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Charles Osborne (Adaptateur)
ISBN : 2253147079
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1999)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 69 notes)
Résumé :
En cette belle matinée de 1934, Hercule Poirot, retiré des affaires, savoure son petit déjeuner dans son appartement de Mayfair...
Mais, lorsque sir Claude Amory appelle au secours le détective, le chocolat crémeux et la brioche dorée ne sont plus qu'un lointain souvenir. Les recherches de ce célèbre savant atomiste suscitent bien des convoitises, y compris dans sa propre maisonnée...
Première pièce de théâtre d'Agatha Christie, Black Coffee contient ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
MissSherlock
19 mars 2017
Ce roman n'est pas un roman d'Agatha Christie mais la novélisation de la pièce Black Coffee par Charles Osborne. Novéliser une pièce de théâtre, voilà qui est étrange.
J'avais pas mal de mauvais a priori à ce sujet avant de débuter le bouquin, après lecture je me rends compte que j'avais raison.
D'abord ce n'est pas Agatha Christie qui a novélisé sa pièce mais un tiers. Aussi, on ne reconnait pas le style de la Reine du Crime. le style de Charles Osborne ne lui arrive pas à la cheville.
Ensuite, il n'y a aucun rythme puisque la pièce est un quasi huis-clos qui se déroule presque entièrement dans une bibliothèque. Les romans de Miss Agatha sont vivants, ici c'est morne. Dans une pièce de théâtre, on ne s'attend pas à du mouvement alors que dans un roman, oui.
Enfin, Charles Osborne a probablement utilisé les didascalies écrites par Agatha Christie pour mettre en scène les personnages du roman et décrire les lieux ce qui donne un aspect artificiel à ces descriptions. C'est lourd.
Il aurait mieux valu publier le manuscrit de la pièce tel quel plutôt que de vouloir en tirer un roman, la lecture eût été plus agréable.
En outre l'intrigue de Black Coffee n'est franchement pas originale. Agatha Christie ne s'est pas foulée.
Le vol d'une formule chimique un McGuffin comme un autre, même le meurtre ne semble concerner personne.
Mais le pompon, c'est tout de même l'endroit où est cachée la fameuse formule qui renvoie à une autre enquête d'Hercule Poirot : lieu identique, même façon de le trouver. C'est frustrant.
On ajoute à cela l'arrivée inopinée et tirée par les cheveux de Japp, des personnages falots (Lucia, my god! cette fille mérite des baffes !), un capitaine Hastings inutile (et qui n'est même pas le narrateur de l'histoire) et on obtient un roman bien terne.
Ce qui le sauve c'est la personnalité de Poirot (plus que jamais imbu de lui-même) et l'ambiance veille Angleterre.
Je suis contente d'avoir lu Black Coffee car je suis une inconditionnelle d'Agatha Christie mais il est évident que ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable.
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Darkcook
25 mars 2013
Ce Poirot est d'une grande particularité, puisqu'il s'agit en réalité, à la base, d'une pièce de théâtre!! Et oui, Agatha Christie se livrait à cet exercice, fait bien moins connu du public... le texte original traduit n'a pas été réédité, nous avons ici affaire à une novélisation par un tiers, Charles Osborne. On imagine toutefois aisément le déroulement sur scène, 90% de l'action ayant lieu dans la même pièce, avec diverses allées et venues, entrées et sorties.
Mais je trouve justement que c'est cela qui pèche, tout est trop statique et répétitif, pour les commodités de la mise en scène, alors que j'aurais voulu plus de folie. Les romans d'Agatha Christie ont, de manière générale, un tel potentiel théâtral! Il y en a d'innombrables exemples, et mentionnons que le chef d'oeuvre Dix Petits Nègres a été transposé sur scène plusieurs fois...
Le mystère de Black Coffee n'est pas non plus des plus passionnants. Il y a des trouvailles, comme la scène de l'extinction des lumières, mais on est bien loin des plus grandes énigmes d'Agatha et des personnages les plus marquants.
Pour les amateurs de Poirot et de théâtre, c'est à lire, mais cela restera une oeuvre anecdotique, une tentative qui fonctionne, mais qui pouvait promettre bien plus.
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Sharon
28 mai 2012
Nous avons ici une enquête d'Hercule Poirot classique, mais alors vraiment très classique. Il ne manque aucun ingrédient, je dirai même qu'Agatha Christie a pris plaisir à rassembler des éléments disséminés dans d'autres enquêtes. Nous avons, par ordre d'entrée en scène :
- sir Claud. Il est un inventeur de génie. Sa passion ? Les explosifs. Peu importe ce qu'ils feront explosés, du moment qu'ils explosent bien. Il est aussi un tyran pour sa propre famille, qu'il mène à la baguette. Même sa propre soeur ne le regrette pas - il faut dire qu'elle le supporte depuis plus longtemps que tout le monde.
- Caroline Armory. Soeur du précédent. Charmante vieille fille victorienne. Essaie encore de faire croire que les bébés naissent dans les choux. Bavarde impénitente.
- Richard Armory. Fils unique de la victime. Bridé par son père qui lui a interdit de faire carrière dans l'armée. A des dettes de jeu.
- Lucia Armory. Femme du précédent. Très belle italienne. Orpheline. A eu le coup de foudre pour Richard et réciproquement. Etouffe à Market Cleve.
- Barbara Armory. Nièce de la victime. Jeune femme moderne, très moderne. Sa spécialité : kidnapper Hastings et l'emmener au fond du jardin. A une soeur aînée, Edna, qui vit en Inde avec son mari et ses jumeaux. Demande ingénument à sa tante Caroline comment elle a pu les avoir puisqu'il n'y a pas de choux en Inde.
