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ISBN : 2207249328
Éditeur : Denoël (1999)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La vieille sorcière vous fait peur ? Osez lire son histoire et vous comprendrez que, comme tant d'humains solitaires, elle ne fait que chercher un vain un être auquel donner son affection. Comme la fermière de la vallée perdue qui attend, coeur battant... qui attend quo... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par lonewolf31, le 13 juin 2014

    (...) « J’aimerais me promener par une nuit de printemps...tu sais, une de ces nuits où la chaleur dure jusqu’au matin. J’aimerais marcher en compagnie d’une fille. Marcher pendant une heure, jusqu’à un lieu où on ne pourrait presque plus rien voir ni entendre. Grimper en haut d’une colline et rester assis là en contemplant les étoiles. J’aimerais prendre la fille par la main. Respirer l’odeur de l’herbe et des champs de blé, et me savoir au centre du pays entier, au centre même des Etats-Unis, avec des villes partout et des routes s’en allant dans chaque direction, mais sans que personne sache que nous sommes sur cette colline, installés dans l’herbe à observer la nuit.
    Et tenir simplement la main de cette fille, ce serait formidable. Tu peux comprendre ça ? Sais-tu qu’avoir la main de quelqu’un dans la sienne, ça peut vouloir dire l’essentiel ? Comme si les mains bougeaient même si elles sont immobiles. On peut se rappeler une chose pareille toute sa vie, au point que son souvenir surpasse celui de toutes les autres nuits. Etre ensemble la main dans la main, ça signifie parfois plus que le reste. J’y crois vraiment. Quand les faits et gestes se répètent, indéfiniment, et qu’ils deviennent une routine, c’est le début qui compte, et pas ce qui vient après.
    (...) Je voudrais juste rester à cet endroit, sans prononcer un mot. Les mots, il n’y en a pas pour qualifier une nuit pareille. La fille et moi, on ne se regarderait même pas. On verrait les lumières de la ville au loin en sachant que d’autres avant nous auraient escaladé d’autres collines et qu’il n’existe rien de mieux au monde. Rien ne pourrait être mieux ; toutes les maisons, les cérémonies, les assurances de bonheur du monde ne sont rien en comparaison d’une nuit comme celle-là. Les villes et leurs habitants enfermés chez eux durant la nuit, c’est une chose ; mais les collines, l’air libre, les étoiles et les mains jointes, c’est autre chose.
    Et puis enfin, sans parler, elle et moi on tournerait la tête l’un vers l’autre pour se dévisager au clair de lune. Et on passerait ensemble la nuit sur cette colline. » (...)
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  • Par VALENTYNE, le 02 octobre 2012

    - Et maintenant, demanda-t-elle, si vous me disiez qui vous êtes exactement ?
    Le voyageur spectral, voyant dans son visage celui d’une enfant triste qu’il aurait pu rencontrer longtemps auparavant, entrepris de raconter son passé :
    -« J’ai « vécu » deux cents ans en un lieu situé non loin de Vienne. Pour survivre, assailli par les athées aussi bien que par les vrais croyants, je me suis réfugié dans les bibliothèques parmi des piles de livres poussiéreux pour m’y nourrir de mythes et d’histoires de cimetières. J’ai fait des festins de minuit en me repaissant de la panique et de la terreur déclenchées par des chevaux qui se cabrent, des chiens hurlant à la lune, des chats détalant en trombe, des pierres tombales qui s’effritent en morceaux. Au fil des années, mes congénères du monde invisible ont disparu l’un après l’autre à mesure que les châteaux tombaient en ruine et que les propriétaires de jardins hantés les louaient à des clubs de femmes ou à des chaînes hôtelières. Evincés que nous étions, nous avons cessé de rôder de par le monde pour être engloutis par le bitume et le béton, par les marécages de l’incrédulité, du doute, du mépris ou de la plus complète dérision. Avec l’incrédulité croissant au même rythme que la population, tous mes amis fantômes ont fui. Je suis le dernier, et j’essaie de traverser l’Europe dans ce train, pour aller me mettre à l’abri dans les recoins sombres d’un manoir, là où les hommes ont encore peur des formes brumeuses des âmes errantes. Il n’y a plus que l’Angleterre et l’Ecosse où je puisse trouver asile ! ».
    Le son de sa voix s’estompa et fit place au silence.
    - Et comment vous appelez vous ? interrogea-t-elle au bout d’un temps.
    - Je n’ai plus de nom, murmura-t-il. Un millier de brouillards ont envahi mon caveau de famille. Un millier de pluies ont mouillé ma tombe. La mention gravée sur la stèle s’est peu à peu effacée sous l’effet de la brume, de l’eau et du soleil. Les fleurs et les herbes sauvages, les poussières du marbre, ont recouvert mon nom. »

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