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ISBN : 225317923X
Éditeur : Le Livre de Poche (2015)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Ce roman est une comédie apocalyptique. Il raconte l'histoire de William Andy, loser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant des solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal. Parviendra-t-il à contenir la catastrophe globale avec un show télé ?

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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
canel
canel20 avril 2016
  • Livres 4.00/5
William Andy vend des journaux à la criée. Il s'ennuie. Le spectacle de quelques clodos/dingos/allumés se prenant pour des messies et/ou alertant sur l'apocalypse lui donne l'idée d'ajouter un peu de piment dans son morne boulot : il se met à commenter les nouvelles à sa façon. La fantaisie n'est pas du goût de son employeur, Will se fait virer. Mais qu'importe : il se recycle, et avec l'aide de sa compagne Lucy et de deux potes, il devient « un homme médiatique, plus que politique, omniprésent, omniscient » ♪♫ (je vous la fais courte, on connaît cette - excellente - chanson*). Will devient un Dieu vivant. A lui la gloire et le fric...
Premier tiers mollasson, limite ch!ant, puis jubilation. J'ai retrouvé le Julien Blanc-Gras que j'apprécie, qui me fait rire et cogiter, et le genre d'ouvrage que j'aime chez cet éditeur (Au Diable Vauvert). Joyeux mélange délirant, tendre, rentre-dedans, sage, ironique, philosophique, etc. pour parler de l'Homme, de la société (mal barrée), des médias, de la peoplerie, de l'écologie, des religions, et d'Apocalypse...
Certains propos sur l'espèce humaine m'ont fait penser à des ouvrages de Bernard Werber (avec exposés de vulgarisation scientifique), le ton m'a rappelé celui de Virginie Despentes (celui de JBG est un chouïa moins corrosif).
C'est pertinent, mignon et drôle.
Pour du plus tendre : lire 'In Utero', de cet auteur.
Pour du plus sérieux : 'Paradis avant liquidation'.
A découvrir aussi : 'Gringoland' et 'Touriste'.
* 'L'homme pressé', Noir Désir, 1996
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=lU9KEkHC2yg
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Luniver
Luniver17 décembre 2013
  • Livres 4.00/5
William Andy est promis à une brillante carrière : après avoir passé plusieurs années comme serveur dans un fast-food et télévendeur, le voici promu vendeur de journaux à la criée. Hélas, l'environnement lui est peu profitable : à force d'entendre le prosélytisme religieux autour de lui, l'idée lui vient de commenter les nouvelles du jour en faisant miroiter une fin du monde imminente. La sanction est immédiate : grand succès auprès du public, renvoyé de son poste, pour être aussitôt embauché à la télévision.
Après quelques tribulations et un héritage tombé à point nommé, Andy fonde sa propre école destinée à préparer la population à vivre sereinement la fin du monde imminente. Son show télévisé offrant la parole à qui veut la prendre, et son idée de religion participative attire à lui tout ce que la planète compte de cinglés.
N'allez cependant pas croire que ce livre possède une structure claire : on passe de théories délirantes à des personnages qui ne le sont pas moins, le tout noyé dans un humour absurde et jubilatoire. Quitte à vivre l'apocalypse, autant que ça soit dans un fou rire général.
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Suny
Suny15 juin 2011
  • Livres 5.00/5
C'est un gros délire ce livre, mais au final pas tant que ça... la fin est très belle. Et puis tout ce qu'il y avant la fin est juste poilant. Il y a certes pas mal de déjà vu (un savant mélange de plein de trucs déjà vus en fait), mais c'est tellement bien écrit qu'on a l'impression que c'est nouveau et que c'est à peine exagéré (parce que quand même, des fois, il exagère ^^).
J'adore sa façon d'écrire, ça se lit tout seul sans être simpliste et ça fait paf dans les neurones, et puis il y a toujours un petit détail qui tue. le passage sur les morses, par exemple, m'a fait pleurer de rire...
En conclusion : trop trop bon !
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chriskorchi
chriskorchi26 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Rapide, délirant, politiquement incorrect et humoristique comme du Chuck Palahniuk qui se prendrait pour Douglas Coupland. Complètement délirant !!!
