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ISBN : 225317923X
Éditeur : Le Livre de Poche (2015)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Ce roman est une comédie apocalyptique. Il raconte l'histoire de William Andy, loser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant des solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal. Parviendra-t-il à contenir la catastrophe globale avec un show télé ?

Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
Luniver17 décembre 2013
  • Livres 4.00/5
William Andy est promis à une brillante carrière : après avoir passé plusieurs années comme serveur dans un fast-food et télévendeur, le voici promu vendeur de journaux à la criée. Hélas, l'environnement lui est peu profitable : à force d'entendre le prosélytisme religieux autour de lui, l'idée lui vient de commenter les nouvelles du jour en faisant miroiter une fin du monde imminente. La sanction est immédiate : grand succès auprès du public, renvoyé de son poste, pour être aussitôt embauché à la télévision.
Après quelques tribulations et un héritage tombé à point nommé, Andy fonde sa propre école destinée à préparer la population à vivre sereinement la fin du monde imminente. Son show télévisé offrant la parole à qui veut la prendre, et son idée de religion participative attire à lui tout ce que la planète compte de cinglés.
N'allez cependant pas croire que ce livre possède une structure claire : on passe de théories délirantes à des personnages qui ne le sont pas moins, le tout noyé dans un humour absurde et jubilatoire. Quitte à vivre l'apocalypse, autant que ça soit dans un fou rire général.
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Suny
Suny15 juin 2011
  • Livres 5.00/5
C'est un gros délire ce livre, mais au final pas tant que ça... la fin est très belle. Et puis tout ce qu'il y avant la fin est juste poilant. Il y a certes pas mal de déjà vu (un savant mélange de plein de trucs déjà vus en fait), mais c'est tellement bien écrit qu'on a l'impression que c'est nouveau et que c'est à peine exagéré (parce que quand même, des fois, il exagère ^^).
J'adore sa façon d'écrire, ça se lit tout seul sans être simpliste et ça fait paf dans les neurones, et puis il y a toujours un petit détail qui tue. le passage sur les morses, par exemple, m'a fait pleurer de rire...
En conclusion : trop trop bon !
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chriskorchi
chriskorchi26 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Rapide, délirant, politiquement incorrect et humoristique comme du Chuck Palahniuk qui se prendrait pour Douglas Coupland. Complètement délirant !!!
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JulieJuz
JulieJuz24 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Titre alléchant, plume que j'avais adorée dans Touriste, histoire totalement loufoque. Julien Blanc-Gras avait tout pour m'emporter avec lui et tout me dire pour devenir moi-même déesse parmi les quidams. Mais malheureusement, le livre reste un peu trop WTF pour moi.
Julien Blanc-Gras, je l'ai découvert en lisant Touriste. Une petite citation du livre m'avait tout de suite plu, et l'idée d'être moi-même touriste professionnelle m'a poursuivie durant des années, jusqu'à ce que je comprenne que ce n'était pas un métier.
Du coup, c'est avec bonheur que je me suis plongée dans Comment devenir un dieu vivant. La plume me plaît toujours autant : moderne, parfois juste acerbe comme il faut, crue et riche. Dans ce livre, totalement fictionnel, le « héros » va devenir un prophète pour le peuple terrien que nous sommes. Des rues crasseuses jusqu'au sommet du monde, William Andy et ses comparses vont se poser en stars de l'apocalypse inévitable qui frappe à nos portes.
Et c'est là que ça devient trop pour moi. Nous sommes emportés dans un délire incroyable – d'une qualité indéniable, mais qui ne m'aura pas réellement fait vibrer. Peut-être parce que j'ai peur que ce livre ne soit pas aussi fictionnel qu'il ne le laisse croire ? Je ne sais pas. En tout cas, je n'irai pas jusqu'à vous le déconseiller. Je suis sûre qu'une fois qu'on se laisse aller aux loufoqueries de Julien Blanc-Gras, Comment devenir un dieu vivant est une perle. Toutefois, ça n'a pas été mon cas.
Prochaine lecture de lui : Gringoland, histoire de patienter jusqu'à me procurer Paradis (avant liquidation) qui devrait être plus dans la trempe de Touriste.
Lien : http://wp.me/p3wHdm-7Q
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mireille.lefustec
mireille.lefustec04 septembre 2011
  • Livres 4.00/5
Un temps d'adaptation pour entrer dans ce langage,à mille lieues du classique,puis on se laisse prendre dans le délire
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver17 décembre 2013
Le morse évolue dans un milieu tantôt nourricier, tantôt hostile. Ses comportements sont parfois illisibles. Je me souviens d’un documentaire vertigineux sur l’attitude de la bête lors de sa migration annuelle. La colonie se réunit sur un petit îlot rocheux pour prendre un peu de repos, car la route est longue. Tout est bien, le calme règne. Pas d’ours à l’horizon. Un morse hardi entreprend d’escalader de sa démarche grotesque le petit monticule chapeautant l’îlot. Poussés par l’instinct grégaire ou le besoin de faire les intéressants devant les filles, les autres le suivent. Arrivé au sommet (au bout d’une heure pour quelques dizaines de mètres de randonnée), le premier morse descend la pente de l’autre versant en faisant rouler sa grosse carcasse à la manière de Laura Ingalls dans le générique de La Petite Maison dans la prairie. C’est drôle, mais seulement pendant dix secondes. Car au bout de la pente se trouve une falaise. Pas très haute, environ sept ou huit mètres. Suffisant pour se faire très mal. Notre ami le morse s’écrase en bas comme un vieux flan, suivi par tous ses camarades qui n’ont rien de mieux à foutre que de rouler vers un précipice. Après quelques heures, on se retrouve donc avec un bon tas de morses mortellement blessés, poussant des cris terrifiants, et incapables de remuer leurs quintaux de patapoufs. C’est désespérant. Car le morse, par son allure débonnaire, a su attirer notre sympathie.



