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ISBN : 2070424499
Éditeur : Gallimard (2002)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 143 notes)
Résumé :
Dans les portraits de famille, d'abord papa : bon père, bon époux, la terreur des femmes de ménage, qui rage, enrage mais finit toujours par accepter ce qu'on lui demande. Il est l'homme sur qui on peut compter. Puis la maman, à laquelle est consacrée le chapitre suivant : une femme (juge) qui hait la famille, ne cesse de le clamer, déteste les fêtes, les repas à préparer, qui préfère son deuxième f... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
carre
11 mai 2012
  • 2/ 5
Ce roman de Catherine Cusset dont elle dit elle même s'être inspiré de sa propre famille est un réglement de compte en règle. Et si celle-ci parle encore à l'auteur le don de pardon est immense. Entre un père présenté colérique, maniaque, obsédé et une mère incapable d'aimer, autoritaire, qui ne cache pas ces préférences parmi ces enfants. Tout cela dans un milieu bourgeois.
Cusset tente de déméler dans ces rapports impossibles les raisons de ces désamours, et les réconciliations qui s'opèrent entre deux orages. L'écriture se veut directe, humoristique, vacharde, son réquisitoire est sans concessions.Malheureusement, elle oublie le plus souvent l'intérêt du lecteur, et de ce côté-là il faut bien avouer qu'on se désintéresse rapidement de ces joutes verbales hallucinantes de cruauté. Déception donc.
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zabeth55
10 juin 2014
  • 3/ 5
Commencé en pensant lire un roman, je me suis vite demandé s'il ne s'agissait pas d'une autobiographie.
Un père énarque, râleur, qui crie en permanence
Une mère juge qui clame avoir raté sa vie
Une soeur et deux frères
Une grand-mère juive fantasque et exigeante
Une narratrice écrivain qui vit aux Etats-Unis
Chacun est passé au peigne fin avec ses travers et ses qualités. Marie, comme les autres, oscille entre haine et amour.
Chaque portrait est en roman indépendant mais tous sont reliés entre eux, là aussi entre haine et amour.
Une famille, en somme, avec toutes ses difficultés relationnelles, ses conflits de personnalités, ses incohérences, avec le poids de la haine contrebalancé par la force de l'amour
Si ce livre avait été écrit comme une simple autobiographie, je ne l'aurais pas aimé. Sa force est de se présenter comme un roman intelligent et fluide.
Je ne peux quand même m'empêcher de me demander ce qu'en ont pensé les membres de cette famille peu ordinaire, mais chaque famille n'a-t-elle pas son originalité et ses incohérences ?
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maryjane
19 novembre 2015
  • 1/ 5
Toutes ces énumérations de griefs, de ressentiments, de pathologies psychiques, de déviances, de mécontentements chroniques..., m'insupportent et ne constituent pas la trame d'une bonne histoire. J'abandonne en cours de route et je ne recommande à personne la lecture d'une telle charge familiale négative.
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virginmc
27 mars 2013
  • 3/ 5
Dans ce récit familial à une seule voix, l'auteure n'épargne personne et dissèque chaque membre de sa famille, exposant les failles de chacun, les colères du pere, l'égoïsme de la mère, la légèreté de la soeur, l'invisibilité de la grand mère... Et de tous : une famille étriquée par les conventions bourgeoises.
Il reste un gout un peu amer : le texte est drôle, bien écrit, lucide, mais on regrette l'absence de tout amour, de passages tendres, dans le portrait de cette famille.
Cependant, tous les portraits, surtout celui de la mère, sont remarquables de voracité.
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ELLELITHELENE
24 octobre 2016
  • 4/ 5
Relu à l'occasion de la sortie de "l'autre qu'on adorait", j'ai autant aimé que la première fois. Décidément j'adore cette auteure, sa plume acérée, son humour, sa famille intello folle dingue. En plus Catherine Cusset, rencontrée vendredi 21 oct à Toulouse à la librairie "l'autre rive" est éminemment sympathique et absolument pas bégueule pour une normalienne thésarde sur Sade et prof à Yale, plus simple et accessible tu meurs !
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette27 avril 2013
Dans les portraits de famille, d'abord papa : bon père, bon époux, la terreur des femmes de ménage, qui rage, enrage mais finit toujours par accepter ce qu'on lui demande. Il est l'homme sur qui on peut compter. Puis la maman, à laquelle est consacrée le chapitre suivant : une femme (juge) qui hait la famille, ne cesse de le clamer, déteste les fêtes, les repas à préparer, qui préfère son deuxième fils à ses quatre enfants, et que rien ne contente sinon une bonne note à l'école. Enfin, articulés autour de la narratrice (qui n'est autre que l'auteur), les frères, la sœur (tous brillants élèves), toute une famille qui se retrouve en Bretagne, à Ploumor, pour vivre tout simplement sa vie de famille, avec ses hauts et ses bas, ses humeurs, ses petites tragédies, ses bonheurs maritimes.
