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> Maud Sissung (Traducteur)

ISBN : 2290053937
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 4.38/5 (sur 117 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Sous la lune et les étoiles, seul avec son fils, Omoro procéda au dernier rite de l'imposition du nom. Il marcha jusqu'aux confins du village, et là, élevant le petit en lui tournant le visage vers le ciel, il murmura tout doucement : " Regarde, cela seul est plus gra... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 23 mars 2012

    litolff
    La lecture d' Autant en emporte le vent quand on est adolescente, prépare assez peu à la réalité de l'esclavage…( !!!) Et je me rappelle l'incrédulité avec laquelle j'ai lu Racines à sa parution en 1993 : récit magistral issu de la tradition orale qui s'est perpétuée grâce aux aïeux de l'auteur, Racines est un chef d'œuvre qui décrit avec force l'insoutenable institution esclavagiste
    Lorsque Alex Haley était enfant, sa grand-mère lui racontait des histoires sur sa famille, des histoires qui remontaient à travers les générations jusqu'à « l'Africain ». Elle disait que cet homme avait vécu de l'autre côté de l'océan et qu'il avait été arraché à son village natal pour être traîné jusqu'à un bateau d'esclaves en partance pour l'Amérique.
    Il a ainsi reconstitué l'histoire de sa famille, depuis le village natal de Djouffouré en Gambie et ce jour de 1767 où son ancêtre fut débarqué sur le quai d'Annapolis : deux siècles et six générations d'hommes, des esclaves et des affranchis, des fermiers et des forgerons, des avocats et des architectes et enfin un écrivain.
    Le résultat : un livre puissant qui raconte de façon poignante l'inhumanité du commerce triangulaire -le récit du voyage à travers l'Atlantique est épouvantable, et les ventes aux enchères humiliantes et dégradantes
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    • Livres 5.00/5
    Par Ari, le 21 décembre 2012

    Ari
    Lorsque Alex Haley était enfant, sa grand-mère avait coutume de lui raconter des histoires sur sa famille, des histoires qui remontaient à travers les générations jusqu'à l'"Africain". Elle disait que cet homme avait vécu de l'autre côté de l'Océan et qu'un jour où il était allé couper un tronc dans la foret, quatre hommes l'avaient assailli, battu, enchaîné et trainé jusqu'à un bateau d'esclaves en partance pour l'Amérique.
    Devenu écrivain, Alex Haley n'avait rien oublié de ces récits. Douze ans et 800 000 kilomètres furent nécessaires pour reconstituer deux siècles d'histoire de sa famille, depuis le village natal de Djouffouré en Gambie et ce 29 septembre 1767 où son ancêtre fut débarqué sur le quai d'Annapolis. Deux siècles et sept générations. Avec des esclaves et des affranchis, des fermiers et des forgerons, des avocats et des architectes - et un écrivain.
    Il s'agit pour moi d'une relecture. J'avais en effet déjà lu ce livre il y a une vingtaine d'années. Cette lecture m'avait beaucoup marquée.
    Les 200 premières pages nous instruisent sur la vie, les coutumes, le ressenti d'un jeune Gambien, Kounta qui vit, heureux parmi les siens à Douffouré, village d'Afrique.
    Kounta est enlevé de force par des américains. le livre décrit avec des détails horribles la traversée en mer de ces pauvres africains arrachés à leur terre natale pour être vendus comme esclaves en Amérique.
    Tentative d'évasion, tortures, mauvais traitements, Kounta doit subir sa nouvelle vie tout en gardant l'espoir de revoir l'Afrique.
    Un très beau livre racontant les conditions des esclaves depuis le 18e siècles. Un livre pour se souvenir de la cruauté des hommes.
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    • Livres 4.00/5
    Par hanta, le 27 juillet 2012

