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ISBN : 2266218573
Éditeur : Pocket (2013)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 158 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y a un siècle, le mode a sombré dans le chaos. Une épidémie, dont l'origine ne fut jamais identifiée, a transformé l'homme en mutant et réduit la civilisation à néant. Les derniers représentants de l'humanité vivent en colonie, luttant jour après jour pour survivre. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par tousleslivres, le 02 février 2014

    tousleslivres
    Tout, dans ce livre de 1265 pages tourne autour de Amy Harper Bellafonté. Sa mère Jeannette avait 19 ans quand elle a eu sa fille. Elle dû l'abandonner dans un couvant après avoir galéré pour survivre toutes les deux, Jeannette est allée jusqu'à sa prostituer pour pouvoir subvenir aux besoin d'Amy.
    Dans cette première partie, l'auteur Justin Cronin nous dépeint son univers. Celui-ci ce passe à notre époque et le lecteur va très vite découvrir qu'il s'y ait passé des choses étranges. Il aurait tout aussi bien pu s’appeler « La chute » ou l'origine de la fin du monde. On découvre un complexe dans lequel les hommes, fonctionnaires des États-Unis, font ou ont fait des expériences sur les humains. On y découvre le VIRUS. Une sorte de maladie du sang qui rend les humains immortels... c'est à ce moment là, que je me suis dit qu'il y avait quelque part quelque chose de vampirique, voir de zombis ici … ??...
    Peut importe, Amy après avoir été abandonnée par sa mère presque adoptée par une religieuse, sœur Lacey. Amy est kidnappée par deux agents du FBI qui doivent la rapporter au Complexe. Mais ils ne le font pas, ils vont vite être en fuite avec la petite fille. Ils finissent par se rendre, mais Amy fini tout de même au Complexe. Peu de temps après Amy tombe vraiment malade. C'est évidement : le virus. C'est a ce moment là que Walgast, l'un des deux agents du FBI, se sauve et que les « fluos » (genre de monstres fluorescents) s'échappent du Complexe. Ils sont la mort en personne et c'est en même temps la fin de la première partie et du monde, tout le monde est tué par les fluos. Il ne reste que Amy et Walgast.
    La seconde partie est très explicite, c'est l'an zéro... Dans cette partie Walgast et Amy vont se réfugier dans les bâtiments d'un ancien centre de vacances dans les montagnes. Ils vont y passer près d'une année. Ils sont totalement isolés du monde extérieur, ils vont vivre au rythme des saisons avec seulement deux journaux, ils sont se rendre compte que le monde autour d'eux est presque mort.
    Alors que le lecteur va aborder la troisième partie l'auteur, Justin Cronin, fait prendre un virage totalement différent et assez déroutant dans cette histoire. En effet, tous les enfants sont mis dans des trains vers des centres dans lesquels ils vont vivre. Le lecture va s’apercevoir que ces enfants seront l'avenir de l’humanité pour plusieurs générations.
    L'homme, de par sa force et son pouvoir peut aussi bien être destructeur, comme avec ce virus qu'il a tout de même créé.. et d'autre par, il peut tout aussi bien faire en sorte que l’humanité de disparaisse pas totalement en survivant entre les murs d'un camps. Où, comme Noé, hommes et animaux vont refaire le monde. Les habitants de ce futur, coupés du monde, sans radio, ni communication vers l'extérieur, même ceux qui doivent sortir ne peuvent pas parler de ce qu'il se passe à l'extérieur.
    100 ans c'est écoulé entre la première partie et la seconde, 100 ans pendant lesquels cette petite communauté à survécu comme elle pouvait, mais aujourd'hui, la lumière qui provient de l'extérieur se fait rare et manque de s'éteindre définitivement ce qui entraînerait la mort de toute la population...
    100 ans c'est écoulé et un marcheur arrive, une jeune fille de 11 – 12 ans elle s'appelle Amy... c'est Amy qui semble avoir le savoir et très certainement la solution à cette catastrophe. Elle semble ne pas craindre les "dracs" des créatures vampiriques qui attaquent les hommes pour les transformer en monstres à leur image.
    En bref, un monde totalement ravagé et détruit par les hommes, ces scientifiques qui, sous couvert de la science, ont créé des monstres. Des hommes qui par la seule force de la suivie ont décidés de ne pas mourir et de faire avec ces monstres, le combat est inutile.
    Un livre très gros, car lu en format poche, qui contient tout de même assez de longueurs, qui, au début, ne m'ont pas gênées, mais qui arrivé à un certain nombre de pages ont commencé à m’ennuyer. Il y a comme des accélérations qui m'ont données l'envie d'aller plus loin et des freinages qui m'ont par moment démotivés.
    Je ne sais pas si je lirai la suite, pour l'instant, je n'en éprouve pas la nécessité...
    Une lecture très agréable, une histoire qui allie post-apocalyptique, zombie/vampire.

