> Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)

ISBN : 2253121843
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
La Société des Jeunes Pianistes, c'est le nom que s'est donné un groupe d'adolescents passionnés, à Oslo, à la fin des années 1960. A la fois amis et rivaux, ils ont en commun l'amour de la musique ; pourtant, un seul remportera le concours du " Jeune Maestro ". Tous vo... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par lilicrapota, le 21 octobre 2011

    lilicrapota
    la recherche d'un auteur scandinave, je suis tombée sur celui-ci, norvégien. Il y a le même rapport à la nature que chez Vesaas et Tunstrom, avec la présence quasi permanente de l'eau (là c'est parce que la mère du jeune héros s'est noyée), de signes (ici un épervier qui plane de façon funeste à chaque fois qu'il va se passer quelque chose) mais il n'y a pas la même poésie que chez les deux autres, ni la façon de faire des symboliques et des métaphores au détour de chaque phrase. L'histoire est relativement simple, le décor aussi, ce qui est tendu ce sont les relations entre les personnages : tout d'abord le héros et sa famille : des parents qui se déchirent, puis une mère morte, un père effacé et noyé, une sœur secrète… ensuite le héros et ses « collègues (tous sont pianistes, passionnés de musique, aspirant à un brillant avenir de concertiste) : il est amoureux d'Anja, couche avec une Margrete, est attiré par une Rebecca, tout est trouble et confus, comme sa vie à ce moment-là de son histoire. Il est l'heure de faire des choix, il a 18 ans, et il a une fâcheuse tendance à laisser les autres décider pour lui, avant de prendre sa vie (presque) en main. Certains personnages sont fouillés plus que d'autres, comme celui d'Anja, pièce maîtresse du roman : on devine qu'elle subit l'amour compulsif (et l'inceste) de son père, en étant toutefois animée d'une volonté farouche et d'un talent indéniable ; elle finira par mourir, victime de sa passion, de la pression exercée sur elle, de la lâcheté de sa mère. La sœur du héros est aussi un personnage compliqué (qui se révèlera être aussi amoureuse d'Anja) mais l'auteur fait ce que je déteste (c'est pour ça que le roman m'a plu, mais pas plus que ça) : il décrit les agissements de chacun sans les expliquer, sans même donner des clés, c'est exactement ce qu'on ne fait pas dans la vraie vie (enfin je crois !) : on interprète toujours les faits et gestes de chacun en fonction de ce qu'on croit savoir de lui, et là, il n'y a rien, aucune « psychologie » (même si je n'aime pas beaucoup ce mot et qu'il ne ressemble pas à ce que je veux dire). On sait pourquoi les personnages agissent ainsi, il n'y a même pas d'explication à donner : Anja se réfugie dans son monde pour fuir son père, tout en étant irrésistiblement attachée à lui (dans tous les sens du terme). le héros oscille entre les désirs de son corps et l'amour de son cœur, rien de plus normal. Etc. l'auteur nous donne à voir des comportements évidents (mais justes), on n'est ni surpris ni dans l'attente d'autre chose, ce roman ressemble à de la vraie vie ni plus ni moins, un peu trop creuse à mon goût. Oui, c'est ça, le mot juste : c'est attendu. Je suis un peu cruelle car j'ai tout à fait conscience qu'on peut penser de ce roman exactement l'inverse de ce que je viens d'en dire : un roman qui colle autant à la vie en nous faisant partager le quotidien d'une petite troupe d'ado, c'est incroyable !!! il y a des drames et des prises de conscience, un mûrissement pour ne pas dire une maturation qui se fait peu à peu les mois passant et les décisions prises. Mais le lecteur n'est que spectateur… et ce que je préfère, c'est quand le lecteur a une part active dans l'histoire, qu'il peut s'y impliquer, qu'on lui laisse un peu de liberté pour venir mettre son petit grain de sel, sa petite interprétation, sa touche d'intimité. Là il n'y a pas de place : on lit, on termine, c'est fini. On va le poser sur une étagère de sa bibliothèque.
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    • Livres 4.00/5
    Par Mia, le 07 juillet 2009

