ISBN : 2070124630
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 58 notes) Ajouter à mes livres
Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J'ai calculé qu'il m'avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a do... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 13 mai 2010

    mimipinson
    Eric Fottorino est journaliste, dirige le quotidien le Monde, et pratique le cyclisme. Il passe son enfance avec sa mère, à Bordeaux. Il a dix ans, lorsqu'il est adopté par Michel le jour où il épouse sa mère. La famille part s'installer à La Rochelle. Michel exerce la profession de masseur- kinesithépeute. Il est celui qu'on appelait l'homme aux doigts d'or. Il apportera dans la famille le soleil de sa Tunisie natale et son goût pour le cyclisme qu'il transmettra à son fils. Eric Fottorino aura deux frères. En 2008, Michel, séparé de sa femme, est retrouvé mort dans sa voiture, sur un parking ; il vient de se suicider………..
    C'est en relatant ce tragique évènement que l'auteur commence ce vibrant hommage à l'homme et au père qu'il a été pour lui. Tel un peintre, qui par petites touches rempli sa toile, l'auteur va au fur et à mesure, et avec beaucoup de pudeur, nous raconter son père, et nous faire partager son enfance d'enfant adopté, élevé, éduqué et surtout aimé par celui qui est entré dans sa vie alors qu'il avait dix ans.
    Lors de sa parution, j'avais entendu parler de ce livre, et surtout j'avais longuement entendu le journaliste de défendre, le sujet m'avait interpellée. Ce livre m'a choisie il y a peu de temps ; et c'est rapidement que je l'ai lu. C'est assez paradoxal, parce bien que l'ayant lu avec gourmandise, et ayant trouvé le style agréable, je lui ai trouvé beaucoup de longueur. L'auteur tente de trouver un sens au geste de son père, sans y parvenir. Peut-être était-ce trop tôt ?
    Il est écrit avec beaucoup de pudeur, et j'ai l'impression de ne pas avoir appris énormément de la vie du personnage dont il est question. Cela me laisse une petite impression d'inachevé. Cela n'ôte rien à la délicatesse de l'hommage filial dont Eric Fottorino nous fait ici la démonstration, ni au témoignage poignant de la paternité.
    Le père n'est pas seulement celui qui apporte ses gènes, mais surtout celui qui élève et aime.
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    • Livres 2.00/5
    Par XL, le 28 février 2012

    XL
    Eric Fottorino a une dizaine d'années quand Michel entre dans la vie de sa mère, pour leur apporter le soleil de sa Tunisie natale, la sécurité affective et la certitude d'appartenir à une famille.
    Après le suicide de ce dernier, l'écrivain se penche sur les souvenirs attachés à la personne de cet homme calme et souriant, silencieux mais chaleureux, qui l'a accompagné comme un père et dont l'absence lui rappelle le prix des moments partagés.
    Comme beaucoup en pareille situation, il cherche à comprendre le dernier geste et se rend compte qu'il est sans doute passé à côté de certains aspects de la personnalité de son père adoptif. Fier mais démuni, privé d'existence sociale par l'obligation de cesser ses activités de kinésithérapeute, il est parti sans rendre de comptes, mais en laissant à ses proches une ultime lettre venue du coeur.
    Peu construit, le récit s'égrène au fil des pensées, suivant un ordre relativement chronologique, mais au-delà de l'évidente sincérité de l'hommage et de l'émotion, il est un peu redondant et d'un intérêt biographique qui devrait être réservé aux proches.
    L'écriture est belle mais je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture et je m'y suis reprise à plusieurs fois, avec l'impression qu'à tout moment, je pouvais quitter ce récit sans y revenir et ne rien manquer d'important.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Ness, le 19 mars 2011

    Ness
    Le narrateur qui vient de perdre son père, revient sur leur histoire. Au fil des pages, il nous raconte comment il a fait connaissance avec son père, alors qu'il n'était âgé que de dix ans et comment celui-ci à changer à tout jamais sa vie. C'est une historie d'amour qui s'écrit tout au long de ce roman, une histoire qui se termine tragiquement lorsque le père passe à l'acte et met fin à ses jours.
    Dans ce roman, le narrateur qui n'est autre que l'auteur lui-même rend un vibrant hommage à ce père qui lui a donné son nom et qui n'a jamais remit en question leur lien.