    Lien : http://tousleslivres.canalblog.com/archives/2014/02/02/28976032.html
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    • Livres 5.00/5
    Par IcyMed, le 17 mai 2011

    IcyMed
    Une perle. Un de ces titres qui vous emmène, par surprise, dans un tout autre monde.
    Petit synopsis qui va vous sembler succinct mais je m'en voudrais de dévoiler certaines parties du roman.
    Tout commence à notre décennie. On y découvre l'histoire d'agents du FBI qui recrutent des condamnés à mort pour un projet dont ils ne savent rien, celle d'un groupe de scientifiques ayant disparu en Bolivie ou encore celle d'une petite fille dont la mère doit se prostituer pour assurer sa survie.
    La jonction de ces histoires amènera le premier pivot du roman. Il y a un avant, long, précis, méthodique, presqu'un roman à part entière. Et il y a l'après. Et l'après se déroule 100 ans plus tard, dans une Amérique dévastée où les survivants sont rares. On y suit la vie d'une Colonie, née d'un noyau de survivants au cataclysme qui a rendu leur monde plus qu'hostile. Leurs vies, leurs coutumes, leur survie.
    Jusqu'au jour où une Marcheuse arrive, une âme née dans le monde du dehors, hors de la Colonie. Cette jeune fille, quasiment encore une enfant, semble avoir une dizaine d'années.
    Elle est en fait âgée de près de 100 ans. Et porte en elle le savoir, la raison et la solution du cataclysme.

    Le passage est comme une horloge. D'une minutie dans son écriture qui frôle la virtuosité. Chaque rouage se met en place, chaque personnage est à sa place juste. Ce n'est pas un simple roman, c'est une épopée. C'est vraiment ce que l'on ressent à sa lecture : une épopée. Des destins qui se croisent depuis un siècle pour former une trame complexe et intrigante. Et cela se sent physiquement, joli pavé de 1000 pages qu'est le premier tome de cette trilogie.
    Car c'est le seul défaut de cet ouvrage : il n'est que le premier de trois. Et le second volume n'est prévu qu'en 2012 aux USA.
    Que cela va être long comme attente...
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    • Livres 2.00/5
    Par Sycorax, le 12 novembre 2011

