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ISBN : 2228898600
Éditeur : Payot et Rivages (2004)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Au début du vingtième siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à quelques-uns de ses amis, et surtout grâce à une connaissance subtile de l’âme orientale, Alexandra David-N&#... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 13 novembre 2014

    finitysend
    Ce n’est peut-être pas le meilleur récit de l’auteur cependant je l’ai dévoré tout cru ….
    Je dis cela parce que s’il elle sillonne le Népal , c’est dans le cadre d’excursions passionnantes . Elle n’est pas lancée comme à son habitude sur la grande route et elle n’est pas tout à fait libre de ses mouvements.
    Ce n’est pas pour autant du tourisme dans ce début du vingtième siècle , mais dans ce texte un peu singulier dans sa bibliographie , elle un peu pour une fois , une touriste.
    Mais elle reste fondamentalement elle-même pour le plus grand plaisir du lecteur , par exemple lorsqu’elle se rend sur les lieux de naissance du Bouddha . En effet ce personnage fondateur de religion est originaire du Térai actuellement népalais.
    J’ai lu toute sa bibliographie , sauf sa correspondance avec son mari . J’ai donc accompagné l’auteur en inde , en chine , au Népal , au Tibet .
    Ce fut de fabuleux voyages dans le temps , dans l’espace et dans des univers religieux qu’elle a contribué à m’ouvrir , alors qu’ils me semblaient autrement , irrémédiablement opaques .
    Des voyages en compagnie d’une personne infiniment sympathique , pragmatique , compétente , curieuse et surtout assez au clair avec ses cadres de références et les effets et interférences qu’ils sont susceptibles de produire sur ses observations , ses témoignages et ses réflexions .
    Suivre l’auteur , c’est se situer dans le sillage d’une bouddhiste sincère (de sensibilité tantrique) , qui connait aussi pas mal la pensée indienne , notamment les univers du yogisme tantrique qui s’épanouissant dans l’inde , matrice de cultes et véritable bouillon de culture religieuse , qui ont donné le bouddhisme tantrique.
    L’auteur explore le pays dans toute sa variété géographique et culturelle , vallée centrale , Terai tropical à lisière de l’inde , et les massifs himalayens .
    Le pays est de religion hindou dominante , mais il y a aussi beaucoup de bouddhistes tantriques exclusifs . Les langues à tons asiatiques côtoient l’univers indo-aryen dominant . Bref , c’est la fin de l’inde et le début du Tibet , la fin des plaines tropicales et le début des contreforts élancés des Himalayas , véritables forteresses bouddhistes tantriques . Une mosaïque culturelle à l’histoire mouvementée et conflictuelle , où les cultures se mêlent , se mélangent sans pour autant être solubles les unes dans les autres , bref c’est le monde indien avec ses types de cohabitations religio-culturels tellement particuliers et tellement difficiles à appréhender …
    Bon , ce texte possède aussi un intérêt particulier dans la bibliographie de l’auteur , avec L’Inde où j’ai vécue , c’est le seul texte où l’auteur arpente un pays de culture hindoue dominante.
    Le reste de sa bibliographie étant dédiée au bouddhisme tantrique et au Tibet , un peu à la chine aussi …
    D’une façon générale quand l’auteur aborde l’hindouisme , c’est avec un positionnement assez élitiste et critique sur la religion populaire le plus souvent . Elle est plus amène sur la religion populaire du Tibet qui pourtant n’est pas moins « charbonnière « que l’hindouisme populaire. Une petite visite au musée Guimet vous en persuadera , d’ailleurs …
    De plus concernant l’Inde et on la comprend , elle très dérangée par les problématiques socio-culturelles induites par les castes qui sont néanmoins plus subtiles et compliquées qu’elle veut bien nous le dire.
    Pour ma part je suis plutôt un connaisseur empathique du monde hindou , et moins du bouddhisme (un peu le contraire de l’auteur donc) , alors je me permet ici d’apporter ici quelques billes sur lesquelles , l’auteur n’insiste pas du fait de ses dynamiques intimes personnelles et ce malgré sa grande et indiscutable honnêteté intellectuelle.
    Sachez que le bouddhisme est principalement une philosophie religieuse intégralement indienne . On peut le classer comme un bourgeon de l’hindouisme qui a fait fortune . Il est relativement divergent d’avec sa matrice originelle , mais il reste intrinsèquement hindou , et notamment pour le bouddhisme tantrique . La langue sacrée et les textes importants et fondateurs de cette religion sont en sanskrit , la langue sacrée de l’Inde .
    Le bouddhisme est parfaitement intégré dans l’hindutva (l’indianité) . il n’est pas une pensée ou une religion étrangère à l’Inde et le dialogue avec la philosophie indienne n’a jamais été rompu et cela par nécessité structurelle . Si le bouddhisme indien est si faible aujourd’hui , c’est qu’il a été sauvagement réprimé et persécuté par les envahisseurs musulmans et que son sort fut dramatiquement lié à celui des centres politiques du nord de l’Inde.
    Par ailleurs l’auteur présente le bouddhisme comme l’islam très occasionnellement , ou même aussi le christianisme en Inde , comme étant étrangers au système des castes . Hors c’est mal connaitre l’Inde que de l’affirmer , et c’est une curieuse erreur de jugement de la part de l’auteur .
    Tous les cultes religieux de l’Inde comprennent une dimension en rapport avec les castes . Les castes sous leurs formes spécifiques propres aux différents cultes , s’imposent et s’enchevêtrent partout dans le sous-continent indien .
    De plus les castes ne sont pas figées , elles évoluent socialement ( déclassement comme ascension sociale) , de plus elles ne sont pas par nature synonymes de groupes socio-économiques .
    Par ailleurs certaines catégories sociales comme les gens qualifiables de sanyassins ou de sâdhus , des ascètes indous plus ou moins accomplis , sont hors castes dans un sens positifs . Ils sont au-delà des castes.
    Par ailleurs le statut d’intouchables est loin d’être toujours un drame pour beaucoup de hors castes , car leur statut peut se lire dans un cadre de référence parallèle diffèrent , à l’hindouisme dominant , comme par exemple sur un mode ethnico-religieux . S’ils sont adivashis ( aborigènes) et donc les membres d’un univers religieux plus ou moins indépendants des grands cultes hindous . Un monde qui est assez cloisonnés par rapport à ces cultes hindous dominants . Finalement ces cultes « marginaux » placent de fait leur ressortissants dans un cadre religieux et social décalé par rapports aux fidèles de cultes plus rependus que les leurs , encore que ce n’est pas toujours vrai localement , et de loin . Dans de vastes secteurs géographiques , les hors castes dominent largement les terroirs et ils constituent quasiment la norme locale.
    Donc voilà , un beau voyage au Népal …
    Un beau voyage , si on ne tient pas trop compte des difficultés structurelles de l’auteur à aborder sainement l’hindouisme.
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    • Livres 3.00/5
    Par feanora, le 05 juillet 2013

