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ISBN : 2253037915
Éditeur : Le Livre de Poche (1986)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.81/5 (sur 225 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce roman, publié aux U.S.A. en 1851 par Mme BEETCHER-STOWE, est un magnifique plaidoyer contre l'esclavage qui devint rapidement, avec la guerre de Sécession, "le" classique de l'anti-racisme.
Le personnage de Tom est à ce point sublime de bonté, de beauté morale... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par steppe, le 17 octobre 2012

    steppe
    Ainsi c'est en faisant référence à ce livre que Lincoln aurait dit parlant de l'auteur : " Une petite femme qui a commencé une grande guerre".
    Bien sûr Harriet Beecher-Stowe n'a pas eu cette prétention (quoique...?) mais en replaçant son oeuvre dans l'époque, on peut comprendre qu'elle ait quelque peu "remué les consciences".
    Passé le début de lecture un peu laborieux à cause d'un style ma foi assez pesant, quelques maladresses, entre autre le phrasé des esclaves qui m'a semblé peu approprié, trop ampoulé, peu conforme à la réalité mais je peux me tromper, j'ai fini une fois les 150 premières pages lues par me laisser emporter par ce récit édifiant.
    L'auteur nous donne ici une large vision de ce qu'était l'esclavage et n'hésite pas à bousculer les 2 camps. Nord et Sud en prennent pour leur grade. Car Harriet Beecher-Stowe n'épargne personne et c'est sûrement l'une des premières qualités du livre.
    Elle arrive à donner une vision globale de l'esclavage sans se limiter à une simple critique des états du sud. Elle met les Nordistes devant leurs contradictions et n'hésite pas à les condamner pour leur inertie face au problème, leur donnant ainsi une part de responsabilité.
    En gros : "c'est facile de condamner, mais vous, que faites-vous pour lutter contre ? à part vos mines scandalisées ? ".
    Et pour aller encore plus loin, elle fait un parrallèle entre l'asservissement des noirs au sud et l'exploitation des ouvriers au nord. L'industrialisation contre l'esclavage. le capitalisme contre la ruralité.
    Elle met chacun devant ses contradictions et livre une critique sévère de la société américaine.
    En plus de tout ça, elle nous livre des portraits très précis et attachants de personnages autant maîtres qu'esclaves. Elle s'attache aux détails, nous raconte des histoires personnelles et ainsi allège le discours moralisateur.
    Chaque point de vue est étudié et condamné ou louangé.
    Certains lui ont reproché un discours religieux trop pesant. Personnellement, je ne suis pas croyante. Pourtant, ça ne m'a pas gênée car j'ai replacé ce prêche dans son contexte, sans oublier que l'auteur était fille de pasteur si je ne me trompe pas, et épouse d'un ministre du culte. Et surtout que le message religieux ne prônait que tolérance et bonté.
    Je n'y ai vu aucune forme d'intolérance.
    Un mot sur Tom maintenant.
    Ce Tom si malmené, si compatissant pourtant envers ses semblables.
    Là aussi, j'ai lu ici ou là un certain agacement pour sa "passivité", sa résignation.
    Ce n'est pas ce que j'ai vu en lui.
    Certes, on le préfèrerait rebelle et révolté contre ses maîtres, et surtout on l'aimerait violent.
    Mais il n'est rien de tout cela, et là encore une fois, on parle de religion.
    Mais que l'on soit croyant ou non, pourquoi est-ce qu'on ne peut pas accepter qu'un homme grâce à sa foi en Dieu trouve en lui les ressources nécessaires pour supporter son calvaire.
    Peu importe pourquoi, ni comment, si le fardeau s'en trouve allégé...
    Tom a choisi le silence parfois et toujours la non-violence. Peu importe que ça soit au nom de Dieu ou au nom de l'Humanité. Gandhi aurait aimé ce Tom là.
    Et je l'ai aimé, ai accepté ses choix et n'ai pas tant pleuré que ça face à son destin car j'ai vu son réconfort, cette foi inébranlable qui l'a porté jusqu'à une résistance passive certes mais si apaisante au fond...
    Alors, au final, ce livre a-t-il vraiment joué un rôle dans le déclenchement de la guerre de céssesion ? Oui, par la prise de conscience qu'il a engendré.
    Même si l'esclavage n'a été qu'un prétexte pour cette guerre plus liée au choc de deux cultures : industrie contre ruralité.
    Il est le témoignage précieux d'une époque, le réquisitoire parfois maladroit
    mais tellement nécessaire contre un pays partagé mais frileux dans ses choix.
    Alors : " Une petite femme qui a commencé une grande guerre". ?
    Il semble en tout cas que ce livre effectivement ait eu un impact réel sur certaines décisions politiques.
    Une lecture importante et marquante.
    Un réquisitoire malheureusement encore d'actualité....

