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Les Noces barbares de
Yann Queffélec
Il eût fait n'importe quoi ce soir pour que ce trésor sans valeur, sa vie, lui fût laissé.
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Par DBC-Anais, le 30/09/2012
L'amour est fou de
Yann Queffélec
Mon coeur battait. C'est bête, un coeur, c'est affolé pour rien. C'est tout de suite coupable.
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Les Noces barbares de
Yann Queffélec
Ce soir-là, Nicole rentra vers minuit. Ludo était couché depuis peu. Pareil à ces condamnés ignorant l'échéance du verdict ou ces vieillards lassés d'attendre la mort, il reprenait plaisir à vivre et s'interdisait de penser au futur. Il entendit la Floride arriver de loin, piler à grand bruit, la portière claquer, le crochet du portail racler sur le gravier, puis le moteur s'emballer et la tôle grincer contre les montants de granit : Nicole une fois de plus avait trop bu - sa voiture était une gimbarde. Il s'enfouit dans les draps quand elle se mit à crier son nom du rez-de-chaussée, ne cessant de brailler tout en montant l'escalier.
"Ludo !"
Elle était là, sur le seuil, la respiration sifflante, se découpant dans la lumière du corridor.
"Ludo !... je voudrais que tu disparaisses."
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La puissance des corps de
Yann Queffélec
« C’était mal connaître Onyx qui ne perdait jamais de vue qu’elle était une personne quelconque. Foutue ni bien ni mal, une gueule passe-partout, elle ne pouvait inspirer que des sentiments quelconques à des êtres dépourvus d’intérêt. C’était en fait son unique folie, l’orgueil : un mal qui lui rongeait les sens. Être belle, ô mortels, être belle, ô mortels, comme un rêve de pierre…, pour les voir tous baver, se traîner à ses pieds. » (p. 172)
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Les Noces barbares de
Yann Queffélec
Excuser moi,mais je voudrais savoir que représente les bouts de texte écrit en italique ? Est -ce les pensés de Ludo ?
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Les Noces barbares de
Yann Queffélec
Excuser moi,mais je voudrais savoir que représente les bouts de texte écrit en italique ? Est -ce les pensés de Ludo ?
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Les Noces barbares de
Yann Queffélec
"Il écrivait à sa mère, mais n'envoyait plus les lettres. Il avait détourné son cahier de catéchisme à cet usage : journal de bord sans date où, s'adressant des réponses imaginaires, il prenait livraison des sentiments qu'on lui refusait. [...] La réalité semblait courir à son rythme, il entendait en lui battre des mots qu'il s'interdisait d'écouter : on l'abandonnait. Dans ses mains calleuses, il contemplait cette évidence : on l'abandonnait. Dans ses yeux il voyait sa mère absente, il fuyait les miroirs, il fuyait sa mémoire, et vaincu fuyait ce dont il était sûr depuis sa naissance : on l'abandonnait." (p. 257)
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Par lisa3, le 13/02/2011
Les Noces barbares de
Yann Queffélec
Ludo compta qu'il était au Centre Saint-Paul depuis dix mois. près d'un an. sa mère n'était jamis venue le voir, il n'était jamais sorti, Tatav ne l'aimait pas, Micho agitait les promesses d'un retour aux Buissonnets dont on le payait avec du vent. Alors il fut envahi physiquement par la nostalgie : il revécut les odeurs du soir au grenier, les nuits d'affût contre la porte maternelle, les après-midi à la mer, les petits déjeuners, les avanies, bons et mauvais souvenirs arrivant égaux et dorés jusqu'à lui, et le ressentiment qu'il éprouvait rejaillit sur les enfants.
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Par pyrouette, le 04/06/2012
Ma première femme de
Yann Queffélec
Elle avait peut être changé, mais elle était si profondément la même que je ressentais cette évolution comme allant de soi, non comme un naturel venant au galop furtif d'une maladie qui précipitait l'heure.
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Par iarsenea, le 16/07/2010
Les Noces barbares de
Yann Queffélec
On lui montait ses repas une fois par jour en fin d'après-midi. Des bouillons au tapioca, des topinambours, et les mulets que Monsieur Blanchard pêchait sur le port, au pied d'une estacade où les commères vidaient leurs seaux. Jamais de pain, même rassis. Nicole avait refusé son lait ; le boulanger refusait son pain.