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ISBN : 2253006173
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.68/5 (sur 75 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'adolescence d'Arthur Gérane, fils d'un juge d'instruction austère, qui porte en lui une lourde hérédité maternelle, ne fut que fugues, vagabondage, rapines. Le cambriolage effectué chez son père et la mise à sac de ses dossiers le conduit à l'asile d'aliénés. Dès lors... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par genou, le 10 mai 2013

    genou
    La déroute psychologique d'une famille...
    L'histoire commence lorsqu'Arthur Gérane, rentre chez lui après plusieurs années d'absence dans le but de voler la voiture de son père... S'enfuyant avec celle-ci, il ne voit pas le sapin en travers de la route, c'est l'accident...
    Il ouvre les yeux quelques jours plus tard et se retrouve dans une salle toute blanche dénuée de meuble, dont il croit être une infirmerie. En vérité, son père Robert Gérane, las depuis plusieurs années de ses "conneries" a décidé sur les conseils d'un médecin de le faire interner dans une maison de santé... Car paraît-il, Arthur est détraqué...
    A partir de ce moment là, ce ne sera la suite que d'escapades, d'évasions, suivies à chaque fois d'un réinternement... de plus en plus difficile pour Arthur, ce grand adolescent casse-cou, qui ne présente pourtant aucune "anomalie psychologique"... de la maison de santé, il en arrive à l'asile, interné dans des conditions difficiles, il y apprend que sa soeur, vient également d'être internée. Arthur se pose de plus en plus de questions mais finalement ne se préoccupe pas tant des réponses.. Il vit. Un point c'est tout....
    Je trouve que c'est une histoire très intéressante à lire, qui nous prend pages après pages... C'est captivant... Hervé Bazin aborde ici un sujet délicat dont il en a connu l'expérience plus jeune, car comme toujours Bazin se sert de son expérience....
    En tout cas, on ne sait plus où on en est!! Doit-on croire qu'Arthur est vraiment un "fou", ou est-ce seulement un jeune un peu turbulent, casse-cou, un peu comme les petits jeunes de notre époque qui se la jouent racailles mais ne feraient pas de mal à une mouche?
    On est tour à tour pris de pitié, de compassion, d'amitié mais aussi de révolte, on a envie de lui crier : "fais attention, ne fais pas ça... Reste là, plutôt..."
    Un court extrait :
    "Comme ça, ricana Jacques, ils sont forcés de rester tranquilles. ça pisse, ça chie, ça tricote des pattes là-dessous... Aucune importance! Au bout de trois heures, ils ne pensent qu'à dormir.
    - Pas toujours, grogna le chef-baigneur. Regarde cette andouille au 6. Voilà deux toiles qu'il me fait sauter. J'ai été obligé de lui ficeler les pieds. Monsieur n'aime pas l'eau : ça le change trop de ses habitudes... Toi, la Flemme, rhabille le 9 : il a son compte." Tandis que l'auxiliaire détachait son homme, Arthur restait figé sur place devant le "6". Lui au moins avait la gueule de l'emploi, la gueule traditionnelle, convulsée, osseuse, trouée de cris, sertie d'yeux blancs qui roulaient chacun pour leur compte.
    "En voilà un qui n'est pas sorti ! murmura-t-il. - Qu'en savez-vous? reprit le chef. Il sera peut-être sorti avant vous. Les éthyliques, une fois désintoxiqués, deviennent des moutons. Il est vrai qu'ils ne restent jamais longtemps dehors. Qui a bu boira.
    - La cabine est prête pour la pavillon, cria un auxiliaire."
    - Itinéraire d'un fou 7 etoiles
    Après quatre années d'escapades, Arthur revient dans la maison familiale dans le but de voler son père pour le punir d'être un bourgeois. Mais son adresse de monte-en-l'air est aussi inexistante que sa capacité à penser aux conséquences de ses actes et il écrase la voiture patriarcale dans le premier arbre venu alors que, ricanant du bon coup qu'il est en train de faire, il roule à tombeau ouvert vers la sortie de la propriété. C'est à l'hôpital psychiatrique de Sainte-Anne qu'il se réveille, son premier pas dans la longue série d'asiles qu'il fréquentera le restant de sa vie.
    L'histoire est contée principalement du point de vue d'Arthur, même si le récit n'est pas rapporté à la première personne, si bien qu'on ne comprend pas le degré de folie de ce fils maudit, issu, de par sa mère, d'une longue lignée de fous. Inconséquence, peut-être un premier degré de schizophrénie, le texte ne précise pas de quelle maladie souffre la famille, tare transmise de générations honteuses en générations malheureuses.
    J'avoue avoir eu de mal à lire cet ouvrage, pourtant remarquablement écrit et truffé de cynisme comme Hervé Bazin sait si bien le faire. Je l'ai trouvé long et il ne m'a pas passionnée.
    - Bazin ?...
    J'ai bien aimé le Bazin de "Vipère au poing" de "Qui j'ose aimer" et des bienheureux de la désolation". Mais ma vie d'adolescent, puis de jeune homme, a fait que j'ai été très impliqué moi-même dans des histoires comme celles racontées dans les deux premiers. Cela a aidé évidement. Pour le reste j'ai un peu abandonné Bazin, le trouvant agréable à lire, mais sans grande profondeur. Distrayant, mais par trop autobiographique aussi... Folcoche grand-mère etc.
    Ma cote est pour l'auteur, pas pour le livre.
    - Critiques libres -