    hanta
    En ce moment j'attaque des bouquins volumineux et en même temps je profite de mes vacances de rêve sur une île dans l'Océan Indien, donc mon blog n'est pas mis à jour régulièrement.
    Quoiqu'il en soit, j'ai pu finir cet ouvrage. C'est une histoire où l'on découvre beaucoup de choses mais qui est terriblement triste. Pendant les deux cent premières pages, l'auteur nous relate la vie quotidienne et les principaux rites et coutumes du village de Djouffourré, une tribu mandingue. C'est cette partie du livre que j'ai le plus apprécié.
    Puis Kounta sera enlevé et vendu en tant qu'esclave en Amérique. L'auteur va nous relater, sur sept générations, ce qui lui adviendra, ainsi qu'à sa descendance. Il y a des passages très difficiles qui relate l'horreur de l'esclavage dans cet ouvrage et je me suis même demandée comment des être humains avaient pu infliger ces atrocités : les Noirs enfermés dans les cales de navires, dormant et mangeant à proximité de leur excréments, les maladies qui les terrassaient, les séparations brutales entre les familles, les enfants en bas âge arrachés à leurs parents pour être vendus, les viols subis par les femmes, la brutalité et la cruauté de certains maîtres, régisseurs et chasseurs d'esclaves …Je ne les citerai pas tout ici car cela pourrait décourager la lecture pour certaines âmes sensibles.
    Pourquoi ne pas avoir mis la 5ème étoile ? J'ai trouvé que l'histoire était assez déséquilibrée à partir de l'enlèvement de Kounta. L'intrigue est moins riche et moins travaillée que la première partie de la vie de Kounta.J'ai eu du mal à me repérer dans la chronologie car tout allait parfois trop vite et tout à coup l'histoire ralentissait sur plusieurs chapitres. Je trouve que l'ensemble des évènements n'est pas assez étalé et que 750 pages ne sont pas suffisants pour raconter l'histoire de sept générations.
    Puis si le style d'écriture était plaisant au début, il devient un peu monotone au fur et à mesure des pages. Je n'ai pas aimé la façon dont l'auteur a écrit les dialogues : certes cela cadrait bien avec le contexte mais lire ce langage haché, familier sur cinq cent pages m'a agacé.
    Malgré ces quelques défauts, c'est un livre qui ne peut laisser personne indifférent ! A lire !

    Lien : http://leslecturesdehanta.eklablog.com/racines-a83613530
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    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 22 mars 2012

    steppe
    Je m'étonne qu'il y ait si peu de critiques concernant cette oeuvre magistrale et ô combien nécessaire....
    En démarrant ma lecture je n'avais qu'un vague souvenir de l'adaptation télé...
    Le travail d'enquête effectué par Alex Haley est colossal et donne toute sa valeur à cette plongée dans l'histoire des esclaves Africains.
    Toute la première partie du livre nous détaille les mœurs et coutumes de ces peuples de Gambie, principalement cultivateurs et éleveurs... Leur mode de vie, leurs rites, leurs croyances, leur quotidien.
    Un vrai travail d'ethnologue et d'anthropologue....
    Puis vient l'enlèvement.... Et avec lui l'horreur et la désolation d'un pan de l'histoire des États-Unis.
    L'écriture est fluide, la langue simple mais l'émotion nous étreint à chaque ligne, chaque détail des tortures subies nous soulève le coeur, tout comme chaque petit moment de bonheur grappillé par les protagonistes nous emplit de joie. On ne lit pas Racines, on le dévore... Parce qu'on veut savoir si ce Kounta Kinté, ancêtre d'Alex Haley, va finalement parvenir à retourner chez lui bien qu'au fond de soi on connaisse déjà la triste réponse... Et à mesure qu'on a la certitude du dénouement, la gorge se noue et la lecture devient embuée de larmes.
    L'auteur, entre témoignage et roman, livre une saga terriblement crédible.
    Et puis, au delà de l'Histoire, du document et de l'hommage, il y a cette résonance universelle de la quête de nos origines, nos Racines... Qui n'a pas pensé un jour à aller chercher à la source d'où il vient et pourquoi il est là, aujourd'hui, ici et depuis quand ? Pour beaucoup d'entre nous ça ne reste qu'une vague interrogation, une quête jamais entamée mais pour Alex Haley, et pour notre plus grand plaisir,ce fut l'œuvre de sa vie....
    A lire absolument....
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    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 14 août 2011

