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ISBN : 2253177377
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 161 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Leila a vingt-quatre ans. Elle est réceptionniste au Swan Motel, à Suspicious River, une petite ville tranquille du Michigan. Et pour quelques dollars de plus, elle peut être comprise dans le prix de la chambre. Elle vend son corps sans passion, sans tristesse, sans avi... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bibliolibra, le 20 septembre 2014

    Bibliolibra
    Un récit pourpre et gluant qui colle à l'esprit. L'univers y est oppressant et l'histoire est toute aussi glauque. On a envie de fuir Suspicious River aussi vite que possible. Sans doute les paroles de la narratrice y sont pour quelque chose.
    24 ans, belle et intelligente, Leila travaille dans un hôtel « miteux » qui accueille les touristes venus voir les cygnes, et les hommes pas clairs venus… la voir elle.
    Parce que Leila se prostitue pendant son service.
    Entre un présent qui l'étouffe et un passé qui la hante, Leila nous raconte la vie de sa mère, ses infidélités répétées avec son oncle, le frère de son père. Puis la mort de sa mère, sa mort à 24 ans. Sa mort assassine. Une mort passionnellement cruelle que Leila revivra continuellement jusqu'à ses propres 24 ans.
    Leila se détruit lentement mais sûrement, se transforme en l'autre Elle. Elle abandonne à petit feu son couple, image superflu d'un destin illusoire, et se jette dans les bras d'un homme qui la salira, lui mentira et la violentera… Pour mieux se sentir exister. Elle repoussera les limites de sa vie jusqu'au drame longuement pressenti.
    Des voix, des images, des sensations, des souvenirs…
    24 printemps anéantis par la noirceur et la crasse qui lui ont collé à la peau… Puis la renaissance.
    C'est un tout autre « visage » que j'ai découvert de Laura Kasischke à travers ces lignes qui marquent son tout premier roman. Même si je n'ai pas accroché à l'univers de Suspicious River, la plume de L. Kasischke est incontestablement poétique (parfois même un peu trop…).
    A travers l'ensemble des oeuvres de l'auteure que j'ai pu parcourir, je remarque que l'auteure possède un réel talent : en jouant avec les genres, les univers et les styles elle provoque sans cesse la surprise (bonne ou moins bonne !) chez son lectorat.
    Ainsi, la Diversité et la Création constituent toute la richesse de L. Kasischke qui, selon moi, à encore de belles années d'écriture devant elle.
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    • Livres 3.00/5
    Par pyrouette, le 06 avril 2014

    pyrouette
    Le talent de l'Auteure est déjà présent dans ce premier roman. C'est une histoire très dérangeante sur la prostitution mais surtout sur une inexorable autodestruction, une descente aux enfers voulue et recherchée, le désespoir à l'état pur. Et je pense sincèrement que le désespoir est ressenti par le lecteur mais en aucun cas par le personnage principal de ce roman. C'est un livre d'horreur où l'on assiste impuissant à l'indifférence de Leila sur tout ce qui concerne sa vie. Des bribes de son passé et du passé de sa mère tentent de nous expliquer l'inexplicable. Dans ma vie j'essaye de ne pas juger et d'accepter les autres avec leurs failles. Pendant toute ma lecture j'avais une envie furieuse d'intervenir, de secouer cette jeune, la ramener à la vie et l'ingéniosité de l'Auteure y est pour quelque chose. A lire si vous n'êtes pas déprimé !

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2014/04/06/29602632.html#com..
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    • Livres 5.00/5
    Par rexregis, le 18 août 2015

