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> Dominique Jean (Traducteur)

ISBN : 2070762238
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 196 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Miss Grey était une étrange créature ; jamais elle ne flattait et elle était loin de leur faire assez de compliments ; mais, quand elle parlait d'elles ou de quoi que ce fût qui les concernât en termes élogieux, elles pouvaient avoir la certitude que sa bonne opinion ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 13 novembre 2014

    Gwen21
    S'il existe un dénominateur commun aux romans écrits par des femmes de lettres anglaises entre la fin du XVIIIème siècle et le milieu du XIXème siècle - les fameuses périodes géorgienne et victorienne - c'est bien la qualité d'écriture. Le style en est si caractéristique qu'on pourrait presque les croire tous issus de la même plume mais ce ne serait pas leur rendre justice car ils sont vraiment tous différents les uns des autres. Ce qui les différencie ainsi, c'est la subtile combinaison de la sensibilité et du talent de leurs auteurs.
    Pour le cas très particulier de la fratrie Brontë, il existe un autre facteur de différenciation, c'est l'approche dramatique. Ainsi, si Charlotte et Emily ont respectivement donné dans le drame noir ("Jane Eyre") voire très noir ("Les Hauts de Hurle-Vent"), Anne, quant à elle, a préféré préserver son héroïne des pires "souffrances", lesquelles ne s’avéreront ni insurmontables ni de nature à dénaturer sa personnalité.
    Et pourtant, la célèbre famille Brontë semble avoir eu le drame dans la peau !
    Si nous nous penchons quelques instants sur la destinée de ses membres, nous constatons qu'aucun des enfants Brontë n'a fait de vieux os. Les aînées, Maria et Elizabeth, sont décédées avant l'adolescence, Charlotte n'a pas atteint la quarantaine, Branwell - le seul petit gars - a cassé sa pipe tout juste passé les trente ans, Emily l'a imité au même âge et quant à Anne, notre auteur, elle ne les aura jamais atteints !
    Intéressons-nous de près à "Agnès Grey", un roman conçu comme le journal intime d'une gouvernante, fille de pasteur, placée dans différentes riches maisons, parvenues ou aristocratiques. Ses divers postes lui fournissent d'innombrables exemples de la piètre qualité des mœurs et des vertus des classes aisées de la société britannique de l'époque et, de ce fait, son récit est une source sociologique précieuse.
    J'ai déjà mentionné en introduction que l'écriture était très belle et, en effet, on sent que l'auteur est bel et bien issue d'une famille de lettrés. Née la benjamine et ne souhaitant sans doute pas déroger à la tradition, Anne a donc pris la plume à son tour et s'est plu à témoigner de l'existence souvent rude et toujours ingrate des gouvernantes, de ces femmes qui sans faire partie de la classe des domestiques n'en étaient pas moins considérées comme des "gens de maison", c'est-à-dire que leur statut n'était pas digne d'intérêt pour la société qu'elles fréquentaient. Aujourd'hui, on dirait pour faire court qu'elles avaient "le cul entre deux chaises".
    Anne Grey ayant elle-même exercé l'emploi de gouvernante, elle peut donc en parler avec justesse et précision. Son lecteur devient alors le spectateur privilégié du quotidien d'Agnès, son héroïne, malmenée par ses élèves, méprisée par ses employeurs, humiliée par le cercle de leurs familiers, etc. Même sans connaître sur le bout des doigts la biographie d'Anne Brontë, on peut facilement comprendre qu'une grande part du récit d'Agnès fait écho à sa propre expérience. Mais, rassurez-vous, notre auteur est une femme au cœur d'artichaut et les jours sombres d'Agnès pourraient bien finir par virer au rose...
    Je n'ai pas été transportée par ma lecture. Le tempérament d'Agnès, sa morale, sa bigoterie, ses choix, son impuissance et ses mines de chien battu m'ont souvent tapé sur le système et quoiqu'elle mette en lumière avec réalisme le quotidien des gouvernantes, l'attitude de notre héroïne m'a plutôt ennuyée. De plus, le récit n'est jamais illuminé par quelques notes d'humour ou par quelques considérations intellectuelles - éléments qui font toute la supériorité de Jane Austen, soit dit en passant.
    Dans l'ensemble, le récit d'Agnès reste très prosaïque, moralisateur et mortifiant. Il n'en aurait pas fallu beaucoup plus pour transformer son journal en "évangile selon Agnès Grey" or, sans en espérer cinquante, quelques nuances auraient été appréciables...
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 03 septembre 2011