    iarsenea
    Je découvre- tardivement, il est vrai (mais vaut mieux tard que jamais, n'est-ce-pas ?), ce roman basé sur des faits vécus qui fut un succès dans les années 80. Force est de constater que Racines a toujours autant d'impact. Dire que j'ai adoré, ce serait peu dire. J'ai trouvé cela captivant, étonnant et magistral !
    Racines, c'est le récit de sept générations d'une famille noire des États-Unis, depuis la capture par un toubab de Kounta Kinté, un Gambien fort admirable au XVIIIe siècle, puis transporté jusqu'en Amérique par un négrier dans des conditions effroyables, jusqu'à l'auteur qui, poussé par les histoires de sa grand-mère sur ses ancêtres esclaves, a entrepris des recherches poussées dans le but de vérifier la véracité de certaines histoires transmises de générations en générations par la tradition orale.
    Alex Haley nous transporte tout d'abord dans le petit village de Djouffouré en Gambie où naît Kounta Kinté, son ancêtre. La rigueur de la recherche de l'auteur transparaît dans chaque page, alors qu'il nous fait découvrir petit à petit la culture et les traditions du peuple Mandingue à l'époque des captures d'esclaves. J'ai retrouvé avec bonheur et stupéfaction certains éléments de mon récent voyage en Afrique de l'Ouest : les calebasses, les petites huttes de terre cuite, la religion musulmane ainsi que de délicieux fruits que j'ai eu le bonheur de déguster au Togo. Comme quoi la vie en Afrique n'évolue pas aussi vite qu'en Amérique ! Je me suis attachée aux personnages de Kouta Kinté, d'Omoro son père, de Binta sa mère et de ses trois frères. J'ai ressenti l'attachement de ces personnages pour leur terre, leur respect des traditions aussi profondément que cela est possible pour l'occidentale que je suis. J'ai assisté avec beaucoup de douleur et de fierté à l'initiation de Kinté au monde des adultes. Puis, j'ai eu le coeur brisé lorsqu'il s'est fait capturer par un toubab et lorsque son long calvaire a commencé. Et ce, même si je savais pertinemment ce qui s'en venait. Je crois que mon voyage au Togo m'a beaucoup aidée à comprendre l'attachement des Africains pour leur terre, et j'ai eu doublement de la peine lorsque Kounta Kinté l'a quittée pour ne plus jamais revenir.
    Cependant, j'ai fini par revenir de ma déception de quitter la Gambie pour éprouver des émotions plus fortes encore en accompagnant Kounta sur le bateau qui l'a mené aux États-Unis. Quelle honte que la façon dont les noirs étaient traités ! J'étais totalement révoltée. Comment pouvait-on les traiter comme du vulgaire bétail ?!?! C'est impardonnable.
    On assiste ensuite à la vente, aux tentatives d'évasion, puis à la revente de notre personnages principal. Et ce, toujours avec beaucoup d'affliction. Puis, les choses prennent une tournure plus optimiste avec son mariage avec Bell, la cuisinière de la grande maison, et avec la naissance de leur fille Kizzy. le récit devient presque facile en comparaison avec ce qu'on a lu auparavant, lorsque PAF ! le malheur frappe à nouveau. À ma plus grande déception, nous quittons alors Kounta Kinté pour découvrir les destinées de son enfant, des ses petits-enfants, arrière-petits-enfants, etc., jusqu'à l'auteur. Une fois passée cette petite déception, j'ai su accrocher à la vie de tous ces descendants, toujours avec un intérêt renouvelé.
    Puis finalement, la fin. Découvrir comment Alex Haley a découvert toutes ces parcelles de son histoire m'a fascinée et m'a aussi beaucoup émue. Tellement que je regrette presque de ne pas avoir d'ancêtres africains pour pouvoir découvrir mes origines sur cette terre ! En tout cas j'ai maintenant bien envie de découvrir mes origines, et je regrette énormément que chez nous, la tradition orale n'ait pas la même importance que dans les pays africains.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/08/racines.html
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Citations et extraits

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  • Par Ari, le 19 décembre 2012

    - T'étais enragé, hein ? Une veine qu'ils t'ont pas tué. Z'auraient très bien pu, avec la loi pour eux. Comme quand c'Blanc m'a cassé la main pasque j'en avais assez d'violoner. La loi, elle dit que çui qui t'rattrape il peut te tuer, et il s'ra pas puni. Cette loi-là, tous les six mois on la lit dans les églises des Blancs. Moi, quand j'commence sur la loi des Blancs, j'arrête plus. Z'ont qu'à s'installer quèq'part, pour faire encore plus de lois; et après ça c'est l'temple, pour prouver quc'est des chrétiens. Pour moi, cette Chambre des Bourgeois de Virginie, elle fait rien d'autre que d'passer encore plus de lois contre les négros. La loi, elle dit que l'négro il doit pas porter un fusil, il doit même pas porter un gourdin. La loi, pour toi, c'est vingt coups d'fouet s'ils t'attrapent sans papiers de route, dix coups si t'as r'gardé un Blanc dans les yeux, trente si t'as l'vé la main sur un chrétien blanc. La loi, elle dit que l'négro il peut prêcher que si un Blanc est là pour l'écouter; qu'ils prennent seulement l'enterrement d'un négro pour un rassemblement, et l'négro il ira en terre tout seul - c'est la loi. La loi, elle te coupe une oreille si un Blanc jure que t'as menti; les deux oreilles s'il jure que t'as fait deux mensonges. Tu tues un Blanc, et tu t'balances au bout d'une corde; mais va tuer un négro et tu s'ras fouetté, rien de plus. La loi, elle donne à l'Indien qu'a rattrapé un négro qui s'ensauve tout l'tabac que c't Indien-là peut emporter. La loi,elle défend d'apprendre à lire et à écrire aux négros et aussi d'leur donner des livres. Y a même une loi qui défend aux négros d'frapper des tambours - tout c'qu'est africain, quoi.
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  • Par iarsenea, le 14 août 2011