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JulieJuz
JulieJuz24 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Titre alléchant, plume que j'avais adorée dans Touriste, histoire totalement loufoque. Julien Blanc-Gras avait tout pour m'emporter avec lui et tout me dire pour devenir moi-même déesse parmi les quidams. Mais malheureusement, le livre reste un peu trop WTF pour moi.
Julien Blanc-Gras, je l'ai découvert en lisant Touriste. Une petite citation du livre m'avait tout de suite plu, et l'idée d'être moi-même touriste professionnelle m'a poursuivie durant des années, jusqu'à ce que je comprenne que ce n'était pas un métier.
Du coup, c'est avec bonheur que je me suis plongée dans Comment devenir un dieu vivant. La plume me plaît toujours autant : moderne, parfois juste acerbe comme il faut, crue et riche. Dans ce livre, totalement fictionnel, le « héros » va devenir un prophète pour le peuple terrien que nous sommes. Des rues crasseuses jusqu'au sommet du monde, William Andy et ses comparses vont se poser en stars de l'apocalypse inévitable qui frappe à nos portes.
Et c'est là que ça devient trop pour moi. Nous sommes emportés dans un délire incroyable – d'une qualité indéniable, mais qui ne m'aura pas réellement fait vibrer. Peut-être parce que j'ai peur que ce livre ne soit pas aussi fictionnel qu'il ne le laisse croire ? Je ne sais pas. En tout cas, je n'irai pas jusqu'à vous le déconseiller. Je suis sûre qu'une fois qu'on se laisse aller aux loufoqueries de Julien Blanc-Gras, Comment devenir un dieu vivant est une perle. Toutefois, ça n'a pas été mon cas.
Prochaine lecture de lui : Gringoland, histoire de patienter jusqu'à me procurer Paradis (avant liquidation) qui devrait être plus dans la trempe de Touriste.
Lien : http://wp.me/p3wHdm-7Q
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Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver17 décembre 2013
Le morse évolue dans un milieu tantôt nourricier, tantôt hostile. Ses comportements sont parfois illisibles. Je me souviens d’un documentaire vertigineux sur l’attitude de la bête lors de sa migration annuelle. La colonie se réunit sur un petit îlot rocheux pour prendre un peu de repos, car la route est longue. Tout est bien, le calme règne. Pas d’ours à l’horizon. Un morse hardi entreprend d’escalader de sa démarche grotesque le petit monticule chapeautant l’îlot. Poussés par l’instinct grégaire ou le besoin de faire les intéressants devant les filles, les autres le suivent. Arrivé au sommet (au bout d’une heure pour quelques dizaines de mètres de randonnée), le premier morse descend la pente de l’autre versant en faisant rouler sa grosse carcasse à la manière de Laura Ingalls dans le générique de La Petite Maison dans la prairie. C’est drôle, mais seulement pendant dix secondes. Car au bout de la pente se trouve une falaise. Pas très haute, environ sept ou huit mètres. Suffisant pour se faire très mal. Notre ami le morse s’écrase en bas comme un vieux flan, suivi par tous ses camarades qui n’ont rien de mieux à foutre que de rouler vers un précipice. Après quelques heures, on se retrouve donc avec un bon tas de morses mortellement blessés, poussant des cris terrifiants, et incapables de remuer leurs quintaux de patapoufs. C’est désespérant. Car le morse, par son allure débonnaire, a su attirer notre sympathie.

Mais enfin pourquoi ? Les scientifiques ne se l’expliquent pas. Le morse est-il mu par un instinct de sacrifice utile à la globalité de l’espèce (comme le lemming) ou bien est-il particulièrement con (comme la poule) ? Mystère.
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canelcanel20 avril 2016
[Bombay]
Je n'ai pas vu de culs-de-jatte accrochés au mollet des passants pour grappiller une roupie. On les avait chassés loin, très loin. Je suis allé me promener à une centaine de kilomètres du coeur de la ville, là où les gens n'ont pas de chaussures et dorment sous des bouts de tôle et de carton. Deux femmes se battaient pour le contrôle d'une bouteille de plastique vide. Des gamins exultaient, ils avaient réussi à capturer un rat, de la bouffe. Ils vivaient dans leur merde, littéralement. C'est le scorbut qui a la plus belle espérance de vie dans le quartier. On sait tous à quoi ressemble la pauvreté, on a vu des reportages. Mais la misère, la vraie, c'est d'abord une odeur, et la télé ne la transmet pas. J'ai demandé à un vieux comment il faisait pour supporter la douleur de cette existence. Il m'a répondu que cette vie-là avait moins d'importance que la suivante dans le cycle de ses réincarnations. Il ne s'inquiétait donc pas, son karma ne pouvait que s'améliorer. J'ai hoché la tête, je trouvais ça à la fois absurde et lumineux.