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 30 septembre 2013

    LiliGalipette
    Tom est un esclave travailleur, intelligent et honnête. « Mon âme ne vous appartient pas. Vous ne pourriez pas vous la payer. » (p. 134) Il est bien traité chez Mr Shelby, mais ce dernier, affrontant des revers financiers, est contraint de le vendre pour éponger ses dettes. Tom est séparé de sa femme et de ses enfants. Rapidement acheté par Mr Sainte-Clare, Tom n'est pas malheureux, même si sa famille lui manque. Il se prend d'affection pour la jeune Eva Sainte-Clare, une enfant douce et sensible à la condition des esclaves. « L'amitié de Tom et Eva grandissait toujours. Tom aimait Eva comme quelque chose de fragile et de divin. Il la contemplait avec tendresse et respect. » (p. 91) Hélas, il est dit que la vie de Tom ne sera que peine et déchirement. La liberté tant désirée lui échappe toujours et il désespère de trouver la paix. En parallèle, on suit le destin d'Elisa, George et Henry, une famille d'esclaves qui a choisi de fuir pour éviter d'être séparée.
    Ce court roman déborde d'un manichéisme simple : les méchants esclavagistes et les esclaves perfides d'une part, les bons maîtres et les esclaves honnêtes d'autre part. « Il y a deux types de maîtres. Nous faisons partie des bons maîtres qui détestons être sévères. Il est donc plus difficile d'obtenir quelque chose, et il faut beaucoup de tact et de délicatesse. Alors, je préfère laisser les choses aller. Et je ne veux pas faire fouetter ces pauvres diables. » (p. 73) Plutôt que d'opposer les blancs aux noirs, Harriet Beecher-Stowe oppose les natures humaines, montrant qu'il y a des bonnes âmes dans toutes les cultures et toutes les populations. Sans faire aveu de culpabilité, l'auteure développe une réflexion sur l'esclavage et la libération des esclaves. « C'est absurde de parler du bonheur que peuvent connaître les esclaves. Travailler toute sa vie, du matin au soir, sous l'autorité d'un maître… et cela juste pour un peu de nourriture… C'est une honte. » (p. 76)
    Voilà longtemps que je voulais lire ce classique de la littérature américaine et je suis ravie d'avoir enfin procédé à cette lecture. Elle est très accessible aux jeunes lecteurs et elle résonne en moi avec tous les textes sur l'esclavage et les noirs américains que j'ai déjà lus.
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    • Livres 3.00/5
    Par MllePeregrine, le 21 septembre 2013

    MllePeregrine
    Je suis vraiment heureuse d'avoir (re)lu "La Case de l'oncle Tom". En fait je suis censée l'avoir lu enfant, mais je n'en avais gardé aucun souvenir...Je crois que je devais tourner les pages machinalement, l'histoire ne me plaisant pas vraiment à l'époque.
    Ce roman a été publié en 1852, soit 9 ans avant la guerre de Sécession. J'ai été surprise d'apprendre que c'est le 1er roman américain à avoir connu le succès dans le monde entier!
    Il dénonce la terrible réalité qu'était alors l'esclavage dans le sud des Etats-Unis.
    Tom et Elisa, tous les 2 esclaves, sont amenés à quitter pour des raisons différentes la confortable demeure de M. Shelby, le "gentil maître". On suit alors leur destin, heureux pour l'un, tragique pour l'autre, mais émouvant dans tous les cas.
    Certes, les personnages sont tous campés de manière typique: la mère prête à tout pour sauver son enfant, l'esclave chrétien qui supportera, grâce à sa foi, à supporter les maltraitances, les gentils maîtres et les méchants (mais vraiment méchants!) maîtres.
    On n'échappe pas à un brossage caricatural de l'image de la femme, "incapable de comprendre les préoccupations financières du mari", toutefois le livre se termine sur un bel espoir lorsque l'une d'entre elle, après le décès de son époux, reprend les affaire de ce dernier.
    Quelques clichés, donc, mais une très belle histoire , un magnifique roman qui demeure un peu compliqué, je trouve, pour de jeunes enfants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ari, le 09 juillet 2012

    Ari
    Triste et révoltant. Comment a-t-on pu traiter des hommes, des femmes et des enfants de la sorte ?
    Ce roman nous raconte la vie des esclaves en Amérique. On y découvre des détails horribles concernant les conditions de vie de ces pauvres personnes considérées comme du bétail, de la marchandises. Battus, vendus, séparés de leurs familles, ... Des conditions inadmissibles et intolérables.
    Livre écrit au XIXe siècle, le style est donc un peu vieillot.
    Une histoire touchante à lire pour ne pas oublier ce que fut l'enfer des afro-américains.
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    • Livres 3.00/5
    Par picaflor, le 20 octobre 2011

    picaflor
    Ce classique est-il un peu trop sentimental ? Peut-être. Mais après tout, pourquoi pas, et, en tout état de cause, le sujet en est grave puisqu'il s'agit de l'esclavage. Indispensable à lire si l'on s'intéresse aux Etats-Unis, à la fois parce qu'il a joué un rôle en son temps dans l'histoire de ce pays et parce qu'il est resté gravé profondément dans la mémoire de beaucoup de citoyens américains. Et en plus, c'est plutôt bien construit et agréable à lire, en anglais ou en français, au choix.
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 21 octobre 2013

