ISBN : 2070379949
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
" Sur le mur, la robe est accrochée comme un tableau de chasse. Elle est belle, sans doute un peu sage mais, qu'importe, c'est le jour d'Anna. Aujourd'hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je so... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 01 décembre 2011

    missmolko1
    Une très belle histoire d'une femme qui voit sa fille prendre son envol et a travers sa narration on assiste a son mariage. Sonia, la mère évoque ses souvenirs, se revoit au même age que sa fille Anna. Deux femmes très différentes et Sonia nous fait part de ses doutes sur les choix de sa fille et évoque son enfance.
    Un roman très bien écrit avec beaucoup de tendresse et d'émotion et très beau portrait de femme et de mère.
    Juste un petit bémol, j'ai trouvé le livre un peu long (pourtant il n'y a pas beaucoup de pages) mais il ne s'y passe pas grand chose, j'aurais aimé un peu plus d'action.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cecileo, le 25 août 2010

    cecileo
    Sonia, mère célibataire de quarante-deux ans, marie sa fille unique Anna de vingt-trois ans. Tout oppose des deux femmes : Sonia, d'origine mauricienne , mère fantasque et solitaire, est écrivaine. La fille Anna mathématicienne, est posée, règle sa vie par la gestion de ses agendas, et a trouvé son bonheur auprès de son premier amour, Alain, huissier de son métier.
    Alors que Sonia ronge son frein pour ne pas souffler à Anna de prendre son temps, elle assiste à la naissance de cet amour, puis à la noce rondement programmée six mois plus tard. Mais pour elle, c'est l'occasion de faire le point de sa vie : elle se revoit jeune femme de dix-huit ans passionnément amoureuse d'Andrew, le père « caché » d'Anna, choisissant ensuite d'assumer seule la naissance et l'éducation de sa fille, puis mère souvent absente et imparfaite. A quarante-deux ans, le jour de La noce d'Anna, Sonia se sent vieille, mais pourtant restent encore des désirs de femme longtemps enfouis.
    Je ne suis pas surprise que ce livre plaise tant aux blogueuses (j'aurai bien aimé trouvé un avis masculin, tiens !). C'est un formidable livre sur la relation mère-fille, évoquant toutes les barrières qu'un amour maternel – ou filial – peut contourner (sans pour autant les faire tomber), grâce à l'acceptation de l'autre tel qu'il est ,simplement parce que l'autre est notre enfant, ou bien notre parent. Pour autant, Sonia nous prouve que la crainte de perdre son enfant peut être surmontée.
    Le personnage de Sonia fait preuve de beaucoup d ‘humour et de dérision dans la première partie de ce court roman. La deuxième partie – le jour de la noce- sonne plus grave, et s'accorde donc magnifiquement avec la solennité du moment.
    Une lecture que je conseille donc vivement.
    Quelques extraits :
    Page 13 :
    Ma fille Anna, elle, ne fume pas. Je suis content de cela, je la félicite de sa volonté, de sa droiture, de sa constance en tout comme elle a toujours su faire, mais parfois je donnerais n'importe quoi pour partager une clope avec elle, dans le silence, nous deux ensemble noyées dans les volutes. On partagerait quelque chose d'interdit qui nous aurait rapprochées mais ce n'est pas convenable de penser à ces choses-là. Une mère ne fait pas cela. Une mère est une sainte, tout le monde le sait. Elle donne des conseils avisés, dit les bonnes choses au bon moment, est pleine de douceur et d'amour, cuisine de bons petits plats dont, plus tard, elle donnera les recettes dans un cahier jauni à spirale et avec sa jolie écriture (forcément, une mère çà écrit bien, propre, déliés, attachés, courbés, liés, les mots comme des gestes d'une infinie tendresse), elle intitulera les recettes, donnera les ingrédients exacts, des tuyaux pour ne pas rater telle sauce, les petits trucs qui feront que ce serait une recette tenue d'une mère.
    Page 174 :
    J'ai passé ma vie à avoir peur de ma fille, à avoir peur de ne pas savoir l'élever, peur qu'elle passe son temps à me critiquer, peur qu'elle soit trop différente de moi, peur qu'elle me ressemble trop, peur d'être trop moi-même, peur de décevoir, peur de ne plus aimer, de ne plus savoir aimer, de ne plus être aimée. Je crois que si un jour on me demandait de résumer ma maternité, ce serait par ce sentiment-là : la crainte. Tant de responsabilités, une vie entre vos mains, se rend-on vraiment compte quand on donne la vie, pense-t-on un instant à cela : le poids d'une vie accompagnée de ses succès, de ses échecs, de ses actes manqués, une vie que l'on ajoute à la nôtre, comme si notre vie propre, cette chienne de vie, ne suffisait pas.
    Clara a été bouleversée par cette lecture où elle s'est intensément identifiée, Keisha y voit "une évocation réussie de l'amour entre cette mère et cette fille" (je m'aperçois que nous avons choisi le même extrait page 174 !)