    Lien : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3038
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 23 novembre 2011

    lecassin
    Ne dit-on pas qu'après un premier roman réussi où l'auteur à mis beaucoup de lui-même – ce qui est le cas d'Hervé Bazin avec « Vipère au poing » –, le plus difficile est de réussir le second ? Coup de maître d'Hervé Bazin qui avec « La Tête contre les murs » signe là un deuxième roman presque plus fort que « Vipère au poing », malgré un thème plus ardu : celui de l'internement et des hôpitaux psychiatriques.
    Le style de l'auteur, bien que taxé de « classicisme » par certains n'en reste pas moins d'une grande efficacité. Un des romans – peut-être pas le plus connu – les plus aboutis d'Hervé Bazin.
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    • Livres 4.00/5
    Par coraline83100, le 24 juillet 2011

    coraline83100
    Déroute psychologique d'une famille.
    L'histoire commence lorsqu'Arthur Gérane, rentre chez lui après plusieurs années d'absence dans le but de voler la voiture de son père... S'enfuyant avec celle-ci, il ne voit pas le sapin en travers de la route, et c'est l'accident...
    Son père le fait alors interner, car, Arthur, paraît-il est "détraqué"...
    Captivant. Doit-on croire réellement à la "folie" d'Arthur ?
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 17 avril 2009

    annie
    Arthur Gérane alterne internements et incarcérations, entrecoupés de quelques escapades furtives. Asile, puis prison, puis asile, asile et asile encore - ou, Hôpital psychiatrique, comme on veut bien aimablement le nommer désormais dans les années 1930.
    Des enfermements en acte donc, mais aussi psychologiques.
    Le héros a beau fuir à travers champs, il demeure captif de lui-même : Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même, lui souffle la bouche rouillée des serrures de sa chambre de détention.
    La Tête contre les murs n'est autre que la banale histoire d'une infirme de la liberté.

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par VACHARDTUAPIED, le 10 avril 2013

    VACHARDTUAPIED
    Roman amer et puissant....

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Citations et extraits

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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Arthur Gérane est un de ces garçons abonnés aux fugues, aux coups de têtes et même aux sales coups, un de ces inadaptés qui prennent soit le chemin de l'asile, soit celui de la prison, et n'en sortent que pour y rentrer six mois plus tard [...] ... ses frasques reviennent à intervalles réguliers : fâcheux indice !

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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même, lui souffle la bouche rouillée des serrures de sa chambre de détention.

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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Aimer: Voilà bien le seul verbe qui, en tout lieu, en en tout temps, du plus mauvais sujet fasse un bon complément.

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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Moyen: le pire de ce qui est bon; le meilleur de ce qui est mauvais Un euphémisme pour médiocre.

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  • Par genou, le 10 mai 2013

    La discipline est un corset plus sûr que la bonne volonté.

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