Mais enfin pourquoi ? Les scientifiques ne se l’expliquent pas. Le morse est-il mu par un instinct de sacrifice utile à la globalité de l’espèce (comme le lemming) ou bien est-il particulièrement con (comme la poule) ? Mystère.
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LuniverLuniver16 décembre 2013
Je me suis enfoncé dans le canapé pour prendre du recul par rapport à l’écran. On pouvait modéliser l’état du discours télévisé dans cette équation calamiteuse :

Premièrement, on vous explique que l’Autre est très dangereux.

Deuxièmement, on vous explique qu’il est interdit de critiquer l’Autre.

Coincé entre les discours sécuritaires et le politiquement correct (ce petit puritanisme sémantique insidieux qui fait du mal à la pensée et du bien à personne), le pauvre téléspectateur se recroqueville dans son inhibition. Vainqueurs : la peur et la culpabilité, deux attitudes paralysantes comme mode de lecture de la réalité. Et l’inertie, dans un monde qui va très vite, c’est la chute.
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YzouYzou04 décembre 2012
Au bout de la pente se trouve une falaise. Notre ami le morse s'écrase en bas comme un vieux flan, suivi par tous ses camarades qui n'ont rien de mieux à foutre que de rouler vers un précipice. Après quelques heures, on se retrouve donc avec un bon tas de morses mortellement blessés, poussant des cris terrifiants, et incapables de remuer leurs quintaux de patapoufs. C'est désespérant. Car le morse, par son allure débonnaire, a réussi à attirer notre sympathie. Mais enfin pourquoi ? Les scientifiques ne se l'expliquent pas. Le morse est-il mu par un instinct de sacrifice utile à la globalité de l'espèce (comme le lemming) ou bien est-il particulièrement con (comme la poule) ? Mystère.

Tout ça pour dire qu'on est des sacrés morses.

Nous savons que nous courons vers le précipice et nous courons quand même.
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LuniverLuniver17 décembre 2013
Le président de l’OMC (costard cravate et tête de nœud) :