    Lien : http://lectureamoi.blogspot.com/2010/08/la-noce-danna-de-nathacha-ap..
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 28 juin 2011

    canel
    - - - ATTENTION PEPITE !
    Deux femmes : Anna, 23 ans, qui se marie, et sa mère Sonia, 42 ans, qui fait le point, se souvient. La première est très organisée, conventionnelle, (trop) sage. La seconde est écrivain, bohème, indépendante, libre ; elle a choisi d'élever sa fille seule. Elle réprouve secrètement ce mariage qu'elle estime prématuré dans la vie d'Anna, elle n'apprécie pas non plus l'époux choisi, trop sage à ses yeux... mais elle doute aussi de ses propres choix, aux antipodes de ceux de sa fille, elle aimerait avoir su retenir un homme... On assiste au mariage avec la crainte sourde que Sonia finisse par fuir cette organisation implacable qui l'effraie...
    Ce roman m'a happée dès les premières pages. Grâce à l'écriture fine, précise, fluide, je me suis immédiatement immergée dedans, je n'ai pas décroché une seule fois, mon esprit n'a pas vagabondé, chaque mot m'étant ici précieux. C'est superbe, ça foisonne de jolies phrases sur l'amour maternel, sur les relations mère-fille (on peut s'identifier alternativement à l'une et à l'autre), sur les sentiments ambivalents d'une maman face aux choix (professionnels et conjugaux) de sa progéniture, sur le vieillissement et la solitude qui l'accompagne parfois...
    A lire... et relire quand les enfants quittent le nid !!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 13 juillet 2010

    claracambry
    Sonia, 42 ans, marie sa fille unique Anna. Sur une journée, Sonia plonge dans ses souvenirs. Elle nous raconte sa liaison avec Matthew, son amour de jeunesse, puis la naissance d'Anna, ses peurs, sa vie de mère-célibataire, ses doutes et ses envies.
    Ne vous arrêtez à ces deux lignes sommaire de résumé car ce livre est un coup de coeur ! J'y ai trouvé tellement d'échos, je me suis si souvent identifiée à Sonia que j'ai terminé ce livre avec des grosses larmes qui coulaient sur les joues. Sonia est une mère libre dans le sens où elle n'aime pas les conventions. Hors Anna a prévu un grand mariage où rien n'est laissé au hasard, tout ce que Sonia n'aime pas. Elle se sent souvent différente et surtout en sa qualité de mère. L'impression de ne n'avoir pas été une maman parfaite : topo de la maman qui prépare des bon gâteaux, qui est à 5h00 pétantes devant les grille de l'école et qui sait comment toujours comment élever ses enfants. Anna est l'opposé de sa amère : elle aime l'ordre, l'organisation et souvent elle endosse le rôle de mère : « ne fais pas ci, ça fait désordre ou habits toi comme ça ». Sonia n'est pas fantasque mais elle possède un côté « je vis pour moi et pas pour les apparences ou pour le autres ».
    A travers Sonia et ses questionnements, je me suis reconnue. Car lors du mariage d'Anne, toutes ses interrogations remontent à la surface mais jamais sans aigreur ou amertume. Sonia possède de d'humour, un franc-parler et sous sa carapace, elle est très sensible.
    Sonia évoque un jour où un vigile de sécurité ne croyait pas qu'Anna était sa fille et la douleur qu'elle a ressentie. Sonia a la peau matte, des cheveux noirs et Anna petite était blonde et possédait un teint de porcelaine. Je l'ai vécu cette situation plusieurs fois avec Fifille Ado. Mais la première fois m'est restée gravée à jamais et je connais ce mal qui donne envie d'hurler.
    Au fil de la journée qui s'égrène, Sonia va se rendre compte qu'Anna lui ressemble même si ses choix sont différents des sens.
    Le tout est écrit avec finesse et d'une manière très juste ....
    A travers Sonia, on retrouve les relations mères-filles et des questions que l'on se pose un jour ou l'autre…
    Un gros coup de cœur sincère, rempli d'émotions et de sensibilité !


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/natacha-appanah-la-noce-danna..
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  • Par keisha, le 12 août 2010

    keisha
    Depuis des mois les billets des blogueuses et cette magnifique couverture m'attiraient, et grâce à clara j'ai pu découvrir cette jolie histoire.

    Aujourd'hui Sonia marie sa fille, Anna, et les souvenirs reviennent : son enfance à l'ile Maurice, son envie de vivre en France, ses amours avec Matthew le père d'Anna. Elle évoque l'enfance d'Anna, les liens qui l'unissent, leurs différences.

