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> Marion Kirat (Collaborateur)

ISBN : 2353410324
Éditeur : Max Milo (2008)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 66 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Laura est étudiante en première année à l'université. Elle est issue d'un milieu modeste. Consciente des difficultés financières familiales, elle entend se débrouiller toute seule. Mais sa précarité grandissante finit par hypothéquer sérieusement la poursuite de ses étu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par patachinha, le 21 janvier 2012

    patachinha
    On en parle peu de la prostitution estudiantine mais je pense effectivement que cela doit être plus courant qu' on ne le croit, surtout par les temps qui courent.

    Je n' ai pas réussi à éprouver d' emphatie pour Laura et je dirais qu' elle m' a largement agacée par sa vulgarité. Les scènes racontées sont parfois crues, je conçois que ce soit normal vu le contexte; mais même lorsqu' elle parle de sa vie elle arrive à être extrêmement vulgaire! Je trouve celà un peu choquant pour une étudiante, en langues qui plus est ...

    Personne ne se prostitue par plaisir même,si dans la postface une étudiante en master 2 de sociologie suggère qu' il existe une prostitution liée à une volonté de rupture avec la morale familiale. Je reste sceptique, on peut très bien contester une éducation trop rigide et se laisser aller à rencontrer plusieurs partenaires sans pour autant avoir besoin de se prostituer! Enfin il me sembe? N' est-ce pas moderne de parler de "femme libre", quitte à dénigrer celle qui veut conserver ses valeurs et ses traditions? Que prônent les autoproclamés "modernes"? Se libérer du carcan de l' éducation, vivre sa sexualité sans tabous, s' éclater sans culpabilité!

    Pour sa part, Laura justifie son activité prostitutionnelle par le besoin impératif d' argent pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Elle entame des études universitaires dans le domaine des langues,et elle ne rentre pas dans les critères pour avoir accès aux bourses sur critères sociaux puisque ses parents touchent des revenus considérés comme suffisants pour subvenir aux besoins de leur fille, même s' ils s' élèvent à deux SMICS. Elle trouve un job dans le télé-marketing, mais ce n' est toujours pas suffisant et la combinaison de son travail et de son volume horaire de cours est harassante. Voilà que la prostitution se trouve être son ultime recours...

    On pourrait la plaindre, certes, on sent cette volonté de réussir à tout prix ses études, sa conviction et sa force. Mais comme elle il existe des milliers d' étudiants vivant chaque jour avec des difficultés financières -et je sais de quoi je parle- et ce n' est pas pour autant qu' ils se prostituent! Je dirai qu' elle a simplement choisi la solution de facilité, gagner vite et bien, en ne faisant pas grand chose si ce n' est donner de son corps. Si encore elle était réellement dans le besoin et qu' il s' agissait de trouver des revenus dans une situation extrême lorsqu' on a personne qui nous entoure... Mais j' ai constaté tout le long de ce livre que cet argent gagné salement a surtout servi à assouvir certains caprices, or on m' a toujours appris que lorsqu' on a pas d' argent on n' a pas de vice! Elle fume, elle veut de jolis fringues pour frimer comme ses petites copines bourgeoises, elle s' octroie le privilège de demander à un de ses clients qu' il lui achète un ordinateur portable pour son anniversaire en guise de rémunération, c' est sur que c' était nécessaire pour sa survie, n' en doutons point! A la fin je suis revenue sur une phrase du tout début qui m' a juste donné envie de sourire..." A 19 ans, on ne se prostitue pas pour de l' argent de poche. On ne vend pas son corps pour pouvoir s' offrir des vêtements ou se payer des cafés..." du haut de ses 19 ans madame connait tout de la vie,je suppose que les prostituées de 35 ans elles se prostituent pour se payer ce genre de choses uniquement...

