Juste avant la révolution d'Octobre, Dimitri Radzanov et Horowitz s'affrontent en duel au piano au conservatoire de Kiev. Chassés par les Bolcheviks, les deux jeunes gens doivent fuir l'Ukraine. Horowitz émigre aux Etats-Unis où il rencontre vite fortune et gloire. Radz... > voir plus
Comme le dit la chanson:
"C'est un beau roman,
C'est une belle histoire."
En effet, Horowitz et mon père est un livre qui se lit avec plaisir et qui ne présente aucune difficulté ou aucune rugosité. Mais c'est curieusement ce que je lui reproche le plus: on a affaire à un livre trop lisse, le genre de livre que l'on dévore rapidement (surtout si on possède de bonnes connaissances en musique classique) mais que l'on oublie tout aussi vite. L'évocation de l'entre -deux guerres et du milieu des émigrants russes est savoureuse mais l'impression de déjà-vu et de déjà-lu vient très vite à l'esprit; je pense entre autres à l'œuvre de Romain Gary en général et à l'évocation de sa mère dans La promesse de l'aube en particulier.
C'est le duel entre 2 pianistes de génie: Dimitri Radzanov et Horowitz s'affrontent au piano au conservatoire de Kiev. Chassés par la Révolution russe ils vont connaître des vies très différentes l'un aux USA, l'autre en France, après avoir servi dans la garde blanche. Radzanov va finir par fabriquer des disques pour son ancien rival Horowitz qui déchaîne les foules outre-Atlantique....Un récit passionnant, des personnages unis par la musique mais qui vont connaître des destins très contrastés, un destin de gloire pour Horowitz, une destinée plus modeste pour Radzanov...(éditeur: Fayard..sorti en livre de poche..)
Je ne suis pas dans une bonne phase de lecture depuis cette semaine. C'est dommage car ce livre en fait les frais. Je l'ai trouvé pas mal mais sans plus. Je l'avais choisi assez court en espérant qu'il passerait bien, j'aurais mieux fait de faire une pause de lecture, cela ne m'arrive que très rarement mais je vais ralentir un peu mon rythme. Serais-je à saturation ? J'espère que non, j'aime croire que mon entrain va revenir bien vite. Ce petit livre nous retrace l'histoire assez riche d'une famille russe émigrée en France, sur fond de deuxième guerre mondiale, de musique, de liens familiaux. Le narrateur est le fils de Dimitri (qui émigre en France), mais d'après la préface de Roman Polanski l'auteur est le petit-fils de Dimitri donc le fils du narrateur, vous me suivez ??? C'est donc l'histoire du grand-père de l'auteur, même s'il n'a pas le même nom. Malgré mon manque d'entrain ce livre est quand même facile et pas désagréable à lire il faut bien le reconnaître.
Petit roman plein d'humour qui se lit très vite. Peinture inoubliable d'une mère abusive, odieuse et du petit monde des exilés russes. Dimitri Radzanov excellent pianiste rivalise au piano avec un certain Horowitz, pour la mère de Dimitri il n'y a aucun doute, son fils est le meilleur, même s'il joue dans un poulailler dans le fond de son jardin de Chatou et Horowitz (Face de Chou) à Carnegie Hall. Beaucoup des tragédies du 20° siècle : les guerres l'exil l'extermination des juifs traversent rapidement ce petit roman. Mais son charme vient surtout de tout ce qui est dit sur la musique, la solitude et la souffrance du concertiste virtuose.
Depuis l’âge de25 ans, il est persuadé qu’il est atteint d’un mal incurable, mais sa seule maladie est la frousse de perdre sa virtuosité et d’être envoyé dans un camp comme son père et des millions d’autres juifs.
« Nous faire ça à nous ! » La voix de ma grand-mère me fendait les tympans, aussi tranchante que le scalpel en train d’inciser les cadavres d’école. Par ce « nous » outragé, elle désignait les Radzanov uniquement, transformant une défaite historique en offense personnelle.
Maman n’avait pas d’instruction, ce qui constituait aux yeux de sa belle-mère un défaut rédhibitoire, aggravé par ce crime de lèse-Anastasie : « Elle m’a pris mon fils ! »