ISBN : 2253010251
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.74/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Blessé par une pierre dissimulée dans une boule de neige, Paul est condamné à garder la chambre le temps de reprendre quelques forces : il ne la quittera plus. C'est encore un enfant, mais délaissé par une mère mélancolique, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 26 novembre 2011

    brigittelascombe
    frères et soeurs, une maladie d'amour:a écrit le pédopsychiatre Marcel Rufo.
    Un thème fort souvent retrouvé en littérature.
    Les enfants terribles de Jean Cocteau basé sur L'Amour exclusif et impossible qui lie Paul et Elisabeth m'a rapellé La tristesse du cerf-volant de Françoise Mallet-Joris (roman dans lequel Christophe crée un espace clos dont sa soeur Clara et lui sont Les personnages) ainsi qu'Ernesto et Jeanne dans La Pluie d'été de Marguerite Duras.
    Point d'inceste dans Les enfants terribles, mais un même culte voué par la soeur et une relation fusionnante sans pudeur qui, ici, prend de l'ampleur, suite à l'alitement du cadet qu'une méchante boule de neige a terrassé.
    Les "Mon chéri" d'Elisabeth-Lisbeth-Lise, la garde-malade dévouée, une fois en passant lorsquelle a peur qu'il meure, sont la plupart du temps des "Dors imbécile", auquel Paul répond parfois par "Je veux que tu restes près de moi" mais presque toujours par "Idiote" ou "sale typesse".
    Ces jeux provocateurs qui signeraient une adolescence somme toute banale,s'amplifient après leur retour de la mer, au repos soit-disant bénéfique, car la "vigilance sournoise" s'est doublée d'insultes et de coups tordus.
    Plus de repères.Le père a disparu depuis longtemps,la mère depuis peu et seule reste à la barre Mariette "simple comme la simplicité".
    "La chambre prend le large" et ouvre la nuit les portes de son théatre dont Gérard dit Girafe, copain des deux terribles, est le seul spectateur.
    "Ordure!"
    "Le misérable! L'atroce!"
    La chambre cocon, utérus, temple morbide dont la vierge prêtresse garde jalousement le trésor, ne risque t-elle pas d'exploser avec l'arrivée d'Agathe,mannequin perturbateur ou d'une deuxième boule empoisonnée plus noire qu'une neigeuse?
    Un délire d'amour aussi fort que les liens qui unissent un Paul et une Virginie mais une Virginie faussée dés le départ. Seule la mort fige à jamais les passions.
    Ecrit à la manière d'un conte fantastique, Les enfants terribles ont été inspirés à Jean Cocteau par la vie de Jeanne et Jean Bourgoint rencontrés grâce à Christian Bérard qui a réalisé pour lui des décors de théatre.
    On retrouve dans cet ouvrage la poésie riche d'un moi sans cesse renouvellé, celui de Jean Cocteau à la fois poète,cinéaste,écrivain,homme de théatre et dessinateur.
    Pour les amoureux de Cocteau: Lettres à sa mère (deux volumes) est un pur bonheur!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 16 octobre 2011

    kathy
    Paul -le frère- Elisabeth -la sœur- sont deux adolescents qui vivent avec leur mère mourante, dans une grande demeure héritée de feu son mari. Paul et Elisabeth entretiennent des rapports bien singuliers. Inséparables, ils vivent dans la même chambre et passent leur temps à s'invectiver et à jouer à des jeux insolites et provocateurs.
    Après une blessure occasionnée lors d'une bataille de boules de neige dans son lycée, Paul doit rester alité sous la protection de sa sœur. Cette cohabitation troublante se poursuit après le décès de leur mère et le mariage d'Elisabeth avec un jeune et riche homme d'affaire au destin funeste. Les rejoignent dans la demeure, Gérard, le meilleur ami de Paul, et Agathe, rencontrée dans une agence de mannequins. Quand Elisabeth apprend qu'Agathe et Paul sont amoureux l'un de l'autre et souffrent en silence, la relation fraternelle se déchire peu à peu dans le huis clos de la chambre.
    Dans cet environnement et cette ambiance sombres et pesants, Cocteau nous entraîne dans le monde d'une enfance impitoyable, tragique, surréaliste, marquée par le rêve, la folie et l'amour passionnel. L'intrigue, les dialogues, les décors ont parfois un côté invraisemblable mais ils participent à notre entrée dans cet univers à la fois morbide, cruel et fantastique.
    La langue de Cocteau pour belle et précise qu'elle soit pour décrire les sentiments de ces enfants gâtés aux relations ambigües, m'a un peu ennuyée et agacée dans la 1ère partie du livre. Dans la 2° partie, la mécanique psychologique (digne d'une tragédie classique) s'installe, le rythme s'accélère, et happe davantage le lecteur. La fin est théâtrale.
    A la fermeture du livre, même si le charme du texte n'a pas opéré à 100%, il fait naître néanmoins quelques interrogations sur un contenu, certes dérangeant. Lisez-le donc, ne serait-ce que par curiosité…
    Une adaptation au théâtre (plus récente que l'adaptation de JP Melville -1950- pour le cinéma) correspondrait mieux à ce genre d'écriture, faite pour être vue-entendue-écoutée plutôt que lue…?!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bookworm84, le 13 octobre 2010

