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ISBN : 2253000868
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.75/5 (sur 61 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Folcoche, l'héroïne de Vipère au poing, réapparaît chez son fils, après vingt ans de silence.
Appauvrie, dégoûtée de la solitude, Madame Rézeau mère sort de sa tanière en ruine, " La Belle Angerie ". C'est le choc avec la jeune génération ; les enfants de son fil... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 14 décembre 2012

    pyrouette
    Folcoche fait irruption de nouveau dans la vie de son fils Brasse-Bouillon après un silence reposant pour ce dernier de plus de 20 ans. Il a aujourd'hui 48 ans et sa colère et son ressentiment sont apaisés. Il n'était pas pour faire rentrer de nouveau le loup dans la bergerie mais son épouse et ses enfants ne connaissant Folcoche que par ses récits, veulent l'accueillir.
    Brasse-bouillon, avec son humour féroce, observe les efforts de sa mère qui va tenter de briser sa paisible vie familiale à travers un enfant et un secret de famille.
    Brasse-Bouillon sera le seul au chevet de sa mère quand elle rendra son dernier soupir. L'histoire est finie et il fallait cette dernière expérience pour qu'il soit certain d'être libéré de l'emprise familiale. Au second plan de l'histoire nous assistons au déclin de la bourgeoisie. Je suis une inconditionnelle de Bazin mais je pense qu'il faut soit souffrir d'empathie, soit se sentir concerné par les rapports difficiles entre parents et enfants pour savourer cette histoire.


    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/12/14/25914116.html#com..
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    • Livres 4.00/5
    Par genou, le 12 mai 2013

    genou
    Cri de la chouette est un roman radicalement différent des deux premiers volets de la trilogie familiale écrite par Hervé Bazin. Près de vingt-cinq années se sont écoulées entre le premier et le troisième volet. le style, l'ambiance et le décor ont changé. Nous retrouvons Jean Rézaud à l'âge de 48 ans. Il habite désormais au bord de la Marne (Gournay) entouré de ses enfants et de sa seconde épouse (la première étant décédée). Il a coupé les ponts avec les différents membres de sa famille et semble s'être fait une nouvelle existence avec ses propres valeurs, loin de celles inculquées pendant son enfance et qu'il haïssait tant.
    Mais cet équilibre, narré en quelques pages seulement, est rompu lorsque Folcoche, c'est-à-dire, Madame mère refait surface sous un prétexte douteux : le décès de sa mère. En réalité, il est bien évidemment très vite question d'héritage. Alors que son fils préféré, Marcel, le seul auquel elle tient vraiment, la trahit en la spoliant, elle décide de se rapprocher de Brasse-Bouillon, dans l'espoir d'être moins seule et de créer une nouvelle alliance.
    Grâce à ce nouveau problème d'héritage, le narrateur se rend une nouvelle fois à la Belle Angerie. Tous ses souvenirs d'enfance lui reviennent en pleine figure, tandis qu'il retrouve un lieu dépeuplé, désolé. La Belle Angerie a perdu de sa superbe, même si à l'époque déjà, les lieux étaient médiocrement entretenus. Mais pour ne rien arranger, Madame mère l'a quasi laissée à l'abandon.
    Tandis que Folcoche vit parmi la famille de son fils Jean, elle découvre un sentiment qu'elle méconnaissait jusqu'alors : la passion pour la fille de Bertille (sa belle-fille) : Salomé. Mais au lieu de lui témoigner une affection sincère, c'est avec l'argent qu'elle compte l'appâter. N'ayant que peu d'intérêt pour cela, Salomé se tient à distance d'elle pour rester auprès de son amant au grand dam de Madame Mère qui s'effondre.
    Elle s'effondre comme s'est effondrée la grande bourgeoisie que Bazin décrivait dans Vipère au poing. La grande bourgeoisie n'existe plus. Il ne reste que des ruines de la Belle Angerie et l'héritage n'est rien d'autre que de nouvelles trahisons. Quant à l'autorité… elle aussi a complètement disparu. Les valeurs prônées par Madame Mère n'ont pas lieu d'être chez son fils libertaire. L'époque a changé depuis Vipère au poing. Salomé par exemple vit librement et sans pudeur sa relation avec son amant, ce que ne supporte pas Madame Rézeau, attachée à ses principes, à une certaine France qu'elle voit disparaître.
    Il ne pouvait y avoir de suite à cette histoire familiale. Avec la mort du père et de Folcoche, l'histoire prend fin. Chacun des frères trace sa route, se crée sa propre famille. Bazin dans ce dernier volet semble moins révolté, beaucoup plus apaisé. Il dépeint aussi une mère moins acariâtre, plus humaine que dans Vipère au poing. Certes, elle n'est guère un personnage sympathique, mais pitoyable car seule, abandonnée, flouée par son fils… Surtout, l'on sent que le temps a passé et avec lui les colères et les rancunes. Avec ce livre, Bazin en a définitivement fini avec sa mère. Il peut désormais s'attaquer à d'autres sujets comme la paternité, le mariage, le divorce…
    - La lettrine -



    Lien : http://www.lalettrine.com/article-cri-de-la-chouette-herve-bazin-849..
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 07 décembre 2011

    lecassin
    Folcoche, tout le monde s'en souvient : c'est le surnom dont les enfants Rezeau avaient affublé leur marâtre de mère. Après l'avoir combattue dans l'inoubliable "Vipère au poing", Jean Rezeau avait fui la tribu et s'était marié ; avait fondé une famille - sa revanche -dans "la mort du petit cheval". Vingt-cinq ans plus tard, veuf, remarié avec Bertille dont il élève la fille, Salomé, parmi ses propres enfants, nous le retrouvons dans Cri de la chouette. Et revoilà Madame Mère, disparue de la vie de son fils qui refait surface... chez lui...
    Quand on m'enterrera, il y aura peut-être des joues humides, s'il pleut ! avouera Folcoche dans un dernier souffle.
    "Le cri de la chouette est sans doute le le roman ou Folcoche apparaît la plus humaine dans la trilogie Rezeau. C'est aussi un des plus tragiques romans d'Hervé Bazin, par ailleurs toujours égal à lui-même, passant d'un humour féroce à la nostalgie, du pittoresque à la poésie, de la description de la bourgeoisie terrienne finissante ...
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 12 décembre 2012

    Nous sommes acteurs, nous sommes auteurs, nous sommes spectateurs, tous : il n’y a pas de vraie différence, entre le drame vécu, lu, regardé, imaginé, raconté. Qu’il soit nôtre, qu’il soit celui d’autrui, c’est le même à des millions d’exemplaires répété, recommencé : il n’y a que les dates, les noms, les détails qui nous soient propres et, dans ce tragique privé, l’illusion de l’exceptionnel exaltée par l’intensité de l’instant comme les autres : qui ne m’aimait pas, que je rends, c’est l’exécrable banalité…
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  • Par pyrouette, le 11 décembre 2012

    Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.

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  • Par pyrouette, le 14 décembre 2012

    Mieux vaut inspirer des regrets que des remords et, en tel cas, les laisser prospérer dans le dépaysement.

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  • Par pyrouette, le 13 décembre 2012

    On n'aime pas qui on veut. On aime qui on peut.

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  • Par pyrouette, le 14 décembre 2012

    Ce n’est pas la première fois que je surprends dans la bouche de ma mère ce ton voluptueux quand elle parle de la déchéance des siens. On dirait qu’elle s’y donne raison, qu’elle savoure ce châtiment privé, corollaire d’une condamnation générale. Que tout aille mal, n’est-ce point la preuve que tout allait mieux, dans l’ordre d’antan ?

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