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> Marion Kirat (Collaborateur)

ISBN : 2353410324
Éditeur : Max Milo (2008)


Note moyenne : 3.15/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Laura est étudiante en première année à l'université. Elle est issue d'un milieu modeste. Consciente des difficultés financières familiales, elle entend se débrouiller toute seule. Mais sa précarité grandissante finit par hypothéquer sérieusement la poursuite de ses étu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par patachinha, le 21 janvier 2012

    patachinha
    On en parle peu de la prostitution estudiantine mais je pense effectivement que cela doit être plus courant qu' on ne le croit, surtout par les temps qui courent.

    Je n' ai pas réussi à éprouver d' emphatie pour Laura et je dirais qu' elle m' a largement agacée par sa vulgarité. Les scènes racontées sont parfois crues, je conçois que ce soit normal vu le contexte; mais même lorsqu' elle parle de sa vie elle arrive à être extrêmement vulgaire! Je trouve celà un peu choquant pour une étudiante, en langues qui plus est ...

    Personne ne se prostitue par plaisir même,si dans la postface une étudiante en master 2 de sociologie suggère qu' il existe une prostitution liée à une volonté de rupture avec la morale familiale. Je reste sceptique, on peut très bien contester une éducation trop rigide et se laisser aller à rencontrer plusieurs partenaires sans pour autant avoir besoin de se prostituer! Enfin il me sembe? N' est-ce pas moderne de parler de "femme libre", quitte à dénigrer celle qui veut conserver ses valeurs et ses traditions? Que prônent les autoproclamés "modernes"? Se libérer du carcan de l' éducation, vivre sa sexualité sans tabous, s' éclater sans culpabilité!

    Pour sa part, Laura justifie son activité prostitutionnelle par le besoin impératif d' argent pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Elle entame des études universitaires dans le domaine des langues,et elle ne rentre pas dans les critères pour avoir accès aux bourses sur critères sociaux puisque ses parents touchent des revenus considérés comme suffisants pour subvenir aux besoins de leur fille, même s' ils s' élèvent à deux SMICS. Elle trouve un job dans le télé-marketing, mais ce n' est toujours pas suffisant et la combinaison de son travail et de son volume horaire de cours est harassante. Voilà que la prostitution se trouve être son ultime recours...

    On pourrait la plaindre, certes, on sent cette volonté de réussir à tout prix ses études, sa conviction et sa force. Mais comme elle il existe des milliers d' étudiants vivant chaque jour avec des difficultés financières -et je sais de quoi je parle- et ce n' est pas pour autant qu' ils se prostituent! Je dirai qu' elle a simplement choisi la solution de facilité, gagner vite et bien, en ne faisant pas grand chose si ce n' est donner de son corps. Si encore elle était réellement dans le besoin et qu' il s' agissait de trouver des revenus dans une situation extrême lorsqu' on a personne qui nous entoure... Mais j' ai constaté tout le long de ce livre que cet argent gagné salement a surtout servi à assouvir certains caprices, or on m' a toujours appris que lorsqu' on a pas d' argent on n' a pas de vice! Elle fume, elle veut de jolis fringues pour frimer comme ses petites copines bourgeoises, elle s' octroie le privilège de demander à un de ses clients qu' il lui achète un ordinateur portable pour son anniversaire en guise de rémunération, c' est sur que c' était nécessaire pour sa survie, n' en doutons point! A la fin je suis revenue sur une phrase du tout début qui m' a juste donné envie de sourire..." A 19 ans, on ne se prostitue pas pour de l' argent de poche. On ne vend pas son corps pour pouvoir s' offrir des vêtements ou se payer des cafés..." du haut de ses 19 ans madame connait tout de la vie,je suppose que les prostituées de 35 ans elles se prostituent pour se payer ce genre de choses uniquement...

    Et puis parlons de ses parents. Elle semble beaucoup les respecter et les aimer, c' est tout à son honneur. Il font de leur mieux pour l' aider, mais ils n' étaient pas réellement en mesure de l' aider plus puisqu' elle ne leur racontait pas ses réelles difficultés. Elle a préféré jouer un rôle de femme totalement indépendante alors qu' elle n' était pas en mesure d' endosser une telle responsabilité. Pourquoi ne pas en avoir discuté ouvertement avec eux? Pourquoi ne pas avoir tenté de faire un prêt étudiant? Pourquoi ne pas avoir abandonné ses études pour les reprendre plus tard si possible? Ce n' est pas une honte bien au contraire! Il existe des gens pauvres et bien plus dignes que ceux qui ont fait de longues études.
    Elle ne se prend pas pour n' importe qui malgré ses origines modestes et je pense que c' est ce qui l' a perdue. En effet comment expliquer qu' elle refuse par exemple de se diriger vers les restos du coeur alors qu' elle a le ventre vide? Non, son orgueil mal placé préfère conserver l' apparence de ce qu' elle n' est pas.

