Un très beau livre consacré a la mère de l´auteur. Un chant d´amour, mais en même temps beaucoup de chagrin. Le fils qui culpabilise de ne pas avoir su aimer autant que sa mère l´avait aimé.
D'ailleurs, la poétique demoiselle, si j'avais perdu, par quelque mal soudain, ma force ou simplement mes dents, elle aurait dit à sa femme de chambre, en me designant, de balayer cette ordure édentée.Ou, plus noblement, cette musicale donzelle aurait senti, soudain purement senti et eu la spirituelle révélation qu'elle ne m'aimait pluset que ce serait impur de ne pas vivre dans la vérité et de continuer à voir un homme qu'elle n'aimait plus.Son ame se serait envolée à tire-d'aile.Ces nobles personnes aiment les hommes forts, énergiques, affirmatifs, les gorilles, quoi.Edentés ou vieux, forts ou faibles, jeunes ou vieux, nos mères nous aiment.Amour de nos mères, à nul autre pareil.
Je ne veux pas qu´elle soit morte. Je veux un espoir, je demande un espoir. Qui me donnera la croyance en une merveilleuse vie ou je retrouverai ma mere? Freres, o mes freres humains, forcez-moi a croire en une vie éternelle, mais apportez-moi de bonnes raisons et non de ces petites blagues qui me donnent la nausée tandis que, honteux de vos yeux convaincus, je réponds oui, oui, d´un air aimable. Ce ciel ou je veux revoir ma mere, je veux qu´il soit vrai et non une invention de mon malheur.