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> Maud Sissung (Traducteur)

ISBN : 2290053937
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 4.39/5 (sur 236 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Sous la lune et les étoiles, seul avec son fils, Omoro procéda au dernier rite de l'imposition du nom. Il marcha jusqu'aux confins du village, et là, élevant le petit en lui tournant le visage vers le ciel, il murmura tout doucement : "Regarde, cela seul est plus grand... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 17 février 2014

    Arakasi
    A seize ans, Kounta Kinté est fier d’appartenir à la tribu des Mandingues d’Afrique Occidentale, fier d’être le fils du courageux Omoro et de la belle Binta, fier d’être le descendant d’une longue lignée de voyageurs et de guerriers remontant jusqu’au temps du Prophète. Jamais il n’a douté de sa destinée : devenir un homme respecté, se marier, avoir de nombreux petits garçons et apporter gloire et prospérité à son petit village natal, Djouffouré. Mais une terrible nuit de l’année 1766, la fatalité va réduire tous ses espoirs en cendres. Alors que Kounta marchait dans la forêt pour aller tailler un tambour à son petit frère Lamine, il se fait capturer par une tribu ennemie et vendre à un équipage de « toubabs », ces diables blancs venus d’au-delà des mers pour y faire commerce de vies humaines. Brutalisé, fouetté, affamé, Kounta est ensuite jeté au fond de la cale d’un navire avec cent cinquante autres malheureux captifs. Après plusieurs semaines de voyage terrifiant dans l’obscurité et l’odeur infecte des déjections, il reverra enfin la lumière du jour, mais ce sera pour découvrir un monde complètement différent de tout ce qu’il a pu connaître auparavant.
    Kounta ne sera jamais un guerrier comme son père, ni un grand voyageur comme ses oncles, il ne verra jamais le Mali, Tombouctou et tous les lieux qu’il avait maintes fois visités en rêve. Esclave dans une vaste plantation de Virginie aux Etats-Unis, il parviendra à fonder une famille, mais ses enfants naitront dans les fers et ne connaitront jamais les merveilleuses forêts et les larges fleuves de la Gambie. Pourtant, décennie après décennie, Kounta saura conserver au fond de son cœur un peu de sa fierté d’antan et un désir ardent d’indépendance qu’il parviendra à transmettre à sa descendance. Enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, tous se rappelleront qu’ils eurent un ancêtre nommé Kounta Kinté, fils d’Omoro Kinté et de Binta Kinté, que cet homme naquit libre et qu’il ne cessa jamais de l’être totalement. Jusqu’à que, deux siècles plus tard, l’arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils de Kounta « L’Africain », Alex Hauley, journaliste et écrivain américain reconnu, ne prenne la plume pour retracer la douloureuse histoire de sa famille.
    Boudoudiou… C’est qu’il était sacrément éprouvant à lire, ce bouquin ! Je serai bien incapable de compter le nombre où j’ai dû temporairement interrompre ma lecture, le temps de ravaler la grosse boule d’émotion qui m’encombrait la gorge. Ecrit dans une langue simple mais terriblement efficace, « Racines » est un magnifique roman historique comme on voudrait en lire plus souvent, un très touchant pèlerinage au cœur d’un des pans les plus noirs de l’Histoire de l’Etats-Unis. C’est également le type de récit qui nous pousse à réfléchir sur nos propres racines et leurs liens avec notre mémoire nationale. En effet, au-delà des évidentes qualités littéraires du roman, comment ne pas être remué par l’ardeur, la passion et le long travail d’investigation d’Alex Hauley pour remonter le fil de ses origines familiales et faire ressurgir ainsi du néant les spectres de milliers d’autres familles très semblables, sacrifiées elles aussi sur l’autel de l’esclavage ?
    Dans un monde où l’Histoire est généralement écrite par les vainqueurs, « Racines » nous rappelle que, parfois, la littérature permet aux vaincus de prendre leur revanche. Un chef d’œuvre assurément.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 23 mars 2012

