ISBN : 2266034170
Éditeur : Presses Pocket (1990)


Note moyenne : 2.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Au cœur froid de la Lorraine, dans un manoir russe, vit un étrange clan: les Tarassévitch.
La petite Ilinka, privée de sa mère, qui est morte dans un accident, ne connaît là que silence et indifférence.
Pourquoi tant de mystères autour de sa naissance ? Au... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz, le 28 décembre 2011

    Aaliz
    Ce roman m'a beaucoup rappelée Les Hauts de Hurlevent par son atmosphère si sombre, ses personnages si entiers et ses sentiments si forts.
    Rien que le décor : un vieux manoir délabré près d'un lac au cœur de la forêt, où vit une famille d'aristocrates russes exilés. Il y fait très froid, la grand-mère, chef de famille, ne supportant pas le feu ni la moindre petite flamme.
    Les habitants : la grand-mère acariâtre, méchante, ne vit qu'à travers ses souvenirs bons et mauvais. Elle maltraite tout son monde y compris ses deux fils. L'aîné, Vladimir, complètement sous l'emprise néfaste de sa mère, est alcoolique, violent et ne se remet pas de la mort de sa femme qui le rendait pourtant fou de jalousie jusqu'à en ressentir des pulsions de meurtre. le cadet est un peu plus à l'écart mais reste d'une passivité déconcertante . Les petites-filles ne sont pas mieux loties, battues ou simplement ignorées, leur destin reste tragique à toutes les deux. On a beau essayer de prendre Tita (alias Ilinka), le personnage principal, en sympathie, c'est difficile tellement elle est … bizarre. Sa troublante ressemblance avec sa mère fait qu'elle suscite la haine de sa grand-mère et de Vladimir. Il semblerait qu'à travers Ilinka, ce soit sa mère qui revive, ce qui n'a pour d'autre effet que d'exacerber les rancoeurs que sa mère inspirait déjà.
    Ce roman est d'une noirceur incroyable, l'atmosphère est glauque et glaciale. Yann Queffélec parvient à dresser le portrait de ses personnages avec beaucoup de force. On ne peut pas rester de marbre. Et encore une fois, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle avec les personnages d'Emily Brontë.
    Le style est en plus vraiment agréable et assez poétique sans tomber dans l'excès. Les descriptions sont justes, intégrant les éléments de décor souvent caractéristiques du genre fantastique et traduisent ainsi vraiment bien l'atmosphère qui règne. Bref on s'y croirait.
    Le seul reproche que j'ai à formuler est que l'on devine bien trop tôt le pourquoi du comment de l'intrigue et ça gâche un peu l'effet.
    Sinon, j'ai vraiment beaucoup aimé et surtout pour les passages sur la jalousie (un des thèmes dominants de ce roman) magnifiquement bien traitée et qui m'ont particulièrement touchée. La haine et la violence sont également des thèmes qui, avec la jalousie, accompagnent le lecteur jusqu'au bout sans lui accorder aucun répit.
    Si vous avez aimé Les Hauts de Hurlevent, il est fort probable que vous aimerez La femme sous l'horizon.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-la-femme-sous-l-horizon-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par celine13011, le 11 février 2011

    celine13011
    Des personnages émouvants, une histoire originale et pleine de sensibilité, des descriptions très bien menées... Toute une fresque de sentiments divers est ressentie à la lecture de cette oeuvre, de la colère à l'amour. L'intrigue autour du secret de cette famille est tout simplement fascinante. J'ai lu ce livre une dizaine de fois et ne m'en lasse pas.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par FileusedeNuit, le 20 décembre 2010

    FileusedeNuit
    Une sombre demeure, un terrible secret de famille, la haine entre une princesse russe et une tsigane, une enfant blessée à la recherche de ses origines, la mort, autant de thèmes fascinants (les mauvaises langues diront accrocheurs) qui traversent le livre de Yann Queffelec. On y trouve les figures tutélaires de l'imaginaire russe (le Domovoï, Baba Yaga, le Samovar, les plaines de Sibérie,...) et celle du fantastique européen : la forêt, le loup, le chevreau, l'orpheline, le village, le lac drapé de brume. Accumulation de clichés vendeurs ? Peut être.
    La suite est à lire sur Nebel und Grey.


    Lien : http://nibelungrey.blogspot.com/2010/10/la-femme-sous-lhorizon-yann-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La femme sous l'horizon par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (29)

> voir plus

Quiz