- Tredwell. Fidèle majordome.
- Raynor. Fidèle secrétaire.
- Dr Carelli. Italien. Affirme être l'ami de Lucia Armory.
Prenez tous ses personnages, enfermez-les dans une bibliothèque, ajoutez Hercule Poirot, Hastings, un peu terne et l'inspecteur Japp qui passait justement par là, et vous obtiendrez une intrigue pas désagréable mais sans vraiment de surprise. Hercule Poirot reconnaît lui-même que le dénouement n'est pas sans lui rappeler celui d'une précédente intrigue.
Black Coffee est une oeuvre à lire pour les inconditionnels d'Agatha Christie, les autres passeront leur chemin.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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sevm57
19 février 2016
Sir Claud Amory fait appel aux services d'Hercule Poirot. Mais quand ce dernier arrive sur les lieux accompagné du fidèle Hastings, il est déjà trop tard, le savant est mort empoisonné. Poirot va donc rechercher le coupable au sein de la maisonnée.
Intrigue classique, dont Poirot se sort haut la main sans forcer son talent, et donc forcément roman un peu décevant.
Ce black coffee n'est pas de la meilleure mouture selon moi.
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Nice
02 janvier 2015
"Black Coffee" est la première pièce de théâtre écrite par Agatha Christie, transformée en roman et mettant en scène son célèbre détective Hercule Poirot.
Il s'agit d'un huis clos se déroulant spécialement dans une ravissante bibliothèque ou un savant atomiste a connu la mort après le vol de la formule secrète de sa dernière invention qui vaut une fortune.
Les membres de sa famille ainsi qu'un étranger à eux sont tous suspects et ont l'air de tous avoir des secrets bien cachés mais Poirot est là et petit à petit les secret se révèlent et la vérité éclate.
Un roman intéressant mais sans pour autant être merveilleux comme d'autres chefs d'oeuvres de Christie. En bref, c'est un roman qui ne surprend pas mais ne déçoit surtout pas.
Il se lit très rapidement donc allez y tenter le coup.
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock19 mars 2017
- Vous êtes intrigué, Hastings ? demanda-t-il. Vous vous étonnez que je ne me lance pas à la poursuite d’un suspect ?
- Euh… il y a de cela, reconnut le capitaine.
- Je ne doute pas que vous le feriez si vous étiez à ma place, convint Poirot au comble de la suffisance. Je le comprends. Mais je ne suis pas de ceux qui aiment à courir en tous sens, à chercher une aiguille dans une botte de foin, comme vous dites, vous autres Anglais. Pour le moment, je me contente d’attendre. Et pourquoi attends-je ? Eh bien parce que certaines choses sont parfois limpides pour l’intelligence d’Hercule Poirot alors qu’elles ne le sont pas le moins du monde pour ceux qui ne jouissent pas des mêmes immenses facultés.
- Sacré nom d’une pipe, Poirot ! manqua s’étrangler Hastings. Je vous assure que je serais souvent prêt à donner une somme considérable pour vous voir – ne serait-ce qu’une fois – vous casser le nez et devenir la risée universelle. Vous êtes si irrémédiablement infatué de vous-même !
- Ne vous mettez pas en colère, Hastings, mon très cher, répondit Poirot sur un ton apaisant. En vérité, je m’aperçois qu’il y a des moments où vous semblez presque me détester. Hélas, c’est la rançon de la grandeur !
Le petit homme gonfla la poitrine et poussa un soupir si comique que Hastings ne put s’empêcher de rire :
- Poirot, je n’ai jamais vu personne posséder si haute opinion de soi.
-Que voulez-vous, fit Poirot avec suffisance, quand on est unique, on finit toujours par le savoir.
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MissSherlockMissSherlock16 mars 2017
Hercule Poirot prenait son petit déjeuner dans son luxueux appartement de Mayfair, havre de paix tout entier voué au double culte de l’angle droit et de la symétrie. Et il venait de se régaler de sa brioche et de sa tasse de chocolat chaud quand, rompant incongrûment avec la sacro-sainte tradition – car c’était un être d’habitudes et qui dérogeait rarement à la routine –, il pria de but en blanc son fidèle valet de chambre, Georges, de lui en préparer une seconde tasse. Puis, tandis qu’il se mettait en devoir d’attendre cet extravagant supplément de breuvage, il accorda un regard complaisant à l’image que lui renvoyait le miroir en pied – rectangulaire, comme il se doit – qui lui faisait face de l’autre côté de la pièce. Court sur pattes, la soixantaine bien sonnée, silhouette menue en dépit de la plaisante rondeur de sa bedaine, il avait le crâne en forme d’œuf et des moustaches superlatives qui se relevaient dans un élan de pétulance contrôlée. Apparemment satisfait de ce qu’il voyait, il reporta son attention sur le courrier du matin qu’il avait déjà parcouru et qui attendait sur sa table.
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sevm57sevm5717 février 2016
Le carnet de deuil n'était pas réconfortant lui non plus : les contemporains de Poirot, et même un tas d'individus plus jeunes, semblaient pressés de partir pour un monde meilleur.
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sevm57sevm5718 février 2016
-Ah! Vous êtes comme tous les anglais, sourit Poirot. Le bon air frais du dehors, vous ne le laissez pas dehors. Non! Il vous faut, à vous autres, le faire entrer dans la maison.
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sevm57sevm5717 février 2016
Ma chère tante Caroline, croyez moi car j'en sais long sur la question, une fille ne met jamais trop de rouge à lèvres. Pour la bonne raison qu'elle ne sait pas quelle quantité elle va en perdre dans le taxi qui la ramène chez elle.
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