    Sycorax
    Je trouve toujours embarrassant d'avoir à émettre un jugement négatif sur un livre qui non seulement évolue dans l'un de mes genres de prédilection, mais dont l'épaisseur (un pavé de 900 et quelques pages tout de même !) m'a demandé un investissement temporel conséquent.
    J'aurais tant aimé pouvoir ressortir emballé par la lecture de cet imposant roman pour lequel je n'ai vu aucune publicité tapageuse et mercantile, découvert par hasard dans ma médiathèque habituelle et intrigué par la simple lecture de la quatrième de couverture...
    Un mélange de récit d'espionnage (les 250 premières pages, ou l'origine de la fin du monde civilisé - partie assez enlevée) et de récit post-apocalyptique, un univers de Désolation hanté par des créatures cannibales génétiquement modifiées, tous ces éléments ont de quoi attirer l'amateur de récits fantastiques, mais force est d'admettre que l'auteur ne fait pas preuve d'une grande originalité et les péripéties de ce roman ne surprendront que les lecteurs novices.
    Justin Cronin nous pond un bouquin à l'ambition affichée très vaste : le récit embrasse un arc temporel d'une petite centaine d'année entre la première partie du roman - la meilleure à mon sens (l'installation occupe les 250 premières pages) et la seconde partie.
    On annonce d'ailleurs au lecteur qu'il s'agit là du premier tome d'une grosse trilogie en cours d'écriture (la mode des sagas à rallonge n'en finit plus de faire recette...).
    Ambition aussi non seulement au niveau de la foultitude de personnages mis en jeu (à la psychologie parfois trop poussée - gros défaut du livre qui perd en rythme ce qu'il (croit) gagne(r) en épaisseur psychologique), mais surtout au vu de l'ampleur spatiale concernée : c'est la totalité du territoire Nord-Américain qui est touchée par l'apocalypse décrite ici (pauvres américains : c'est toujours sur eux que ça tombe...).
    On a des personnages qui agissent comme ils l'auraient fait s'ils avaient habité un film hollywoodien à grand spectacle ; rien ne nous est épargné de leurs sentiments les uns pour les autres : déchirements familiaux, secrètes idylles, luttes pour le pouvoir au sein de la Communauté réfugiée derrière de hautes murailles. Ces derniers ne reculent d'ailleurs pas devant le sacrifice de leurs propres existences pour sauvegarder ce qu'il reste de civilisation (syndrome "Bruce Willis").
    On a Amy, cette petite fille aux pouvoir psychiques mystérieux qui ne craint pas les "dracs", ces créatures vampiresques qui ont décimé la race humaine et arrive au secours de ce qu'il reste d'Humanité.
    Ce personnage m'a furieusement rappelé les nombreuses jeunes héroïnes qui parsèment les romans de Stephen King, notamment dans le lien cérébral qu'elle entretient avec les "dracs" (lien très similaire à celui qui relie entre eux les fous furieux décrits dans le roman "Cellulaire" du même S. King).
    Amy permet à l'auteur de conférer à son récit une portée symbolique très forte : personnage christique ambigu (en tous cas dans ce premier tome).
    Pour résumer : une Humanité décimée par des créatures créées en laboratoire, quelques survivants qui voient débarquer une sorte de sauveur qui va les aider à se sortir de ce mauvais pas... Vous l'aurez compris, on est en pleine relecture du Déluge (le rapprochement avec cet épisode biblique est d'ailleurs fait explicitement vers la fin du roman, par l'un des personnages lui-même).
    Grosses ambitions dramatiques à la symbolique biblique pataude pour grosse apocalypse déclinée dans une grosse trilogie : sauf qu'ici, "gros" n'est malheureusement pas synonyme de "mieux"...
    Pour celles et ceux que les récits post-apocalyptiques passionnent - qu'ils soient déclinés au cinéma, à la BD et dans la littérature - ce roman n'apporte rien de nouveau et ne surprend guère...
    Si vous avez lu la BD "Walking dead" (désormais déclinée en série télévisé), "Le fléau" (voire "Cellulaire") de S. King, si vous avez vu des films tels que : "Je suis une légende" (la boursouflure christique avec Will Smith), "Resident evil : Extinction" (gros naveton indigeste ; le personnage d'Alice dans ce roman m'a d'ailleurs furieusement fait penser au personnage d'Alice de la série "Resident evil" au cinéma : je vous fiche mon billet que si la trilogie littéraire de Cronin est un jour adaptée au cinéma, c'est Milla - "miss tatanes" - Jovovitch qui rempilera !...), eh bien le roman de Justin Cronin vous donnera l'impression de participer à un quizz façon "Où est Charlie ? / Cherchez la référence" !
    Ultime coup commercial de la part de ce petit malin de Cronin : le roman se conclut sur le mode "A suivre...", alors que la traduction du second tome ne surviendra pas en France avant fin 2012, au mieux (d'après certaines sources).
    Autant dire que si vous n'êtes pas nantis d'une mémoire phénoménale ou si vous n'avez pas pris de notes au cours de la lecture du premier tome, vous êtes bons pour vous retaper cette lecture avant d'attaquer le second tome lorsqu'il sortira !
    Un bon conseil : attendez que la trilogie sorte dans son intégralité, voire en édition de poche, cela vous permettra de tout lire d'une seule traite.
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    • Livres 4.00/5
    Par belledenuit11, le 03 février 2014

