce moment unique!

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    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1, le 08/02/2012


    La révolte des accents La révolte des accents de Erik Orsenna

    Un conte assez drôle, divertissant et enrichissant (j'ai appris des choses sur la langue française que j'ignorais).

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    • Livres 3.00/5
    Par ptitemandine, le 17/06/2011


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    Thomas et Jeanne échouent sur une île où ils sont recueillis par Monsieur Henri. Celui-ci les initie à la vie des mots : comment se marient les noms et les adjectifs? comment sauver les mots jugés inutiles de la disparition? Comment soigner les mots usés, exsangues, malades d'avoir été utilisés à tort et à travers?...
    Une très belle façon de se réconcilier avec la grammaire, de belles trouvailles, la belle figure d'Henri S...(chut! il est là incognito!). J'ai dévoré!

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    • Livres 0.00/5
    Par LiliGalipette, le 16/02/2010


    Madame Bâ Madame Bâ de Erik Orsenna

    Roman d'Erik Orsenna. Lettre O de mon Challenge ABC 2010. Lecture commune avec Clara.

    Sa demande de visa temporaire pour la France refusée, Madame Marguerite Bâ entreprend un recours en justice. Elle ne s'embarasse pas de considérations diplomatiques et, avec l'aide de Maître Fabiani, elle écrit une lettre au Président de la République française. Point par point, elle reprend les questions du formulaire 13-0021 et les développe en remontant au plus loin dans ses souvenirs d'enfant, de femme, de veuve, de grand-mère et de citoyenne malienne. Puisqu'elle ne peut pas tout dire dans les trop petites cases du formulaire, elle déploie dans sa lettre toute l'histoire familiale, et avec elle, l'histoire du Mali.

    Toute l'absurdité, la vacuité et l'artificialité des documents officiels sont férocement épinglées par la narratrice. Sa lettre, aux allures de roman fleuve, se découpe en chapitres dont les titres sont les intitulés stricts du formulaire 13-0021. Avec la méthode propre aux gens qui suivent une idée fixe, elle avance dans son récit sans rien oublier, pour combler tous les blancs que le formulaire ne ménage pas.

    La France n'approuve pas les approximations de l'État Civil africain. Sur ce continent où l'administration travaille au rythme lent d'antiques ventilateurs plafonniers, tenir des registres à jour et sans contrefaçon relève de l'impossible. Les différents consuls et délégués venus de France s'échinent à nommer tout et tout le monde, à délimiter les villages, à poser des frontières, à établir les vraies filiations et à démêler le vrai du faux. L'agitation vaine des Blancs est d'autant plus risible qu'ils ne sont pas faits pour ce climat, ni pour ce "ciel de fer chauffé à blanc." (p. 368)

    La malédiction de l'ethnie de Madame Bâ, les Soninkés, c'est la "maladie du départ" (p. 32), celle qui pousse tous les siens à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Ousmane, son père, de forgeron, est devenu contremaître de la centrale hydro-électrique du village. Son bel époux Balewell, un Peul, a quitté les troupeaux qui font la fierté de son peuple pour s'aliéner à la locomotive et au chemin de fer. Les cousins partent en France, "un paradis pour gogos" (p. 240), la tête pleine des images mensongères diffusées par la télévision et les magazines, fascinés par le miroir aux alouettes français.

    A Kayes, Madame Bâ a grandi entre onze frères et soeurs et des parents qui s'affrontaient sans cesse. Mariama, mémoire de l'Afrique et gardienne de traditions millénaires, regardait avec mépris la passion de son mari pour le progrès. Entre islam teinté d'animisme et modernité, entre le crocodile protéiforme qui défend la famille et les embryons de taureaux canadiens congelés, le même affrontement a lieu entre Madame Bâ et son mari. L'Afrique se dessine peu à peu, entre misère et traditions légendaires, secouée de frissons de modernité et de volonté progressiste.

    Madame Bâ elle-même est une femme coupée en deux. Deux volontés s'affrontent toujours en son sein. Elle n'a pas su choisir entre les études et la maternité, entre la fidélité au Mali et le devoir et l'espoir envers la France. Toujours, ce sont les autres et les évènements extérieurs qui décident pour elle, qui lui imposent des choix douloureux alors qu'elle ne veut rien d'autre que concilier les rêves qui battent dans sa tête et les obligations auxquelles elle fait face tous les jours.