    Je me représentais- ou plutôt je « voyais », comme une brumeuse projection- cette déportation de millions de nos ancêtres dont j'avais lu les descriptions. Des milliers d'entre eux avaient été enlevés individuellement, comme Kounta, mais il y avait eu aussi pour des milliers d'autres l'horrible réveil nocturne, les hurlements, le tumulte et la terreur des villages attaqués, souvent livrés aux flammes. Les survivants valides étaient alors encordés par le cou en longs «convois» - s'étirant parfois sur un mille. Et je les voyais, ces chaînes de captifs, dans leur torturante marche vers la mer. Combien étaient morts en chemin ou, pire encore, avaient été abandonnés, à bout de forces ? Quel sort, pourtant, attendrait ceux qui atteignaient la côte ! Rasés, frottés d'huile, inspectés jusque dans leurs plus intimes orifices, souvent marqués au fer rouge, ils étaient enfournés dans les grands canots sous le cinglement des fouets. Certains résistaient en hurlant, enfonçaient leurs ongles dans le sable de la plage, s'en emplissaient la bouche, essayant désespérément de rester encore un instant accrochés à leur sol natal. Je voyais les captifs roués de coups, jetés dans les cales puantes et ténébreuses des vaisseaux négriers, enchaînés sur des planches, souvent si à l'étroit qu'ils devaient se tenir étendus sur le côté...
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  • Par iarsenea, le 14 août 2011

    Je repris l'avion à Dakar. Et ce fut pendant ce vol de retour que je décidai d'écrire un livre. L'histoire de mes ancêtres serait, symboliquement, le geste de tous les descendants d'Africains- tous issus, comme nous de Kounta, d'un homme ou d'une femme né dans un village d'Afrique noire et puis un jour capturé et enchaîné au fond d'un de ces vaisseaux négriers qui l'avait emmené de l'autre côté de l'Océan. Ces descendants d'Africains pour qui, après la succession des plantations, était venue la lutte pour l'émancipation.
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  • Par iarsenea, le 14 août 2011

    Et ils m'apprirent alors quelque chose dont je n'aurais jamais osé rêver : dans les villages les plus reculés, on trouvait encore des hommes de très grand âge, les griots, qui étaient véritablement des archives vivantes de la tradition orale. Le griot émérite, celui que l'on sollicitait dans les grandes occasions pour raconter l'histoire séculaire des villages, des clans, des familles, des héros, avait largement dépassé la soixantaine; en dessous de lui venaient des griots dont le savoir décroissait avec l'âge, jusqu'aux garçons débutants- ainsi était-ce après avoir entendu répéter les mêmes récits pendant quarante à cinquante ans que l'on devenait griot émérite. Dans toute l'Afrique noire, des chroniques orales s'étaient transmises depuis les ancêtres. Quelques griots légendaires avaient emmagasiné un tel trésor d'événements historiques qu'ils pouvaient littéralement parler trois jours dans s'arrêter- et sans jamais se répéter.
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  • Par iarsenea, le 03 août 2011

    « Fa, disait-il, ces Noirs ne sont pas comme nous. Leurs os, leur sang, leur force, leurs mains, leurs pieds ne leur appartiennent pas. Ils ne vivent et ne respirent que pour les toubabs, et non pour eux-mêmes. Ils ne possèdent rien- leurs propres enfants ne sont pas à eux. Ils sont nourris et élevés afin de servir encore d'autres toubabs, et non d'aider leurs parents.
    « Mère, disait-il encore, ces femmes s'enroulent la tête d'une étoffe, mais elles ne savent pas la nouer; elles cuisinent peu de plats où n'entre la chair ou la graisse de l'immonde porceau; et beaucoup d'entre elles ont été dans la couche des toubabs, car leurs enfants ont la maudite couleur des mulâtres.
    Et il discutait avec ses frères, Lamine, Souwadou et Madi, essayant de bien leur expliquer que, dans toute leur sagesse, les anciens ne parviendraient pas à leur inculquer que le plus féroce animal de la forêt est encore moitié moins dangereux que le toubab.
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