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ISBN : 2352875382
Éditeur : Archipoche (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.12/5 (sur 2507 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent. Le fils Hindley n’accepte pas cet enfant sombre et lui fait vivre un enfer. La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel. Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés. Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour: Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine. La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif. Dans les paysages sauvages et immuables des landes du Yorkshire, les déchirements sont nombreux, et cohabitent dans une passion extrême et des tourments destructeurs.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 14 avril 2013

    isajulia
    Encore une histoire qui m'a profondément ébranlée.
    Dès les premières pages, l'auteure nous entraîne dans ce tourbillon familial des plus destructeurs qui va engendrer une terrible vengeance.
    L'amour qui lie Heathcliff et Catherine est le ciment de ce roman si oppressant. Ce qui aurait pu être une belle histoire, par l'incompréhension et les principes qu'elle chamboule, laisse dans son sillage malheur et folie.
    Ce très beau roman est un pur bijou dans l'analyse psychologique des personnages.
    Emily Bronte décortique l'âme humaine avec précision et nous offre le portrait d'un homme torturé et rongé par le chagrin qui pousse la colère et la haine à la limite du supportable, pour lui et ceux qui seront amenés à l'entourer.
    Jamais un amour impossible n'aura été si fort et si beau, ce récit m'a retourné le coeur et m'a énormément marquée. A lire et à relire!
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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 29 septembre 2012

    belette2911
    Ce que Edmond Dantès avait fait avec finesse, Heathcliff l'a fait avec rudesse... Ce que le premier avait réalisé avec une ruse magistrale, le second a fait dans le registre bestial.
    De quoi je parle ? de vengeance, pardi ! Mais là où je donnais raison à Dantès (le comte de Monte-Cristo), l'approuvant, même, je ne suis pas du même avis pour la vengeance d'Heathcliff.
    Ce roman, il traînait dans ma PAL depuis tellement longtemps que son prix était encore en francs belge, c'est vous dire ! Acheté en 1997 ou 98, je l'avais entamé avant de le refermer. Je n'étais pas prête à le lire à ce moment là.
    Profitant de deux challenges (voir fin de la critique), je me suis décidée à le sortir pour enfin le lire.
    Bien que je l'ai moins apprécié que "Jane Eyre", la lecture m'a entrainé dans cette ambiance sombre et morose, sans que j'éprouve de l'amitié pour les personnages principaux, hormis Hareton.
    Attention, je ne veux pas dire que les personnages manquent d'épaisseur, non, que du contraire !
    C'est que certains m'ont tapés sur les nerfs, tant ils étaient susceptibles de déclencher chez moi de l'amour, de l'amitié, de la colère, voire de la haine... Oui, tous ces sentiments à l'égard de chaque personnage.
    Catherine Earnshaw est une petite fille fort gâtée, assez égoïste, nombriliste. Pourtant, elle aura de l'amitié pour le petit bohémien ramené par son père, par un soir très sombre.
    Bien qu'étant tout le temps avec lui, bien que l'aimant, elle le sacrifiera pour un mariage avec un pâle type nommé Edgar Linton. Là, je l'ai maudite, moi aussi. Pourtant, j'ai souffert avec elle.
    Son frère, Hindley, fut un salaud avec Heathcliff, et lorsqu'il deviendra veuf, il finira alcoolo, brutalisant son fils, le tuant, presque.
    Le fameux Edgard Linton est, limite, une couille molle, le vieux Joseph récite la Bible mais ne l'applique guère et le pire sera le fils d'Heathcliff, une sorte d'hypocondriaque gémissant à qui j'aurais bien collé un coup de pied dans le fondement.
    Quand à Cathy, la fille de Catherine, elle se comportera bien sottement avec la gémisseur de service, ne s'améliorant que sur la fin du roman.
    Pareils sentiments contradictoires pour Heathcliff, qui, bien que je l'ai approuvé dans la première partie de sa vengeance, sur Hindley (le frère aîné de Catherine, pour ceux qui ne suivent pas), je n'ai pas aimé qu'il laisse le petit Hareton (le fils de Hindley) sans éducation, faisant de lui presque une bête.
    Heathcliff n'a aucun scrupule et comme il a juré de se venger des deux hommes qu'il estime être les responsable de l'empêchement de son amour pour Catherine (Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine), il ira jusqu'au bout, détruisant tout sur son passage, ne rêvant que d'asservir le descendant de la famille Earnshaw afin que le fils du maître soit un serf sur ses propres terres. Violent !
    La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif, son leitmotiv, et au final, j'éprouvais une sorte de gêne car il pousse la vengeance trop loin, même sur l'unique fille de son amour, Catherine.
    Ce livre m'a remué les tripes, oppressé, dérangé, presque.
    Heathcliff est comme un vampire qui veut sucer la vie de ses ennemis à petites gorgées, les faisant mourir à petit feu.
    Pour ce qui est de la description des lieux, c'est tout simplement magnifique, on a l'impression d'être sur la lande et je comprend mieux quand Phoebe, personnage de la série "Friends" qui, parlant de ce livre, disait à Rachel que "la lande symbolise le caractère sauvage d'Heathcliff" (Saison 5, épisode 9).
    Ce que j'ai aimé aussi, c'est la narration. Toute l'histoire étant racontée par Helen Dean (dite parfois Nelly) à Lockwood. C'est une narration qui se fait même "en tiroir" parfois, Nelly racontant ce qu'un personnage lui a raconté ou écrit. C'est spécial, mais terriblement efficace.
    Par contre, les mariages entre cousins, ça passe moins bien chez moi, même si la loi tolère les mariages au quatrième degré.
    Ici, on sent bien que la série Dallas a dû s'en inspirer, parce que Heathcliff qui épouse la sœur d'Edgar (le mari de Catherine, son amour), son fils Linton qui épousera la fille qu'Edgar a eu avec Catherine et celle-ci qui, veuve, se remariera avec le neveu de sa mère...
    Bigre ! Comment diable une fille de pasteur, sortant peu (Internet loin d'être inventé) et d'à peine trente ans, a donc telle bien pu nous sortir un roman aussi noir ?
    Pas de sexualité "apparente", mais on frôle la nécrophilie lorsque Heathcliff avoie avoir fait ouvrir le cercueil de Catherine, des années plus tard, pour contempler son visage.
    Bref, une lecture éprouvante, remuante, oppressante, la lande et son brouillard envahissant votre corps, sans oublier les fantômes qui parcourent les lieux. Un seul rayon de soleil dans tout le roman : la fin.
    Aucun regret d'avoir attendu si longtemps pour le lire, ça en valait la peine. Il me fallait juste attendre le bon moment. Ne passez pas à côté.
    Livre lu dans le cadre du challenge "Romans cultes" organisé par Métaphore ainsi que dans le challenge commun "PAL Noire à Zéro - Vingt mille lieues sous mes étagères" où je suis en partenariat avec "Les livres de Georges".

