> Étiemble (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070300110
Éditeur : Gallimard (1966)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Ce poème s'appelle « Roman » : c'est qu'il est un roman, au sens ancien du mot, au sens des romans médiévaux ; et surtout parce que, malgré le caractère autobiographique, ce poème est plus que le récit - journal ou mémoires - de la vie de l'auteur, un roman qui en est ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Manuchon49, le 02 août 2011

    Manuchon49
    1956: entrée des chars à Budapest. L'heure de la remise en cause pour les irréductibles écrivains staliniens. L'heure d'un retour sur soi et son passé pour Aragon qui amorce alors une timide remise en cause. L'adepte du "mentir-vrai" accepte d'ôter ici le masque à l'occasion d'une splendide autobiographie en vers qui passe en revue les principaux épisodes de sa fabuleuse existence, de sa naissance honteuse à sa conversion au communisme en passant par les folles années surréalistes aux côtés de Breton. En renouant avec une forme de sincérité le poète renoue également avec sa plus belle poésie comme en témoignent les nombreuses adaptations de ses poèmes chantées par Léo Ferré.
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    • Livres 4.00/5
    Par Moan, le 03 avril 2012

    Moan
    Les poèmes d'amour d'Aragon à Elsa sont tout simplement magnifiques!!!!
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Citations et extraits

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  • Par magdala, le 18 mai 2012

    je suis ce téméraire au soir dela bataille
    qui respire peut-être encore sur le pré
    mais l'air et les oiseaux voient déjà ses entrailles
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  • Par Poiesis, le 15 mai 2012

    Sur le Pont Neuf j'ai rencontré
    Mon double ignorant et crédule
    Et je suis longtemps demeuré
    Dans ma propre ombre qui recule
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  • Par mariecesttout, le 06 mars 2008

    Les mots qui ne sont pas d'amour

    Il est inutile de geindre
    Si l'on acquiert comme il convient
    Le sentiment de n'être rien
    Mais j'ai mis longtemps pour l'atteindre

    on se refuse longuement
    De n'être rien pour qui l'on aime
    Pour autrui rien par soi-même
    Ca vous prend on ne sait comment

    On se met à mieux voir le monde
    Et peu à peu ça monte en vous
    Il fallait bien qu'on se l'avoue
    Ne serait-ce qu'une seconde

    Une seconde et pour la vie
    Pour tout le temps qui vous demeure
    Plu n'importe qu'on vive ou meure
    Si vivre et mourir n'ont servi

    soudain la vapeur se renverse
    Toi qui croyais faire la loi
    Tout existe et bouge sans toi
    Tes beaux nuages se dispersent

    Tes monstres n'ont pas triomphé
    Le chant ne remue pas les pierres
    Il est la voix de la matière
    Il n'y a que des faux Orphée

    L'effet qui formerat la cause
    Est pure imagination
    Renonce à la création
    Le mot ne vient qu'après la chose

    Et pas plus l'amour ne se crée
    Et pas plus l'amour ne se force
    Aucun dieu n'est pris sous l'écorce
    Qu'il t'appartienne délivrer

    Ce ne sont pas les mots d'amour
    Qui détournent les tragédies
    Ce ne sont pas les mots qu'on dit
    Qui changent la face des jours

    Le malheur où te voilà pris
    Ne se règle pas au détail
    Il est l'objet d'une bataille
    Dont tu ne peux payer le prix

    Apprends qu'elle n'est pas la tienne
    Mai bien la peine de chacun
    Jette ton coeur au feu commun
    Qu'est-il de tel que tu y tiennes

    Seulement qu'il donne une flamme
    Comme une rose du rosier
    Mêlée aux flammes du brasier
    Pour l'amour de l'homme et la femme

    Va Prends leur min Prends le chemin
    Qui te mène au bout du voyage
    Et c'est la fin du moyen âge
    Pour l'homme et la femme demain

    Cela fait trop longtemps que ça dure
    Le Saint-Empire des nuées
    Ah sache au moins contribuer
    A rendre le ciel moins obscur

    Qui sont ces gens sur les coteaux
    Qu'on voit tirer contre la grêle
    Mais va partager leur querelle
    Qu'il ne pleuve plus de couteaux

    Peux-tu lisser le feu
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  • Par solasub, le 25 janvier 2012

    Il n'aurait fallu
    Qu'un moment de plus
    Pour que la mort vienne
    Mais une main nue
    Alors est venue
    Qui a pris la mienne

    Qui donc a rendu
    Leurs couleurs perdues
    Aux jours aux semaines
    Sa réalité
    A l'immense été
    Des choses humaines

    Moi qui frémissais
    Toujours je ne sais
    De quelle colère
    Deux bras ont suffi
    Pour faire à ma vie
    Un grand collier d'air

    Rien qu'un mouvement
    Ce geste en dormant
    Léger qui me frôle
    Un souffle posé
    Moins une rosée
    Contre mon épaule

    Un front qui s'appuie
    A moi dans la nuit
    Deux grands yeux ouverts
    Et tout m'a semblé
    Comme un champ de blé
    Dans cet univers

    Un tendre jardin
    Dans l'herbe où soudain
    La verveine pousse
    Et mon cœur défunt
    Renaît au parfum
    Qui fait l'ombre douce

    Il n'aurait fallu
    Qu'un moment de plus
    Pour que la mort vienne
    Mais une main nue
    Alors est venue
    Qui a pris la mienne
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  • Par Orphea, le 13 novembre 2011

    Que serais-je sans toi qui vint à ma rencontre.
    Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant.
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
    Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

    J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
    Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
    J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
    Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
    Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
    J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.

    J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
    Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
    Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
    Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
    Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
    Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

    Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
    N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue
    Une corde brisée aux doigts du guitariste
    Et pourtant je vous dis que le bonheur existe.
    Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
    Terre, terre, voici ses rades inconnues.
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