    rexregis
    Un chef d'oeuvre c'est la parfaite union, le parfait équilibre entre le fonds et la forme.
    Le fonds : c'est l'histoire d'un gâchis. C'est une descente aux enfers plus ou moins volontaire d'une femme qui se considère déjà morte et qui sombre pour s'auto-punir de quelque chose qu'elle n'a pourtant pas fait. C'est une histoire d'amour tronquée et malsaine. C'est le thème du sacrifice par le corps. C'est le thème de la saloperie des hommes et leur lâcheté, l'absence d'amour maternel, l'aberration des mariages, l'acharnement du destin sur une petite fille qui devient adolescente puis femme, c'est l'Amérique froide. C'est enfin la crédibilité des scènes. Toutes. Les trouvailles de l'auteur qui nous catapultent dans l'histoire de son héroïne : la façon dont son oncle rend cocu son propre frère, la scène ou sa belle-mère et son mari lui annoncent la mort de son père, l'épisode de l'avortement et l'hystérie des manifestants anti IVG, les descriptions sans en avoir l'air des habitants de la ville, la façon dont elle est considérée comme une attraction en tant que victime d'un drame, la curiosité malsaine des autres y compris sa propre maîtresse d'école, la manière dont elle perd tout, son mari qui maigrit au fur et à mesure qu'elle s'enrichit et évidemment les scènes d'abandon d'elle-même de plus en plus violentes et quasi insoutenables dans des viols consentis, aboutissement d'un processus suicidaire latent depuis ses 7 ans. L'histoire, c'est-à-dire le fonds vous tient en haleine et vous crée un sentiment d'empathie douloureuse, et c'est pas peu dire.
    La forme :
    D'abord la poétique : Ce livre est gorgé d'une poésie mélancolique absolument sublime dans toutes les descriptions, aussi bien dans de ce qui se passe que quand il ne se passe rien, c'est-à-dire qu'elle réussit à décrire l'invisible, l'atmosphère de vide éblouissant et magnifique qui entoure l'héroïne . Et le thème de la lumière éblouissante y est omniprésent. Une lumière qui au lieu d'éclairer rend aveugle. Comme si le personnage avait contaminé l'écriture elle-même, qui à son tour pénètre le lecteur. celui-ci n'en ressort pas indemne. Il est brûlé à son tour.
    La construction littéraire ensuite : La description du présent, en partant du point 0 qu'est l'hôtel et qui se poursuit jusqu'au bout, est entrecoupée par les scènes du passé qui à la fin du livre nous amène à comprendre comment l'héroïne est arrivée à ce point 0. A nous se dévoilent peu à peu à la fois les causes et les conséquences de tout ce que nous lisons et de façon parfaitement imbriquées. C'est tellement bien fait que la non linéarité classique ne nous gène pas, tant la linéarité à double entrée est fluide.
    Enfin, son écriture : ce qui m'a frappé, c'est à quel point une écriture aussi détachée et neutre que celle-ci pouvait avoir une telle emprise sur le lecteur, par ce qu'elle suggère. En effet, l'auteur ne juge aucun de ses personnages. Elle raconte simplement, dévoile, suggère. Au lecteur de réagir et de juger seul. L'écriture est hors de toute subjectivité, même dans son omniscience artificiel.
    La poétique ainsi que la construction nous tiennent donc de façon égale en haleine. La forme est au service du fonds et vice-versa. C'est du grand art et ça nous catapulte, nous secoue, nous percute, nous bouleverse. Tout ce qu'on demande à la littérature en somme. Cette femme n'est pas une romancière ni une vendeuse de livres. C'est une grande écrivaine qui restera et sera encore lue dans 100 ans.
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  • Par krol-franca, le 15 janvier 2012

    krol-franca
    C'est un roman glauque, noir, sulfureux, une descente aux enfers dont la narratrice ne se sortira pas. Nul espoir, que du sordide. Et pourtant quel roman ! Il m'a happée, m'a entraînée, m'a chamboulée… Que dire d'autre ?
    L'histoire ? Vous en voulez un peu ? Je vais faire bref : Leila est une très belle jeune femme de 24 ans qui travaille dans un motel et qui pour se faire un peu d'argent, monte avec quelques clients. Je n'en dirai pas plus. Ce n'est pas nécessaire.
    La narratrice intercale des épisodes de sa jeunesse avec les événements de sa vie actuelle. Les uns éclairant les autres. le passé explique le présent et surtout l'enferme dans un cercle vicieux. On ne peut rien espérer, tout est déjà écrit pour Leila, elle se laisse d'ailleurs faire, elle subit, comme si les drames vécus dans sa jeunesse ne pouvaient l'emmener que vers cette chute.
    De toute façon, ce n'est qu'à son corps que les hommes en veulent, et elle en est complètement détachée.
    «J'avais eu l'argent, il m'avait frappée, et alors ? C'était juste mon corps, et c'était du passé. »
    L'auteure glisse des indices, des bribes d'explication, comme des flashes plus ou moins longs au début de chaque chapitre, et puis peu à peu le passé et le présent se rencontrent, s'imbriquent l'un dans l'autre, si bien que le lecteur se laisse prendre au jeu et pense, dès les premières lignes, qu'il est dans une époque alors qu'il se trouve dans une autre. C'est très subtilement fait. Ca m'a conquise.