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#11
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 30 juin 2012

    Aline1102
    Mr Lockwood a envie de s'isoler de la société à laquelle il appartient. C'est pourquoi il vient de louer Thrushcross Grange, une imposante propriété située dans un coin désolé du nord de l'Angleterre. Il compte y passer quelques mois et, afin d'être immédiatement en bons termes avec son propriétaire, un certain Mr Heathcliff, il décide d'aller le saluer chez lui, à Hurle-Vent.

    Mais Lockwood ne reçoit pas l'accueil escompté; en fait, il a plutôt l'impression que sa présence dérange les taciturnes habitants de l'étrange demeure.

    Pas découragé pour autant, Lockwood décide de rendre une seconde visite à Heathcliff. Malheureusement pour notre brave héros, une tempête de neige l'empêche de quitter Hurle-Vent, où il doit passer une nuit qu'il n'oubliera sans doute jamais.

    Lockwood fait un rêve dans lequel un fantôme, celui de la propriétaire de la chambre où on l'a logé, une certaine Catherine Earnshaw tente de pénétrer dans la pièce en brisant la fenêtre. Cette aventure semble bouleverser Heathcliff quand Lockwood la lui relate...

    De retour dans sa demeure de location, Lockwood désire en apprendre plus sur son étrange propriétaire et sur la mystérieuse Catherine. Et, justement, Ellen Dean, sa gouvernante, connaît tout ce beau monde depuis sa plus tendre enfance, puisqu'elle a été élevée à Hurle-Vent avec Heathcliff, Catherine et Hindley, le frère de cette dernière. Priée de raconter tout ce qu'elle sait de cette étrange famille, Mrs Dean se lance dans un récit où la passion le dispute au surnaturel.

