Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Michelle Charrier (Traducteur)

ISBN : 2207258920
Éditeur : Denoël (2007)


Note moyenne : 3.16/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Richard Pearson, publiciste au chômage, cherche à démêler les circonstances étranges du meurtre de son père, mortellement blessé lors d'une rixe à Brooklands, une ville de la banlieue de Londres. Parti enquêter sur place, Pearson se retrouve plongé dans la vie quotidien... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (2)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Sodapop_Curtis, le 15 juillet 2008

    Sodapop_Curtis
    Rappel des faits :
    Après le mystérieux assassinat de son père au beau milieu d'un centre commercial (le Métro-Centre) de Brooklands, Richard Pearson, publicitaire désormais au chômage, décide de se rendre sur place pour mener sa propre enquête. La petite ville du verdoyant Surrey se révèle bien loin de l'image d'Épinal : morne cité en bordure d'autoroute (la M25) dont les habitants semblent être aux prises d'un consumérisme des plus frénétiques, et d'une xénophobie à peine voilée.
    Richard Pearson flaire dès son arrivée que le repli identitaire des habitants de Brooklands et que les étranges manifestations sportives dont il est témoin ne sont pas étrangères à l'assassinat d'un paisible vieillard. Car partout ici luit le dôme de verre du Métro-Centre... la suite sur http://interstellar-overdrive.over-blog.com/article-6814960.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 2         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par littleone, le 14 juillet 2014

    littleone
    Roman d'anticipation ? oui sans aucun doute... mais, à mon humble avis, tellement d'actualité ! !
    A lire absolument, même s'il n'est pas toujours facile, il pousse forcément à la réflexion sur l'avenir de notre société de consommation... en tous genres !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par celeste32, le 02 août 2014

    Je me déplaçais à travers un vaste territoire interurbain, géographie de privation sensorielle, nébuleuse de quatre-voies et de stations-service, de zones d'activité et de panneaux indiquant Heathrow, de champs abandonnés où attendaient des citernes de butane, d'entrepôts revêtus de plaques en métal exotiques. Dans un grand terrain vague sinistre se dressait une énorme pancarte annonçant l'extension de Heathrow Sud, avec une capacité de fret illimité; tout avait été expédié d'avance au fond de ce désert. Rien n'avait plus de sens qu'en termes de culture aéroportuaire éphémère. Les indicateurs s'alertaient mutuellement, dans un paysage tout entier codé pour exprimer le danger. Des caméras de surveillance se tapissaient au-dessus des portes des entrepôts, des flèches clignotaient inlassablement afin d'indiquer les sorties menant aux sanctuaires haute sécurité des zones scientifiques.
    Une rangée de maisonnettes attenantes apparut, blottie à l'ombre d'un talus coiffé d'un réservoir, entourée de revendeurs de voitures d'occasion qui représentaient son dernier lien avec un quelconque esprit communautaire. Je continuai ma route vers un sud hypothétique en dépassant un fast-food chinois, un entrepôt de meubles vendus en demi-gros, un chenil de chiens d'attaque et un lotissement sinistre, sorte de camp de prisonniers en cours de rénovation. Ni cinéma ni église ni centre social. Les panneaux d'affichage omniprésents, à la gloire d'un consumérisme esthétique, résumaient la vie culturelle.
    Le paysage tout entier, sur la défensive, attendait qu'un crime s'accomplit.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par celeste32, le 02 août 2014

    Mes yeux se rivèrent à l'homme qui descendait de la fourgonnette. Un agent lui jeta une couverture dessus, mais je distinguai quelques secondes un visage jaunâtre, mal rasé, un menton grêlé d'acné, un front rougi par des coups récents. Sa tête oscillait telle celle d'un homme ivre ; le vide de son esprit s'accompagnait d'une faim morale presque messianique. Je discernais en lui des années de malnutrition, d'hygiène relâchée et d'arrogance, le visage des assassins de tous les temps, le déraciné métropolitain d'une époque révolue qui avait survécu au XXe siècle, aussi déplacé parmi les 4X4 et les embouteillages scolaires des banlieues prospères qu'un homme de Néanderthal vautré au soleil, au bord d'une piscine de Costa Blanca. D'une manière ou d'une autre, cet inadapté, ce dément avait échappé aux tribunaux pour mineurs et aux travailleurs sociaux ; il s'était entraîné à haïr un centre commercial avec assez de force pour être capable de voler une arme et de tirer au hasard dans la foule de midi, tuant un pilote à la retraite en quête de son tabac préféré.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par celeste32, le 02 août 2014