    La grande malédiction de Madame Bâ, c'est son nez. Appendice disproportionné dans le ventre de sa mère, il a fait croire à tous la venue d'un garçon. Cassandre noire, Madame Bâ sent les malheurs venir de loin pour s'abattre sur les siens. Femme trompée, elle flaire sur le corps de son bel époux les effluves des femmes qu'il fréquente, elle sent les lieux et les situations, tous les détails des infidélités de Balewell. Mais alors même que ce nez lui a annoncé toutes les tragédies auxquelles elle a résisté, il lui fait défaut dans l'appréhension de son plus grand malheur, la disparition de son petit-fils.

    Le fleuve Sénégal, immuable et imperturbable, chemine toujours sur les terres désertées. Témoin éternel des changements humains, il assiste silencieusement à la décolonisation et aux multiples tentatives de co-développement entre le Mali et l'ancienne métropole. Et pour une fois, c'est de la France dont on a pitié. Certes, les forces vives du Mali partent en fumée dans les banlieues parisiennes. Certes, le pays connaît de graves retards de développement technique et culturel. Mais n'est-ce pas la France le personnage fantoche? L'ancienne puissance colonisatrice est animée par un puissant sentiment de honte. Toujours un peu de capitalisme dévorant, mais au centre de toutes les actions initiées en direction du Mali, il n'y a que la honte: honte d'avoir quitté si vite le pays, honte de toujours penser que les Africains sont des animaux, honte séculaire du paternalisme débonnaire. La France est dans ses petits souliers quand elle envoie des consuls, des délégués, quand elle distribue des Légions d'honneur plus de 70 ans après la Grande Guerre. La France a tout du mauvais élève qui cherche à se racheter. L'Afrique est forte et puissante, même sans elle. Son fonctionnement, sa logique, ses traditions lui permettent de vivre sans la métropole, et de vivre bien mieux, au milieu des reliques laissées par une France fuyarde et contrite. Madame Bâ s'interroge: "Quelle est cette maladie qui pousse toujours les Noirs à proposer leur aide aux Blancs? [...] Sans notre appui, jamais la traite n'aurait si bien fonctionné." (p. 387) Le problème de la France, c'est qu'elle ne peut se passer de l'Afrique

    Madame Bâ, avec ses discours un peu naïfs et ses diatribes bien senties, distribue des coups de griffe un peu partout. Sans langue de bois, elle expose sans fausse pudeur son intimité physique et mentale. Cette liberté de ton lui permet tout, même de fustiger le sport chéri de l'Afrique. "Les spécialistes nomment 'football' cette activité épuisante et sans espoir." (p. 259) Ce sport honni lui a ravi son petit-fils Michel qu'elle a élevé avec plus d'amour que ses huit enfants. " Le football est un divertissement de manchots fainéants. [...] Une majorité de paresseux, les mains sur les hanches, contemplent l'activité frénétique de quelques camarades." (p. 371) L'enfant chéri a succombé à son tour à la "maladie du départ" et a disparu en France, alléché par "l'école rien que de foot" (p. 379) promise par les recruteurs français venus faire de "la prospection chez les sauvages" (p. 376) Pour retrouver et sauver son petit-fils de douze ans des griffes de l'ogre de football, il faut un visa de séjour à Madame Bâ, et on le lui a refusé. Et c'est là que commence son récit.

    La narration se déploie lentement, majesteusement, comme les méandres du fleuve Sénégal, comme les branches interminables de l'arbre généalogique du peuple Soninké. Madame Bâ, narratrice principale, alterne entre des adresses directes, virulentes mais respectueuses envers le Président de la République française, des confidences confiantes à son avocat, des admonestations musclées envers elle-même et les fantômes de ses chers disparus. Elle se raconte à la première personne, mais certaines situations, les plus décisives, sont écrites à la troisième personne, comme si Madame Bâ était une simple spectatrice de sa propre histoire, incapable d'en modifier le cours tragique.