    juliette2a
    J'ai découvert Anne Brontë avec "Agnes Grey" et j'ai bien fait car c'est un livre magnifique.
    J'adore le personnage d'Agnès Grey voulant aider sa famille en se proposant d'exercer le métier d'institutrice dans plusieurs familles.
    Mais cela se révélera plus compliqué que ce qu'elle avait pu imaginer...
    En effet, la première famille concernée, les Bloomfield, se montre très désagréable envers Agnès.
    Ainsi elle est renvoyée après plusieurs mois de travail.
    Malgré cela, Agnès veut continuer à donner des leçons et rentre finalement chez les Murray, plus polis mais tout aussi stupides que les Bloomfield.
    Ici, elle croisera la personne de Mr. Weston, le nouveau pasteur du village qui s'avère être très généreux et aimable envers les plus pauvres comme Agnès...
    J'aime beaucoup le style d'Anne et j'ai dévoré ce livre...
    A lire pour Anne Brontë (qui est aussi douée que ses deux soeurs), et pour cette belle histoire d'amour) !
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    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 29 décembre 2011

    vilvirt
    Issue d'une famille modeste dont les préceptes et la sagesse l'ont amené à devenir une jeune fille douce et aimante, Agnès Grey, fille de pasteur, décide de devenir gouvernante. Persuadée de pouvoir aider sa famille qui vit dans une grande précarité depuis un revers de fortune, elle s'engage à ses dix-huit ans chez les Bloomfield, de riches propriétaires terriens dont elle doit élever les enfants. Forte de son enseignement, consciente de ses qualités mais surtout très naïve, Agnès est persuadée de pouvoir faire du bon travail et d'aimer ces enfants dont on va lui permettre de faire l'éducation. Curieuse et pleine de bonne volonté, elle est déterminée à se prouver à elle-même mais surtout aux siens qu'elle est une jeune fille parfaitement apte à supporter ces nouvelles responsabilités et à apporter sa contribution au foyer familial. Malheureusement, Agnès déchante très vite en prenant conscience de la lourde charge que représente son nouveau métier, car l'éducation de jeunes enfants n'est pas du tout une partie de plaisir, particulièrement quand les enfants sont des petits monstres cruels, encouragés dans leur égoïsme par des parents stupides et hypocrites.
    Cette première plongée au coeur de la bourgeoisie de l'époque est un formidable témoignage du métier dur et peu gratifiant de gouvernante, pour lequel les femmes de l'époque devait souvent sacrifier beaucoup de leur valeur aux dépends de l'autorité de leurs supérieurs.
    Destinée à s'effacer devant les autres, condamnée à subit le joug de ses jeunes élèves, leurs méfaits et leur insolence perpétuelle, sans parler de l'arrogance des parents persuadés de la valeur et des qualités de leur progéniture, Agnès ne tarde pas à sombrer peu à peu dans la tristesse et la morosité. Seules les quelques visites qu'on l'autorise à faire à ses parents et à sa soeur lui permettent de supporter le poids de cette vie qu'elle s'est choisie, mais qui ne la satisfait pas.
    Et pourtant, lorsqu'elle quitte les Bloomfield, Agnès Grey décide de renouveler l'expérience auprès des Murray, une autre grande famille respectable de la région, dont les enfants plus âgés lui donnent l'espoir de pouvoir accomplir la tâche qu'elle s'est fixée. Mais c'est sans compter sur l'arrogance et la vanité des filles de la maison, la méchanceté des garçons, et une fois encore, l'indolence et l'aveuglement des parents.
    Premier et court roman d'Anne Brontë (l'une des trois soeurs que je connaissais le moins) publié en 1847 sous pseudonyme, cette plongée au coeur de l'Angleterre du XIXème a été une vraie surprise en cette fin d'année ! Rédigée à la première personne, la narration pleine de style et de pudeur est un plaisir que j'ai dégusté jusqu'à la fin. Anne Brontë s'inspire du récit de sa propre vie et met en lumière les différences sociales de son époque caractérisées par l'opposition de son personnage principal (issu d'un milieu modeste) aux exigeants propriétaires terriens qui l'emploient et dont les principales préoccupations se concentrent sur le statut, les apparences et la fortune, dénigrant au passage tout ce qui sert de valeur de référence à Agnès.