    belledenuit11
    Le passage est un livre que j'ai envie de lire depuis sa sortie en 2012 mais par manque de temps, puis d'envie, puis l'oubli total de l'avoir dans ma PAL ont fait que j'ai sorti ce livre près de 2 ans plus tard grâce à une lecture commune organisée par Flo Tousleslivres. Il me tardait vraiment de me faire mon propre avis dessus. Aujourd'hui que c'est chose faite, je peux dire à l'égard de cet ouvrage que je suis curieuse de lire la suite même si la "bête" ne fût pas aisée à dompter.
    Au départ de ma lecture, je ne savais à peu près rien de cet ouvrage hormis la présentation de l'éditeur et les avis très positifs que j'avais lus dessus. Je savais que j'allais entrer dans un ouvrage où le vampirisme est particulier et j'avoue que j'étais excitée de découvrir à mon tour ce premier tome de cette trilogie.
    Les premiers chapitres ont été intéressants et même si je ressentais un peu de lassitude parce que l'auteur met du temps à tout mettre en place (bon avec un livre de plus de 900 pages il fallait s'y attendre...), au bout d'un moment, quand on sait ce qui se passe, quand on commence à cerner les personnages et à s'y attacher, ce n'est que du pur bonheur et me voilà lancer à l'assaut de ce pavé dont j'attends beaucoup.
    Oui mais voilà, si la fin de la première partie m'avait donné cruellement l'envie d'enchaîner direct avec la partie 2, force a été de constater que j'ai déchanté dès que j'ai abordé les premières lignes de cette seconde phase du livre.
    Pourquoi ? Tout simplement parce que, contrairement à ce que le résumé laisse croire au lecteur, l'histoire ne se passe pas vraiment dans les années 2010 mais 100 ans plus tard ! La première partie est juste la mise en place de ce qui va être le futur de l'humanité.
    Imaginez ma déconvenue, ma petite déception quand je me suis rendue compte qu'après avoir passé des chapitres à comprendre tout ce qu'il en était, à m'attacher aux personnages, on m'envoyait 100 ans plus tard, dans un univers très différent, avec des personnages et des habitudes qu'il allait me falloir comprendre.
    Un choc. Ce fût un véritable choc parce que je ne voulais pas tout recommencer. Je voulais avancer dans le problème du départ.
    En bref, j'ai dû prendre mon mal en patience et poursuivre cette lecture qui fût, je dois bien être honnête, difficile, un peu pénible et chaotique par moment. Heureusement, certains passages étaient plus dans l'action et les pages filaient un peu plus vite mais mon calvaire (parce que je ne vois pas d'autre mot à ce que j'ai vécu) a duré jusqu'au milieu de la partie 5. Et là... le déclic. Un élément est venu tout bouleversé et j'ai été incapable, à partir de là, de lâcher ce livre.... jusqu'à la fin.
    Oui, je vous le dis : ma lecture a eu des hauts et des bas MAIS Le passage vaut d'être lu tant l'auteur a su parfaitement maîtriser et contrôler tout ce qui le compose : les personnages, l'ambiance, les viruls (vampires du livre si vous préférez), les paysages.
    Tout est mis en œuvre pour que finalement le lecteur, à un moment ou un autre, accroche et ne puisse plus se défaire de ce qui se passe dans ce bouquin.
    Et là, j'ai su que j'avais bien fait de forcer ma lecture, de me dire que chapitre après chapitre j'allais avoir un élément déclencheur, que je ne faisais pas tout ça pour rien.
    Des personnages, je vous dirai que les premiers vous donnent la chair de poule parce que l'on ne sait pas vraiment ce qui se passe sur Terre. Que l'armée y est pour quelque chose mais que le peu que l'on nous donne n'est pas forcément maîtrisé. Que l'Humanité est mise à mal et que tout cela va mal se terminer. On s'accroche à deux personnages en particulier : une petite fille de 6 ans, Amy, que je n'ai pas vraiment réussi à comprendre, que je trouvais très énigmatique; et puis, Wolgast, un agent du FBI qui a perdu beaucoup de choses dans sa vie. Deux êtres opposés, deux êtres qui vont se rejoindre à un moment donné et pourtant...
    En repensant à certains passages (alors que j'ai terminé le livre depuis maintenant plus de 15 jours) mes sentiments remontent, mon cœur s'affole. La première partie m'a tellement marquée par tout ce que vivent ces personnages (même si volontairement j'en oublie d'autres tout aussi importants pour la suite).
    Dans les paysages, nous allons passer d'un environnement que nous connaissons à un véritable enfer apocalyptique. Les villes sont détruites, il fait très chaud là où nous évoluons dès la partie 2. L'Homme est menacée tous les jours, il tente de survivre comme il peut. On suit chaque journée, chaque âme au fur et à mesure que l'auteur nous les présente. J'ai été un peu perdue au début mais au fil de la narration on finit par les reconnaître. Et puis, la quête arrive enfin et avec elle tout ce que j'attendais de ce livre : de l'action, du suspense, de l'émotion.
    Concrètement, Le passage est un livre qui se respecte et qui se mérite. Certains le lisent rapidement et accrochent dès le début alors que pour d'autres (comme moi), il leur faut un peu plus de temps. Malgré tout, je ne peux pas sous-estimer l'immense travail de Justin Cronin sur ce premier tome. Il est travaillé, pensé, chaque personnage est décortiqué dans son caractère, son passé, l'avenir qu'il se voit attribuer. Un véritable travail de fourmi qui rend l'ouvrage très dense, parfois un peu long pour un lecteur qui voudrait que cela aille plus vite, mais qui vaut la découverte. Le passage est un livre que je recommande chaudement malgré les difficultés que j'ai eues au départ.