    Magnifique!

    Les émotions humaines les plus intenses sont exploitées par Emily Brontë dans ce chef d'oeuvre de la littérature anglaise: amour, haine, vengeance, rancune. Les fantômes du passé ne manquent pas non plus et sont finalement aussi consistants que les personnages "réels" de l'histoire: ils apportent une dimension exceptionnelle au récit, une sorte de nostalgie des jours anciens et une certaine envie de retrouver ceux qui sont partis. C'est d'ailleurs ce que ressent le malheureux Heathcliff.

    Malheureux, Heathcliff ? Oui, dans une certaine mesure. Même si, bien souvent, il agit de façon absolument révoltante, on ne peut s'empêcher de lui trouver des excuses. Enfant trouvé par le vieux Mr Earnshaw et ramené à Hurle-Vent, il est très mal accueilli par Hindley (le fils d'Earnshaw) et ces deux-là se détesteront toute leur vie. Par contre, il s'entend vite très bien avec Catherine Earnshaw qui, à son contact, devient une véritable sauvageonne. Et, alors qu'ils grandissent, cette belle amitié se transforme en passion dévorante...

    Ces deux-là se sont aimés très fort, trop fort même et le feu de leur passion mutuelle les a détruits. Il a consumé les forces physiques de Catherine, l'a réduite à l'ombre d'elle-même et a fini par la tuer. Et Heathcliff, quant à lui, en est devenu fou. Furieux d'être séparé de Catherine par le mariage de celle-ci avec le jeune Linton, d'abord, et par la mort ensuite, Heathcliff donne l'impression d'avoir perdu la tête le soir même du décès de Catherine. Heathcliff, s'il a survécu physiquement à sa bien-aimée, est néanmoins mort en même temps qu'elle et le monde des vivants l'importe peu: c'est sans doute l'une des raisons qui explique son comportement; comme si ses mauvaises actions ne pouvaient plus lui valoir aucun châtiment à venir, du moins aucun aussi fort que la mort de Catherine.

    Au-delà de cette histoire d'amour aussi belle que terrible, Wuthering heights est aussi marqué par bon nombre de personnages sympathiques. le vieux Mr Earnshaw m'a semblé être un homme bon et honnête. Hindley, malgré ses travers, est bien à plaindre et se révèle assez amusant dans certains passages du roman. Et la brave Mrs Dean, Nell de son petit nom, se révèle une conteuse hors pair! Tous animent le récit, tous sont attachants à leur façon et apportent une magnifique profondeur au roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 23 décembre 2007

