ISBN : 228302367X
Éditeur : Buchet-Chastel (2009)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Au château, l'enfant " maudit " cause incendies, maladies et accidents mortels autour de lui. Rien ni personne ne lui résiste. Ce bâtard finira pourtant par devenir Charles de l'Eperai, l'héritier en titre. Non loin de là, une enfant est abandonnée dans la forêt. Recuei... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Pour tout vous dire, ce roman, jamais au grand jamais je ne l'aurais acheté. En effet, je trouve le titre un peu tarte, la couverture vraiment mièvre et le prix (24,50 €), trop élevé.
    Je remercie donc l'attaché de presse des éditions Buchet-Chastel, de me l'avoir envoyé après m'avoir adresser un mail pour une rencontre champêtre. En effet, j'ai ouvert ce roman et tous mes préjugés un peu stériles, voire stupides sont tombés.Miel et le Vin est un très bon premier roman d'amour.

    Mettons de côté, les scories et autres avanies qu'on trouve nécessairement dans une première oeuvre, car on ne peut se séparer de certaines facilités. Ainsi des personnages sont esquissés au début du roman et resurgissent à la fin, comme un diable de sa boite, et n'apportent aucun intérêt au récit. Ainsi, cette tendance bien fâcheuse à annoncer le futur benoîtement alors que l'histoire ne le réclame vraiment pas.

    Donc mettons tout ceci de côté, car ce roman est formidable. Une vraie cavalcade, en dépit de quelques raccourcis historiques, à travers la Dordogne, le Périgord noir et partant, à travers la France.

    Un "enfant maudit" nait au chateau du comte d'Epernay. Un bâtard forcément, un enfant du diable ou plutôt diabolisé par des provinciaux férus de traditions puériles et de croyances éculées. Non loin de là, une petite fille est trouvée un beau jour dans une forêt par Guillaume de Salerac, un doux rêveur et génial inventeur. Cette petite fille, Judith est adoptée par la soeur de Guillaume, Louison de Monterlant. Et les années passent, le bâtard écarté devient l'héritier Charles d'Epernay et judith part en pension chez les bonnes soeurs. Puis en 1788, au mariage forcé d'Hélène, Judith et Charles se rencontrent.

    Et vous l'avez deviné, la passion dévorante, nécessaire et frustrante s'emparent de nos deux héros.
    Cette passion suit les méandres de l'Histoire de France, le début de la Révolution, la prise de la Bastille, la bêtise républicaine, les massacres inutiles de Vendée, des nobles et de Lyon ou d'ailleurs,... Judith épouse un noble bordelais, député "démocrate" et Charles épouse la cause tyrannique et absurde de la Terreur et de Robespierre, comme pour venger son enfance.

    Et ça galope dans le Périgord noir. Il n'y a pas de temps mort et ce bon roman estival se lit d'une seule traite, car on veut connaître le dénouement heureux. Oui, c'est pétillant, un brin malicieux. Il y a une bonne maîtrise du récit, un regard lucide et tendre sur la passion. La romancière Myriam Chirousse est une découverte à ne pas manquer.


    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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    • Livres 1.00/5
    Par luocine, le 28 avril 2010

    luocine
    J'aurais dû me méfier, de mauvaises étoiles planaient sur ce roman : notre bibliothécaire ne l'avait pas lu, si elle l'avait mis au rendez-vous du club du mois de mai, c'est parce que c'est une nouveauté et un bon succès de librairie. Deuxième mauvais présage, une amie du club le rapportait à la bibliothèque le jour où je l'ai pris en disant qu'elle s'était ennuyée à la lecture.
    Courageusement, je suis partie à l'assaut des 500 pages, mais je n'irai pas jusqu'au bout. Rien ne me plaît dans ce roman, les intrigues qui se croisent s'entrecroisent sont toutes plus invraisemblables les unes que les autres.
    C'est vrai que j'ai adoré Eugène Sue, mais je ne l'ai pas relu depuis longtemps et je n'avais pas imaginé que c'était un modèle littéraire qui pouvait encore inspirer aujourd'hui.
    Pour faire passer la sauce et tenir en haleine les lectrices d'aujourd'hui, l'ambiance et beaucoup plus torride que dans les « Mystère de Paris » et l'héroïne jusqu'à la page 188 est en tension sexuelle permanente. Comme ce livre est encensé dans certains blogs je mets un lien à la fin d e mon billet, mais moi j'arrête à la page 200 , c'est peut-être après que ça devient bien !