J'ai levé les yeux au ciel, j'ai vu le plus gros panneau du monde, 300 m2 minimum. Une photo avec des jeunes Indiens. Beaux, bien habillés, branchés. Une pub pour un show télé. Le slogan : 'Regardez-les gaspiller leurs millions.' Je me suis frotté les yeux : c'était réel. Au point de réveiller ma capacité d'écoeurement. Quelqu'un, après mûre réflexion, avait délibérément choisi d'afficher ce message-là à cet endroit-là. Ce niveau de cynisme, Goebbels aurait applaudi.
(p. 236-237)
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LuniverLuniver16 décembre 2013
Je me suis enfoncé dans le canapé pour prendre du recul par rapport à l’écran. On pouvait modéliser l’état du discours télévisé dans cette équation calamiteuse :
Premièrement, on vous explique que l’Autre est très dangereux.
Deuxièmement, on vous explique qu’il est interdit de critiquer l’Autre.
Coincé entre les discours sécuritaires et le politiquement correct (ce petit puritanisme sémantique insidieux qui fait du mal à la pensée et du bien à personne), le pauvre téléspectateur se recroqueville dans son inhibition. Vainqueurs : la peur et la culpabilité, deux attitudes paralysantes comme mode de lecture de la réalité. Et l’inertie, dans un monde qui va très vite, c’est la chute.
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canelcanel19 avril 2016
Dans les années 1950, le Pr Leary s'emmerde en enseignant la psychologie à Harvard. Lors d'un voyage au Mexique, en bon lecteur d'Aldous Huxley, il tâte du champignon hallucinogène. Explosion cérébrale, illumination.
Peu après, il goûte au LSD, qui est alors un médicament légal utilisé en psychiatrie. Nouvelle claque. Il crée un séminaire d'étude sur le produit et commence à militer sérieusement pour que tout le monde se défonce la tête. Il distribue des acides à ses étudiants, c'est le début du grand n'importe quoi. L'époque est favorable. Une génération s'envole dans une mystique de la libération mentale. Le psychédélisme, par définition, se veut révélateur de l'âme.
Pendant quelques années, tout est possible. On va sur la Lune alors on peut bien partir en Inde. On baise sans se poser de questions, on danse dans la boue, la bande-son est fabuleuse. Vive la paix, vive l'amour. Le monde va changer.
L'euphorie est de courte durée. Le mouvement hippie s'enfonce dans la toxicomanie, quelques génies restent scotchés là-haut. Les bad trips de la Manson Family et d'Altamont achèvent les golden sixties, ces années qui engendreront une vraie nostalgie chez ceux qui ne les ont pas vécues.
(p. 175-176)
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canelcanel15 avril 2016
- Vous portez un T-shirt « La vie, c'est pas grave ». Ça veut dire quoi ?
- Ça veut dire ça. Porte ta croix et cesse de gémir. On n'a plus trop le temps de s'adonner à la mélancolie ou à l'apathie. Désormais, on sera peut-être malheureux, mais vivants.
- La provocation pour la provocation, ça sert à quoi dans le fond ?
- Vous êtes journaliste, vous savez mieux que moi qu'on ne peut pas se faire entendre sans hurler. On est obligés d'être excessifs dans la forme pour faire passer un propos finalement mesuré et raisonnable, je crois.
- Votre concept me semble un peu flou. Rassurez-moi : vous êtes bien de gauche, hein ?
- Si tu veux. Mais poser la question dans ces termes de nos jours, c'est un peu sénile, non ?
- Et vous n'avez jamais l'impression d'être contradictoires ?
- Peut-être. Et alors ? « La marque d'une intelligence de premier plan est qu'elle est capable de se fixer sur deux idées contradictoires sans pour autant perdre la possibilité de fonctionner. On devrait par exemple pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir et cependant être décidé à les changer. »
- C'est quoi ces conneries ?