    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-a-suspicious-river-de-laura..
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 25 novembre 2008

    Woland
    Suspicious River
    Traduction : Anne Wicke
    A vingt-quatre ans, Leila traîne une vie sans avenir et sans surprises dans une petite ville américaine nommée Suspicious River. Elle a épousé, nous dirons par convenances même si l'expression étonne pas mal à notre époque, le garçon dont elle est jadis tombée enceinte. Pourtant, elle avait décidé d'avorter mais, malgré tout, les parents de Rick ont tout fait pour que les jeunes gens régularisent leur situation.
    C'est que Leila a connu une enfance houleuse, entre un père (presque) toujours absent et une mère qui, pour des raisons financières et/ou par goût personnel, se faisait entretenir par une ribambelle d'amants - dont son beau-frère, "l'oncle Andy". Un jour, les choses ont mal tourné et elle a été assassinée. le pire, c'est que c'est sa fille, alors toute jeune mais en âge de réaliser l'horreur de la situation, qui l'a découverte.
    Tout le monde a plaint Leila, tout le monde a plaint son père. Et la pitié engendre des réactions - et des situations - qui, bien qu'inspirées par les meilleures intentions du monde, peuvent emprisonner ...
    A sa façon, Leila tente de se libérer. En tous cas, elle se l'imagine en se prostituant aux clients du motel dont elle est la standardiste. Mais, plus qu'une course à la liberté, n'est-ce pas plutôt une course à l'auto-destruction qu'elle entreprend là ?
    Kasischke possède un style elliptique. Non sur le plan grammatical mais par la manière dont il exprime les idées de l'auteur et ordonne la structure du roman. Les personnages sont présentés de manière très brute, et sous la seule optique de l'héroïne. Au niveau de celle-ci, il y a une certaine analyse des sentiments et des motivations mais, de façon générale, c'est au lecteur de deviner, de faire les liens, d'aller au-delà de ce que veut bien lui dire l'auteur.
    D'habitude, je n'apprécie pas cette façon de faire. Aussi ai-je été assez étonnée de constater que, cette fois-ci, ça marchait et je voulais aller jusqu'au bout de l'histoire - même si la fin est sans surprise. Julie parlait plus haut de poésie et c'est vrai que cette dimension est ici très présente (ceci même si certaines images m'ont paru plutôt tirées par les cheveux ...) Mais j'ai ressenti autre chose : l'impression très nette que Kasischke ne jouait pas à se trouver un style, que sa manière était innée - même si elle a certainement appris à le travailler - et qu'elle ne pouvait faire autrement. Plus étonnant encore : que, avec un tel amour de l'ellipse et du non-dit, la romancière trouve le moyen d'être aussi présente aux côtés de son lecteur.
    En un mot, "A Suspicious River" donne envie de lire d'autres livres de son auteur. Pour un premier roman, c'est très bien. ;o)
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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 12 juillet 2009

    Je n'avais jusqu'alors jamais ressenti le besoin de regarder un homme comme les hommes semblent regarder les femmes -ces femmes sur les couvertures glacées des magazines, les hanches en avant et la bouche brillante à moitié ouverte, ou sur les affiches- ces femmes provocatrices qui surgissent des téléviseurs pendant que leurs maris, assis dans leurs fauteuils, s'efforcent de ne pas les regarder devant leurs épouses, tout en le faisant. Au drugstore, ces hommes se plantaient toute la journée devant les présentoirs des magazines, ils regardaient des pages et des pages de femmes qu'ils ne rencontreraient jamais, qu'ils ne toucheraient jamais, dont ils ne connaîtraient jamais ni le nom ni la voix : des femmes applaties, unidimensionnelles, qui tripotaient leurs mammelons, en regardant dans le vide. Dans le néant qui se trouvait devant elles. Etalées, ces femmes n'étaient que des angles et des lignes, de la lumière sur de l'ombre et, quand je les regardais, je me souvenais toujours d'avoir lu au lycée, dans notre livre de sociologie, un texte sur une tribu primitive perdue, dont les memebre ne voulaient pas laisser l'homme blanc les photographier, parce qu'ils pensaient que les caméras leur volaient leur âme.
    Ces femmes en étaient la preuve, me disais-je. Le monde n'était qu'une fausse toile de fond, comme si rien n'avait jamais existé et n'existerait jamais devant ou derrière elles.
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  • Par Hebephrenie, le 13 octobre 2010