    Dès les premières lignes, l'émotion nous prend à la gorge. On connait déjà la fin et pourtant on ne peut être que touché par cette histoire. Cette histoire qui d'une certaine manière nous pousse à nous interroger sur notre relation avec nos propres parents.
    Ce roman a laissé une trace indélébile dans mes lectures et j'aimerai beaucoup lire celui qu'Eric Fottorino a écrit sur son père biologique. D'ailleurs, j'aimerai tout simplement lire d'autres romans de lui pour voir en premier lieu si on retrouve cette même écriture tout en finesse.
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    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 10 janvier 2011

    PerdreUnePlume
    Suite au suicide de son père adoptif, l'auteur revient sur les années passées avec ce père inespéré : l'amour discret mais confiant, mais aussi l'homme sa nature et sa raison d'être.
    L'hommage d'un fils, tout en douce nostalgie, pour, à travers les mots, offrir au personnage une part d'immortalité.
    À nouveau, une lecture autour du deuil mais une fois encore traité différemment.
    J'ai eu un peu peur au premier abord que le récit soit une monotone recherche du "pourquoi" à travers le passé du défunt. En réalité on s'en approche par moment, mais j'aurai tendance à dire comment faire autrement face à un suicide ?
    Pour autant le principal message n'est pas là, il s'agit avant tout de se souvenir, de dire merci à sa manière à cet homme qui tout au long de sa vie a beaucoup compté pour le romancier. On est face à une douleur consciente et en quelque sorte apprivoisée qui doit s'exprimer.
    Mais voilà, je me suis un peu ennuyée. En partie parce que je sortais d'une lecture très prenante qui me trottait encore en tête, mais aussi parce que quelque part on est dans l'intime et il y a une part d'insaisissable dans ces évocations et souvenirs. L'homme décrit était le père d'Éric Fottorino, plus qu'un portrait il nous en donne des moments clés, des scènes qui l'ont marqué lui enfant ou adulte mais son lecteur n'est pas toujours perméable à l'émotion suscité chez ce fils qu'il n'est pas !
    Ce n'est pas évident à expliquer mais c'est un peu comme si un inconnu se mettait à vous raconter des scènes, parfois banales, de sa vie ; au bout d'un moment on décroche un peu.
    [...]
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    • Livres 3.00/5
    Par barbarawahl, le 22 novembre 2010

    barbarawahl
    Le titre pouvait faire craindre une histoire de midinettes, et ce n'est pas du tout cela fort heureusement. Cet homme qui "aime tout bas" est un père, celui qui en parle à haute voix est son fils - et - qui mieux est - son fils adpotif, ce qui rehausse la beauté d'un amour sans arrière-gout. le fils est en deuil de son père qui vient de se suicider, par un acte de liberté. Et peut-etre que là réside une faiblesse de l'oeuvre; il n'y a pas trace des ombres toujours portées par l'amour meme le plus profond. le deuil recouvre le souvenir d'un voile d'idéalisation totale, c'est beau sans doute, mais le soupçon de mièvrerie que faisait craindre le titre finira par trouver là sa raison d'etre
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Jean-Baptiste Harang pour le Magazine Littéraire

    Avec L'homme qui m'aimait tout bas, Eric Fottorino compose un tombeau poignant en l'honneur de son père, qui se donna la mort en 2008. Nos pères ne nous appartiennent pas. À peine leur avons-nous appartenu, ... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par cc, le 23 décembre 2010

    J'ignore ce qui me pousse à écrire ces quelques lignes et à continuer. ..... Papa, où es-tu allé, qui as-tu vu, pourquoi ce jour là, précisément ? ............. Il est allongé sous mes yeux mais ce n'est pas la vie. ............ Je viens de faire défiler près de quarante années. J'ai le vertige. ........... Envie de l'appeler, d'entrendre sa voix, une dernière fois, pour la route, la longue route sans lui. .........Tu pourras m'appeler papa puisque tu porteras mon nom."
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  • Par Astrid2479, le 02 mai 2012

    Mes mains tremblent chaque fois que je veux retrouver ces passages où il vit encore. Je cherche dans mes romans des preuves de vie, les preuves qu'il a vécu, que nous avons vécu ensemble heureux. J'ai réalisé à ce moment la, la dimension magique de l'écriture : les personnages ne vieillissent ni ne meurent.
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  • Par Ermeneux, le 14 novembre 2009

    Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil.
    Montherlant
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  • Par gwenbihan, le 09 janvier 2012

    Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j'ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu'il ne reste plus rien d'important à vivre d'autre que le souvenir de nous.
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  • Par Astrid2479, le 02 mai 2012

    Tu aimais les gens pour peu qu'ils soient simples, qu'ils ne pètent pas plus haut que leur derrière, qu'ils aient le coeur à portée de main. Là ils te trouvaient toujours disponible, une blague aux lèvres. Tu leur donnais ta joie de vivre.
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Vidéo de Eric Fottorino

Eric Fottorino à la librairie la Galerne au Havre. Pour la sortie du roman "Le dos Crawlé".








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