    Je retiens de cette lecture qu' elle a certainement dû affronter des situations horribles qu' on ne souhaite à personne. Elle ne l' a pas fait par plaisir, je pense que c' est une personne mature dans le sens où ses épreuves l' ont endurcie et n' ont pas entamé sa rage de vaincre, bien au contraire. Néanmoins, et c' est un avis qui n' engage que moi elle n' était nullement obligée de se plier à cette humiliation. Perdre ses valeurs pour continuer des études, est-ce nécessaire? Faut- il lui décerner une médaille? Et que fait- on des gens humbles qui n' ont jamais rien eu, qui n' ont fait que l' école de base, celle qui était obligatoire, puis qui ont travaillé à la sueur de leur front pour avoir une vie digne de ce nom?

    C' est trop facile de critiquer certes, tout comme il est si aisé de trouver des excuses à une ambition démesurée, alimentée par notre société consumériste et un manque évident de discernement.
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    • Livres 1.00/5
    Par Zoreillivre, le 13 décembre 2012

    Zoreillivre
    Comment critiquer le livre sans pour autant renier la pertinence de son sujet ? Telle est pour moi la question...
    L'écriture du livre m'a déplu, son style hésite entre le vocabulaire estudiantin et l'obligation pour l'auteure de paraitre sérieuse, l'enchainement du récit n'entraine pas à la page suivante. J'ai eu l'impression de lire un devoir, une dissertation, pas un témoignage. Car des motifs on ne sait finalement rien à l'exception du manque d'argent, avancé avec redondance. C'est un peu court pour expliquer la rupture symbolique qu'entraine la vente de son corps, qui est tout sauf anodin. Ce n'est pas, non plus, l'étude sociologique en fin d'ouvrage qui éclaire mieux le lecteur. J'imagine évidemment l'auteure sincère et comme une critique précédente l'a très bien exprimé (Olalachick le 23/07/2012), il y a une certaine stupidité dans les actes posés, c'est très dérangeant. Personne ne se prostitue pour un ordinateur portable ! Il existe des motifs sous-jacents, latents qu'on espère saisir dans l'ouvrage, comprendre mais que l'auteure n'approche pas.
    Sur le fond du sujet par contre, ce qui me semble dramatique dans la prostitution estudiantine est l'acception de la violence que l'on s'inflige à soi même. On devient son propre proxénète en quelque sorte. Ce passage ou on "envisage" ce qu'on ne désire pas, ou l'on calcule qu'on va gagner alors qu'on ne veut pas jouer, c'est proprement terrible. Les conséquences des actes posés sont portées une vie entière, ils nous travaillent, qu'on le veuille ou pas. C'est payer cher du remord le mirage d'un avenir meilleur. Les conditions d'une vie meilleures sont elles posées grâce à l'argent de la prostitution ? Ou mène un diplôme obtenu dans un tel renoncement de soi même ?
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    • Livres 2.00/5
    Par Emidreamsup, le 05 janvier 2013

    Emidreamsup
    C'est après avoir lu plusieurs articles sur ce livre que je me suis décidée à le découvrir.
    Ce récit confession se lit assez rapidement malgré le sujet abordé.
    Cependant, je dois bien reconnaître que cette facilité et cette fluidité de lecture sont surtout dû au fait que beaucoup de choses m'ont dérangé dans l'histoire de Laura. Alors que je m'attendais à être bouleversée par son histoire, voir même révoltée, c'est en fait à peine si j'avais envie de la plaindre en refermant ce livre.
    Certes les premiers chapitres nous montrent une descente aux enfers que je ne souhaite à personne, mais en ce qui concerne la suite de son histoire, j'ai beaucoup de mal à compatir.
    Elle se dit mature et pourtant elle fait preuve d'une telle stupidité et naïveté dans sa conduite, tout spécialement dans la gestion ses clients, tout spécialement Joe et Pierre. Accepter de se faire attacher, accepter d'aller chez lui… franchement, faut pas s'étonner de voir l'un devenir un brin violent et l'autre fouiller dans ses affaires pour en savoir plus sur elle… Je ne dis pas qu'elle mérite ce qui lui arrive, mais seulement qu'elle fait preuve d'une grande immaturité en se jetant dans cet univers sans prendre un minimum de précaution.
    Laura s'attarde plus à nous raconter ses histoires d'amour avec Manu et Olivier, sa relation conflictuelle avec son père ou encore son désir d'argent. La prostitution n'apparaît qu'au second plan et ne semble être qu'un prétexte à partager ses malheurs. Je sais que je vais paraître sans coeur pour beaucoup d'entre vous, mais c'est simplement mon ressenti suite à cette lecture.
    Je pense que si j'avais rencontré une fille comme Laura et qu'elle s'était confiée à moi, elle aurait eu tendance à m'énerver plutôt qu'à attirer ma compassion.
    Se laisser faire à ce point par un mec (cf sa relation avec Manu), refuser de demander de l'aide à ses parents ou amis, refuser d'admettre que l'on ne peut pas y arriver seule, refuser d'admettre l'échec…. Bref, toutes ces petites choses qui me donnent envie de botter le cul des gens pour qu'ils sortent de leur léthargie/bulle apparente !
    De plus, comment la plaindre quand elle reconnaît elle-même que cet argent facile, elle ne peut s'en passer et en profite même pour s'offrir un train de vie qu'elle ne se serait pas permis en temps normal.
    Alors oui, la précarité étudiante (autre thème abordé dans le livre) est un fléau et oblige nombre de jeunes à renoncer à une éducation ou à avoir recours à des solutions peu recommandables pour s'en sortir. Mais à mon humble avis, le cas présenté dans Mes chères études n'est pas celui qui me révolte le plus.
    Certes cette histoire est intéressante et en choquera plus d'un, mais elle n'est en rien émouvante et n'a pas touché l'hyper sensible que je suis pourtant…

