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ISBN : 2266249908
Éditeur : Pocket (2014)


Note moyenne : 3.14/5 (sur 152 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au sud des États-Unis, la pire des enfances attendait Harriet Cleve, dans l'ombre d'un frère assassiné, d'un meurtre jamais élucidé. Une famille détruite, un père enfui, une mère et une soeur anéanties. Lors de l'été de ses douze ans, la jeune fille se révolte. Elle veu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    The Little Friend
    Traduction : Anne Rabinovitch.
    Voilà un livre que j'ai longtemps hésité à commencer car, autour de moi, ce n'était que critiques et déception. Mais « Le Maître des illusions », premier roman de Donna Tartt, m'avait fait penser à ce qu'une Ruth Rendell tire elle-même d'une intrigue au départ policière. Aussi finis-je par penser que, si ça se trouvait, « Le Petit copain », s'il pouvait se révéler décevant pour les amateurs de polars classiques, était susceptible de plaire à ceux qui, au-delà l'intrigue policière, attendent autre chose d'un roman construit autour d'un crime. (Cette considération me fait donc le classer ici et non dans la catégorie réservée aux policiers ...)
    L'action du « Petit Copain » se situe dans l'une de ces petites villes du Sud des Etats-Unis où la Guerre de Sécession n'a pas en fait changé grand chose aux mentalités. D'un côté, les riches qui vont se baigner au Country Club et ne connaissent pas de problèmes financiers. C'est à ce milieu qu'appartient notre jeune héroïne, Harriet Cleve Dufresne, 12 ans pour l'Etat-Civil mais au moins 18 par la puissance de raisonnement et la fermeté du caractère.
    Harriet vit dans une grande maison avec sa mère, Charlotte, que l'assassinat non résolu de son fils, douze ans plus tôt, a fait sombrer dans une dépression profonde, sa sœur, Allison, adolescente rêveuse qui s'offre quelques petites escapades en voiture avec un garçon dont elle est amoureuse, et Ida Rhew, la domestique noire qui s'occupe de la maison depuis … ma foi, depuis des lustres.
    Autour de cette cellule primitive qui n'a jamais oublié le cadavre du petit Robin, retrouvé pendu à un arbre, dans le jardin, alors que la fête pour son anniversaire battait son plein, croisent la mère de Charlotte, Edith, dite « Edie », et ses sœurs : Libby, Adelaïde et Tatycorum et, de temps à autre, le père de Harriet, Allison et Robin : Dixon Dufresne qui s'est séparé de sa femme à la mort de leur fils et vit à Nashville.
    A l'extérieur, la société provinciale sudiste maintient ses deux grands clivages entre les Noirs qui ne sont plus esclaves mais travaillent toujours pour les blancs aisée et les « pauvres blancs » ou « redneks » qui, déjà avant la Guerre Civile, trimaient tout seuls sur le lamentable carré de coton qui leur appartenait.
    C'est dans la haine et le mépris que se portent ces deux dernières catégories sociales que « Le Petit copain » trouvent sa première clef : Ida Rhew affirme un jour à Harriet que la seule personne qui ait pu assassiner son frère n'est autre que Danny Ratcliff, l'un des rejetons d'une famille de « redneks » qui avait l'habitude de passer devant la maison des Dufresne pour inciter Robin à jouer avec lui.
    Ida paraît si sûre de ce qu'elle avance que, peu à peu, l'idée vient à Harriet de liquider à son tour celui qui a tué son frère aîné et ruiné la santé de sa mère.
    Mais ce n'est là qu'un argument qui permet à Donna Tartt de nous dresser le portrait d'une région qu'elle connaît manifestement fort bien et de ses mœurs. Certaines pages, comme celles qui sont liées à Eugène Ratcliff et au prêcheur qui se sert des serpents pour vendre la parole de Dieu, sont saisissantes tant elles révèlent le mic-mac religieux qui sévit aux Etats-Unis.
    Si Tartt est loin d'égaler le style unique d'un Faulkner, sa vision du Sud profond rejoint bien celle qu'en avait l'auteur de «sanctuaire. » le personnage de la grand-mère des Ratcliff, l'affreuse Gum, est bel et bien un personnage faulknerien. Et le désespoir presque viscéral qui anime Danny Ratcliff donne à celui-ci une étrange humanité qui ne peut qu'émouvoir le lecteur.
    Si vous ne cherchez qu'un roman policier de plus, passez votre chemin. Sinon, lisez "Le Petit copain." ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 05 août 2011