    Ce récit pourrait facilement nous rappeler celui de Jane Eyre imaginé par Charlotte Brontë, et pourtant nous sommes loin du souffle romantique et parfois même gothique de ce grand classique de la littérature anglaise. Ici, pas de riche aristocrate ni de demeure mystérieuse battue par les vents, pas de lourds secrets de famille ni d'héritage tombé du ciel, et au final peu d'évènements palpitants et de scènes tragiques. La subtilité de caractère des personnages laisse à désirer, certains étant même très proches de la caricature. Oui, il est question ici d'une gouvernante timide et effacée, et peut-être aussi d'une idylle pour laquelle j'ai dû attendre les dernières pages, mais on est loin de l'oeuvre magistrale de Jane Eyre ou de la noirceur des Hauts de Hurlevent dont les émotions et les sentiments, les paysages et particulièrement la lande anglaise, étaient si bien rendus.
    Agnès est bonne et pleine de qualités qui m'ont parfois, je dois l'avouer, un tout petit peu agacée - car disons-le franchement, Agnès n'est que douceur et abnégation ! Mais elle est surtout soumise, quasi invisible pour les visiteurs qui se rendent chez les Murray ou fréquentent les demoiselles de la maison, et chez elle il y a peu ou pas de passion, le moindre sentiment un peu explosif dans son caractère étant aussitôt étouffé sous le rappel des Sainte Ecritures. Agnès fait - comme on dit - contre mauvaise fortune bon coeur et apprend à se résigner et à accepter toute forme de déception. A sa place, je pense que j'aurais distribué quelques coups de pieds aux fesses - chose qui, bien entendu, ne se faisait pas à l'époque dans une telle société ! Comparée aux différents membres des familles dans lesquelles elle enseigne, Agnès fait presque figure de sainte, distribuant conseils judicieux et paroles réconfortantes, aussi bien autour d'elle que dans les milieux plus modestes, notamment lors de ses visites chez les paysans des environs. Mais cette jeune fille nous reste définitivement sympathique, et on ne souhaite qu'une chose, qu'elle aussi puisse trouver le bonheur et l'accomplissement dans la voie qu'elle s'est choisie.
    Dans cet ouvrage, Anne Brontë ne se contente pas d'évoquer la situation précaire des gouvernantes et leur situation souvent complexe parmi des gens aux intérêts radicalement différents, elle nous permet d'entrevoir aussi de manière plus générale la position délicate des femmes de cette époque devant subvenir à leurs besoins, et la soumission qui est leur lot quotidien, présente aussi bien dans les milieux modestes que dans la société aisée des aristocrates. Ainsi, Rosalie, la fille des Murray, doit-elle absolument obtenir un titre et épouser leur voisin le plus proche - lors Ashby - malgré sa laideur et ses vices - dont l'alcool n'est pas le moindre. Sa situation est peut-être la plus pathétique, car Rosalie obtient la richesse mais se voit privée de l'innocence et des plaisirs de la jeunesse, et se retrouve au final très insatisfaite et cloîtrée aux côtés d'un époux égoïste et d'une belle-mère autoritaire.
    La morale de l'histoire est assez simple, mais revient à dire que les comportements les plus justes et les plus généreux apportent plus sûrement le bonheur qu'autre chose. Et que cultiver la générosité vous rend meilleur. Des préceptes que les riches Murray sont incapables d'appliquer, uniquement conduits dans leur choix par leur égoïsme et leur vanité.
    Une belle histoire qui donne envie de relire Jane Eyre pour en savourer toute la complexité que l'on ne retrouve pas dans Agnès Grey, mais une oeuvre plus terre à terre qui offre tout de même le grand avantage de nous faire découvrir une autre des soeurs Brontë dont la retenue et la simplicité m'ont conquise.