    Et puis parlons de ses parents. Elle semble beaucoup les respecter et les aimer, c' est tout à son honneur. Il font de leur mieux pour l' aider, mais ils n' étaient pas réellement en mesure de l' aider plus puisqu' elle ne leur racontait pas ses réelles difficultés. Elle a préféré jouer un rôle de femme totalement indépendante alors qu' elle n' était pas en mesure d' endosser une telle responsabilité. Pourquoi ne pas en avoir discuté ouvertement avec eux? Pourquoi ne pas avoir tenté de faire un prêt étudiant? Pourquoi ne pas avoir abandonné ses études pour les reprendre plus tard si possible? Ce n' est pas une honte bien au contraire! Il existe des gens pauvres et bien plus dignes que ceux qui ont fait de longues études.
    Elle ne se prend pas pour n' importe qui malgré ses origines modestes et je pense que c' est ce qui l' a perdue. En effet comment expliquer qu' elle refuse par exemple de se diriger vers les restos du coeur alors qu' elle a le ventre vide? Non, son orgueil mal placé préfère conserver l' apparence de ce qu' elle n' est pas.

    Je retiens de cette lecture qu' elle a certainement dû affronter des situations horribles qu' on ne souhaite à personne. Elle ne l' a pas fait par plaisir, je pense que c' est une personne mature dans le sens où ses épreuves l' ont endurcie et n' ont pas entamé sa rage de vaincre, bien au contraire. Néanmoins, et c' est un avis qui n' engage que moi elle n' était nullement obligée de se plier à cette humiliation. Perdre ses valeurs pour continuer des études, est-ce nécessaire? Faut- il lui décerner une médaille? Et que fait- on des gens humbles qui n' ont jamais rien eu, qui n' ont fait que l' école de base, celle qui était obligatoire, puis qui ont travaillé à la sueur de leur front pour avoir une vie digne de ce nom?

    C' est trop facile de critiquer certes, tout comme il est si aisé de trouver des excuses à une ambition démesurée, alimentée par notre société consumériste et un manque évident de discernement.
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  • Par Olalachick, le 23 juillet 2012

    Olalachick
    Une petite lecture terminée très rapidement pendant une nuit sans sommeil, et cela sans compter l'étude ajoutée à la fin que j'avais déjà lu sur internet puisqu'il me semble qu'il s'agit de la thèse de cette personne. Je ne me m'explique pas bien : dans ce livre, il y a le récit de Laura et une étude réalisée par Eva Clouet.
    J'ai "bien aimé" ce récit, même si j'en connaissais les grandes lignes, ayant vu plusieurs fois le film (qui est beaucoup plus sombre que ce que laisse apparaître le livre d'ailleurs). Il m'est difficile de parler car c'est un sujet que je connais bien et dès lors, je sais que les lignes sont beaucoup plus floues que l'on ne peut le penser, quand il est question de ce sujet de société.
    C'est un livre sur une forme de prostitution, et il est éprouvant de lire la souffrance que ça a engendré chez Laura (visible par son importante perte de poids), et les situations glauques qui lui arrivent, mais en même temps on ressent un certain malaise à voir qu'elle supporte plutôt bien la situation, quand il est question de s'acheter des vêtements. Mon soucis principal relève du fait que je n'apprécie pas Laura, j'ai eu envie de la frapper à toutes les pages. Non pas parce qu'elle se prostitue, je fais partie de ces personnes qui ne voient pas cela d'un mauvais œil et considèrent qu'il faut beaucoup de courage pour y recourir lorsqu'on vient d'un ménage basique de classe moyenne. Ce qui m'a insupporté c'est sa stupidité dans ses choix. Elle accepte des rendez-vous à bas, ce qui a plus de chance de lui apporter des envies, elle ne pose pas les limites dès le début, accepte d'être attachée.. Presque comme si elle cherchait les ennuis. C'est affreux à dire, j'en suis consciente, mais c'est bien l'idée que je veux faire passer : quelque soit l'activité exercée, il faut être prudent, et Laura ne l'a pas été, ce qui a mené à des événements auxquels elle ne s'attendait pas et qui a fait que certains ont osé profiter de cette naïveté, comme son premier client, Joe. Celui-ci est d'ailleurs une personne très repoussante dans sa manière de tirer profit de la jeunesse de Laura. Tous les clients de prostitués ne sont pas comme cela, bien évidemment, mais certains sont des individus particulièrement pervers et violent, malgré une apparence inoffensive, et la pauvre n'a pas été gâtée puisqu'elle s'est faite embobiner dès le départ. Cela montre bien le danger d'internet de ne pas connaître.
    A côté du thème de la prostitution, on parle également d'une autre réalité : la précarité étudiante. En effet, il est important de rappeler qu'il n'y a pas que les étudiants boursiers qui sont dans le besoin et Laura le montre bien ici puisque ses parents gagnent trop d'argent pour avoir droit aux bourses mais pas suffisamment pour lui permettre de vivre correctement (ou aisément ? Mais là est un autre débat).
    Le livre est intéressant en soi ; je ne l'ai pas particulièrement trouvé émouvant ou poignant, mais peut être était-ce parce que je connaissais le film (je n'ai pas l'habitude de lire un livre après avoir vu le film, je préfère l'inverse) et que j'ai pas mal de connaissance sur ce sujet, ce qui me permet d'avoir un regard très froid à son propos. Mais je pense que ce témoignage peut en surprendre certains (j'en connais beaucoup qui ont été choqués par le film notamment) et leur permettre d'ouvrir un peu les yeux, ; les étudiants ne sont pas que des fêtards qui ne vont jamais en cours, dont ils n'ont d'ailleurs que deux heures dans la semaine.