    Lien : http://boulimielivresque.blogspot.fr/2014/02/le-passage-t1.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Aeyrine, le 13 février 2014

    Aeyrine
    Lors de sa sortie ce livre ne m'avait pas attirée plus que ça puis j'ai lu l'avis de Frankie (http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com) et elle m'a donné envie de m'y intéresser de plus près. Lors d'une commande chez Gibert Joseph je l'ai trouvé d'occasion au format (pavé) poche, je me suis dis pourquoi pas et c'est une lecture commune sur livraddict proposée par Flo Tousleslivres (http://tousleslivres.canalblog.com/) qui m'a donné l'occasion de le sortir rapidement de ma pal.
    J'avoue que j'ai du mal avec cette chronique, j'ai peur de trop en dire ou pas assez, le résumé du livre en dit déjà pas mal même trop, je trouve que ça gâche un peu le plaisir de la lecture de la première partie du livre qui est importante car elle pose les bases des évènements à venir.
    L'histoire commence par la partie pré-apocalyptique où l'on apprends qu'après avoir découvert un virus au fin fond de la jungle bolivienne, le gouvernement américain décide de faire une expérience sur des cobayes humains recrutés par 2 agents du FBI. Ces cobayes sont des condamnés à mort au nombre de douze auxquels est injecté le virus, et les effets seront dévastateurs car ces derniers mutent en une sorte de vampires sanguinaires fluos (?? j'ai pas compris pourquoi l'auteur a voulu qu'ils le soient mais bon...) qu'il sera impossible de maîtriser. Au milieu de cela il y a Amy une petite fille de 6 ans abandonnée par sa mère dans un couvent car elle n'arrive plus à subvenir à ses besoins. Cette petite va aussi être "recrutée" par les agents du FBI et utilisée pour l'expérience du gouvernement, le virus va lui être injecté mais les conséquences sur elle ne seront pas du tout les mêmes que les 12 autres cobayes.
    Dans la première partie du récit on fait connaissance avec beaucoup de personnages avec leur point de vue. Au départ c'était pas évident de voir quel était le lien entre eux mais petit à petit on le découvre et j'ai été rapidement happée par l'histoire. J'ai adoré cette première partie, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs mais rien d'insupportable et l'action était suffisante pour moi. Je me suis beaucoup attachée à certains personnages, à Amy et à l'agent du FBI Wolgast ainsi qu'à soeur Lacey qui prends Amy sous son aile et qui m'a beaucoup intriguée. J'ai beaucoup aimé la relation entre Amy et ces deux autres personnages, en particulier celle avec Wolgast.
    Mais mon enthousiasme pour cette première partie est un peu retombé quand on passe à la partie post-apocalyptique. On fait un bon de 100 ans en avant, on oublie la tripotée de personnages qu'on a appris à connaitre, auxquels on s'est habitué et éventuellement attaché et il faut faire connaissance avec plein de nouveaux personnages et s'habituer à un nouvel environnement où la terre est dévasté par les très nombreux mutants appelé viruls ou dracs désormais. Au milieu de ce chaos quelques humains tentent de survivre et ce sont ces derniers que l'on suit au court de la deuxième moitié du livre. le début de cette partie post-apocalyptique ne m'a pas énormément plus car j'ai trouvé que c'était mou, ça manquait d'action et on a beaucoup de descriptions, je me suis un peu ennuyée même si je reconnais que cette phase est nécessaire pour planter le décor, disons que ça aurait pu être un peu plus court. Puis sur les 300/400 dernières pages le récit prends un rythme qui m'a de nouveau happée et ce jusqu'à la fin. Cette partie du livre m'a souvent fait penser à la série Walking Dead avec un groupe de personnes qui tentent de survivre malgré le danger qui rôde en permanence. Par contre je ne sais pas pourquoi mais je me suis moins attaché aux personnages ici, même si j'en ai apprécié certains comme Tantine, Peter, Alicia et Michael.
    Concernant le style de Justin Cronin je peux dire que j'ai bien accroché, les pages se tournaient relativement rapidement. Même si ce livre est assez épais je trouve qu'il se lit vite, pour ma part j'ai mis 20 jours mais au milieu il y a eu pas mal de pauses et mes temps de lectures sont assez réduits.
    Malgré quelques petits points négatifs, j'ai aimé cette univers crée par l'auteur (bon il y a eu par moments une impression de déjà-vu mais difficile de faire vraiment original avec un scénario de ce type, ça ne m'a pas gâché la lecture). J'ai particulièrement apprécié le fait de connaitre l'avant apocalypse et une chose qui m'a plu aussi c'est le fait que le récit alterne entre des extraits d'échanges de mails, de journaux personnel et de documents officiels, j'ai trouvé que ça immergeait bien dans l'histoire.
    Le passage est donc un roman que j'ai vraiment beaucoup aimé et j'ai bien sûr prévu de lire la suite, je ne sais pas encore quand mais je la lirais c'est certain. C'est un très bon roman post-apocalyptique que je conseille vivement.