— Oui, il faut faire quelque chose. Si, comme vous l’envisagez, c’est effectivement la fin du monde, les résultats du commerce mondial en seraient sévèrement affectés. Ce qui produirait inévitablement, et j’insiste sur ce point-là, une chute significative des indices boursiers avec pour corollaire un ralentissement préoccupant de la croissance. Vous êtes prévenus.
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LuniverLuniver18 décembre 2013
Et puis vous commencez à nous faire chier avec vos mannequins de trente-cinq kilos. Oh, je comprends bien vos intérêts. Quand les femmes sont maigres, on réduit la taille des vêtements, ça fait moins de tissu pour le même prix. Économie d’échelle pour les créateurs. Ok, c’est votre business. Mais bon, on est d’accord que les femmes elles sont quand même plus belles quand elles sont grosses, non ?
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Vidéo de Julien Blanc-Gras
L?Histoire à la casserole: Dictionnaire historique de la gastronomie de Henri Pigaillem aux éditions Folio
A comme absinthe, aspartame ou alléluia. C comme camembert ou carpaccio? de grog à spéculos en passant par Sandwich (le célèbre comte quatrième du nom), ce dictionnaire savoureux de la gastronomie à travers l?histoire, concocté par Henri Pigaillem, vous plonge à l?origine des aliments et des mots gourmands que nous avons tous à la bouche. Il retrace aussi la saga des grands restaurants, des génies de la gastronomie et des marques célèbres. Qui a inventé le croque-monsieur ? Qu?a écrit Taillevent ? D?où viennent les expressions « ôter le pain de la bouche », « en rang d?oignons », « pour des prunes » ? Pourquoi Vatel s?est-il suicidé ?? En dévorant cet ouvrage, vous pourrez répondre à toutes ces questions et mitonner un délicieux repas autour des recettes favorites de personnalités comme Alexandre Dumas ou Colette.
Au Chevet de l?Histoire de Henri Pigaillem aux éditions Télémaque
Après »L?Histoire à la casserole », dans lequel il promenait le lecteur aux quatre coins de la gastronomie, Henri Pigaillem a mis le cap sur l?histoire de la médecine. De céphalomancie à fétichisme érotique, en passant par masochisme, mimétisme, potomanie ou porphyrie, il ne nous épargne rien, avec des détails drôles et cruels, des origines des maladies et de leurs caractéristiques. Grands malades Richelieu, Louis II de Bavière-, grands médecins ? Ambroise Paré, Alfred Velpeau?-, c?est toute l?histoire de la médecine qui défile devant nos yeux ébahis, incrédules, attentifs, passionnés. Nous ne regarderons plus jamais une blouse blanche de la même façon !
Histoire des médecins de Stanis Perez aux éditions Perrin
Étrangement, une profession aussi célèbre et prestigieuse que celle de médecin n?a que rarement fait l?objet d?une synthèse historique allant de l?Antiquité à nos jours. Stanis Perez, l?un des plus grands spécialistes du sujet, retrace ici les principales étapes de l?évolution de l?art de soigner, sinon de guérir, en s?intéressant à ceux qui en ont la mission et qui en ont fait le serment. Depuis Hippocrate, le médecin est tantôt loué, tantôt décrié pour son combat victorieux contre la maladie, mais parfois perdu contre la mort. Mamika the Best de Sacha Goldberger aux éditions Fleuve
Mamika, the Best c'est la conclusion de l'histoire d'amour entre Sacha Goldberger et son exceptionnelle grand-mère de 96 ans, Frederika Goldberger. Au-delà des photos et des textes, c'est aussi un esprit, un mode de pensée, une certaine culture, celle d'un humour juif d'Europe centrale, absurde et poétique, à laquelle Sacha a été nourri toute son enfance. Mais c'est surtout, depuis dix années de shootings et de situations loufoques et poétiques, le meilleur moyen qu'a trouvé Sacha pour rendre sa grand-mère éternelle.
In utero de Julien Blanc-Gras aux éditions Au Diable Vauvert
Globe-trotter insatiable, l?auteur a posé ses valises pendant 9 mois pour observer un ventre s?arrondir. Journal de grossesse, In utero explore cette période de latence qui transforme l?homme en père, et la Femme en baleine. du test à l?accouchement, c?est le récit d?une aventure à la fois intime et universelle, avec ses joies et ses angoisses. Une aventure (très) rarement racontée du point de vue masculin. C?est aussi une réflexion documentée sur la grossesse à travers l?histoire et les cultures, une méditation sur la paternité à venir, traversée de questions existentielles (Faut-il faire des enfants dans un monde surpeuplé ? Peut-on accoucher en chaussettes ?). On y retrouve l?humour, le ton distancié et la fluidité de style de l?auteur de Touriste. Menée avec tendresse et profondeur, cette balade autour du ventre devient, au fil des mois, une marche forcée vers l?optimisme. In utero : un livre de chevet pour les futurs parents, les déjà parents, et pour ceux qui hésite
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