    La dernière partie du récit, les cinquantes dernières pages, sont prises en charge par un nouveau narrateur. Maître Fabiani, l'avocat qui a aidé Madame Bâ dans sa demande de recours, prend la parole pour expliquer la suite des démarches de sa cliente, cette cliente si particulière qui lui a appris l'Afrique là où il ne voyait que la misère. La fin de l'histoire était attendue. Madame Bâ va gonfler encore un peu plus le flot d'immigrants clandestins qui se presse aux portes de la France.

    Ce texte d'Érik Orsenna change radicalement de tout ce que j'ai pu lire de lui. Nous sommes très loin de la poésie enjouée de La grammaire est une chanson douce ou de Dernières nouvelles des oiseaux. Ici, ni jeux de mots, ni de galipettes avec la syntaxe. La langue se fait témoignage et philosophie pour mieux coller à une existence hors du commun. Le texte tient en haleine, malgré quelques longueurs. Je referme le livre en me disant que j'ai peut-être acqus un peu de la sagesse évidente de ceux qui se contentent de l'essentiel, sans chercher ailleurs le bonheur qui est sous leur nez, quelle que soit sa taille.

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    • Livres 4.00/5
    Par Alexielle63, le 18/11/2011


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    C’est un très beau conte moderne, plein de poésie et d’inventivité. A travers ce texte, l’auteur nous transmet son amour des mots. Il nous interroge sur nos habitudes de langage, nous fait prendre conscience de la richesse de la langue française, de ces mots que l’on utilise plus et qui tombent en désuétude ou de ceux que l’on emploie à tort et à travers, dont on use et abuse sans vergogne comme le célèbre « Je t’aime ».
    Il nous offre également une très jolie leçon de grammaire, la rend simple, facile, claire et surtout, amusante, loin des cours rébarbatifs de notre enfance. Et chacun sait que l’on apprend beaucoup mieux en s’amusant.
    Vous l’aurez deviné, j’ai beaucoup aimé tant l’histoire que le message véhiculé par l’auteur ainsi que son style, poétique, simple et ses personnages, notamment Jeanne, avec son franc parler, Thomas, plus discret mais très complice avec sa petite sœur, malgré leurs chamailleries, Monsieur Henri (Salvador ?) et toutes ses inventions, de la nommeuse à l’usine des mots en passant par la ville des mots et le marché… Magnifique, ingénieux, plaisant !


    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/article-la-grammaire-est-une-chanson-...

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    • Livres 4.00/5
    Par Ciseur, le 15/09/2011


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    Un livre comme une parenthèse sur notre monde acide. Une trêve poétique, enfantine, qui plait a tous!

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    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 02/09/2011


    La révolte des accents La révolte des accents de Erik Orsenna

    Ça y est. Je suis enfin venue à bout des quatre livres de grammaire d’Orsenna. Non sans peine, je l’avoue, le quatrième, Et si on dansait?, par lequel j’ai commencé, demeurant le meilleur des quatre livres, le plus organisé, alors que les trois autres, dont La révolte des accents, ont quelque chose de brouillon. L’auteur s’éparpille, il crée des situations à la complexité inutile et se perd dans des chemins qui ne mènent nulle part.

    Fallait-il en effet mille détours pour nous parler des accents et de leur importance? Fallait-il un phare, des comédiens, des épices disparues, une expédition en montagne? Sincèrement, je ne le crois pas. Mais bon, c’est le choix qu’a fait l’auteur et je n’ai pas réussi à le suivre dans ce dédale, espérant en apprendre plus sur les accents.

    Mais bon, ça y est. J’en ai fini avec cette série. Tant mieux si elle a plu à certains. En ce qui me concerne, je reste mitigée. Plus déçue que ravie, mais il en est ainsi.


    Lien : http://lalitoutsimplement.com/la-revolte-des-accents/

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    • Livres 2.00/5
    Par ivredelivres, le 15/08/2010