    Woland
    Wuthering Heights
    Traduction : Frédéric Delebecque
    Pour le lecteur du XXIème siècle un tant soit peu féru de littérature du XIXème, "Les hauts de hurle-vent" est un véritable coup de poing qu'il reçoit, bouche bée, en plein dans l'estomac.
    Où diable donc cette fille de pasteur protestant, qui ne se plaisait que dans la solitude grandiose mais effrayante du Nord du Yorkshire et qui mourut la trentaine à peine achevée, sans avoir pratiquement rien connu du reste de l'univers, oui, dans quels tréfonds de la conscience collective a-t-elle pu puiser cette lave noire, brûlante et tempétueuse qui constitue les fondements mêmes des "Hauts ..." ?
    Déjà, le style surprend. C'est un caractère plus masculin que féminin qui se révèle ici. Mais cela va bien plus loin : le trait est ferme, dur, précis ; la construction, en dépit de ses récits emboîtés, a la solidité du granit ; les héros maudits sont d'une seule pièce - et seule la mort parvient à démasquer cette complexité qu'ils n'ont jamais cherché à comprendre en eux parce qu'ils voulaient trop en jouir ; les autres personnages (Lockwood, Nelly Dean, Isabel et Edgar Linton, l'affreux Joseph, les Earnshaw, grand-père, père et fils, le fils Heathcliffe ...), plus francs sans doute et moins volontaires que le couple Catherine-Heatcliffe, forment un choeur à la hauteur du texte et des paysages. Quant aux décors, à mi-chemin entre le gothique radcliffien et la tradition terrienne qu'illustrera plus tard Thomas Hardy, ils sont parfaits.
    Si l'on excepte les conventions en vigueur à l'époque dans la société anglaise et qui, bien entendu, réapparaissent çà et là, "Les hauts de hurle-vent" pourrait passer pour avoir été écrit au XXème siècle.
    C'est aussi l'un des plus belles histoires de fantômes et de vampires qu'il m'ait jamais été donné de lire. Car Heathcliffe se comporte bel et bien comme un vampire qui, poussé par la vengeance, veut enlever la vie à ceux qu'il hait. C'est à croire que, tel un vampire, il ne peut survivre que s'il pille la force vitale des autres. D'ailleurs, quand sa complaisance pour Hareton lui fait comprendre que cet instinct est moribond, Heathcliffe se tourne directement vers la Mort, afin d'y retrouver Cathy. Il retourne, semble-t-il, là d'où il était venu, enfant mystérieux et à demi-muet qu'un soir de tempête, le Hasard avait placé sur la route du vieux Mr Earnshaw.
    Les fantômes sont nombreux et, en bons fantômes, impalpables : lorsqu'il passe la nuit chez Heathcliffe, Mr Lockwood est vite persuadé d'avoir eu affaire à celui de Cathy. Et lorsqu'il en parle à son hôte, celui-ci, si sarcastique qu'il soit, paraît touché. A la fin du roman, lorsque la Mort aura uni Heathcliffe et Catherine, un petit berger jurera même à Mrs Dean "les" avoir vus, "là-bas" ...
    Jusque dans leurs apparitions spectrales, ils conservent d'ailleurs quelque chose qui continue à évoquer le vampirisme.
    Dans ce roman atypique, dont on devine combien il put choquer les bien-pensants, la perversion gît aussi tout au fond de la passion qui lie Heathcliffe à Catherine Earnshaw. L'un comme l'autre, ils ressemblent à de jeunes fauves pour lesquels les conventions sociales n'existent pas. Certes, ils ne sont pas frère et soeur mais il y a un curieux relent d'inceste dans certains mariages que nous égrène Emily Brontë : Heathcliffe épouse la soeur d'Edgar, son fils épousera la fille d'Edgar et de Catherine et celle-ci se remariera avec le neveu de sa mère ... (L'un des autres héros de la fratrie Brontë était, soulignons-le, lord Byron.)
    La sexualité n'est évidemment pas abordée au grand jour mais celle d'Heathcliffe, Bunuel ne s'y est pas trompé, a des airs de nécrophilie. Edgar Linton est efféminé (en tous cas au début) alors que Catherine Earnshaw a quelque chose de masculin, etc, etc ... Mis à part Heathcliffe et Hareton Earnshaw d'ailleurs, les hommes sont bien maltraités dans ce roman.
    Un livre étrange dans tous les sens du mot, une espèce d'ovni littéraire au style résolument moderne, l'une des plus belles perles noires de la littérature anglaise. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par basileusa, le 05 avril 2014

    basileusa
    J'ai vraiment aimé ce livre mais je n'ai pas mis 5/5 parce que ,tout le long du livre ,il est surtout question de mépris et de vengeance ,de sentiments destructeurs donc on sort de cette lecture un peu triste !
    Je ne connaissais pas du tout l'histoire et c'est vrai que j'ai été surprise par Heathcliff ,qui veut se venger de tout ceux qu'il estime responsable de son éloignement avec Catherine. Jusqu'à s'en prendre à la fille de celle-ci et de façon violente ,il faut vraiment n'avoir aucune pitié et que de la haine en soi . Si on comprend Heathcliff au début ,on finit par se rallier à l'opinion général qu'il est un monstre .
    C'est bien écrit et rapidement il est difficile de lâcher le livre . Il faut juste être prévenu que l'auteur n'épargne pas ses personnages ...
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Citations et extraits

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  • Par Elisane, le 09 avril 2014