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/12/issue-dune-famille-mode..
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    • Livres 5.00/5
    Par Liver, le 30 août 2013

    Liver
    Chez les Brontë, demandez Anne! Elle a écrit ici un roman des plus agréables, issu de ses propres expériences de "préceptrice", fait de comportements observés avec subtilité et de caractères finement décrits. Un petit bijou de fraîcheur, plus profond qu'il n'en a l'air, servi par un style léger et efficace. A découvrir.
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    • Livres 3.00/5
    Par Away--x, le 19 novembre 2014

    Away--x
    Devenue gouvernante suite aux problèmes financiers de ses parents, la jeune Agnès Grey nous raconte dans ce roman le quotidien de ses femmes, ni vraiment domestiques domestiques ni considérées par les maitres. Nous la suivons dans deux familles, à travers lesquelles elle décrira tous les défauts possibles et imaginables chez des enfants. Mais Agnès, fille de pasteur, s'accrochera à sa foi pour affronter les vexations de tous les jours et finira même par trouver le grand amour.
    J'avais adoré la Jane Eyre de Charlotte, apprécié les Hauts de Hurlevent d'Emily... mais l'Agnes Grey d'Anne ne m'a pas réellement touchée. Lisant le roman en version originale, je m'attendais, comme toujours, à vivre ma lecture plus intensément que lorsque j'ai affaire à des traductions. Hélas, dans ce cas, même la version anglaise m'a laissée de marbre.
    Agnès Grey n'est pas désagréable, loin de là, mais elle est finalement assez ennuyeuse. Pieuse allant parfois jusqu'à la bigoterie, toute sage et raisonnable, même lorsqu'elle aime, c'est sans passion dévorante. Or c'est ce que j'aime dans les romans. Tant pis.
    Notons tout de même que l'écriture est très fluide et que, même en anglais, le roman se lit facilement.
    Challenge ABC 2014/2015
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Citations et extraits

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  • Par juliette2a, le 16 janvier 2012

    Sa taille était un peu, bien peu, au-dessus de la moyenne. La coupe de sa figure aurait pu être trouvée trop carrée pour être belle, mais cela m’annonçait un caractère décidé. Ses cheveux, d’un brun foncé, n’étaient pas soigneusement bouclés comme ceux de M. Hatfield, mais simplement brossés sur le côté d’un front large et blanc ; les sourcils étaient, je crois, trop proéminents, mais au-dessous étincelait un œil d’une singulière puissance, brun de couleur, petit et un peu enfoncé, mais d’un éclat brillant et plein d’expression. Il y avait du caractère aussi dans la bouche, quelque chose qui annonçait la fermeté de dessein et le penseur ; et quand il souriait… mais je ne dirai rien de cela maintenant : car, au moment dont je parle, je ne l’avais jamais vu sourire, et son apparence générale ne me donnait point l’idée que ce fût un homme aussi simple et aussi affable que me l’avaient dépeint les paysans. J’avais depuis longtemps mon opinion formée sur lui ; et, quoi que pût dire miss Murray, j’étais convaincue que c’était un homme d’un sens ferme, d’une foi robuste, d’une piété ardente, mais réfléchi et sévère. Et quand je trouvai qu’à ces excellentes qualités il joignait aussi une grande bonté et une grande douceur, cette découverte me fit d’autant plus de plaisir que je m’y attendais moins.
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  • Par Gwen21, le 04 novembre 2014