    Malaura
    Harriet a grandi sous le poids d'un terrible drame qui a anéanti toute sa famille : le meurtre non-élucidé, quand elle était bébé, de son jeune frère Robin.
    Dans la maison familiale à l'abondon le temps semble s'être arrêté.
    L'été de ses douze ans, Harriet, à bout, décide de découvrir qui a tué Robin et de se venger de celui qui lui a volé son enfance.
    Mature, froide, prête à tout, rien ne peut alors la dissuader d'aller au bout de ses plans.
    Mais la vérité est-elle bien celle à laquelle elle croit ?
    Le moins que l'on puisse dire c'est que Donna Tartt s'y entend à merveille pour créer des atmosphères.
    Et malgré la longueur du livre, on ne peut qu'être envoûté par le climat trouble et oppressant de ce roman insolite où la chaleur moite du Mississipi souligne encore davantage la sensation d'étouffement.
    Roman noir, récit d'une adolescence brisée par le souvenir, sombre, mystérieux, d'une puissance stylistique exceptionnelle, après "Le Maître des illusions", l'auteur réussit encore à capter toute notre attention.
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    • Livres 5.00/5
    Par kris334, le 02 juillet 2014

    kris334
    Le récit d'un été étrange et dangereux, dans le Mississipi, l'été des 12 ans d'Harriet. Quand elle était encore toute petite, son frère a été assassiné et l'assassin n'a jamais été retrouvé. Sa mère et sa soeur sont dépressives, et le père est parti. Harriet, livrée à elle-même depuis trop longtemps, pense avoir découvert qui a tué son frère. Et elle veut faire justice...
    C'est une histoire dense, intense, comme sait les concocter Donna Tartt, (qui ne met pas moins de 10 ans pour écrire un roman) où l'on suit Harriet lors de cet été moite et glauque, cette enfant qui devient adulte face à la souffrance et au sentiment d'injustice insupportable qu'elle doit porter... Harriet va se mettre en grand danger, pour venger son frère, mais aussi pour réveiller cette famille morte avec lui.
    Un livre puissant, envoutant, émouvant, fort.
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    • Livres 3.00/5
    Par infosix, le 31 mars 2014

    infosix
    J'aime toujours autant l'écriture fine, saturées de petits détails, d'impressions, de sensations gustatives ou olfactives de Dona Tartt. Ce roman est tout à fait dans le ton du "Chardonneret" que j'ai lu juste avant d'entamer celui-ci.
    Un livre qu'on referme tout doucement en ayant l'impression de quitter des personnages auxquels on s'est attachés. Un curieux sentiment de présence de ces personnages qui perdure même lorqu'on a tourné la toute dernière page...
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    • Livres 2.00/5
    Par Biname, le 09 octobre 2010

    Biname
    Je ne sais vraiment pas quoi dire: je ne comprends pas où l'auteur veut en arriver.
    Après un mois et la moitié du livre lu j'ai cessé de me faire du mal. Je m'attendais à un policier prenant avec un début aussi sauvage: un petit garçon trouvé pendu dans son jardin, alors que toute la famille est présente dans les environs. Et puis plus rien. L'histoire est en partie racontée par l'une des soeurs du garçon, frère qu'elle n'a jamais connu. Elle vit juste dans le fantasme de ce frère idéalisé par la famille. Elle part donc avec sa dizaine d'année (ce n'est pas l'âge exact mais c'est plus ou moins ça) à la recherche du tueur de son frère.
    Mais je suis désolée, mais ça ne ressemble à rien. Où est le fil rouge? le côté "histoire de famille" me plait énormément mais la sois-disant enquête derrière ne ressemble à rien. C'est extrêmement rare que je stoppe une lecture aussi brusquement mais rien à faire je n'accroche pas.
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Citations et extraits

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  • Par kris334, le 04 juillet 2014

    Hely scruta la route, les yeux plissés. Un véhicule scintillait au loin, dans un nuage de poussière et de vapeurs d'essence. Il roulait si lentement qu'il ne pouvait s'agir de la Trans Am, mais à l'instant où Hely s'apprêtait à en faire la remarque, un rayon de soleil effleura le capot, qui renvoya un reflet métallique, couleur de bronze. Dans le mirage de chaleur apparut la calandre grimaçante à face de requin, reconnaissable entre toutes.
    Il se cacha derrière le mur (les Ratliff étaient armés ; il venait juste de s'en souvenir) et s'approcha en rampant pour aider Harriet. Ensemble, ils penchèrent la caisse sur le côté, la grille face à la route. Lors de la première fausse alerte, ils étaient restés pétrifiés au moment de tendre la main à tâtons pour tirer le verrou, puis s'étaient précipités avec des gestes incohérents pendant que la voiture filait sous la passerelle ; à présent, la clenche était soulevé, ils avaient un bâtonnet d'esquimau tout prêt de façon à pousser le verrou sans le toucher.
    Hely jeta un regard derrière lui. La Trans Am roulait dans leur direction - à une lenteur troublante. - Il nous a vu ; c'est sûr. - Mais le véhicule ne s'arrêta pas. Nerveusement, Hely fixa la caisse, qu'ils maintenaient en équilibre au-dessus de leurs têtes.
    Harriet, respirant comme si elle avait une crise d'asthme, lança un coup d'oeil derrière son épaule. "Ok, dit-elle, on y va, une, deux..."
    La voiture disparut sous le pont ; elle tira la clenche d'un coup sec ; comme un film au ralenti, ils inclinèrent la caisse, unissant leur effort. Tandis que le cobra glissait et remuait, agitant sa queue pour tenter de se redresser, plusieurs pensées traversèrent l'esprit de Hely : avant tout, comment allaient-il s'enfuir. Pourraient-ils le semer ? Il allait certainement s'arrêter - n'importe quel imbécile, surpris par un cobra tombant du ciel dans sa voiture, ne manquerait pas de le faire - et s'élancerait à leur poursuite...
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  • Par kris334, le 04 juillet 2014