    Lien : http://emidreamsup.wordpress.com/2013/01/05/mes-cheres-etudes-de-lau..
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    • Livres 1.00/5
    Par antihuman, le 19 janvier 2014

    antihuman
    Des choses intéressantes dans ce bouquin, dommage qu'on a l'impression qu'une grosse fille un peu mytho a écrit ce pamphlet (on sent aussi la morue qui beugle pour mieux cacher son malaise profond; à l'intérieur.) Bref quand on veut faire du Zola on essaye d'être sincère et même si le propos de base est dramatique, que l'on dit "escort-girl" pour ne pas dire fille de joie !
    Ou alors "hôtesse". Car ce n'est pas un métier uniquement féminin, n'en déplaise aux féministes hargneuses il y a des gens des 2 sexes qui organisent cette profession - en général on appelle cela une entraîneuse je crois bien.. Non, je dois reconnaître qu'ayant ouvert ce livre par curiosité je m'attendais à d'élégantes confessions, mais le tout entretient sa misère puis est en fait surtout bourré d'euphémismes, et sent au final la fille de la campagne légèrement nympho - on admettra que la regrettée Nelly Arcan possédait bien plus de talent. Oublions également le reste qui souffre véritablement en faisant ce métier et leurs dépendances en forme d'abbatoirs à viande, ainsi que le terme "plaisir"... pourtant il y avait de quoi faire.
    Donc pas intéressé, pas convaincu non plus. *Et je mets 1 pour la relative, très relative franchise.
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    • Livres 3.00/5
    Par breizhdu25, le 12 mars 2014

    breizhdu25
    Ce livre est un témoignage de la prostitution qui touche les étudiant(e)s dans la galère financière ...
    L'auteur tombe dans la prostitution occasionnelle par manque d'argent et à cause des factures qui s'empilent. Pourquoi n'a-t-elle envoyé boulé son petit ami Manu, qui lui pompait son argent durement gagné ? Pourquoi ne pas avoir demandé de l'aide à sa famille pour les courses juste de temps en temps ?
    Cette histoire m'a évidemment bouleversé puisque nous sommes de nombreux étudiants à galérer pour vivre et étudier ... Je me reconnais dans cette catégorie d'étudiants dont les parents gagnent "trop" d'argent pour que nous soyons boursiers, mais triment et se mettent en danger pour nous payer un appartement pour nous permettre d'étudier et nous offrir un avenir.
    Mais Laura a une famille, certes pas riche, mais une famille qui semble l'aimer et être prête à l'aider, la dépanner et la soutenir. Et puis des études de langues à l'université peuvent se faire à distance, pourquoi avoir pris tant de risques et fait autant de sacrifices ? Trop de fierté sans doute. Certainement les yeux plein de rêves et d'espoir aussi, comme beaucoup d'entre nous à 18 ans.
    Et surtout, pourquoi aller vivre à Paris par la suite, alors que la vie y est si chère et les loyers exorbitants ?
    Je ne peux toutefois pas la blâmer, à 18 ans, la vie n'est pas toujours aussi facile que l'on se l'imagine au lycée et il faut alors faire face aux dures réalités de la vie d'adulte.
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Citations et extraits

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  • Par x-Kah-mi, le 03 mars 2011

    Il y a aussi un pot de Nutella, mon petit bout de bonheur. Je n'en mange pas plus d'une cuillerée à chaque fois, pour le garder le plus longtemps possible. Il me réconforte quand j'ouvre le placard.

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  • Par Mero, le 31 mai 2013

    — Je commence à en avoir marre de toi, de tes manières, de ton comportement. Tu es irrespectueuse des autres, tout tourne autour de toi, de ton petit nombril. Je ne te supporte plus en fait, tu n’es qu’une… une merde ! Voilà, une merde !

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  • Par dbarbieux, le 29 juillet 2012

    Un écart s'est creusé entre nous, un écart qui n'est plus seulement financier, même s'il ne repose au départ que sur l'argent. Je nous sens nous éloigner chaque jour un peu plus l'un de l'autre, sans pouvoir rien y faire.

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