    Lien : http://olalachick.blogspot.fr/2012/07/mes-cheres-etudes-de-laura-d.h..
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    • Livres 1.00/5
    Par Zoreillivre, le 13 décembre 2012

    Zoreillivre
    Comment critiquer le livre sans pour autant renier la pertinence de son sujet ? Telle est pour moi la question...
    L'écriture du livre m'a déplu, son style hésite entre le vocabulaire estudiantin et l'obligation pour l'auteure de paraitre sérieuse, l'enchainement du récit n'entraine pas à la page suivante. J'ai eu l'impression de lire un devoir, une dissertation, pas un témoignage. Car des motifs on ne sait finalement rien à l'exception du manque d'argent, avancé avec redondance. C'est un peu court pour expliquer la rupture symbolique qu'entraine la vente de son corps, qui est tout sauf anodin. Ce n'est pas, non plus, l'étude sociologique en fin d'ouvrage qui éclaire mieux le lecteur. J'imagine évidemment l'auteure sincère et comme une critique précédente l'a très bien exprimé (Olalachick le 23/07/2012), il y a une certaine stupidité dans les actes posés, c'est très dérangeant. Personne ne se prostitue pour un ordinateur portable ! Il existe des motifs sous-jacents, latents qu'on espère saisir dans l'ouvrage, comprendre mais que l'auteure n'approche pas.
    Sur le fond du sujet par contre, ce qui me semble dramatique dans la prostitution estudiantine est l'acception de la violence que l'on s'inflige à soi même. On devient son propre proxénète en quelque sorte. Ce passage ou on "envisage" ce qu'on ne désire pas, ou l'on calcule qu'on va gagner alors qu'on ne veut pas jouer, c'est proprement terrible. Les conséquences des actes posés sont portées une vie entière, ils nous travaillent, qu'on le veuille ou pas. C'est payer cher du remord le mirage d'un avenir meilleur. Les conditions d'une vie meilleures sont elles posées grâce à l'argent de la prostitution ? Ou mène un diplôme obtenu dans un tel renoncement de soi même ?
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    • Livres 2.00/5
    Par Emidreamsup, le 05 janvier 2013

