ISBN : 2070363317
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 113 notes) Ajouter à mes livres
Fiévreuse et violente, l'œuvre de Blaise Cendrars, grand voyageur et aventurier, est nourrie de ses expériences et de ses souvenirs. L'histoire du général Suter ruiné par la découverte de l'or en Californie, apporta la célébrité à son auteur.
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par raton-liseur, le 08 mai 2012

    raton-liseur
    Il est des fois où l'on fait des mauvais choix. J'ai acheté ce livre il y a longtemps, un peu par hasard, livre d'occasion sur les étagères d'une grande enseigne parisienne. J'ai entendu l'année dernière un portrait de l'auteur dans une émission de radio Aujourd'hui disparue (« Partir avec… » de Stéphanie Duncan). le personnage ne m'a pas paru bien sympathique mais je me suis souvenue de ce livre qui dormait sur mes étagères. Alors, voulant lire un livre court et plein d'aventures, je me suis dit qu'il était temps de l'exhumer. Bien mal m'en a pris… J'ai mis trois semaines à en venir à bout, préférant le délaisser entre-temps pour Kessel et Giono et quelques livres pour enfants, et je me suis forcée à le finir, me disant que peut-être finirais-je par comprendre.
    Enfin, fini, refermé. Quel style aride, fait de phrases courtes, sèches, plates. On ne peut même pas parler de style journalistique. Un style que d'aucuns aiment, mais décidemment pas moi, j'ai eu l'impression de lire quelqu'un qui ne savait pas s'exprimer.
    L'idée de départ est intéressante, il s'agit de la biographie romancée d'un personnage dont j'ignorais l'existence, Johann August Sutter, commerçant, colon, aventurier, un des premiers à s'établir dans les environs de ce qui deviendra San Francisco, alors que la Californie était encore mexicaine et avant la ruée vers L'or au milieu du XIXème siècle.
    Mais je ne peux comprendre quel est l'intérêt de cette biographie romancée. D'abord Cendrars n'exploite pas ce qui semble être la raison pour laquelle ce personnage l'a intéressé, à savoir cet apparent oxymore qui devient la devise de Sutter, « la découverte de L'or m'a ruiné ». D'autre part, Cendrars semble avoir négligé certaines des contradictions du personnage, comme le rôle d'un de ses fils dans l'urbanisation des terres de son père. Je ne comprends donc pas le propos de Cendrars ; il me semble qu'il fallait soit simplifier le personnage pour en faire la parabole de son oxymore, soit en garder la complexité et en explorer les ramifications.
    En définitive, je suis restée imperméable au style comme au propos de l'auteur, et je suis passée complètement à côté de ce qui est considéré comme un classique du début du XXème siècle. Je laisse à d'autres le soin de décrypter les tenants et les aboutissants de cette œuvre, c'est hors de mes affinités littéraires.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 16 juillet 2011

    brigittelascombe
    L'or peut ruiner parfois!
    Voilà, l'une des vérités qu'énonce Blaise Cendras, auteur suisse naturalisé français du XIX° siècle, dans L'or, (énième) roman d'aventure, écrit en 1925, qui a connu un succés mondial fulgurant. Blaise Cendras est par la suite devenu journaliste et grand reporter.
    L'or nous conte le destin dramatique et cruel de Johann Auguste Suter, "banqueroutier,fuyard,rôdeur, vagabond, voleur,escroc" .
    6 mai 1934.
    Ce trentenaire,ambitieux, n'hésite pas à abandonner femme et enfants pour filer sur les routes, à pied, de Rünenberg à Paris, puis au Havre. le bâteau des émigrants le mène à New York.Puis, c'est l'ouest, la patrie des grands bisons. Les caravannes. Honolulu où le Rhum coule à flots. La baie californienne. Sacramento et sa vallée fertile où aidé d'une floppée de canaques, il va monter à mains nues son domaine agricole, nommé "La nouvelle Helvétie". C'est la richesse, son nom court sur toutes les lèvres.Il plante même des vignes du Rhin et achète un piano chez Pleyel à Paris....C'est dire!
    Sa famille est restée quatorze ans sans nouvelles! Qu'importe! Il va les faire venir d'Europe.
    1848.
    Et là...le destin, ou plutot le malheur frappe à sa porte. C'est la ruée vers L'or et le filon trouvé sur ses terres fera qu'on se ruera chez lui pour se l'approprier.
    Grandeur et décadence.Ruine.Révolte.Injustice.Découragement. le mythe redevient triste réalité!
    Un livre fort bien écrit dans un style journalistique, sorte de reportage vécu au jour le jour qui donne une idée de cette époque là. Un conte philosophique sur le bonheur qui nous démontre que dans la vie rien n'est acquis et qu'il suffit d'un grain.... d'or dans les rouages pour que tout parte à vau- l'eau!
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    • Livres 3.00/5
    Par coquecigrue, le 12 mai 2011

    coquecigrue
    De « L'or » mon impression ?
    « L'or » c'est sûr, n'est pas la moitié de L'or-dre, mais l'intégralité du désOrdre ! Pourtant L'or donné sur ordre aurait pu mettre de L'ordre d'Or dans ce désordre sans Or. :-)

