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ISBN : 2253004758
Éditeur : Le Livre de Poche (1974)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.11/5 (sur 4868 notes)
Résumé :
Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent. Le fils Hindley n’accepte pas cet enfant sombre et lui fait vivre un enfer. La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel. Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés. Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour: Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine. La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif. Dans les paysages sauvages et immuables des landes du Yorkshire, les déchirements sont nombreux, et cohabitent dans une passion extrême et des tourments destructeurs...
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Critiques, Analyses & Avis (399) Voir plus Ajouter une critique
isajulia
14 avril 2013
  • 5/ 5
Encore une histoire qui m'a profondément ébranlée.
Dès les premières pages, l'auteure nous entraîne dans ce tourbillon familial des plus destructeurs qui va engendrer une terrible vengeance.
L'amour qui lie Heathcliff et Catherine est le ciment de ce roman si oppressant. Ce qui aurait pu être une belle histoire, par l'incompréhension et les principes qu'elle chamboule, laisse dans son sillage malheur et folie.
Ce très beau roman est un pur bijou dans l'analyse psychologique des personnages.
Emily Bronte décortique l'âme humaine avec précision et nous offre le portrait d'un homme torturé et rongé par le chagrin qui pousse la colère et la haine à la limite du supportable, pour lui et ceux qui seront amenés à l'entourer.
Jamais un amour impossible n'aura été si fort et si beau, ce récit m'a retourné le coeur et m'a énormément marquée. A lire et à relire!
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Allantvers
01 octobre 2015
  • 5/ 5
La vache ! On n’aime pas l’eau tiède chez les sœurs Brontë, et surtout pas celle-ci !
Après « Jane Eyre », bien qu’ayant lu ici et là qu’Emily se démarquait de ses soeurs, je pensais quand même rester dans un univers similaire en passant d’une Brontë à l’autre. Mais ces « Hauts de Hurle-vent » m’ont littéralement coupé le souffle sous l’effet de la sidération, et ce d’emblée car dès le premier chapitre ils s’ouvrent sur une plongée dans l’abîme de la noirceur des âmes.
Il y a dans ces pages de la fébrilité hallucinée de Dostoievski et du venin luciférien de Lautréamont auxquels j’étais loin de m’attendre : Que de violence, que d’âpreté, que de folie dans cette histoire de vengeance implacable, dans laquelle on se laisse pourtant entraîner comme sous l’effet d’un envoûtement malsain .
Il me faut remonter à ma plus tendre enfance pour retrouver des ogres aussi terrifiants que le personnage de Heathcliff, dont la férocité imprime jusqu’aux paysages du roman et n’épargne personne.
Même si la fin est un soulagement, ce roman hors normes constitue, plus qu’une lecture, une expérience éprouvante et magistrale !
Au fait, j'allais oublier : c'est une histoire d'amour...
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belette2911
29 septembre 2012
  • 4/ 5
Ce que Edmond Dantès avait fait avec finesse, Heathcliff l'a fait avec rudesse... Ce que le premier avait réalisé avec une ruse magistrale, le second a fait dans le registre bestial.
De quoi je parle ? de vengeance, pardi ! Mais là où je donnais raison à Dantès (le comte de Monte-Cristo), l'approuvant, même, je ne suis pas du même avis pour la vengeance d'Heathcliff.
Ce roman, il traînait dans ma PAL depuis tellement longtemps que son prix était encore en francs belge, c'est vous dire ! Acheté en 1997 ou 98, je l'avais entamé avant de le refermer. Je n'étais pas prête à le lire à ce moment là.
Profitant de deux challenges (voir fin de la critique), je me suis décidée à le sortir pour enfin le lire.
Bien que je l'ai moins apprécié que "Jane Eyre", la lecture m'a entrainé dans cette ambiance sombre et morose, sans que j'éprouve de l'amitié pour les personnages principaux, hormis Hareton.
Attention, je ne veux pas dire que les personnages manquent d'épaisseur, non, que du contraire !
C'est que certains m'ont tapés sur les nerfs, tant ils étaient susceptibles de déclencher chez moi de l'amour, de l'amitié, de la colère, voire de la haine... Oui, tous ces sentiments à l'égard de chaque personnage.
