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ISBN : 2070393437
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quelle que soit l'heure à laquelle il arrivait, Thomas restait une heure et quart chez Claire.
Jamais plus, rarement moins. Un jour, elle débrancha son magnétoscope et sa cafetière électrique et dissimula son réveil dans le tiroir de la table de nuit. Ainsi Thoma... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Chrisdu26, le 12 août 2014

    Chrisdu26
    « Sa femme », 3 sucres dans mon café et quelques préservatifs.
    Comment résister à ce livre après l'excellent billet de Mister Bison ? Impossible ! Aussitôt eu, aussitôt lu. Quel plaisir de retrouver la plume d'Emmanuèle Bernheim. Une écriture limpide et impitoyable. L'auteur garde cette signature bien à elle dans ses romans. Elle percute, va à l'essentiel, sans détour, des chapitres et des phrases courtes, pas de perte de temps, c'est ce qui me touche dans son travail d'écriture.
    Une histoire d'homme et de femme, des écorchés de la vie en manque d'amour. Thomas et Claire se croisent, se reconnaissent, s'aiment, se désirent, sans peur, sans tabou, sans appréhension. Claire vit l'instant présent et se nourrit de chaque moment passé avec Thomas car c'est à travers son regard qu'elle se sent splendide et désirable.
    « Elle ne parvenait pas à se souvenir si, la veille, il lui avait dit : « A demain. » Elle se rappelait juste qu'ils étaient si étroitement mêlés qu'elle n'avait soudain plus su si c'était sa propre peau qu'elle caressait ou bien celle de Thomas ».
    Une femme se sent toujours belle et épanouie après l'amour. Mais Thomas est marié et ses propos sont très clairs : il ne quittera jamais Sa femme et ses enfants. Claire accepte et conserve précieusement toutes traces d'eux. Elle imagine Thomas avec « Sa femme », ses enfants, en famille, à Noël, mais malgré tout, elle accepte et c'est avec une ardente patience que chaque jour, elle vit au rythme de ces 1h15 de plaisir et de passion avec son amant. Toujours dans cette quête perpétuelle de l'amour, ses sentiments seront-ils suffisamment forts et sincères pour accepter ce compromis et rester dans l'ombre ?
    Ce livre est comme une eau sauvage, brutale et suave à la fois. On ne peut oublier sa fragrance. Il nous laisse un léger goût d'amertume par la réalité des faits, des mots qui dérangent et fusent comme des couperets mais avec cette légère douceur laissé par le sucre au fond de la tasse de café.
    Chambre 408 … toc, toc, toc… Claire la passion au ventre ouvre la porte : Bonjour toi !
    3 sucres dans ton café, un préservatif usagé, je veux bien m'appeler Claire.
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    • Livres 4.00/5
    Par manU17, le 12 août 2014

    manU17
    Un homme et une femme se rencontrent. Furtivement. Les hasards de la vie. Ils vont se recroiser. Délibérément. On ne contrôle pas ses envies. Ils vont s'aimer. Secrètement. L'homme n'est pas libre. La femme l'accepte. Une passion aussi charnelle que belle.
    "Le lendemain, en sortant du café, ils restèrent un instant face à face. de la buée s'échappait des lèvres entrouvertes de Thomas, et son haleine sentait le café. L'intérieur de sa bouche devait être chaud et avait sûrement le goût du café sucré. Ils ne s'embrassèrent pas."
    Emmanuèle Bernheim est un peu comme un peintre impressionniste, un peintre de l'instant. En quelques coups de pinceaux, il met sa toile en mouvement. Elle, en quelques mots, elle met son histoire en forme. En quelques pages, tout y est. L'essentiel est là. Rien ne manque. Un regard… Une odeur… Une caresse... C'est fort, c'est puissant et surtout c'est touchant. Droit au but, droit au cœur.
    Sa femme d'Emmanuèle Berhneim, Impression amour naissant…