    Emidreamsup
    C'est après avoir lu plusieurs articles sur ce livre que je me suis décidée à le découvrir.
    Ce récit confession se lit assez rapidement malgré le sujet abordé.
    Cependant, je dois bien reconnaître que cette facilité et cette fluidité de lecture sont surtout dû au fait que beaucoup de choses m'ont dérangé dans l'histoire de Laura. Alors que je m'attendais à être bouleversée par son histoire, voir même révoltée, c'est en fait à peine si j'avais envie de la plaindre en refermant ce livre.
    Certes les premiers chapitres nous montrent une descente aux enfers que je ne souhaite à personne, mais en ce qui concerne la suite de son histoire, j'ai beaucoup de mal à compatir.
    Elle se dit mature et pourtant elle fait preuve d'une telle stupidité et naïveté dans sa conduite, tout spécialement dans la gestion ses clients, tout spécialement Joe et Pierre. Accepter de se faire attacher, accepter d'aller chez lui… franchement, faut pas s'étonner de voir l'un devenir un brin violent et l'autre fouiller dans ses affaires pour en savoir plus sur elle… Je ne dis pas qu'elle mérite ce qui lui arrive, mais seulement qu'elle fait preuve d'une grande immaturité en se jetant dans cet univers sans prendre un minimum de précaution.
    Laura s'attarde plus à nous raconter ses histoires d'amour avec Manu et Olivier, sa relation conflictuelle avec son père ou encore son désir d'argent. La prostitution n'apparaît qu'au second plan et ne semble être qu'un prétexte à partager ses malheurs. Je sais que je vais paraître sans coeur pour beaucoup d'entre vous, mais c'est simplement mon ressenti suite à cette lecture.
    Je pense que si j'avais rencontré une fille comme Laura et qu'elle s'était confiée à moi, elle aurait eu tendance à m'énerver plutôt qu'à attirer ma compassion.
    Se laisser faire à ce point par un mec (cf sa relation avec Manu), refuser de demander de l'aide à ses parents ou amis, refuser d'admettre que l'on ne peut pas y arriver seule, refuser d'admettre l'échec…. Bref, toutes ces petites choses qui me donnent envie de botter le cul des gens pour qu'ils sortent de leur léthargie/bulle apparente !
    De plus, comment la plaindre quand elle reconnaît elle-même que cet argent facile, elle ne peut s'en passer et en profite même pour s'offrir un train de vie qu'elle ne se serait pas permis en temps normal.
    Alors oui, la précarité étudiante (autre thème abordé dans le livre) est un fléau et oblige nombre de jeunes à renoncer à une éducation ou à avoir recours à des solutions peu recommandables pour s'en sortir. Mais à mon humble avis, le cas présenté dans Mes chères études n'est pas celui qui me révolte le plus.
    Certes cette histoire est intéressante et en choquera plus d'un, mais elle n'est en rien émouvante et n'a pas touché l'hyper sensible que je suis pourtant…

    Lien : http://emidreamsup.wordpress.com/2013/01/05/mes-cheres-etudes-de-lau..
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    • Livres 3.00/5
    Par kikou114, le 15 mars 2012

    kikou114
    Terrible que de devoir se prostituer pour pouvoir se nourrir tout en continuant ses études ! C'est vrai que quand les jeunes n'ont pas les parents derrière pour les aider, c'est dur ! dur ! Quand on parle des équalités des chances, on en est loin même quand on a la niaque ! Récit qui nous éclaire sur une réalité que l'on peut ignorer quand on n'y est pas confronté.
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Citations et extraits

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  • Par x-Kah-mi, le 03 mars 2011

    Il y a aussi un pot de Nutella, mon petit bout de bonheur. Je n'en mange pas plus d'une cuillerée à chaque fois, pour le garder le plus longtemps possible. Il me réconforte quand j'ouvre le placard.

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  • Par dbarbieux, le 29 juillet 2012

    Un écart s'est creusé entre nous, un écart qui n'est plus seulement financier, même s'il ne repose au départ que sur l'argent. Je nous sens nous éloigner chaque jour un peu plus l'un de l'autre, sans pouvoir rien y faire.

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MES CHERES ETUDES d'Emmanuelle BERCOT réplique à Déborah FRANCOIS de Jicey CARINA











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