    Mia
    J'ai d'abord connu Ketil Bjornstadt au travers de sa musique, un jazzman avant-gardiste des plus intéressants dont l'univers sonore m'a complètement séduite. C'est avec surprise que j'ai découvert que cet artiste avait tapoté un autre type de clavier en repérant "La Société des Jeunes Pianistes".
    J'ai aimé l'histoire d'Axel qui résonne avec la biographie de Ketil Bjornstadt puisque l'on sait qu'à l'âge de 14 ans, il gagnait le Grand concours des jeunes pianistes d'Oslo.
    Je n'ai pas vu la redondance qui semble avoir agacé le précédent lecteur.
    Au contraire, les doutes et les interrogations, les élans et les hésitations, les passions et les renoncements de ces jeunes musiciens m'ont semblé être à même de trouver écho en chacun de nous... et plus particulièrement dans une quête artistique, quelle qu'elle soit.
    Au fil des pages s'impose un fond sonore, les maîtres dont parlent les élèves accompagnent la lecture d'un décor hertzien grandiose. Axel m'est apparu des plus vivants, rien d'étonnant pour un auteur capable de créer une musique véritablement habitée.
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    • Livres 2.00/5
    Par Scrat, le 10 juillet 2010

    Scrat
    Un avis mitigé pour ce livre.
    Je l'ai trouvé trop long probablement (et je ne parle pas du fait que ce soir un pavé de 400 pages... Non c'est l'histoire qui s'étire a l'infini.)
    Il y a quelques trés jolis passages, mais je ne me suis ni attaché au héro, ni a sa belle (surtout pas a sa belle que j'ai trouvé trés antipathique)
    Le seul personnage qui a eu grace a mes yeux c'est celui de Catherine, la soeur d'Aksel.
    L'histoire en elle-même m'a plutôt interessé. Assez sombre. Nous fait entré dans un univers pas toujours trés sain. J'ai beaucoup aimé le rapport a la musique.
    Ma grosse deception : le dernier chapitre. une appendice grossiere qui détruit la belle fin qui aurait pu être offerte au lecteur.
    Dommage.
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    • Livres 5.00/5
    Par souiky, le 11 décembre 2010

    souiky
    Ambiance froide pour émotions brûlantes, La Société des Jeunes Pianistes est un livre vibrant. L'écriture de Ketil Björnstad est une magnifique et envoûtante mélodie à travers laquelle on suit la vie de ces adolescents qui respirent par la musique. Un roman dans lequel on entre sans jamais vraiment en sortir indemne.
    J'ai beaucoup aimé, même s'il n'est pas forcément facile par moment tant il s'en dégage une certaine froideur. Il y a quelques défauts par ailleurs, comme le manque de consistance de quelques personnages. Enfin non, c'est plus le fait qu'on aimerait en savoir plus mais là n'est pas non plus le but de ce roman initiatique. Une très belle découverte en tout cas.
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    • Livres 1.00/5
    Par liliba, le 28 février 2010

    liliba
    "Qui suis-je ? Un cornichon ignorant et perturbé qui essaie de se faire une place dans ce monde, qui n'a pas encore fait un seul choix décisif pour son avenir. Aucun de nous ne sait avec certitude ce que nous allons devenir, ce dans quoi nous sommes bons."
    Cette citation représente pour moi vraiment l'impression que j'ai eue tout au long de ma lecture... Bien loin de ce que laisse espérer la présentation de l'éditeur, ce roman m'a paru long et plutôt insipide. le style est pourtant agréable à lire et l'histoire me tentait beaucoup : la musique, le piano, des jeunes qui cherchent leur voie, une passion commune... Mais le héros de l'histoire est vraiment peu attirant. Même si l'on comprend parfaitement qu'il puisse avoir du mal à trouver sa voie après le décès de sa maman et du fait d'un environnement familial pesant, qu'il peut être excusé parce qu'il est en pleine adolescence et qu'à cet âge-là, eh bien ce n'est pas qu'on soit vraiment ni très malin ni très bien dans ses baskets, je l'ai trouvé désagréable, amer, lâche, sans volonté profonde... bref une personnalité peu intéressante à laquelle on n'a pas très envie de s'intéresser... Dommage...
    Un détail : jamais dans un livre je n'ai vu un héros vomir autant ! Je ne sais pas si c'est habituel aux adolescents norvégiens, mais Aksel semble vomir toutes les deux pages... Peu ragoûtant !


    Lien : http://liliba.canalblog.com
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Citations et extraits

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  • Par Scrat, le 10 juillet 2010

    - Où est-ce que je vais te retrouver ?
    Elle se met a rire
    - Mais tu viens de le dire. Tu n'aura qu'a me chercher entre l'alto et le second violon.
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  • Par gilardonie, le 02 août 2011

    "Ces éternels non-dits. Ce qui nous relie, toi et moi"
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  • Par Persepolis, le 04 janvier 2012

    Car là où résonne la musique jaillit la vie, plus forte que nulle part ailleurs.
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