    L'entreprise des Indes L'entreprise des Indes de Erik Orsenna

    J’ai entamé ce livre avec plaisir mais celui-ci s’est émoussé au fil des pages. Dommage.
    Ni biographie, ni roman historique, ce récit à la première personne est conduit par Bartolomé Colomb, le frère, celui qui n’a pas été du premier voyage et qui finit ses jours sur l’île d’Hispañola.
    Il va raconter les quelques huit années où les frères vivent à Lisbonne et tentent d’asseoir leurs connaissances en cartographie et mathématiques pour convaincre le roi du Portugal de financer leur voyage vers les Indes. Bartolomé a participé à l’Entreprise, le nom que Christophe Colomb donne à son projet, mais lui n’est pas un aventurier, c’est un homme d’études " Quelqu’un qui s’arrange pour vivre à l’écart de la vie et de ses horreurs.”
    Son récit dresse une fresque de l’Europe de l’époque, de ce Portugal qui veut se hisser au rang des grandes nations et cette Espagne aux prises avec : les arabes, l’expulsion des juifs et l’Inquisition.
    J’ai aimé les descriptions du travail de cartographe, les fausses cartes dessinées pour tromper l’adversaire, la fièvre qui s’empare des savants qui doivent nommer les plantes et animaux rapporter par les caravelles de retour d’Afrique, les aventures de Bartolomé ( réelles ?) pour rapporter à Lisbonne Le fameux Devisement du monde devenu un livre imprimé
    Pourtant je me suis lassée assez vite, ni livre d'historien, ni vrai roman, on voudrait s’attacher aux personnages mais hélas cela manque de souffle, l’accumulation d’anecdotes ne fait par un roman même lorsqu'elles sont bien racontées.
    Commencé par cette interrogation " Pourquoi cette curiosité, pourquoi cette fièvre des découvertes se sont-elles soudain muées en la plus terrible des cruautés ?" Orsenna ne revient sur le sujet qu'en quelques lignes en toute fin du livre.
    Un mérite pourtant, celui de faire connaître le sermon prononcé par le frère Antonio de Montesinos qui du haut de sa chaire prend fait et cause pour les indiens et fustige les conquérants bien avant les écrits de Las Casas.
    Sa voix hélas n’a pas été entendue.
    Je ne suis pas au diapason des critiques qui trouvent le livre érudit, poétique, flamboyant... pour ma part je dirai que certains passages sont excellents mais que l’ensemble est confus et que pour moi le compte n’y est pas.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/05/17/l-entreprise-des-i...

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    • Livres 4.00/5
    Par Jessoya, le 24/06/2010


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    C’est le titre qui m’attirait plus que tout. Si bien que, lorsque je l’ai eu finalement entre les mains, j’ai eu peur d’être déçue après avoir attendu aussi longtemps pour un livre.

    Mais j’avais peur pour rien. J’ai adoré cette histoire! Je me suis reconnue dans le personnage de Jeanne, cette petite fille qui adore les mots, tous les mots. Surtout lorsqu’elle est dans l’usine à phrases et qu’elle se met à faire de longues phrases pleines d’adverbes et de compléments. C’est une jolie histoire sur l’amour du français et d’une langue et sur le danger de la voir disparaître si nous ne faisons pas attention. Je ferais bien le métier de la plus vieille femme du monde…

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03/07/2009


    Dernières nouvelles des oiseaux Dernières nouvelles des oiseaux de Erik Orsenna

    Dernières nouvelles des oiseaux

    Roman d'Erik Orsenna.

    Le Président s'ennuie à mourir à la remise des prix des meilleurs élèves du lycée H. C'est alors qu'une idée folle germe. Pourquoi ne pas récompenser des enfants au talent fou et ignoré? Il rassemble sept enfants sur une île et leur offre tout pour qu'ils laissent s'exprimer leur folie créatrice.

    Ce texte est frais et touchant. J'aime toujours autant les illustrations qui ponctuent les textes d'Orsenna. Je le conseille à tous les enfants, à leur lire ou à leur faire lire.

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    • Livres 5.00/5
    Par Aileean, le 11/02/2009


    L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II L'avenir de l'eau : Petit précis de mondialisation II de Erik Orsenna

    On retrouve avec grand plaisir Erik Orsenna que l'on va suivre dans un tour du monde avec pour thème l'eau ou comment gérer cette ressource essentielle, naturelle, qui reste le lien essentiel avec la vie. Mais dans notre monde moderne, "l'accès à l'eau n'est rien si ne lui est pas joint un réseau d'assainissement". Les pérégrinations de l'auteur vont nous présenter les solutions trouvés dans les pays riches pour maintenir un réseau et continuer d'approvisionner les populations et les pays plus pauvres où tout est à faire. De chaque côté, les initiatives fleurissent, les choix sont nombreux. La solution miracle n'existe malheureusement pas car "apprendre à se répartir l'eau, c'est apprendre à vivre ensemble", et cela reste essentiel pour éviter ce qu'on pourrait qualifier de "guerres de l'eau", menaces à venir si rien n'est fait. En effet, les prévisions laissent envisager des changements climatiques qui, loin d'assécher notre planète, renforceraient les inégalités qui pourraient devenir flagrantes (sécheresse ou graves inondations selon l'endroit).
    (...)