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2014/08/sa-femme-emm..
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    • Livres 4.00/5
    Par absolu, le 01 août 2012

    absolu
    "Elle contemplait son carnet de rendez-vous. Chaque moment passé avec Thomas y figurait. Un grand T et une double flèche verticale indiquant l'heure de son arrivée et celle de son départ. Claire prit une feuille de papier et un crayon. Une heure et quinze minutes, cinq jours par semaine, pendant près de trois mois. Elle calcula. Soixante-quinze heures.
    Ce carnet contenait les soixante-quinze heures passées avec Thomas. Comment pourrait-elle se résoudre à le ranger auprès de ceux des années précédentes ?
    Elle feuilleta son carnet de rendez-vous. Des heures, des jours, des mois, mais pas de T, et pas de flèches. Une nouvelle année allait commencer."
    Voilà. C'est la vie De Claire, quand elle rencontre Thomas. C'est purement sexuel. C'est tous les soirs, une heure et quart. Sauf le week-end. Il est marié, deux enfants. du moins, c'est ce qu'il a dit. Il a dit aussi qu'il ne voulait faire souffrir personne. Cela dit ils s'emboîtent à merveille. Alors, pour profiter au mieux de cette heure et quart, elle réorganise ses journées, ne prend plus de consultations après 19h. Ne preste pas seule chez elle une fois Thomas reparti. Et, entre deux patients, ou dans un demi-sommeil, elle imagine Thomas dans son autre vie. Sa vie des soirs, après elle, sa vie du week-end. Elle pense à ce corps qui vient de la quitter se débarrasser de la dernière empreinte de sa peau à elle, sous la douche, avant de se glisser auprès de Sa femme, endormie. Elle imagine son fils sur ses genoux, son fils qui veut mettre les sucres dans la tasse de café.
    Elle n'a rien de tout ça, Claire. Et elle n'en est pas forcément malheureuse. Elle n'est pas spécialement heureuse non plus. Elle garde les emballages dorés de leurs rendez-vous dans un tiroir, et puis le bouquet de roses qu'il lui a ramené, un soir. Elle prend même le contenu du tiroir en photo. Elle veut un souvenir elle aussi. Un souvenir de souvenirs. Mais surtout, elle se plonge dans ce qu'elle ignore, ce qu'elle ne voit pas, ce qu'elle croit percevoir. On peut se demander si, au final, les moments qu'elle préfère ne sont pas ceux qu'elle invente.
    Jusqu'au jour où Thomas lui fait un aveu. Et pas des moindres. Mais ça ne changera rien. Enfin, en apparence. Car Claire vit dans le fantasme. le fantôme de Sa femme, de cette vie sans elle qu'elle élabore plus qu'elle n'imagine. Ce morceau d'amour d'une heure et quart par jour lui donne le sourire, l'oeil qui brille, parce qu'il reste extra et pas conjugal, enfin je crois. Un oeil qui brille de curiosité, d'instants volés, du temps qui s'est arrêté. L'esprit s'engouffre alors dans la voie de l'hypothétique.
    Une écriture douce, limpide, intime. Un style qui nous prend tranquillement par la main, nous dit la supériorité du fantasme sur l'instant présent, de l'inconnue sur ce corps qu'elle connaît maintenant. Un ton qui nous raconte une routnie en remplaçant une autre. Une vie fragmentée par ses patients, les courses, Thomas, et l'aspect virtuel de ce dernier. Un quotidien qui semble déjà rodé, bien qu'en partie interdit. Jusqu'à ce que... Et là...

    Lien : http://www.listesratures.fr/archive/2007/08/24/sa-femme.html
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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 06 août 2007

    BMR
    Encore un petit opuscule minuscule d'une centaine de pages, presque une nouvelle.
    Emmanuèle Berheim aura obtenu le prix Médicis en 1993 pour ce petit roman : Sa femme.
    L'histoire d'une jeune toubib un peu (beaucoup ?) maniaco - obsessionnelle qui collectionne les traces de sa vie sentimentale comme d'autres collectionnent les papillons ou les coléoptères.
    Et c'est d'ailleurs avec une remarquable écriture, d'une précision d'entomologiste, qu'E. Bernheim nous décrit la vie quotidienne de son héroïne, tous ces petits riens qui font la vie.
    La limpidité, la clarté de son style, forme une étrange harmonie avec les pensées de la jeune femme (qui d'ailleurs s'appelle ... Claire) et ce petit bouquin mériterait presque de figurer parmi nos couronnes 2007.
    En tout cas un petit plaisir à ne pas manquer.
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    • Livres 3.00/5
    Par LunaZione, le 18 novembre 2012