    Il me donne de la satisfaction, poursuivit-il en pensant tout haut. Il a répondu à mon attente. S'il eût été naturellement idiot, mon plaisir serait moitié moindre. Mais il n'est pas idiot ; et je peux sympathiser avec tous ses sentiments, les ayant éprouvés moi-même. Je sais très exactement ce qu'il souffre en ce moment, par exemple ; ce n'est d'ailleurs qu'un simple avant-goût de ce qu'il souffrira. Il ne sera jamais capable de sortir de son abîme de grossièreté et d'ignorance. Je le tiens mieux que ne me tenait son coquin de père, et je l'ai fait descendre plus bas, car il s'enorgueillit de son abrutissement. Je lui ai appris à mépriser comme une sottise et une faiblesse tout ce qui n'est pas purement animal.Ne croyez-vous pas que Hindley serait fier de son fils , s'il pouvait le voir? Presque aussi fier que je le suis du mien. Mais il y a une différence : l'un est de l'or employé comme pierre de pavage, l'autre du fer-blanc poli pour singer un service en argent. Le mien n'a aucune valeur en soi ; pourtant j'aurai le mérite de le pousser aussi loin qu'un si pauvre hère peut aller. Le sien avait des qualités de premier ordre, elles sont perdues ; je les ai rendues plus qu'inutiles, funestes. Moi, je n'ai rien à regretter ; lui, il aurait à regretter plus que qui que ce soit. Et le plus beau est que Hareton m'est attaché au diable! Vous conviendrez qu'ici j'ai surpassé Hindley. Si ce défunt drôle pouvait sortir de sa tombe pour me reprocher mes torts envers sa progéniture , j'aurais l'amusement de voir la dite progéniture le repousser et s'indigner qu'il ose médire du seul ami qu'elle ait au monde !
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  • Par LaBiblidOnee, le 10 avril 2014

    Ce pays est merveilleux ! Je ne crois pas que j'eusse pu trouver, dans toute l'Angleterre, un endroit plus complètement à l'écart de l'agitation mondaine. Un vrai paradis pour misanthrope : Et Monsieur Heathcliff et moi sommes si bien faits pour nous partager ce désert ! Quel homme admirable !

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  • Par vertescollines, le 10 avril 2014

    Un très beau roman romantique, fantastique, qui entraine à larrêverie. J'aimerais encore le relire et le redécouvrir encore une fois...j'adore imaginer que je marche sur la lande...

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  • Par LaBiblidOnee, le 09 avril 2014

    Le visage de Catherine était exactement semblable au paysage, les ombres et les rayons de soleil s'y succédaient avec rapidité ; mais les ombres y restaient plus longtemps, les rayons de soleil y étaient plus fugitifs, et son pauvre petit coeur se reprochait même ces oublis passagers de ses soucis.

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  • Par Priscilla29, le 22 juillet 2010

    _ Pas du tout, c'est le meilleur! Les autres n'intéresseraient que la satisfaction de mes caprices et aussi celle d'Edgar. Mais celui-là intéresse quelqu'un qui réunit en sa personne tout ce que je ressens pour Edgar et pour moi-même. C'est une chose que je ne puis exprimer. Mais sûrement vous avez, comme tout le monde, une vague idée qu'il y a, qu'il doit y avoir en dehors de vous une existence qui est encore votre. A quoi servirait que j'eusse été créée, si j'étais toute entière contenue dans ce que vous voyez ici ? Mes grandes souffrances dans ce monde ont été les souffrances d'Heathcliff, je les ai toutes guettées et ressenties dès leur origine. Ma grande raison de vivre, c'est lui. Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d'exister; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l'univers me deviendrait complètement étranger, je n'aurais plus l'air d'en faire partie. Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans le bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l'hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux roches immuables qui sont en dessous: source de peu de joie apparente, mais nécessaire. Nelly, je suis Heathcliff! Il est toujours, toujours dans mon esprit ; non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi même, mais comme mon propre être. Ainsi, ne parlez plus de notre séparation ; elle est impossible et ...

    Elle s'arrêta et se cacha le visage dans les plis de ma robe. Mais je la repoussai violemment. Sa folie avait mis ma patience à bout.
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Bande annonce du film Les soeurs Brontë (1979) dans lequel Charlotte Brontë évoque certains épisodes de sa vie avec sa famille dans l'Angleterre du début du XIXe siècle.








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