    La lune est une faucille nette et, de temps à autre seulement, un lambeau de nuage se heurte à sa lame. Si vous tendez votre main devant vous, elle s'emplit d'argent, comme celui d'un trésor dérobé. Vous le rendez aux ténèbres en fermant votre poing, et même les étoiles sifflent le spectacle. Certaines tombent quand vous regardez bien le ciel. Une poignée de planètes glisse dans la rivière - trop rapidement pour qu'on les attrape, même avec un filet. Chacune de vos respirations est un coup de poignard vif entre vos côtes, votre cœur expulse de l'eau vers vos poumons, à travers cette tranche de lune sur votre gorge.
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  • Par Kaya, le 23 avril 2014

    La première fois que j'ai eu des relations sexuelles avec un homme pour de l'argent, ce fut en septembre - l'été semblait toujours là, mais le chauffage était déjà allumé dans la chambre du motel, et j'avais l'impression d'avoir la gorge tapissée de poussière. L'homme en question était terne, il avait de petits yeux, il n'était pas plus grand que moi, et il paraissait apeuré. Il refusait de me regarder. Quand je lui ai demandé ce qu'il voulait que je fasse, il m'a répondu : "c'est ton boulot."
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  • Par Mimeko, le 03 septembre 2014

    Mais moi, j'étais calme, planant en permanence à trois mètres au dessus de mon corps. Peut-être qu'avec moi n'était pas différent qu'être tout seul. Vous pouviez être aussi rustre que vous le vouliez, après. C'était sans doute ça qui plaisait en moi.

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  • Par Mimeko, le 03 septembre 2014

    C'était le garçon qui savait que ma mère portait des talons hauts quand elle était morte.
    Il savait aussi que j'avais d'abord cru qu'elle portait une combinaison rouge remontée au dessus de ses seins, mais que c'était en fait du sang.

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Des millions (environ) de livres acquis ces dernières semaines voire derniers mois. Nouveau petit format de présentation des livres. J'espère que ça vous plaira !
Mettez "PAUSE" au moment des résumés des livres ;)
EN HD c'est plussssssss mieux ! Tu verras mieux mes moches cheveux qui m'embêtent durant cette vidéo :D
Je prononce Bèly et pis voilà ! Non si j'avais vu la vidéo de Pauline avant j'aurai prononcé Bayi :D
Livres cités (j'espère ne pas en oublier) : - Les stagiaires - Samantha Bailly - Wonder Mum en a ras la cape - Serena Giuliano Laktaf https://lapauselibrairie.wordpress.com/2015/01/23/serena-giuliano-laktaf-wonder-mum/ - Pizzo - David Kadoche https://lapauselibrairie.wordpress.com/2015/02/03/david-kadoche-pizzo/ - L'enfant dans la valise - Lene Kaaberbol & Agnete Friis https://lapauselibrairie.wordpress.com/2013/10/16/lene-kaaberbol-agnete-friis-lenfant-dans-la-valise/ - Contre toute attente - Linwood Barclay https://lapauselibrairie.wordpress.com/2013/08/07/linwood-barclay-contre-toute-attente/ - Tabou - Casey Hill - La saga des Romanov - Jean des Cars - La faiseuse d'anges - Camilla Läckberg - L'apprenti épouvanteur, Tome 1 - Joseph Delaney - L'ingratitude - Alain Finkielkraut - Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore. Wilt 1 - Tom Sharpe - Silver Bay - Jojo Moyes - Les vacances de Rachel - Marian Keyes - Vent de glace - Patricia Cornwell - Frères d'armes - Stephen E. Ambrose - Revanche - Cat Clarke - Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre https://lapauselibrairie.wordpress.com/2014/01/28/pierre-lemaitre-au-revoir-la-haut/ - Noël en février - Sylvia Hansel https://lapauselibrairie.wordpress.com/2015/02/03/sylvia-hansel-noel-en-fevrier/ - Vivants / Film Warm Bodies (marqué dessus...) - Isaac Marion - Roméo et Juliette de Bagdad - Ehda'a Blackwell - Acide sulfurique - Amélie Nothomb - A moi pour toujours - Laura Kasischke - Rose - Tatiana de Rosnay - Cet été-là - Véronique Olmi - Un homme à distance - Katherine Pancol - le fait du prince - Amélie Nothomb - Quand le souffle le vent du nord / > Découvrez les 14 vidéos de Laura Kasischke








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