    Nos compagnons habituels, on le sait, exercent une grande influence sur nos esprits et nos manières. Ceux dont les actions sont sans cesse devant nos yeux, dont les paroles résonnent toujours à nos oreilles, nous amènent inévitablement, même malgré nous, peu à peu, graduellement, imperceptiblement peut-être, à agir et à parler comme eux. Je n’ai pas la prétention de montrer jusqu’à quel point s’étend cette irrésistible puissance d’assimilation ; mais, si un homme civilisé était condamné à passer une douzaine d’années au milieu d’une race d’intraitables sauvages, à moins qu’il n’ait le pouvoir de les civiliser, je ne serais pas étonnée qu’à la fin de cette période il ne fut devenu quelque peu barbare lui-même.
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  • Par Metaphore, le 29 octobre 2012

    Je m’éveillai de bonne heure le matin du troisième jour après mon retour d’Ashby-Park ; le soleil brillait à travers les jalousies, et je pensai combien il serait agréable de traverser la ville calme et de faire une promenade solitaire sur la plage pendant que la moitié du monde était encore au lit. Je ne fus pas longtemps à former ce désir ni lente à l’accomplir. Naturellement je ne voulais pas déranger ma mère ; je descendis donc sans bruit et j’ouvris doucement la porte. J’étais habillée et dehors quand l’horloge sonna six heures moins un quart. J’éprouvai un sentiment de vigueur et de fraîcheur en traversant les rues ; et lorsque je fus hors de la ville, quand mes pieds foulèrent le sable, quand mon visage se tourna vers l’immense baie, aucun langage ne peut décrire l’effet produit sur moi par le profond et pur azur du ciel et de l’Océan, le soleil dardant ses rayons sur la barrière semi-circulaire de rochers escarpés surmontés de vertes collines, la plage douce et unie, les rochers au loin dans la mer, semblables, avec leur vêtement de mousse et d’herbes marines, à des îles de verdure, et par-dessus tout la vague étincelante. Puis, quelle pureté et quelle fraîcheur dans l’air ! il y avait juste assez de chaleur pour faire aimer la fraîcheur de la brise, et juste assez de vent pour tenir toute la mer en mouvement, pour faire bondir les vagues sur la grève, écumantes et étincelantes, et se pressant joyeusement les unes sur les autres. La solitude était complète ; nulle créature animée que moi ; mon pied était le premier à fouler ce sable ferme et uni, sur lequel le flux avait effacé les plus profondes empreintes de la veille, ne laissant çà et là que de petites mares et de petits courants.
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  • Par Gwen21, le 28 octobre 2014

    [...] mistress Bloomfield revint de nouveau sur les dispositions et les qualités de ses enfants, sur ce qu’il faudrait leur faire apprendre, comment il fallait les gouverner, et m’engagea à ne parler de leurs défauts qu’à elle seule. Ma mère m’avait avertie déjà de les lui mentionner le moins possible, car les mères n’aiment point à entendre parler des défauts de leurs enfants [...]

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  • Par lucettegardou, le 09 octobre 2012

    Il n’était point de promesse trop brillante ni trop extravagante pour l’espérance qui me parlait à l’oreille. Je ne croyais pas la moitié de ce qu’elle me disait ; je prétendais même rire de tout ; mais j’étais beaucoup plus crédule que je ne le supposais : car, pourquoi mon cœur tressaillait-il lorsque j’entendais frapper à la porte extérieure, et que la servante venait nous dire qu’un gentleman désirait me voir ? Et pourquoi étais-je de mauvaise humeur tout le reste de la journée, parce que ce visiteur n’était autre qu’un maître de musique qui venait nous offrir ses services ? Qu’est-ce qui suspendait pendant un moment ma respiration, lorsque le facteur ayant apporté une couple de lettres, ma mère me disait : « Tenez, Agnès, voilà pour vous, » et m’en jetait une ? Qu’est-ce qui me faisait refluer le sang au visage, quand je voyais que l’adresse était de la main d’un homme ? Et pourquoi ce sentiment de désespoir qui m’accablait quand, ayant déchiré l’enveloppe, je m’apercevais que ce n’était qu’une lettre de Mary, dont, pour une raison ou pour une autre, son mari avait écrit l’adresse ?
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Bande annonce du film Les soeurs Brontë (1979) dans lequel Charlotte Brontë évoque certains épisodes de sa vie avec sa famille dans l'Angleterre du début du XIXe siècle.











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