    Lien : http://book1.canalblog.com/archives/2009/02/10/11997857.html

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    • Livres 4.00/5
    Par patachinha, le 18/07/2008


    La Grammaire est une chanson douce La Grammaire est une chanson douce de Erik Orsenna

    Lecture de rêve, elle m'a littéralement emportée. Je n' avais pas fait le rapprochement entre M. Henri et Henri Salvador, mais ça à tout son sens maintenant que j' y pense!! C' était pourtant explicite c ' est indéniable!
    Moi je le conseille vivement, ça fait du bien de retourner en enfance!!

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 20/11/2011


    L'entreprise des Indes L'entreprise des Indes de Erik Orsenna

    Erik Orsenna, essayiste et écrivain "de l'Académie française", grâce auquel j'ai découvert une Afrique haute en couleurs à travers le portrait non moins pittoresque de Madame Ba, m'a permis sinon de découvrir les Indes, mais les tenants et aboutissants de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb "l'ainé qui rêvait" contés par son cadet Bartolomé Colomb, cartographe de profession.
    Une approche donc originale, car le rêve du navigateur "à la flamboyante tignasse" s'est élaboré sur un papier.
    "Qu'est-ce qu'une carte? Un morceau résumé et paficié de la Terre".
    Paix? Sur carte, oui!
    Ce pan d'histoire romancé débute en 1511 sur l'île d'Hispanolia (actuelle Haïti). Christophe Colomb est mort depuis déjà cinq ans. Bartolomé Colomb (un temps gouverneur de l'île)assis entre le Vice-roi Diégo, son neveu et sa femme Marie de Tolède, le prêtre fait un sermon pour dénoncer le cruel génocide des Indiens.
    "Les bâteaux s'en vont poussés par un rêve".
    Bartolomé revient en arrière pour raconter ce jour de 1473 où à Lisbonne, Christophe Colomb a poussé la porte de l'atelier de Maître Andréa (dans lequel Bartolomé calligraphiait) et celle par la même occasion d'un continent jusqu'alors inconnu, dont les Indiens n'étaient pas des Indiens sur une terre plus ronde que plate.
    Des portraits forts, des anecdotes,une relation fraternelle entre tendresse,admiration et ressentiments évoquée par celui qui s'est fait "dévorer" par la fièvre d'un marin obstiné, les trois caravelles et leurs traversées et l'évocation de la fin du XV° siècle entre Gênes ville de naissance, Séville, Lisbonne et Valladolid où Christophe est mort.

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    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba, le 09/11/2011


    Les Chevaliers du Subjonctif Les Chevaliers du Subjonctif de Erik Orsenna

    Certes, je n'ai pas lu la « première partie » : La grammaire est une chanson douce. Mais on rentre très facilement dans l'histoire, qui met tout de même du temps à démarrer.

    Et puis, j'en ai appris plus sur le subjonctif (y compris en japonais et en hiéroglyphe), mais vais-je pour autant l'utiliser plus souvent ? Peut-être avec mes enfants, cela changera de l'impératif...

    Bref, une petite histoire facile qui se lit vite et dont les parallèles avec la mer ne m'ont pas convaincu.

    L'image que je retiendrai :

    Celle du planeur au-dessus de l'île des subjonctifs dont la cartographie varie sans cesse.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/11/02/21744040.html

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    • Livres 0.00/5
    Par LeFigaro, le 13/09/2011


    L'entreprise des Indes L'entreprise des Indes de Erik Orsenna

    C'est un livre que je conseille vivement. Erik Orsenna est au meilleur de sa forme. Tel un artiste conteur, il séduit autant par le contenu de son récit que par la verve de sa langue.


    Lien : http://www.lefigaro.fr/livres/2011/09/13/03005-20110913ARTFIG00001-l-entrepri...

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