- C'est Fitzgerald. Francis Scott. Il a quelques phrases sensées à son actif.
- Un mot pour conclure ?
- Moufle.
(p. 84)
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Videos de Julien Blanc-Gras (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Blanc-Gras
L?Histoire à la casserole: Dictionnaire historique de la gastronomie de Henri Pigaillem aux éditions Folio
A comme absinthe, aspartame ou alléluia. C comme camembert ou carpaccio? de grog à spéculos en passant par Sandwich (le célèbre comte quatrième du nom), ce dictionnaire savoureux de la gastronomie à travers l?histoire, concocté par Henri Pigaillem, vous plonge à l?origine des aliments et des mots gourmands que nous avons tous à la bouche. Il retrace aussi la saga des grands restaurants, des génies de la gastronomie et des marques célèbres. Qui a inventé le croque-monsieur ? Qu?a écrit Taillevent ? D?où viennent les expressions « ôter le pain de la bouche », « en rang d?oignons », « pour des prunes » ? Pourquoi Vatel s?est-il suicidé ?? En dévorant cet ouvrage, vous pourrez répondre à toutes ces questions et mitonner un délicieux repas autour des recettes favorites de personnalités comme Alexandre Dumas ou Colette.
Au Chevet de l?Histoire de Henri Pigaillem aux éditions Télémaque
Après »L?Histoire à la casserole », dans lequel il promenait le lecteur aux quatre coins de la gastronomie, Henri Pigaillem a mis le cap sur l?histoire de la médecine. De céphalomancie à fétichisme érotique, en passant par masochisme, mimétisme, potomanie ou porphyrie, il ne nous épargne rien, avec des détails drôles et cruels, des origines des maladies et de leurs caractéristiques. Grands malades Richelieu, Louis II de Bavière-, grands médecins ? Ambroise Paré, Alfred Velpeau?-, c?est toute l?histoire de la médecine qui défile devant nos yeux ébahis, incrédules, attentifs, passionnés. Nous ne regarderons plus jamais une blouse blanche de la même façon !
Histoire des médecins de Stanis Perez aux éditions Perrin
Étrangement, une profession aussi célèbre et prestigieuse que celle de médecin n?a que rarement fait l?objet d?une synthèse historique allant de l?Antiquité à nos jours. Stanis Perez, l?un des plus grands spécialistes du sujet, retrace ici les principales étapes de l?évolution de l?art de soigner, sinon de guérir, en s?intéressant à ceux qui en ont la mission et qui en ont fait le serment. Depuis Hippocrate, le médecin est tantôt loué, tantôt décrié pour son combat victorieux contre la maladie, mais parfois perdu contre la mort. Mamika the Best de Sacha Goldberger aux éditions Fleuve
Mamika, the Best c'est la conclusion de l'histoire d'amour entre Sacha Goldberger et son exceptionnelle grand-mère de 96 ans, Frederika Goldberger. Au-delà des photos et des textes, c'est aussi un esprit, un mode de pensée, une certaine culture, celle d'un humour juif d'Europe centrale, absurde et poétique, à laquelle Sacha a été nourri toute son enfance. Mais c'est surtout, depuis dix années de shootings et de situations loufoques et poétiques, le meilleur moyen qu'a trouvé Sacha pour rendre sa grand-mère éternelle.
In utero de Julien Blanc-Gras aux éditions Au Diable Vauvert
Globe-trotter insatiable, l?auteur a posé ses valises pendant 9 mois pour observer un ventre s?arrondir. Journal de grossesse, In utero explore cette période de latence qui transforme l?homme en père, et la Femme en baleine. du test à l?accouchement, c?est le récit d?une aventure à la fois intime et universelle, avec ses joies et ses angoisses. Une aventure (très) rarement racontée du point de vue masculin. C?est aussi une réflexion documentée sur la grossesse à travers l?histoire et les cultures, une méditation sur la paternité à venir, traversée de questions existentielles (Faut-il faire des enfants dans un monde surpeuplé ? Peut-on accoucher en chaussettes ?). On y retrouve l?humour, le ton distancié et la fluidité de style de l?auteur de Touriste. Menée avec tendresse et profondeur, cette balade autour du ventre devient, au fil des mois, une marche forcée vers l?optimisme. In utero : un livre de chevet pour les futurs parents, les déjà parents, et pour ceux qui hésite
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