Eric Fottorino est journaliste, dirige le quotidien le Monde, et pratique le cyclisme. Il passe son enfance avec sa mère, à Bordeaux. Il a dix ans, lorsqu'il est adopté par Michel le jour où il épouse sa mère. La famille part s'installer à La
Rochelle. Michel exerce la profession de masseur- kinesithépeute. Il est celui qu'on appelait l'homme aux doigts d'or. Il apportera dans la famille le soleil de sa Tunisie natale et son goût pour le cyclisme qu'il transmettra à son fils.
Eric Fottorino aura deux frères. En 2008, Michel, séparé de sa femme, est retrouvé mort dans sa voiture, sur un parking ; il vient de se suicider………..
C'est en relatant ce tragique évènement que l'auteur commence ce vibrant hommage à l'homme et au père qu'il a été pour lui. Tel un peintre, qui par petites touches rempli sa toile, l'auteur va au fur et à mesure, et avec beaucoup de pudeur, nous raconter son père, et nous faire partager son enfance d'enfant adopté, élevé, éduqué et surtout aimé par celui qui est entré dans sa vie alors qu'il avait dix ans.
Lors de sa parution, j'avais entendu parler de ce livre, et surtout j'avais longuement entendu le journaliste de défendre, le sujet m'avait interpellée. Ce livre m'a choisie il y a peu de temps ; et c'est rapidement que je l'ai lu. C'est assez paradoxal, parce bien que l'ayant lu avec gourmandise, et ayant trouvé le style agréable, je lui ai trouvé beaucoup de longueur. L'auteur tente de trouver un sens au geste de son père, sans y parvenir. Peut-être était-ce trop tôt ?
Il est écrit avec beaucoup de pudeur, et j'ai l'impression de ne pas avoir appris énormément de la vie du personnage dont il est question. Cela me laisse une petite impression d'inachevé. Cela n'ôte rien à la délicatesse de l'hommage filial dont
Eric Fottorino nous fait ici la démonstration, ni au témoignage poignant de la paternité.
Le père n'est pas seulement celui qui apporte ses gènes, mais surtout celui qui élève et aime.