    feanora
    Une légère déception, à la lecture de ce livre car j'ai eu du mal à entrer dans le monde du voyage, au début du xx ème siècle, lorsque les voyageuses étaient
    transportées à dos d'homme et les relations avec les autotochnes quasi inexistantes.
    Elle nous fait découvrir un Népal , inconnu, mais totalement authentique dans dans lequel les sacrifices à la déesse peuvent être violents et cruels.
    Malheureusement, je n'ai pas retenu les descriptions de la nature car ce livre nous parle davantage des rencontres avec les "sages" et des rites Hindis et
    Bouddhistes.
    Il faut que j'admette que nous ne sommes plus à la même époque et que les moyens de communication actuels nous permettent d'entrer dans des sites qui étaient totalement inaccessibles. Rendons cependant hommage aux précurseurs.
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    • Livres 5.00/5
    Par Estellecalim, le 10 septembre 2011

    Estellecalim
    Dans ce livre, Alexandra David Neel se rend au Népal, pays interdit aux étrangers en 1912. Seuls quelques observateurs britanniques étaient autorisés à séjourner à Katmandou, pour « observer la situation ». Si d'autres voyageurs souhaitaient s'y rendre, il fallait demander une autorisation spéciale, et la route imposée par le gouvernement était destinée à décourager les voyageurs de revenir seuls.
    Grâce à des amis hauts placés, Alexandra David Neel se voit proposer ce séjour et bien qu'elle n'en ait pas particulièrement envie, elle se rend à Katmandou. Ce point a son importance, car elle se montre souvent très critique à propos des Népalais. Dans son récit, elle raconte le voyage, les coutumes locales et décrypte certaines pratiques religieuses.
    L'avantage de ce livre, pour le voyageur, c'est qu'il permet de comprendre certaines particularités du pays. Les coutumes religieuses, par exemple, et le mariage bouddhisme-hindouisme ou les relations des Népalais avec les Tibétains sont analysés par une femme qui connaît parfaitement ces populations.
    Son discours est à la fois simple et détaillé, elle se place du point de vue de l'occidental, tout en se référant à une réalité indienne qui lui permet de faire des comparaisons. Elle est ainsi très claire et son lecteur dispose des clés principales de compréhension.
    Pendant son voyage, Alexandra David Neel suit un circuit qui est resté le même aujourd'hui et m'a amené à m'interroger sur la quasi impossibilité à l'époque comme aujourd'hui d'aller rencontrer des Népalais de la campagne profonde.


    Lien : http://lirerelire.blogspot.com/2011/06/au-cur-des-himalayas-dalexand..
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Citations et extraits

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  • Par finitysend, le 09 novembre 2014

    Le nom de "vallée de l'ombre qui lui a été donné est pleinement justifié.L'atmosphère y est toute imprégnée de cette terreur sacrée qui émane des lieux où Shiva règne.

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  • Par feanora, le 02 juillet 2013

    Le temps me favorise. Le soleil éblouissant prête à la barrière cyclopéenne de glaciers l'aspect d'une vision surnaturelle. Les pics qui la hérissent évoquent l'idée d'une phalange d'individualités conscientes et animées de volonté, étroitement pressées pour fermer à l'Inde, les routes du mystérieux Népal.

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