    Le style ressemble à la ruée vers L'or par sa fièvre, son rythme, son pas court et rapide. Je l'apprécie particulièrement dans les chapitres brefs où il rejoint la poésie concise que j'aime le plus. Il s'alourdit un peu quand Cendrars plante le décor politico-historique.
    L'histoire, même romancée, est impressionnante, en elle-même, et par son paradoxe si bien résumé en une seule phrase "L'or m'a ruiné". Plus simplement, elle me renvoie à ce qu'il m'arrive de dire souvent : "ce n'est que de l'argent".
    C'est un livre très dense. Je suis contente que de l'avoir lu, mais je ne suis pas tentée de le lire et relire encore. Je regrette cependant de ne pas l'avoir lu d'une traite comme, je pense, il l'exige.
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    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    Qu'est-ce qui est juste? Qu'est-ce qui ne l'est pas? C'est ce à quoi nous invite à réfléchir ce livre. L'or se présente sous la forme d'un bref roman, plutôt une sorte de biographie historique d'un drôle d'énergumène, citoyen suisse, américain d'adoption. L'homme a véritablement existé, il s'agit ni plus ni moins que du fondateur de la Californie moderne, du moins celle dont nous parle Steinbeck dans ses nombreux romans sur une Californie regorgeant de fruits et de légumes, offrant du travail à tout le monde. Cendrars utilise un style direct et de très brefs chapitres, qui peut possiblement rappeler Saint-Exupéry. Parti de rien, au passé un peu louche, comme de nombreux autres émigrants qui firent le choix des États-Unis naissants, Suter va faire fortune en faisant fructifier la vierge Californie (alors mexicaine) grâce au travail des Hawaïens et des indiens. Il est presque déjà à la tête d'un empire agricole lorsque, par malheur (quelle ironie?), un ouvrier découvre un immense filon d'or. Évidemment, le secret sera éventé et déclenchera la fameuse ruée vers L'or. le flot des pauvres bougres avides d'or et de fortune vont faire irruption sur les terres de Suter et finalement l'exproprier de chez lui, alors même qu'il est légalement le véritable propriétaire de cet or. S'ensuivra une longue et incertaine bataille juridique et un paradoxe, une fortune ruinée par la découverte de L'or, laissant un vieillard aux abois sans espoir de rentrer dans son dû, oublié, détesté ou méprisé de tous. Pour ceux que cela intéresse, je conseille de lire cette biographie en parallèle avec la nouvelle de l'authentique californien qu'est Steinbeck, qui traite dans le fond un peu du même sujet, à savoir La perle.
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    • Livres 3.00/5
    Par minilaure, le 20 mai 2012

    minilaure
    Cendrars a une écriture vive et incisive, j'ai été particulièrement étonnée par son modernisme. le "scénario" est formidable, cet homme, entre nous fort peu sympayhique, qui part conquérir la Californie et qui se retrouve ruiné par l'enrichissement de ses anciens ouvriers. C'est un classique, et je comprends pourquoi. Malgré tout, le livre n'entrera pas dans mes livres cultes, je n'ai pas été émue par le personnage.
    Bref, la forme et le fond y sont, manque l'émotion !
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Citations et extraits

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  • Par nastasiabuergo, le 20 mars 2012

    Ils {des voyageurs} ont traversé des solitudes toujours plates, des océans d'herbes où des orages quotidiens, d'une violence inouïe, éclatent soudainement sur le coup de midi pour ne durer qu'un quart d'heure, puis le ciel redevient serein, d'un bleu dur sur les franges vertes de l'horizon. Ils campent sous le croissant de lune moucheté d'une belle étoile; inutile de songer au sommeil, des myriades d'insectes bourdonnent autour d'eux, des milliers de crapauds et de grenouilles saluent la lente éclosion des étoiles. Les coyotes jappent. C'est l'aube, l'heure magique des oiseaux, les deux notes invariables de la perdrix. On repart. La piste fuit sous les sabots rapides des montures. Le fusil au poing, on quête une proie impossible.
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  • Par raton-liseur, le 08 mai 2012

    Si j’avais pu suivre mes plans jusqu’au bout, j’aurais été en très peu de temps l’homme le plus riche du monde : la découverte de l’or m’a ruiné. (p. 91, Partie 31, Chapitre 9).
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  • Par hema6, le 10 février 2011

    Mes amis m'entourent comme des garde-fous.
    Ils ont peur quand je pars que je ne revienne plus.
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  • Par brigittelascombe, le 16 juillet 2011

    Le port.
    Le port de New York.
    1834.
    C'est là que débarquent tous les naufragés du vieux monde.
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  • Par brigittelascombe, le 16 juillet 2011

    Il y a des tuyaux qui sont bons.Il y a des tuyaux qui sont crevés.Moi je vais t'apprendre comment on fait du lard avec du cochon.
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Vidéo de Blaise Cendrars


Patrice Delbourg évoque Blaise Cendrars
Rencontre avec Patrice Delbourg à l'occasion de la parution de "L'odyssée Cendrars" (Écriture, 220 pages, 25 août 2010).








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