    litolff
    La lecture d' Autant en emporte le vent quand on est adolescente, prépare assez peu à la réalité de l'esclavage…( !!!) Et je me rappelle l'incrédulité avec laquelle j'ai lu Racines à sa parution en 1993 : récit magistral issu de la tradition orale qui s'est perpétuée grâce aux aïeux de l'auteur, Racines est un chef d'œuvre qui décrit avec force l'insoutenable institution esclavagiste
    Lorsque Alex Haley était enfant, sa grand-mère lui racontait des histoires sur sa famille, des histoires qui remontaient à travers les générations jusqu'à « l'Africain ». Elle disait que cet homme avait vécu de l'autre côté de l'océan et qu'il avait été arraché à son village natal pour être traîné jusqu'à un bateau d'esclaves en partance pour l'Amérique.
    Il a ainsi reconstitué l'histoire de sa famille, depuis le village natal de Djouffouré en Gambie et ce jour de 1767 où son ancêtre fut débarqué sur le quai d'Annapolis : deux siècles et six générations d'hommes, des esclaves et des affranchis, des fermiers et des forgerons, des avocats et des architectes et enfin un écrivain.
    Le résultat : un livre puissant qui raconte de façon poignante l'inhumanité du commerce triangulaire -le récit du voyage à travers l'Atlantique est épouvantable, et les ventes aux enchères humiliantes et dégradantes
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    • Livres 5.00/5
    Par Ari, le 21 décembre 2012

    Ari
    Lorsque Alex Haley était enfant, sa grand-mère avait coutume de lui raconter des histoires sur sa famille, des histoires qui remontaient à travers les générations jusqu'à l'"Africain". Elle disait que cet homme avait vécu de l'autre côté de l'Océan et qu'un jour où il était allé couper un tronc dans la foret, quatre hommes l'avaient assailli, battu, enchaîné et trainé jusqu'à un bateau d'esclaves en partance pour l'Amérique.
    Devenu écrivain, Alex Haley n'avait rien oublié de ces récits. Douze ans et 800 000 kilomètres furent nécessaires pour reconstituer deux siècles d'histoire de sa famille, depuis le village natal de Djouffouré en Gambie et ce 29 septembre 1767 où son ancêtre fut débarqué sur le quai d'Annapolis. Deux siècles et sept générations. Avec des esclaves et des affranchis, des fermiers et des forgerons, des avocats et des architectes - et un écrivain.
    Il s'agit pour moi d'une relecture. J'avais en effet déjà lu ce livre il y a une vingtaine d'années. Cette lecture m'avait beaucoup marquée.
    Les 200 premières pages nous instruisent sur la vie, les coutumes, le ressenti d'un jeune Gambien, Kounta qui vit, heureux parmi les siens à Douffouré, village d'Afrique.
    Kounta est enlevé de force par des américains. le livre décrit avec des détails horribles la traversée en mer de ces pauvres africains arrachés à leur terre natale pour être vendus comme esclaves en Amérique.
    Tentative d'évasion, tortures, mauvais traitements, Kounta doit subir sa nouvelle vie tout en gardant l'espoir de revoir l'Afrique.
    Un très beau livre racontant les conditions des esclaves depuis le 18e siècles. Un livre pour se souvenir de la cruauté des hommes.
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    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 22 mars 2012