    "Le chignon que j'ai lâché est un croc-en-jambe à sa noce organisée comme une marche militaire, il ne faut rien qui dépasse, ces cheveux libres ouvrent la porte à je ne sais quels autres trébuchements et couacs et que s'engouffreraient à la suite des milliers de grains de sable qui viendraient gâcher sa journée."

    Sonia a une sensibilité à fleur de peau, des envies encore, elle se dévoile petit à petit, on la sent fragile et solide à la fois. Un beau portrait de femme et une évocation réussie de l'amour entre cette mère et sa fille.

    "J'ai passé ma vie à avoir peur de ma fille, à avoir peur de ne pas savoir l'élever, peur qu'elle passe son temps à me critiquer, peur qu'elle soit trop différente de moi, peur qu'elle me ressemble trop, peur d'être trop moi-même, peur de décevoir, peur de ne plus aimer, de ne plus savoir aimer, de ne plus être aimée. Je crois que si un jour on me demandait de résumer ma maternité, ce serait par ce sentiment là : la crainte. Tant de responsabilités, une vie entre vos mains, se rend-on vraiment compte quand on donne la vie, pense-t-on un instant à cela : le poids d'une vie accompagnée de ses succès, de ses échecs, de ses actes manqués, une vie que l'on ajoute à la nôtre, comme si notre vie propre, cette chienne de vie, ne suffisait pas. Non, on pense au visage que notre enfant aura, à qui il ressemblera et on passera des jours et des jours à le regarder dormir pour observer ses traits, on pense aux gazouillis et aux premiers mots, on pense à l'espièglerie des enfants qui nous feront rire, on pense aux anniversaires et aux chaussures neuves qu'il portera fièrement, on pense au premier vélo, à la première fois où on n'aura plus besoin de le tenir, à ses premiers pas, on pense aux devoirs, à son intelligence, forcément il sera intelligent, forcément il sera beau."


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-noce-d-anna-5..
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 20 septembre 2010

    "J'ai passé ma vie à avoir peur de ma fille, à avoir peur de ne pas savoir l'élever, peur qu'elle passe son temps à me critiquer, peur qu'elle soit trop différente de moi, peur qu'elle me ressemble trop, peur d'être trop moi même, peur de décevoir, peur de ne plus aimer, de ne plus savoir aimer, de ne plus être aimée. Je crois que si un jour on me demandait de résumer ma maternité, ce serait par ce sentiment là : la crainte. Tant de responsabilité, une vie entre vos mains, se rend-on vraiment compte quand on donne la vie, pense t-on un instant à celà : le poids d'une vie accompagnée de ses succès, de ses échecs, de ses actes manqués, une vie que l'on ajoute à la nôtre, comme si notre vie, notre chienne de vie, ne suffisait pas. Non, on pense au visage que notre enfant aura, à qui il ressemblera et on passera des jours et des jours à le regarder dormir pour observer ses traits, on pense aux gazouillis et aux premiers mots, on pense à l'espièglerie des enfants qui nous feront rire, on pense aux anniversaires et aux chaussures neuves qu'il portera fièrement, on pense au premier vélo, à la première fois où on n'aura plus besoin de le tenir, à ses premiers pas, on pense aux devoirs, à son intelligence, forcément il sera intelligent, forcément il sera beau."

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  • Par litolff, le 28 septembre 2010

    Avec le temps, j'ai appris l'humilité. Accepter que beaucoup vous prennent pour une autre, que les uns vous donnent des leçons sur ce que vous avez écrit, que bien d'autres vous préfèrent à ceux qui passent à la télé et qui écrivent sur leur passage à la télé. Ecouter patiemment des personnes qui vous racontent leur vie en tenant votre livre comme un camembert, sans qu'à aucun moment elles s'enquièrent de ce que vous écrivez, et quand elles ont fini de déballer leur sac, elles reposent le camembert tout moite sans même y jeter un coup d'oeil.
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  • Par Oloutam, le 26 avril 2012

    Il faut que je raconte doucement. Avec calme, sans me presser.Que j'attende que les mots se détachent du fond de moi-même, se promènent un peu, arrivent jusqu'à ma gorge et sortent comme un souffle, une expiration comme une autre, quelque chose que l'on fait des milliers de fois par jour, une évidence.
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  • Par litolff, le 24 novembre 2010

    Aujourd'hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d'invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd'hui. Je me cacherai pour inhaler mes Fumer Tue. Je marie ma fille, aujourd'hui. Cette phrase bondit dans ma tête tandis que je la regarde dormir.
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  • Par zazimuth, le 28 août 2010

    Je passe ma vie à chercher les mots justes, les mots qui ne veulent pas dire quelque chose d'autre, qu'on ne pourrait remplacer par un synonyme parce que sinon tous les mots finiraient par dire la même chose. (p.34)
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Interview de Nathacha Appanah, auteur du roman "Le Dernier Frère". Elle vient de remporter le Prix du Roman fnac, le 28 août 2007








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