    Les passants, visiblement prospères et satisfaits, arpentaient avec assurance une ville toute de magasins, petits et grands. Même le centre de remise en forme s'était transformé en espace commercial, à la vitrine regorgeant de DVD de gymnastique et d'appareils de mesure de la pression sanguine. Les rues, lumineuses, gaies et propres, ne ressemblaient en rien au Londres que je connaissais bien. Quelle que fut cette ville, elle était étrangère aux trottoirs jonchés de journaux et de chewing-gums, aux maisons de carton. Nul ne pouvait y emprunter un livre, y assister à un concert, y dire une prière, y consulter un registre paroissial ou y faire la charité. Bref, c'était la phase terminale du consumérisme. L'histoire et la tradition ne jouaient aucun rôle dans la vie de ses habitants. Ils jouissaient d'un éternel présent au détail, où les choix moraux les plus importants concernaient l'achat d'un réfrigérateur ou d'une machine à laver. Au moins, ces indigènes de la vallée de la Tamise, à la culture aéroportuaire, ne déclareraient jamais aucune guerre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par celeste32, le 02 août 2014

    - Tout le monde n'aime pas le Métro-Centre. D'aucuns estiment qu'il pousse les gens dans la mauvaise direction. Ils en veulent toujours plus, et s'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent tout de suite, ils sont prêts à...
    - A devenir violents ? Ici, dans le Surrey verdoyant ? Le paradis du consommateur ? C'est difficile à croire.
    - J'ai demandé ma mutation.
    - Trop de violence ?
    - Trop de risque de violence.

    Un éclat sanglant baignait le miroir profond du dôme argenté, un soleil intérieur.
    - On dirait qu'il se réveille.
    - Il ne dort jamais. Au contraire, il est parfaitement réveillé. Le câble lui a permis d'avoir sa chaîne propre. Comment améliorer son mode de vie et son ménage, surtout si on fait partie d'un bon ménage...
    - Des incitations racistes ?
    - Ce genre-là. Il y a des gens pour croire qu'il nous prépare à un monde nouveau.
    - Mais qui orchestre tout ça ?
    - Personne. C'est ce qui fait la beauté de la chose...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par celeste32, le 02 août 2014

    L'immense dôme d'aluminium qui surplombait le paysage renfermait le centre commercial le plus vaste du grand Londres, cathédrale consumériste dont les congrégations dépassaient, et de loin, celles des églises chrétiennes. Son toit argenté s'élevait au-dessus des immeubles de bureaux et des hôtels telle la coque d'un imposant vaisseau aérien. Traversé d'échos visuels du Millenium de Greenwich, il méritait bien son nom de Métro-Centre, car il occupait le coeur de la nouvelle métropole entourant Londres, la cité périphérique qui suivait la tracé des grands axes et dont le consumérisme dominait la vie ; quoi qu'ils fassent, ses habitants avaient l'air de courir les magasins.
    Certains signes prouvaient cependant que quelques serpents s'étaient glissés dans ce paradis de la vente. Il flottait dans l'air un parfum de paranoïa, comme si les habitants de cette ville commerciale attendaient une explosion de violence.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (5)

Videos de James Graham Ballard

>Ajouter une vidéo
Vidéo de James Graham Ballard

ames Graham Ballard was a British novelist and short story writer who was born 15 November, 1930 and raised in the Shanghai International Settlement..His experiences during that time formed the basis of his novel Empire of the Sun which was later turned into a movie by Steven Spielberg starring 13-year-old Christian Bale, as well as John Malkovich and Miranda Richardson. J G Ballard died on April 19 2009, aged 78 after a lengthy battle with cancer








Sur Amazon
à partir de :
19,85 € (neuf)
6,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Que notre règne arrive par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (44)

> voir plus

Quiz