    steppe
    Je m'étonne qu'il y ait si peu de critiques concernant cette oeuvre magistrale et ô combien nécessaire....
    En démarrant ma lecture je n'avais qu'un vague souvenir de l'adaptation télé...
    Le travail d'enquête effectué par Alex Haley est colossal et donne toute sa valeur à cette plongée dans l'histoire des esclaves Africains.
    Toute la première partie du livre nous détaille les mœurs et coutumes de ces peuples de Gambie, principalement cultivateurs et éleveurs... Leur mode de vie, leurs rites, leurs croyances, leur quotidien.
    Un vrai travail d'ethnologue et d'anthropologue....
    Puis vient l'enlèvement.... Et avec lui l'horreur et la désolation d'un pan de l'histoire des États-Unis.
    L'écriture est fluide, la langue simple mais l'émotion nous étreint à chaque ligne, chaque détail des tortures subies nous soulève le coeur, tout comme chaque petit moment de bonheur grappillé par les protagonistes nous emplit de joie. On ne lit pas Racines, on le dévore... Parce qu'on veut savoir si ce Kounta Kinté, ancêtre d'Alex Haley, va finalement parvenir à retourner chez lui bien qu'au fond de soi on connaisse déjà la triste réponse... Et à mesure qu'on a la certitude du dénouement, la gorge se noue et la lecture devient embuée de larmes.
    L'auteur, entre témoignage et roman, livre une saga terriblement crédible.
    Et puis, au delà de l'Histoire, du document et de l'hommage, il y a cette résonance universelle de la quête de nos origines, nos Racines... Qui n'a pas pensé un jour à aller chercher à la source d'où il vient et pourquoi il est là, aujourd'hui, ici et depuis quand ? Pour beaucoup d'entre nous ça ne reste qu'une vague interrogation, une quête jamais entamée mais pour Alex Haley, et pour notre plus grand plaisir,ce fut l'œuvre de sa vie....
    A lire absolument....
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    • Livres 5.00/5
    Par exarkun1979, le 12 août 2012

    exarkun1979
    J'ai mis bien du temps pour débuter ce livre. Ça faisait longtemps que je l'avais dans ma bibliothèque et l'élection d'Obama en 2008 m'a donné l'envie d'en savoir un peu plus sur ce pan horrible et honteux de l'histoire des États-Unis.
    C'est sûrement le livre qui m'a le plus bouleversé dans toute ma vie. Je me suis souvent senti croche en lisant les histoires de torture ou de viol qu'ont dû subir certains esclaves noirs de cette période.
    De plus, ce livre a renforcé mes convictions par rapport au mépris que j'ai face au racisme. Ce qui est le plus difficile par rapport à ce livre c'est que cette histoire peut s'appliquer à des millions d'esclaves américains. Ce qui est fait est fait et on ne peut malheureusement rien y changer. Cependant, il faut se faire un devoir de ne jamais oublier ces horreurs.
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Citations et extraits

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  • Par Kirsten, le 07 décembre 2014

    Kounta était-il devenu fou? Il se réveillait nu, enchaîné, entravé, allongé sur le dos entre deux hommes; à la touffeur moite de l'atmosphère se mêlait une puanteur écoeurante, et dans les ténèbres montait un effroyable concert d'hommes qui hurlaient, sanglotaient, priaient, vomissaient. Lui-même avait le torse et le ventre couverts de ses propres vomissures.

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  • Par Kirsten, le 07 décembre 2014

    Il était penché sur un tronc qui semblait faire l'affaire lorsqu'il entendit un craquement de branche qui déclencha, au-dessus de sa tête, les caquètements d'un perroquet. Il eut vaguement l'idée que c'était le chien qui revenait. Mais non, se reprit-il aussitôt, un chien adulte ne fait jamais craquer une branche et, en un éclair, il se retourna. Il eut à peine le temps d'apercevoir un visage blanc, un gourdin brandi, d'entendre un lourd piétinement derrière lui.
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  • Par Kirsten, le 07 décembre 2014

    Il raconta qu'il avait vu les captifs enchaînés au bord du fleuve dans des enclos fermés par une solide palissade de bambou, et surveillés par une garde nombreuse. Lorsque des petits canots amenaient d'un grand canot un toubab à l'air important, on extrayait les captifs des enclos et on les plaçait sur la grève.

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  • Par Kirsten, le 07 décembre 2014

    Kounta se réveilla en sursaut - avait-il dormi longtemps? Il ne voyait Omoro nulle part. Bondissant sur ses pieds, il aperçut près d'un arbre le gros baluchon de son père; donc, il ne devait pas être loin. En scrutant les parages, il se sentit tout courbaturé.

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  • Par Kirsten, le 07 décembre 2014

    Il n'y avait pas si longtemps qu'une jeune fille avait disparu alors qu'elle ramassait des herbes - et, avant elle, deux hommes qui étaient allés à la chasse - et tout le monde était sur qu'ils avaient été enlevés par les toubabs.

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Alex Haley Interview "Roots" (Merv Griffin Show 1977)











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