ISBN : 2070134679
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
« Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c’est sûr, depuis le temps qu’ils e... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par alaiseblaise, le 08 juin 2011

    alaiseblaise
    «Ce que l'on possède nous est prêté, ce qui nous possède ne nous appartient pas.»
    Philippe Adam nous conte (nous compte !?) des extraits de vie découpés en petits morceaux de paragraphes.
    Un chauffeur de bus qui grille des feux rouges et oublie de s'arrêter aux stations.
    Un charcutier qui meurt d'une crise cardiaque dans son arrière boutique.
    Un retraité qui décide de s'offrir des dents toutes neuves.
    Un trentenaire qui s'ennuie à mourir à remplir des mots fléchés.
    Et bien d'autres encore.
    Le fil conducteur, le point commun de ces tranches de vie ?
    Tous ont gagné le «méga pactole» au loto.
    L'équivalent de «139 Porsche, 196 voyages dans l'espace, 500 000 écrans de télévision, 8 générations de smicards.""
    Les tons de l'auteur varient du drôle au grotesque, du cruel au cynique pour nous raconter les malheurs de ces chanceux.
    L'argent ne ferait pas le bonheur à lire Philippe Adam. Au contraire il contribuerait au malheur. Il alimenterait la solitude, l'hypocrisie, le chantage, la jalousie, l'ennui, la mesquinerie...l'odieux !
    Certes, un minimum vital sur son compte en banque s'impose mais trop, trop, trop...c'est trop !
    Trop d'argent tue l'argent. Mortel quoi !
    Comme pour ce «pauvre» homme millionnaire qui tente désespérément de récupérer sa femme. «Il parait que l'argent rend beau.» dit-il.
    Comme pour ces enfants qui voient leur père mourir en apprenant qu'il vient de gagner le gros lot. A qui ira la fortune sans testament ?
    Hein ? A qui ? de quoi s'entretuer tiens.
    Et ce provincial paumé dans Paris qui perd son ticket gagnant au buffet de la gare. A pleurer.
    Et ce «nouveau riche» qui décide de se payer des cours de littérature et qui doit rendre une copie sur le célèbre poème de Mallarmé, «Un coup de dés jamais n'abolira le hasard.»
    Bien sûr «on s'habitue à ne plus travailler, on s'habitue à donner des ordres, à ne plus en recevoir.» mais l'argent rend aveugle et sourd. (Aristophane représentait le dieu de la richesse, Plutus, aveugle.)
    Et que dire du roi Midas à la faculté de changer en or tout ce qu'il touche...jusqu'aux aliments. L'argent ferait-il aussi mourir de faim ?
    L'argent ferait-il aussi mourir de manque d'amour ?
    L'argent ne fait pas de miracle.
    «J'étais une sorte de nouveau Saint- Louis au pied de son arbre, il suffit que je porte la main à mon chéquier pour que les aveugles courent et que les paralytiques voient.»
    Philippe Adam, né en 1970, écrit des romans, des livrets d'opéra, des chansons. Il est professeur de philosophie.
    Une rentable leçon de vie ! Un terrible et douloureux vaccin contre la ludonomie.
    De sombres certitudes qui nous disent «qu'on vit quelque chose de bien inférieur à un mouton pendant des années et qu'on sait que cela doit être ainsi.» (Gramsci)
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    brigittelascombe
    Jours de Chance et joueurs chanceux!
    Ce n'est pas un gagnant anonyme" immensément riche", mais plusieurs que Philippe Adam décortique dans son livre de façon très originale.
    Originale pourquoi?
    Parce qu'au départ le lecteur; un peu déboussolé par les voix qui s'entremêlent; s'imagine assister à une thérapie de groupe,où chacun à tour de rôle exprime son ressenti, ses réactions,sa vie... ; puis, il se croit dans une rame de métro où certains montent, font un petit bout de trajet, tandis que d'autres descendent (ce qui rend bien la vie tourbillonnante du nouveau riche).
    Et si on achetait une ile dans le Pacifique?
    Moi, je veux un molosse, "une bête à concours".
    Moi, je veux amener Suzie en vacances. Moi récupérer Sonia.Et moi je refais mes dents.
    Après l'excitation première, chacun s'aperçoit que "les gens n'aiment pas les riches", chaque gagnant (souvent issu d'un milieu simple) va vivre en perdant son nouveau bonheur et se faire "couillonner".
    Une très fine analyse psychologique du joueur qui évoque l'addiction du Joueur de Dostoïevski, car il y a celui qui ne joue plus mais s'avère boulimique d'autre chose et celui qui joue toujours et dépense sans compter. Un regard ironique et parfois impitoyable sur le "rigolo" rejeté par un nouveau milieu social qui lui est étranger et traité de "connard" friqué par l'ancien qui ne le reconnait plus.
    Beaucoup de réflexions et de questionnements sur l'argent qui ne permet pas tout.Peut-on acheter le bonheur?
    Un livre à lire, de Philippe Adam qui a déjà publié cinq fictions aux Editions Verticales dont Ton petit manège (prix Renaissance 2008 de la nouvelle) et plusieurs "formes brêves chez d'autres éditeurs" !
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    • Livres 3.00/5
    Par Sando, le 28 août 2011

