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ISBN : 2070300110
Éditeur : Gallimard (1966)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 85 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce poème s'appelle "Roman": c'est qu'il est un roman, au sens ancien du mot, au sens des romans médiévaux ; et surtout parce que, malgré le caractère autobiographique, ce poème est plus que le récit - journal ou mémoires - de la vie de l'auteur, un roman qui en est tiré... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Tempuslegendae, le 21 mars 2013

    Tempuslegendae
    Dans «Je n'ai jamais appris à lire», Louis ARAGON affirme au regard de sa création romanesque: «Mes romans, je les ai lus», soulignant de ce fait une transparence du “je” de l'écrivain, à quoi fait écho une autre litanie dans «Blanche ou l'oubli»: «Je ne suis que parole de Marie-Noire, “Marie-Noire m'imagine”. Mais c'est une façon de dire que ce “je” n'existe que dans le langage poétique moderne. Attention: cette idée n'appartient qu'à moi, elle est donc opposable.
    ARAGON est bien plus qu'écrivain puisqu'il est poète. Comprendre ceci reviendrait presque à suivre la courbe de sa personnalité, celle de son œuvre journalistique, romanesque et poétique. Il faudrait la tresser avec toute l'histoire de la littérature du XXème, notamment avec tous ses enthousiasmes. Toute l'œuvre du poète semble venir peu à peu de son «jaillissement» naturel et lyrique, de l'ivresse de l'analyse qu'il porte gratuitement aux œuvres qui l'entourent.
    Dans «son roman inachevé», ARAGON se révèle de façon très personnelle (la ponctuation y est absente, car peut-être inutile):
    «Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    Á quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui me traine et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays
    Cœur léger cœur changeant cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit…»
    Une volonté lucide de décrire, avec des mots simples, des situations complexes et des rapports subtils d'idées, rend sa prose lointaine, au rythme souple, varié, aux efflorescences baroques. Parfois, j'ai l'impression de lire du Sartre. Or cette prose dense, compacte, obstinée, presque indisciplinée, est bien celle d'ARAGON. Ne nous y trompons pas!
    Nous avons face à nous un poète qui ne se définit jamais dans le présent, il évolue sans cesse; il parle d'avenir. Grâce à quoi le devenir de l'homme est loin d'être la prolongation d'une ligne abstraite et continue, mais "L'Imaginaire de nos désirs et leur violence". D'ailleurs, il le dit dans «Blanche ou l'oubli»: «Ce que nous cherchons est tout».
    Non, la poésie ne s'éteindra pas.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecteur84, le 09 avril 2014

    lecteur84
    le passé et le souvenir traine au début du receuil comme un regret une pensée triste,puis l'amour y entre...et on se laisse porter

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    • Livres 4.00/5
    Par Moan, le 03 avril 2012

    Moan
    Les poèmes d'amour d'Aragon à Elsa sont tout simplement magnifiques!!!!

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    • Livres 5.00/5
    Par Manuchon49, le 02 août 2011

    Manuchon49
    1956: entrée des chars à Budapest. L'heure de la remise en cause pour les irréductibles écrivains staliniens. L'heure d'un retour sur soi et son passé pour Aragon qui amorce alors une timide remise en cause. L'adepte du "mentir-vrai" accepte d'ôter ici le masque à l'occasion d'une splendide autobiographie en vers qui passe en revue les principaux épisodes de sa fabuleuse existence, de sa naissance honteuse à sa conversion au communisme en passant par les folles années surréalistes aux côtés de Breton. En renouant avec une forme de sincérité le poète renoue également avec sa plus belle poésie comme en témoignent les nombreuses adaptations de ses poèmes chantées par Léo Ferré.
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    • Livres 1.00/5
    Par rolandm1, le 12 novembre 2013

    rolandm1
    Roman écrit en forme de poésie : pour ceux qui aiment la poésie, je conseillerai, mais après 136 pages des 246, j'ai mis le livre de côté pour commencer "Les bonnes" de Jean Genet.
    La poésie : ou on aime, ou on aime pas, c'est tout.

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Citations et extraits

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  • Par Away--x, le 29 août 2014

    Pour la première fois ta bouche
    Pour la première fois ta voix
    D'une aile à la cime des bois
    L'arbre frémit jusqu'à la souche
    C'est toujours la première fois
    Quand ta robe en passant me touche

    (L'amour qui n'est pas un mot)
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  • Par Away--x, le 27 août 2014

    Toi dont nos peupliers rêvent de leur exil
    Plainte que j'ai portée en moi toute la vie
    Imaginaire azur je te demande asile
    Terre du long désir Italie Italie

    J'irai je marcherai la nuit dans tes collines
    Je m'assiérai dans l'ombre où les vents dormiront
    L'aube m'y trouvera prêt à sa discipline$
    Et ta lumière peinte où me brûler le front

    Je t'apporte mon coeur c'est un enfant prodigue
    Pardonne-lui d'avoir si longuement tardé
    Dans ces pays fanés que les hivers fatiguent
    Et galvaudé ses chants pour des cieux galvaudés

    (Italia mea)
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  • Par Away--x, le 27 août 2014

    Tout est sans prix L'amour sans prise Un plaisir seul n'est pas un leurre
    Et la lumière se divise à l'arc-en-ciel rompu des pleurs
    Car nulle part comme à Venise on ne sait déchirer les fleurs
    Nulle part le coeur ne se brise comme à Venise la douleur
    Chante la beauté de Venise afin d'y taire tes malheurs
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  • Par Away--x, le 24 août 2014

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent
    Comme des soleils révolus

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  • Par Away--x, le 22 août 2014

    Je me souviens C'était je crois tout près de Saint-Michel-en-Grève
    Mais peut-être après tout que je confonds la vie avec le rêve

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