    LunaZione
    L'auteur nous offre une histoire très surprenante : la relation que Claire à vis à vis de Thomas est très spéciale. le lecteur rentre presque dans le rôle de voyeur, ce qui déplaira surement à quelques uns. Cette impression est renforcé par le vocabulaire simple, la rapidité des actions et la facilité avec laquelle on lit ce livre. C'est surtout ça, qui est dérangeant : on est dans un rôle de voyeur et c'est tellement bien écrit qu'on apprécie.
    Cependant, Claire reste un personnage très attachant : beaucoup de femmes pourront se reconnaître en elle. Seuls ses sentiments, plus que passionnés, marquent une limite entre la plupart des lecteurs et l'histoire.
    Emmanuèle Bernheim à un style d'écriture bien à elle : a la fois dérangeant et agréable. Dans Sa femme, les actions s'enchaînent à une allure folle : on a plus le temps de réfléchir, ce qui s'accorde très bien avec la passion De Claire. Cela étant dit, cela n'est pas forcément toujours très agréable : on a vite l'impression de subir le livre.
    Sa femme à reçu le Prix Médicis de 1993, et cela est compréhensible par bien des aspects. Emmanuèle Bernheim saura vous entrainer dans son monde : il serait dommage de ne pas en prendre le risque.

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-sa-femme-emmanuele-bernheim-6..
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 14 juin 2014

    Qu’il s’allongeât ou qu’elle s’allongeât sur lui, leurs bouches ne se quittèrent pas.
    Si le bras droit de l’un s’échappait de leurs corps mêlés, le bras gauche de l’autre venait aussitôt le recouvrir.
    Ils étaient presque de la même taille. Ainsi, des orteils au front, Thomas collait à Claire, et Claire collait à Thomas.
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  • Par BMR, le 06 août 2007

    [...] Quelle que soit l'heure à laquelle il arrivait, Thomas restait une heure et quart chez Claire. Jamais plus, rarement moins.
    Un jour, elle débrancha son magnétoscope et sa cafetière électrique et dissimula son réveil dans le tiroir de la table de nuit. Ainsi Thomas n'aurait plus aucun moyen de connaître l'heure et il resterait plus longtemps.
    Lorsqu'il sonna à la porte, avant d'aller lui ouvrir, Claire regarda l'heure à sa montre et la rangea dans son sac. Il était huit heures moins vingt-cinq.
    [... plus tard ...] Thomas se serra contre elle et l'embrassa doucement. Puis il s'écarta d'elle et se leva. Lorsqu'il referma derrière lui la porte d'entrée, il était neuf moins dix. Thomas était resté chez elle une heure et quart, une heure et quart pile.
    Claire ne débrancherait plus ses appareils.
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  • Par manU17, le 30 juillet 2014

    Il n'était pas venu au rendez-vous, non qu'il ne souhaitât pas la voir. Au contraire. Il voulait la voir sans arrêt, tous les jours. Mais il ne pouvait pas, il ne devait pas.
    - Pourquoi ?
    - Parce que j'ai une femme et deux enfants. Je ne les quitterai jamais et je ne veux pas te faire souffrir

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  • Par manU17, le 31 juillet 2014

    Le lendemain, en sortant du café, ils restèrent un instant face à face. De la buée s'échappait des lèvres entrouvertes de Thomas, et son haleine sentait le café. L'intérieur de sa bouche devait être chaud et avait sûrement le goût du café sucré. Ils ne s'embrassèrent pas.

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  • Par le_Bison, le 28 juin 2014

    Elle ne parvenait pas à se souvenir si, la veille, il lui avait dit : « A demain. » Elle se rappelait juste qu’ils étaient si étroitement mêlés qu’elle n’avait soudain plus su si c’était sa propre peau qu’elle caressait ou bien celle de Thomas.

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Emmanuèle Bernheim - Tout s'est bien passé .
Emmanuèle Bernheim vous présente son ouvrage "Tout s'est bien passé" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire janvier 2013.http://www.mollat.com/livres/emmanuele-bernheim-tout-est-bien-passe-9782070124343.htmlNotes de Musique : Trentemoller The last resort - 13 - Miss You








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