ISBN : 2070363597
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Le chauffeur n'avait plus le loisir de ralentir...
Immobile, le ventre à toucher le capot, les pieds joints, fouquet enveloppa d'un mouvement caressant la carrosserie de la voiture qui filait contre lui ; un instant, il donna l'impression qu'il allait abandonner ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 14 décembre 2011

    lecassin
    "Un singe en hiver", est, pour ma part, le summum de l'œuvre… Celui après quoi tout semble fade. Et puis : qui n'a pas lu « Un singe en hiver » l'a forcement vu ; adapté au cinéma par Henri Verneuil avec Jean Gabin, Jean Paul Belmondo et Noël Roquevert. le thème : la tentation alcoolique.
    Albert Quentin est un vieux buveur repenti, fidèle à son serment de renoncer à l'alcool (qui le transportait régulièrement dans son bateau descendant le fleuve jaune) si par bonheur il réchappe au bombardement particulièrement intense de ce 13 juillet 1944 sur Tigreville.
    C'est le cas. Tout en respectant son serment, il vit paisiblement aux cotés de son épouse dans son hôtel, le Stella, sur la côte Normande quand…
    Quand Gabriel Fouquet « débarque », lui-même alcoolique, en mal tendresse, à la recherche d'un regard de la part de sa fille interne dans un pensionnat de la ville. Fouquet, à l'instar de Quentin jeune, c'est un aristocrate de la chopine, un artiste. Point de Yang-tse Kiang, pour ce qui le concerne… mais l'Espagne, la corrida, le flamenco. Quentin tiendra-t-il ?
    D'aucuns prétendent qu'Antoine Blondin ne s'est pas beaucoup fatigué pour imaginer les « espagnolades » de Fouquet, lui qui toréait les autos à l'aide de son veston en guise de muleta. Il reste qu'« Un singe en hiver » sent vraiment le vécu et l'auteur y développe une thèse qui n'appartient qu'à lui en matière d'alcoolisme : il y a ceux qui ont le vin petit, la cuite mesquine, bref, ceux qui ne méritent pas de boire… et les autres, plus rares, les artistes : ceux que l'alcool transfigure et transporte dans leur imaginaire obsessionnel.
    Pour Blondin, foin des petits, des mesquins, avec Quentin et Fouquet, on est dans le haut de gamme, dans la haute picole - comme il y a une haute couture -, épique, noble, artistique … Ici, Monsieur, on n'est pas bourré, on est ivre, on n'est pas puéril, on est ardent.
    Un chef d'œuvre.
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 26 avril 2011

    paulotlet
    L'histoire de la rencontre entre un vieil aubergiste qui a décidé de ne plus jamais boire et un jeune homme qui croit que la fin de ses échecs est au fond de la bouteille est prétexte à une réflexion sur la liberté et l'amitié. Après deux jours de beuverie homérique, Fouquet et Quentin se sépareront, prêts à redevenir des singes en hiver.
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    • Livres 4.00/5
    Par letendard, le 07 juin 2011

    letendard
    Antoine Blondin fait partie de « cette génération qui eût vingt ans (ou un peu plus) en 1945 pour la fin du monde civilisé » (Roger Nimier). Mort il y a 20 ans, le 7 juin 1991...

    Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/05/29/antoine-blondin-la-vie-vag..
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Critiques presse (1)


  • Liberation , le 14 juin 2011
    Blondin le stendhalien y distribue ses doubles, à Paris, en Normandie, en Charente, comme des cailloux sur un chemin qui le ramène toujours au lieu perdu de son enfance.
    Lire la critique sur le site : Liberation

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Citations et extraits

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  • Par eternel, le 03 octobre 2011

    En revanche ,à ta place je m'inquiéterais d'avoir un mari qui vient de découvrir que tout ce qui était rassurant était ennuyeux, comme ces souvenirs qui nous entourent, dont on ne peut rien retrancher, auxquels on ne peut rien ajouter, parmi lesquels nous allons bientôt prendre la pose à notre tour ; car nous arrivons à la dernière étape denotre vie...
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  • Par lecassin, le 13 décembre 2011

    Ainsi, en Chine, l'hiver, des singes égarés se réfugient dans les villes. Quand ils sont assez nombreux, on chauffe un train pour eux et on les renvoie vers leurs forêts natales.
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  • Par kantreadenn, le 21 janvier 2010

    je vis au seuil de moi-même, à l'intérieur il fait sombre
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  • Par lecassin, le 14 décembre 2011

    Une nuit sur deux, Quentin Albert descendait le Yang-tsé-Kiang dans son lit-bateau : trois mille kilomètres jusqu'à l'estuaire, vingt -six jours de rivière quand on ne rencontrait pas les pirates, double ration d'alcool de riz si l'équipage indigène négligeait de se mutiner. Autant dire qu'il n'y avait pas de temps à perdre.
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  • Par Alice5, le 05 février 2012

    - Le seul obstacle entre nous, disait-elle, c’est la boisson.
    - Je boirai l’obstacle, répondais-je.
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