    Voilà comme vous êtes tous, vous autres chrétiens. Vous formez des associations, et vous envoyez quelque pauvre missionnaire passer sa vie parmi les païens. Mais qu'on me montre un seul de vous qui prenne avec lui un de ces malheureux et qui se donne la peine de le convertir ! Non ! quand vous en arrivez là, vous n'êtes plus d'accord, ils sont trop sales et désagréables, dites-vous, c'est trop de soin.. et ceci, et cela !
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  • Par EFourn, le 27 mars 2014

    Mes idées sur le christianisme sont telles, reprit-il bientôt, que je ne pense pas qu'un homme puisse être chrétien sans se jeter de tout son poids contre ce monstrueux système d'injustice, qui est pourtant le fondement de notre société... Oui, s'il le faut, un chrétien doit sacrifier sa vie dans le combat de cette cause ! Moi, du moins, je ne pourrais pas être chrétien autrement... Mais j'ai rencontré des chrétiens éclairés dont ce n'était pas l'avis. Et bien, je confesse que l'apathie des gens religieux sur ce sujet, leur indifférence pour les maux de leurs frères m'ont rempli d'horreur, et ont été plus que tout le reste, la cause de mon scepticisme.
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  • Par vhannan, le 17 octobre 2012

    Dans de pareilles circonstances, nous avons, nous, la lettre, cette joie amère! nous écrivons à notre femme; nous envoyons des messagers à nos enfants. Mais Tom ne pouvait pas écrire : pour lui la poste n'existait pas. Pas un seul ami, pas un signal qui pût jeter un pont sur l'abîme de la séparation!

    Est-il étrange alors que quelques larmes tombent sur les pages de sa Bible, posée sur une balle de coton, pendant que d'un doigt patient il s'avance lentement d'un mot à l'autre mot, découvrant l'une après l'autre les promesses de Dieu et nos espérances !

    Comme tous ceux qui ont appris tard, Tom lisait lentement. Par bonheur pour lui, le livre qu'il tenait

    était un de ceux qu'on peut lire lentement sans lui faire tort ; un livre dont les mots, comme des lingots d'or, ont besoin d'être pesés séparément, pour que l'esprit puisse en saisir l'inappréciable valeur!

    Écoutons-le donc ! voyons comme il lit, s'arrêtant sur chaque mot et le prononçant tout haut :

    «Que -votre -cœur -ne -se -trouble -point. - Dans -la - maison - de - mon - père - il y - a - plusieurs - demeures. - Je - vais - préparer - une - place - pour - vous."

    Pour Tom, il y avait là tout ce qu'il lui fallait, une vérité si évidente et si divine, que la possibilité d'un doute n'entrait même pas dans son cerveau!

    Il faut que cela soit vrai.; car, si cela n'était pas vrai, comment pourrait-il vivre?

    La Bible de Tom n'avait point d'annotations à la marge ni de commentaires dus à de savants glossateurs. Cependant elle était enrichie de certaines marques et de points de repère de l'invention de Tom, qui lui servaient beaucoup plus que de savantes expositions.

    Il avait l'habitude de se faire lire la Bible par les enfants de son maître; et surtout par le jeune Georges; et, pendant qu'on lisait, lui, avec une plume et de l'encre, faisait de grands et très visibles signes sur la page, aux endroits qui avaient charmé son oreille ou touché son cœur.

    Sa Bible était ainsi annotée d'un bout à l'autre avec une incroyable variété et une inépuisable richesse de typographie.
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  • Par Carosand, le 21 octobre 2013

    La harpe des sentiments humains est ainsi tendue, que si un choc n'en brise pas à la fois toutes les cordes, il leur reste toujours quelques harmonies...

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  • Par Carosand, le 21 octobre 2013

    "Je vous le déclare, mon ami, je me considère liée par les promesses que j'ai faites à ces malheureux... Si je ne puis avoir d'argent d'une autre façon.. eh bien, je travaillerai, je donnerai des leçons de musique. Je gagnerai assez... et je complèterai ainsi, à moi seule, la somme nécessaire.
    - Je n'y consentirai jamais. Vous ne voudriez pas, Emilie, vous dégrader à ce point...
    - Me dégrader, dites vous... Je serais plus dégradée en travaillant qu'en violant ma promesse ?
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"La case de l'oncle Tom" Livre vidéo. Non sous-titré. non traduit.








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