    Sando
    « Jours de Chance » est un texte fragmenté sur le thème des grands gagnants aux jeux de hasard, ces gens qui, par chance, se retrouvent propulsés du jour au lendemain à la tête d'une immense fortune. Construit sous la forme de témoignages, on découvre ces gagnants à différents moments de leur nouvelle vie. Au début, souvent, il y a l'incrédulité, puis vient l'excitation, la flambée de l'argent et la réalisation des rêves les plus fous pour certains, ou la réserve pour d'autres. Ensuite, il faut faire face à l'entourage, entre ceux qui vous tournent le dos car vous n'appartenez plus au même monde, et ceux qui sont intéressés par votre argent uniquement et dont il faut se méfier. Mais, globalement, l'argent fausse les rapports humains et les vrais amis se font rares dans ces cas-là.
    Finalement, l'éternelle question de savoir si l'argent fait le bonheur finit par se poser. Un texte original, qui sonne plutôt juste et où la solitude, la paranoïa et la méfiance semblent être les seules issues qui attendent les nouveaux riches…
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  • Par MarianneDesroziers, le 17 juillet 2011

    MarianneDesroziers
    Je ne peux rien dire de positif de son prochain roman à paraître à la prochaine rentrée littéraire : je trouve le sujet (les gagnants du loto) absolument sans intérêt, la construction flemmarde et soporifique à la lecture (une simple juxtaposition de paragraphes à la première personne), le propos qui se résume à des clichés éculés et une morale très limitée (l'argent ne fait pas le bonheur ?), quant au style il est d'une platitude rarement égalée dans la littérature française contemporaine. Bref, je n'ai pas aimé, mais alors pas du tout.
    La suite sur mon blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/06/jours-de-chance-de-philippe-adam.html

    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/06/jours-de-chance-..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    On part perdant.On croit que dans la vie les choses vont forcément mal tourner parce que c'est pour nous dans la logique du monde mais, quand elles tournent à notre avantage,on n'a pas le temps de changer, on a gardé malgré soi la même tête et dans cette tête la même mentalité-on part perdant.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    L'habitude de jouer qui pousse à jouer encore,même après, comme si l'on avait passé un contrat avec la chance et qu'il fallait maintenant lui verser un loyer,lui payer des traites,rembourser petit à petit ce qu'elle nous a laissé lui voler.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    Dans la vie les gens s'excusent pour des riens.On vous demande pardon quand on oublie de vous tenir la porte mais celui qui vous écrase les doigts n'a pas un mot pour ça.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    J'avais des millions mais j'étais toujours un pauvre type.Entre ce pauvre type et le milionnaire,je ne savais plus trop où j'étais.J'aurais voulu pouvoir me cacher derrière moi.
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  • Par brigittelascombe, le 09 novembre 2011

    On se souvient de ce qu'on a gagné, ce qu'on a perdu on le met de côté,dans une case de la mémoire qui n'est pas rancunière.
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Vidéo de Philippe Adam

Il manque une pièce (live au Bouffes du Nord le 13 juin 2010) récitant : Jean Guidoni, texte : Philippe Adam, musique : Fabrice Ravel-Chapuis








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