    Les photographies que Harriet préférait étaient celles où se trouvait son frère. Edie en avait pris la plus grande partie ; parce qu'il était si douloureux de les regarder, on les avait enlevées de l'album et gardées à part, sur une étagère du placard d'Edie, à l'intérieur d'une boîte de chocolat en forme de coeur. Quand Harriet était tombée dessus, vers l'âge de huit ans, ce trésor lui était apparu comme une trouvaille archéologique équivalente à la découverte du tombeau de Toutankhamon.
    Edie ignorait totalement que sa petite fille avait déniché les photos, et que c'était l'une des principales raison pour lesquelles elle passait tant de temps chez elle. Harriet, équipée d'une torche, les examinait, assise au fond de la penderie d'Edie, dans l'odeur de renfermé, derrière les froufrous des robes du dimanche de sa grand-mère ; parfois, elle glissait la boîte à l'intérieur de la valise où elle rangeait sa Barbie, et l'emportait dans la remise à outils, où Edie lui permettait de jouer sans la déranger - heureuse de ne plus l'avoir dans les jambes. Plusieurs fois elle avait ramener le paquet chez elle. Un soir, alors que leur mère était partie se coucher , elle avait montré les photographies à Allison. "Regarde, avait-elle dit,. C'est notre frère."
    La jeune fille, une expression proche de la peur s'imprimant sur ses traits, fixa la boîte ouverte que Harriet avait posée sur ses genoux.
    "Allez. Jette un coup d'oeil. Tu es sur plusieurs d'entre elles.
    - Je ne veux pas", s'écria sa soeur, refermant violemment le couvercle avant de pousser le coffret vers Harriet.
    Les instantanés étaient en couleurs : des polaroïds passés aux coins rosis, collants et déchirés à l'endroit où on les avait arrachés de l'album. Ils portaient des traces de doigts, comme si quelqu'un les avait souvent manipulés. Des numéros noirs de catalogue étaient parfois apposés au dos, parce que les clichés avaient servi à l'enquête de police, et ces photographies-là étaient recouvertes d'empreintes.
    Harriet ne se lassait jamais de les contempler. Les lavis étaient trop bleus, surnaturels ; et les couleurs étaient devenues encore plus étranges et plus instables avec le temps. Le monde onirique qu'elle lui laissaient entrevoir était magique, souverain, inatteignable. Il y avait Robin en train de faire la sieste avec Weenie, son chat roux tigré ; il se promenait bruyamment sur le majestueux proche à colonnes de Tribulation, égrenant son rire cristallin, criant en direction de l'objectif ; il soufflait des bulles avec une soucoupe de savon et une bobine. Là, en uniforme de Louveteau -....
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  • Par Piling, le 04 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Charlotte Cleve se reprocherait la mort de son fils jusqu'à la fin de ses jours, car elle avait décidé de fixer le repas de la fête des Mères à six heures du soir et non à midi, après l'office, selon l'habitude de la famille. Les aînés des Cleve avaient exprimé leur mécontentement devant ce changement de programme ; même si cela s'expliquait surtout par une méfiance de principe à l'égard de toute innovation, Charlotte sentait qu'elle aurait dû se montrer plus attentive à ce vent de récrimination, signe annonciateur du drame à venir ; un signe ténu, quoique chargé de menace, qui demeurait obscur, même après coup, mais était sans doute aussi explicite que peuvent l'être les signes que nous espérons de la vie.
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  • Par wictoria, le 23 août 2009

    p 528 : Ce n'était pas un vrai docteur - un médecin, s'entend - mais seulement un genre de chef de fanfare chrétienne auréolé de gloire ; un Américain de la côte Est avec d'épais sourcils broussailleux, et des longues dents de mule. C'était une huile du circuit de la jeunesse baptiste, et Adélaïde avait fait remarquer - à juste titre- que c'était le sosie parfait du célèbre dessin, par Tiennel, du Chapelier fou d'Alice au pays des merveilles.
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  • Par Spilett, le 01 mars 2010

    - Écoute, ne t'énerve pas (...). Je ne suis même pas capable de tirer avec un fusil aussi gros, et je pèse quarante kilos. Cette carabine m'enverrait valser dans les airs, et me crèverait peut-être un œil. Si tu colles ton œil au viseur, le recul te fait sauter le globe oculaire de l'orbite.
    - Où est-ce que tu as appris tout ça ? demanda Harriet, après une pause attentive.
    - Chez les scouts.
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bettielover — 17 décembre 2006 — A German special focusing on Donna Tartt's novel "The Little Friend". Unfortunately, is in German....








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