    Bookworm84
    Elisabeth et Paul sont frère et soeur et tous deux animés du même tempérament à la fois passionné et voué aux songes. Vivant reclus dans leur chambre, dans leur monde, ils tissent entre eux un jeu de complicité et de colère mêlés. Mais chacun est aimé d'un autre, d'un étranger, et le jeu peu à peu prend des proportions différentes... Cocteau, de sa plume inimitable, à la fois légère et criante de poésie, nous dépeint cette histoire comme on fabrique un envoûtement. On se laisse plonger dans l'histoire, on voit se dérouler les actes et se déchaîner les passions en spectateurs attentifs d'une pièce, à l'écart de ce qui ce joue sur les planches, comme pris dans l'atmosphère étrange et sortilège de cette chambre close. Jusqu'au dénouement, brutal, qui nous laisse comme si nous venions de nous éveiller d'un songe bizarre, noir et en même temps bigarré. Dérangeant, poétique, passionné, voilà une peinture de l'adolescence et de ses excès émotionnels comme on en fait peu!
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 26 novembre 2011

    brigittelascombe
    Une couverture symbolique signée Jean Cocteau, cocon sage pour enfants terribles en perpétuelle confrontation. Boule neigeuse ou boule empoisonnée, seul un boulet de canon peut tuer dans l'oeuf l'ivresse du délire à deux engendré.
    Un conte poétique et fantastique (théâtralisé par sa mise en scène sur le thème de l'âme soeur à double tranchant) qui interpelle et déstabilise.
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par tracey11, le 20 mai 2012

    tracey11
    Je n'étais pas du tout dedans, je n'étais pas assez disponible pour suivre l'histoire, ses personnages, et les apprécier pleinement. le style est agréable, l'histoire ordinaire et extraordinaire, puisqu'elle parle du monde de l'enfance avec ses règles, ses codes, dans ses côtés les plus cruels et tendres, et toujours dans l'indépendance totale du monde adulte.
    Dans d'autres circonstances je l'aurais probablement apprécié davantage, et plus si affinités.

    Lien : http://readviewed.skyrock.com/27.html
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 16 octobre 2011

    Il est de ces maisons, de ces existences, qui stupéfieraient les personnes raisonnables. Elles ne comprendraient pas qu'un désordre qui semble à peine devoir continuer quinze jours puisse tenir plusieurs années. Or ces maisons, ces existences problématiques se maintiennent bel et bien, nombreuses illégales, contre toute attente. Mais, où la raison n'aurait pas tort, c'est que si la force des choses est une force, elle les précipite vers la chute.
    Les êtres singuliers et leurs actes associaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse. On s'angoisse de la vitesse acquise par le cyclone où respirent ces âmes tragiques et légères. Cela débute par des enfantillages; on n'y voit d'abord que des jeux.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par copenhague, le 07 novembre 2008

    Surtout il fallait, coûte que coûte, revenir à cette réalité de l'enfance, réalité grave, héroïque, mystérieuse, que d'humbles détails alimentent et dont l'interrogatoire des grandes personnes dérange brutalement la féérie.
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  • Par amiedeslivres, le 19 avril 2012

    Il souffrait. Il souffrait d'orgueil. Sa revanche sur le double de Dargelos était un échec pitoyable. Agathe le dominait. Et, au lieu de comprendre qu'il l'aimait, qu'elle le dominait par sa douceur, qu'il importait de se laisser vaincre, il se crêtait, se cabrait, luttait contre ce qu'il croyait son démon, une fatalité diabolique
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  • Par kathy, le 16 octobre 2011

    La richesse est une aptitude, la pauvreté de même. Un pauvre qui devient riche étalera une pauvreté luxueuse. Ils étaient si riches qu'aucune richesse n'aurait changé leur vie. La fortune pouvait leur venir en dormant, ils ne s'en apercevraient pas au réveil.
    Ils contredisaient le préjugé contre la vie facile, les moeurs faclles et, sans le savoir, mettaient en oeuvre ces "admirables puissances de vie souple et légère gâchée au travail" dont parle un philosophe.
    Projets d'avenir, études, places, démarches ne les préoccupaient pas davantage que garder les moutons ne tente un chien de luxe.
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  • Par copenhague, le 07 novembre 2008

    La richesse est une aptitude, la pauvreté de même. Un pauvre qui devient riche étalera une pauvreté luxueuse. Ils étaient si riches qu'aucune richesse n'aurait changé leur vie. La fortune pouvait leur venir en dormant, ils ne s'en apercevraient pas au réveil.
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