Note moyenne : 4.23/5 (sur 61 notes)
Amkoullel, l'enfant Peul4Ajouter à mes livres
En 1991, Théodore Monod écrivait à propos d'Amadou Hampâté Bâ : Puissent ceux qui le découvriront... se sentir moralement enrichis et fortifiés par la découverte de celui qui fut à la fois un sage, un savant et un s... > voir plus
Dans ce roman autobiographique, Amadou Hampâté Bâ raconte son enfance au Mali. Dans une langue savoureuse et avec tendresse et humour, il décrit son apprentissage de la vie dans l'Afrique de l'époque coloniale avec ses contrastes et ses contradictions. A la fois élève dans une école coranique et dans une école française, il doit également composer avec les traditions imposées par son ethnie. Ce livre est plein de charme, très agréable à lire et nous plonge en plein cœur de l'Afrique profonde... la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-862987.html
Ce livre, publié après la disparition du romancier, est passionnant, riche d'informations pluridisciplinaires, plein d'humour et très bien écrit ce qui ajoute du plaisir à sa lecture. C'est le livre d'un conteur qui nous fait connaître la période de la colonisation et partager ses connaissances sur les coutumes et traditions de communautés africaines, du peuple Peul en particulier. Dès le début du roman sont abordées les relations complexes entre toucouleurs et peuls. A travers le récit de sa famille, de son enfance, on découvre des personnalités fières, mues par le sens de l'orgueil et de l'honneur mais aussi de la solidarité et de la générosité. J'en ai beaucoup appris sur l'histoire de cette partie de l'Afrique, son organisation administrative, les tribus, les associations de jeunes, la polygamie, les rites, l'usage de la langue et notamment le multilinguisme des populations, le rôle de chacun, hommes, femmes, enfants, oncles et tantes au sein de la famille, la religion. Les descriptions des paysages du Niger sont merveilleuses. Il transmet son savoir et sa passion pour la culture traditionnelle.
Suite à un conseil insistant je me suis plongé dans ce roman qui m'a fait découvrir la littérature africaine. J'ai été ravi, tellement l'écriture de Amadou Hampaté Ba est imagée et sa mémoire impressionnante. J'ai découvert le Mali et les traditions Peules faites d'oralité et de respect. Ce livre parfois drôle, parfois poignant m'a fait faire un très beau voyage.
Ce n'est pas pour rien qu'on a surnommé Mopti "la Venise du Soudan" : toutes ses activités sont plus ou moins liées à la vie du fleuve et au rythme de ses crues. Les Bozos qui sont les plus anciens occupants du lieu, fabriquent à la main ces longues et merveilleuses pirogues que l'on voit fendre silencieusement les eaux et dont certaines sont capables de transporter des tonnes de marchandises. Peuple de pêcheurs et de chasseurs, ils sont les "maîtres de l'eau" traditionnels de toute la région. Dans cette zone de confluence des eaux noires et des eaux blanches, on rencontre des ethnies de diverses origines, des plus claires aux plus sombres. Après les Bozos, les plus anciennes sont les Songhaïs et les Peuls. Les Bambara et les Dogons n'y sont venus que plus tardivement. Toute la région de la Boucle du Niger constituait autrefois, dans sa partie ouest, un véritable réservoir des richesses du pays en matière d'agriculture, d'élevage, de pêche et de chasse, sans parler des traditions religieuses et culturelles. L'homme y vivait à l'aise et l'artisanat traditionnel y était particulièrement développé. Le Macina, où les Peuls vinrent se fixer jadis en raison de la richesse de ses pâturages, est situé au cœur de cette région dont Mopti est l'un des fleurons.
« En Afrique traditionnelle, l’individu est inséparable de sa lignée, qui continue de vivre à travers lui et dont il n’est que le prolongement. C’est pourquoi, lorsqu’on veut honorer quelqu’un, on le salue en lançant plusieurs fois non pas son nom personnel (ce que l’on appellerait en Europe le prénom) mais le nom de son clan : « Bâ ! Bâ ! » ou « Diallo ! Diallo ! » ou « Cissé ! Cissé ! » car ce n’est pas un individu isolé que l’on salue, mais, à travers lui, toute la lignée de ses ancêtres. »
Je ne saurais décrire le processus par lequel les nouveaux élèves parvenaient à parler rapidement le français, car le maître ne traduisait absolument rien en langue locale des leçons qu'il nous dispensait. À moins d'une nécessité particulière, il nous était d'ailleurs strictement interdit de parler nos langues maternelles à l'école, et celui qui était pris en flagrant délit se voyait affublé d'un signe infamant que nous appelions 'symbole'
Les Peuls : 1ère partie René ZUBER a partagé durant deux mois la vie des Peuls, peuple de bergers nomades du Niger et du Mali.Il a filmé leur vie pastorale, en étroite symbiose avec leurs troupeaux de bovins.Dans la brousse, il a assisté aux plaidoiries d'un tribunal populaire réuni autour d'un chef berger.A Amadou HAMPATE BA qui assure la traduction, trois chefs bergers expliquent en quoi consiste le code de la...