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fanfan50fanfan5019 novembre 2014
Il y a d'autres cercles sociaux que celui de Françoise. Son ami Jacques l'invite avec des écrivains : à sa grande déception elle découvre que ce n'est guère mieux. Les écrivains ne s'intéressent qu'à eux-mêmes et trouvent tout naturel qu'en vue de ce dîner on ait acheté leur dernier livre et qu'on l'ait lu. Il n'est pas question de dire ce qu'elle en a vraiment pensé ; elle sent, face à elle, un amour-propre frémissant, aux aguets, dissimulant sa peur sous une carapace plus vernie et plus craquelée que l'hypocrisie de la bourgeoisie bien-pensante ; et les écrivains sont finalement moins polis que les grands bourgeois. Quant aux juristes, ils ne parlent que droit, mais c'est encore eux qu'elle préfère ; ils sont moins snobs et parmi eux elle n'a pas de complexe d'infériorité. Il y a les universitaires, dont le niveau intellectuel est sans doute plus élevé, mais ils sont tellement spécialisés : on dirait qu'ils n'ont jamais le temps d'aller au cinéma ou de lire un livre d'intérêt général. Il semble qu'il n'y ait plus de conversation digne de ce nom en ce monde. Les seuls grands moments sont finalement ceux où elle parle de nous après l'un de nos succès. Normale sup lettres. Les intellectuels tirent leur chapeau, les grands bourgeois aussi. On s'étonne, on s'exclame, on admire ; elle règne, modeste et superbe, en mère de trois génies.
Trois enfants normaliens. Ce n'est pas banal, certes. Mais nous y sommes arrivés : Normale sup n'est plus La Mecque. Ensuite, l'agrégation, la thèse font partie du cours normal des choses.
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fanfan50fanfan5028 novembre 2014
Elle nous fait lire Isaac Bashevis Singer, Chaïm Potok, Exodus, et, un peu plus tard, Réflexions sur la question juive de Sartre, Si c'est un homme de Primo Levi, Le sang de l'espoir de Samuel Pisar. Nous avons le droit de voir à la télévision les films sur la guerre et surtout sur les camps : Lacombe Lucien, Le chagrin et la pitié, et, chaque semaine, Holocauste, la première et la seule série américains télévisée qu'elle nous autorise à regarder. Maman n'aime pas les Allemands. C'est plus fort qu'elle. Si Anne et moi faisons allemand première langue, c'est pour que nous soyons dans la meilleure classe : elle sacrifie à notre intérêt scolaire son sentiment le plus intime.
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fanfan50fanfan5027 novembre 2014
La nuit est tombée. Il neige. Depuis hier, Philippe a beaucoup bu, peu dormi. Il se concentre sur la route, cherche les panneaux de signalisation, allume la petite lumière pour regarder la carte. Il est au coeur de la forêt de Rambouillet, complètement perdu. La neige tourbillonne autour d'eux et s'agglutine sur le pare-brise, ôtant toute visibilité. Elvire s'exclame qu'elle adore la neige : si l'on s'arrêtait pour faire quelques pas ? Philippe répond que ce n'est pas le moment. Il est beaucoup plus inquiet qu'il n'ose l'avouer à sa jeune épouse, qui, tout excitée par l'aventure, évoque en riant la possibilité de passer dans la voiture la nuit de noces - une hypothèse trop réelle pour que Philippe en sourie.
A un carrefour, il prend, découragé, une petite route au hasard. Elle conduit à une grille. Enfin une habitation. Ils vont pouvoir demander leur route. Miracle : c'est là. Le château aux fenêtres lumineuses se dresse devant eux comme dans un conte de fées. Le valet en uniforme sort de la demeure pour les saluer et montrer à Philippe où garer la voiture. Depuis deux heures, il ne cesse de balayer la neige qui tombe sur l'allée reliant au château les parties communes transformées en garage, car il attendait Elvire en robe de mariée, avec sa traîne. Elle rit : si elle avait su, elle ne se serait pas changée ! L'entrée dans la salle les rend muets de surprise. Un immense feu de bois craquelle dans la vaste cheminée de pierre avec, de chaque côté, des tigres empaillés et des défenses d'éléphant. Le valet leur sert un verre de champagne rosé, puis leur montre la chambre avant de se retirer.
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FelicetoFeliceto20 juin 2013
Je connais l'effort qu'il faut pour entrer dans un livre: ce n'est pas donné dès les premières lignes, il faut parfois traverser d'ennuyeuses descriptions, franchir vingt, trente, cinquante pages pour qu'une histoire s'empare de vous; ensuite elle ne vous lâche plus; on est récompensé de son effort au centuple.
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Vidéo de Catherine Cusset
François Busnel reçoit une récente lauréate du prix Goncourt, Lydie Salvayre et Françoise Chandernagor, membre du jury. le dessinateur Jul est présent pour célébrer les 70 ans de Lucky Luke, ainsi que Jonathan Coe, pour «Numéro 11 : Quelques contes sur la folie des temps». Catherine Cusset et Véronique Ovaldé complètent la liste des invités.
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