Catherine Earnshaw est une petite fille fort gâtée, assez égoïste, nombriliste. Pourtant, elle aura de l'amitié pour le petit bohémien ramené par son père, par un soir très sombre.
Bien qu'étant tout le temps avec lui, bien que l'aimant, elle le sacrifiera pour un mariage avec un pâle type nommé Edgar Linton. Là, je l'ai maudite, moi aussi. Pourtant, j'ai souffert avec elle.
Son frère, Hindley, fut un salaud avec Heathcliff, et lorsqu'il deviendra veuf, il finira alcoolo, brutalisant son fils, le tuant, presque.
Le fameux Edgard Linton est, limite, une couille molle, le vieux Joseph récite la Bible mais ne l'applique guère et le pire sera le fils d'Heathcliff, une sorte d'hypocondriaque gémissant à qui j'aurais bien collé un coup de pied dans le fondement.
Quand à Cathy, la fille de Catherine, elle se comportera bien sottement avec la gémisseur de service, ne s'améliorant que sur la fin du roman.
Pareils sentiments contradictoires pour Heathcliff, qui, bien que je l'ai approuvé dans la première partie de sa vengeance, sur Hindley (le frère aîné de Catherine, pour ceux qui ne suivent pas), je n'ai pas aimé qu'il laisse le petit Hareton (le fils de Hindley) sans éducation, faisant de lui presque une bête.
Heathcliff n'a aucun scrupule et comme il a juré de se venger des deux hommes qu'il estime être les responsable de l'empêchement de son amour pour Catherine (Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine), il ira jusqu'au bout, détruisant tout sur son passage, ne rêvant que d'asservir le descendant de la famille Earnshaw afin que le fils du maître soit un serf sur ses propres terres. Violent !
La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif, son leitmotiv, et au final, j'éprouvais une sorte de gêne car il pousse la vengeance trop loin, même sur l'unique fille de son amour, Catherine.
Ce livre m'a remué les tripes, oppressé, dérangé, presque.
Heathcliff est comme un vampire qui veut sucer la vie de ses ennemis à petites gorgées, les faisant mourir à petit feu.
Pour ce qui est de la description des lieux, c'est tout simplement magnifique, on a l'impression d'être sur la lande et je comprend mieux quand Phoebe, personnage de la série "Friends" qui, parlant de ce livre, disait à Rachel que "la lande symbolise le caractère sauvage d'Heathcliff" (Saison 5, épisode 9).
Ce que j'ai aimé aussi, c'est la narration. Toute l'histoire étant racontée par Helen Dean (dite parfois Nelly) à Lockwood. C'est une narration qui se fait même "en tiroir" parfois, Nelly racontant ce qu'un personnage lui a raconté ou écrit. C'est spécial, mais terriblement efficace.
Par contre, les mariages entre cousins, ça passe moins bien chez moi, même si la loi tolère les mariages au quatrième degré.
Ici, on sent bien que la série Dallas a dû s'en inspirer, parce que Heathcliff qui épouse la soeur d'Edgar (le mari de Catherine, son amour), son fils Linton qui épousera la fille qu'Edgar a eu avec Catherine et celle-ci qui, veuve, se remariera avec le neveu de sa mère...
Bigre ! Comment diable une fille de pasteur, sortant peu (Internet loin d'être inventé) et d'à peine trente ans, a donc telle bien pu nous sortir un roman aussi noir ?
Pas de sexualité "apparente", mais on frôle la nécrophilie lorsque Heathcliff avoie avoir fait ouvrir le cercueil de Catherine, des années plus tard, pour contempler son visage.
Bref, une lecture éprouvante, remuante, oppressante, la lande et son brouillard envahissant votre corps, sans oublier les fantômes qui parcourent les lieux. Un seul rayon de soleil dans tout le roman : la fin.
Aucun regret d'avoir attendu si longtemps pour le lire, ça en valait la peine. Il me fallait juste attendre le bon moment. Ne passez pas à côté.
Livre lu dans le cadre du challenge "Romans cultes" organisé par Métaphore ainsi que dans le challenge commun "PAL Noire à Zéro - Vingt mille lieues sous mes étagères" où je suis en partenariat avec "Les livres de Georges".