    Lien : http://monuniverslivresque.blogspot.fr/2014/02/chronique-le-passage...
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 24 janvier 2012

    Il ferma étroitement les paupières et s'obligea à une parfaite immobilité, attendant le bruit de la trappe arrachée de ses charnières. Son fusil était par terre, à côté de lui. Il pourrait tirer un coup ou deux, pas davantage.
    Les secondes s’égrenèrent. D'autres tremblements au-dessus, la respiration âpre, frénétique, des viruls qui avaient flairé l'homme. Senti le sang dans l'air. Mais il y avait quelque chose d'inhabituel ; il percevait leur incertitude. La fille était plaquée sur lui. Le protégeant, lui faisant un bouclier de son corps. Au-dessus, le silence. Les viruls étaient-ils partis ? Une minute passa, puis une autre. Il cessa de s'interroger au sujet des viruls pour se demander ce que la fille allait faire. Enfin, elle descendit de son dos. Il se mit à genoux. Leurs deux visages n'étaient séparés que de quelques centimètres. La douce courbe de sa joue était enfantine, mais pas ses yeux, pas du tout, même.
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  • Par 240372, le 01 mai 2012

    La lecture et la mise en place du roman pour comprendre et s'impliquer dans l'histoire restent un peu longues (250 à 300 pages)De même quelques longueurs et un foisonnement de personnages qui requière presque une relecture pour tout assimiler.Par contre, une fois pris dans le récit, il n'est plus question de s'arrêter! Malgré tout l'attachement aux personnages et des rebondissements palpitants, l'ensemble reste "traditionnel" et attendu dans le climat actuel de SF (vampires, sauveur du monde...). Je le conseillerais pour un moment d'évasion avec du temps devant soi et de la concentration pour retenir tous les détails. Attendons la suite...
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  • Par Sycorax, le 12 mai 2011

    Il se disait que la vie de l'individu pouvait se résumer à une longue série d'erreurs, et que la fin, lorsqu'elle survenait, n'était peut-être qu'une péripétie de plus dans un enchaînement de mauvaises décisions.

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  • Par Sycorax, le 02 octobre 2011

    Un bébé n'était pas une idée - l'amour en était une, mais un bébé, c'était un fait. Un être avec un esprit, une nature. On pouvait ressentir ce qu'on voulait, un bébé, ça n'en avait rien à faire. Par sa seule existence, il exigeait qu'on croie à un avenir : l'avenir dans lequel il marcherait à quatre pattes, il apprendrait à se tenir debout, il vivrait. Un bébé était un laps de temps. Une promesse que vous vous faisiez et que le monde réalisait pour vous. Un bébé était le plus vieux de tous les marchés - continuer à vivre.
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  • Par r_musitelli, le 09 mai 2012

    Ce que tout le pense, mais ne dit pas, c'est qu'il n'y a plus de vraie sécurité à partir de maintenant. Le plus drôle c'est que ça ne m'inquiète pas beaucoup. Pas vraiment. J'espère qu'on ne va pas tous mourir ici, bien sûr, mais de toute façon je préfère être ici, avec ces gens, que n'importe où ailleurs. C'est autre chose d'avoir peur quand on a l'espoir que ce soit pour quelque chose.

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