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ISBN : 2253007145
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 59 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"La Fouve" , depuis un demi-siècle, c'est une maison de femmes où Isa, âgée de dix-huit ans, a toujours vécu heureuse et libre. Le remariage de sa mère va provoquer bien des drames.
Dans ce roman amer et puissant, Hervé Bazin loue le courage féminin et décrit av... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 03 décembre 2011

    lecassin
    « La Fouve », depuis cinquante ans, c'est la maison des femmes. Elles y vivent à quatre : Isa, une jeune fille de dix-huit ans (la narratrice), Isabelle, sa mère divorcée, Berthe, sa sœur cadette et demeurée, Nathalie, la gouvernante.
    Le remariage d'Isabelle va jeter trouble et confusion dans ce gynécée… Alors qu'Isabelle tombe gravement malade. Maurice, trop jeune époux rendu au célibat devient comme par inadvertance l'amant de sa jeune belle-fille …
    Deuxième opus d'Hervé Bazin qui « sent vraiment la feuille morte après la pluie » après « L'huile sur le feu », « Qui j'ose aimer » est un texte amer et puissant ; une belle histoire d'amour qui montre une famille dans la tourmente sur fonds de réprobation sociale.
    Hervé Bazin, écrivain de la famille, fait preuve, dans cet ouvrage, une grande habilité à décrire la psychologie des personnages, sans jamais juger, avec beaucoup de douceur et de justesse dans un cadre campagnard magistralement dépeint.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Se remarier? fait Berthe, incrédule et bonasse".
    Berthe,la cadette et Isa, sa soeur, rousse de rousse,"un peu de muscle et de la caboche" n'en reviennent pas, leur mère fraichement divorcée leur présente Maurice, son deuxième mari.
    "Bonjour Monsieur".
    A la Fouve, aux alentours de Nantes, on vit en symbiose et les intrus sont malvenus.
    Nathalie,la servante met son grain de sel partout, car il ne faut pas lui en conter.
    "Toi mon petit bonhomme".
    La mère malade, Isa devient la secrétaire très particulière de Maître Maurice Méliset, avocat.
    "Je ne t'embrasse pas chérie,on nous regarde."
    S'en suit une passion torride; doux fantasme un brin incestueux, brûlant de culpabilité et crépitant de mensonges entre une jeune fille et son beau-père.
    "Nathalie ferait un scandale"
    "Non, je ne peux pas te laisser dans cette glu".
    L'amour survivra-t-il à la mort de la femme trahie?
    Un registre émotionnel riche, une belle peinture de moeurs et un effet théatral dans lequel le trio amoureux donne de la force au drame sous-jacent.
    Intéressant car toujours d'actualité: qu'est-ce que le bonheur? L'innocence?La manipulation?La fusion familiale? Comment trouver son individualité?
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    • Livres 4.00/5
    Par rolandm1, le 13 septembre 2012

    rolandm1
    J'avais d'abord lu, Vipère au poing, du même auteur. Je préfère ce roman-ci.
    L'histoire d'une famille,habitant une vieille maison du côté de Nantes. Quatre personnages: une mère malade, ses deux filles et une bonne.Tout se passe très bien entre ses femmes jusqu'au jour où la mère annonce qu'elle s'est mariée dans le village d'à côté à la grande stupéfaction de tous. Un homme dans la maison, un mari pour l'une , un beau-père pour des autres et nous voilà partis pour un très bon roman où tout est si bien décrits, les lieux comme les personnages.
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    • Livres 5.00/5
    Par genou, le 12 mai 2013

    genou
    Mon impression:
    J'avais déjà eu l'occasion d'apprécier l'écriture de Bazin pendant mon adolescence , à travers ses autres romans "Vipère au poing" , "l'huile sur le feu" et "Lève-toi et marche".
    Et avec "Qui j'ose aimer" il ne m'a pas déçue!
    Une histoire qui se passe en pleine campagne et la description de la faune et de la flore est tellement précise qu'on croit y être.
    Bazin est dans la peau d'une jeune fille de dix-huit ans et arrive à rapporter avec brio tous ses sentiments et émotions.
    En effet , la narration est à la première personne (Isa) et on suit tout au long du roman l'évolution du ressenti du personnage principal.
    Le roman aborde plusieurs sujets dont le tabou du remariage dans un bourg où la religion est encore très présente ainsi que l'amour sous divers aspects.
    "la Fouve" est un lieu exclusivement féminin et tout homme y est considéré comme intrus.
    Bazin utilise à ce propos la métaphore du bourdon qui après son rôle de fécondateur fuit ou meurt.
    J'ai été marquée par la forte personnalité de Nathalie , qui au-delà de son rôle de domestique est une vraie mère pour les filles (Isa et sa soeur) et luttera jusqu'à la fin contre l'intrus (le beau-père) de qui elle aura finalement raison.
    Je n'en dis pas plus car je risque de trop révéler sur le roman
    - thot - partagelecture -

    Lien : http://www.partagelecture.com/t15-qui-j-ose-aimer-bazin-herve
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    • Livres 5.00/5
    Par nagwen, le 31 mai 2009

    nagwen
    Un très très beau roman sur une lignée de femmes courageuses, libres, fières qui se débrouillent toujours sans homme. Etonnant que ce roman ait été écrit par un homme... J'ai aimé la liberté d'Isa ainsi que son audace, les paysages d'une région que je connais bien, le style franc, vrai et tendre. Une belle histoire qui mêle la tourmente familiale sur fonds de réprobation sociale. Hervé Bazin est connu pour ses romans sur la famille et il montre, dans cet ouvrage, une grande habilité à décrire la psychologie des personnages, sans jamais juger et avec beaucoup de douceur et de justesse. J'ai été d'abord attirée par le titre de ce roman, peu commun, et j'ai vraiment apprécié cette lecture.

    Lien : http://lecturesnag.blog.free.fr/index.php?post/2008/11/19/Qui-j-ose-..
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Citations et extraits

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  • Par genou, le 11 mai 2013

    J'aime me croire entière et logique; je déteste me souvenir de mes eaux troubles, de ces remous qui ont empêché un moment ma vie de couler tout droit. Je sais bien qu'il me reste contre eux un recours: celui de l'anguille qui s'envase.

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  • Par genou, le 11 mai 2013

    Au surplus quel meilleur commentaire à l'amour que l'amour, quand il est interdit et n'a pour seul espoir que d'envahir le sang?

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  • Par genou, le 11 mai 2013

    Son stock de sentences puisait souvent celle-ci à l'usage des médisantes: A faire un loup-garou, sans en montrer les crocs, tu n'obtiens qu'un mouton.

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  • Par genou, le 11 mai 2013

    La réprobation faisait partie du programme et je n'y rechignai pas; on doit le même outrage aux filles sans pudeur qu'aux hommes sans courage.

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  • Par genou, le 11 mai 2013

    J'étais à peine lucide et comme anesthésiée par le chagrin qui, à trop forte dose, devient sa propre morphine.

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