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 30 avril 2011

    Malaura
    Lui, c'est Charles de l'Eperai, l'enfant "maudit", le bâtard, fruit des amours coupables d'un châtelain et d'une servante. Dans ses yeux noirs, brille l'éclat rageur des maltraitances infligées... Elle, c'est Judith de Monterlant, l'enfant aux cheveux de flammes trouvée dans les bois qui bordent la Dordogne. Quand ces deux là se rencontrent, la Révolution gronde, semant désordre et chaos à l'image de l'amour vorace qui les lie irrésistiblement, tel un feu dévorant à jamais inextinguible.
    La traductrice Myriam Chirousse a mis près de 10 ans à peaufiner son texte et le résultat est là, car c'est un véritable bonheur de lecture que ce 1er roman. Un style éblouissant, flamboyant, sensuel et voluptueux pour une histoire étourdissante et enivrante sur fond de Révolution française; tous les sens frémissent, le lecteur est grisé, pris de vertige, totalement submergé par les amours contrariés des deux protagonistes et par l'évocation d'une page de l'histoire pleine de fièvre et de fureur. Bravo !
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  • Par keisha, le 13 septembre 2009

    keisha
    "De longues, de très longues années plus tard, lorsque au soir de sa vie sa mémoire crèverait comme un ventre trop lourd et que tous les souvenirs de son existence s'écouleraient hors de leur poche comme les vagues d'un immense torrent, l'instant que Judith reverrait avec le plus de force, celui qui surnagerait le plus longtemps devant ses yeux et la tiendrait lucide jusqu'à la fin du naufrage, alors que sombreraient les bois de Castelroux, les herbes sèches de chaque été, les chants de l'Ancien Régime, le sang de la Terreur, les lits défaits, les amis perdus, la peau de Charles et les enfants adorés - l'image de sa vie peut-être - serait celui de ce moment-là, de ce jour-là, lorsque les cordes furent soudainement lâchées et que le globe l'emporta dans les airs."
    Sans difficulté aucune je me suis programmée en mode "fresque romanesque historique" et ai dévoré les 540 pages de ce roman en deux jours, bercée par la belle prose de Myriam Chirousse, entraînée sans résistance dans la narration de l'histoire de Judith et Charles et de leurs amours passionnées sur fond de Révolution Française.
    Voilà, que dire de plus? Lire ce livre a été une sorte d'enchantement. L'auteur évite les écueils de ce type de roman et tisse habilement les fils de sa narration, y compris la voix d'un enfant à naître, elle n'oublie pas les beaux personnages secondaires et sait merveilleusement nous plonger dans une ambiance sensuelle, bucolique et nostalgique...
    "Alors il y eut de nouveau des fruits mûrs sur les branches, du pain sur les tables et des poissons dans les rivières, il y eut des granges pleines et des villages fleuris, des jardins embaumés, des amis réunis autour des tables, des champs moissonnés et du vin plein les carafes, des enfants galopant sous le soleil, des cascades fraïches, des nuits d'été, des feux paisibles dans les cheminées et des aubes claires, des chants comme prières, des regards de miel, la joie de vivre, la paix, et des lits profonds pour s'aimer."
    Un très très joli moment de lecture, à ne pas rater!


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-33639963.html
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    • Livres 4.00/5
    Par delcyfaro, le 10 mai 2010

    delcyfaro
    Une decouverte au salon du livre de Paris, et une bien agréable lecture.
    Un style simple mais prenant, une histoire qui nous investit, des rebondissements innatendus, un epilogue touchant.. bref un trés bon roman avec des personnages peu ordinaires qui vivent et survivent dans une période difficile de l'histoire de France et une histoire d'amour absolu qui nous emporte avec elle...
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Citations et extraits

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  • Par anyuka, le 31 janvier 2012

    L'amitié est un lien curieux. Il se tisse parfois avec la lenteur des dentelles et parfois surgit comme une étoile filante. Ce soir-là, Blanche et Judith reconnurent tout à coup qu'elles étaient des amies d'enfance. Si la Providence le voulait bien, elles le resteraient longtemps.
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  • Par anyuka, le 31 janvier 2012

    Les personnes qui marquent nos vies ne sont pas forcément celles qui y passent le plus de temps.
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  • Par luocine, le 28 avril 2010

    Hagarde, rougissante, ses yeux cherchèrent une réponse autour d’elle, sur les étagères, les tableaux, les tentures, les fauteuils, au milieu de la table, sur la carte, dans les yeux noirs. Cela ne dura qu’un instant. Le temps d’être dépossédé de tout. Charles tourna les talons et disparut dans le couloir.

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  • Par chantal.chomaz, le 19 juillet 2011

    Émergeant du sommeil comme un noyé refait surface, elle sentit croître en elle une douleur diffuse, comme si sa peau lui faisait mal; comme si respirer et sentir son cœur battre lui faisait mal aussi. C'était une douleur indéfinissable tapie avec elle au fond des limbes de la nuit, une vieille souffrance endormie depuis longtemps, un manque, un arrachement, le mal des amputés qui n'ont plus que la moitié d'eux-même pour aller par le monde et ressentent jour et nuit le néant de leur part manquante.....
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