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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lyoko
21 septembre 2016
  • 5/ 5
J'ai lu les hauts de hurlevent il y a plus d'un quart de siècle, mais Jasper Fforde m'avait donné envie de retourner voir le caractère de Heathcliff. et franchement je n'ai pas été déçue.
Quelle histoire d'amour tout d'abord; même si c'est un amour qui ne peut aboutir nul part. Et cette vengeance menée par Heathcliff avec tout cette rancune et cette violence. Tout ceci peut s'expliquer par les maltraitances reçues pendant son enfance. Mais il faut déjà avoir un caractère assez vil pour ruminer aussi longtemps et mettre autant de haine et d'instransigeance... néanmoins il est possible que ses origines gitanes y soient aussi pour quelque chose (un stéréotype, oui peut être).
Je trouve incroyable qu'une jeune femme comme Emily Bronte ai pu écrire un roman d'une telle intensité , surtout à cette époque là.
Il y a beaucoup de controverse sur ce roman mais pour moi il reste bel et bien une perle.
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Sando
24 septembre 2014
  • 5/ 5
Comme il est déroutant de passer de la bonne société d'Elizabeth Bennett à celle, tellement plus rustre, de Heathcliff ! Après la lecture hautement romantique d'« Orgueil et préjugés » j'ai décidé de poursuivre ma découverte des classiques de la littérature anglaise avec l'oeuvre d'Emily Brontë : « Les Hauts de Hurle-vent ».

Cette fois, l'atmosphère est beaucoup plus sombre, beaucoup plus torturée. La lande anglaise dans laquelle évoluent les personnages offre un paysage sauvage, indomptable et parfois hostile. le froid et la rudesse ambiante créent un climat ombrageux, propice aux amours tumultueuses que connaîtront Catherine Earnshaw et Heathcliff. de l'orgueil et des préjugés il y en a beaucoup dans ce microcosme que forment les Hauts et le domaine de Thrushcross Grange. le pardon en revanche se fait plus rare…

Emily Brontë nous dépeint des amours passionnées dans ce qu'elles peuvent avoir de plus tempétueux et de plus destructeur. La frontière entre la haine et l'amour y est parfois si mince qu'il est difficile de déterminer ce qui anime les différents protagonistes. Impossible de rester insensible face à ce déferlement de sentiments qui anime Catherine et Heathcliff.

Cruauté, vengeance, rancoeur et folie sont au coeur des intrigues qui se jouent entre les personnages, au point de se transmettre à leur descendance. « Les Hauts de Hurle-Vent » est une tragédie sublime, à l'ambiance romantique et gothique particulièrement enveloppante, qui nous mène au fin fond de la lande anglaise. Un classique à lire et à relire !
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Citations & extraits (359) Voir plus Ajouter une citation
Anais31Anais3122 novembre 2016
Ce bonheur eut une fin. Voyez-vous, il faut bien qu'à la longue nous pensions un peu à nous-même; l’égoïsme des natures tendres et généreuses est seulement plus justifié que celui des nature altières. Leur bonheur cessa donc quand les circonstances leur firent sentir à chacun que l’intérêt de l'un n'était pas l'objet principal de l'autre.
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Anais31Anais3122 novembre 2016
Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime; et cela, non parce qu'il est beau,Nelly, mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis. De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles et celle de Linton est aussi différente des nôtres qu'un rayon de lune d'un éclair ou que la gelée du feu.
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Anais31Anais3120 novembre 2016
Il la souleva dans ces bras, elle lui mit les deux mains autour du cou, sa figure changea: elle était morte.
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Anais31Anais3120 novembre 2016
Vous ne devriez pas rester couché jusqu'à dix heures. La meilleure partie de la matinée est déjà passé avant ce moment-là. Une personne qui n'a pas fait la moitié de son ouvrage de la journée à dix heures risque de laisser inachevée l'autre moitié.
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Anais31Anais3120 novembre 2016
Elle était beaucoup trop entichée de Heathcliff. La plus grande punition que nous puissions inventer pour elle était de la tenir séparée de celui-ci.
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Emily BRONTË– Les Hauts de Hurlevent, Livre 1 (FR)
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