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David Neel était un personnage hors normes. Elle disait qu'il y avait deux sortes de gens, ceux qui ont des meubles et ceux qui ont des valises. Elle, elle n'avait que des valises. Après plusieurs années d'absence, alors que son mari a déménagé, elle fait le constat qu'elle n'a jamais mis les pieds dans son domicile officiel.
Elle décrit le Tibet, l'Inde, le Sikkim, la Chine et même le Japon dans ses différents récits de voyages, toujours fait à l'aventure. Son érudition et sa connaissance profonde des peuples qu'elle rencontre font de ses livres une bible de la littérature de voyage pour l'Asie du début du 20° siècle.
Ce qu'elle a vu et décrit a disparu depuis. Elle est arrivée à Lhassa par un chemin muletier à travers les montagnes après des semaines de marche, toujours sous la menace des brigands. On y arrive aujourd'hui par le train ou en avion. Mais surtout, le Tibet était libre. Il est aujourd'hui occupé par la Chine qu y impose la dictature et s'emploie depuis 50 ans à détruire la culture tibétaine, dont il ne reste plus rien grand-chose en dehors du bouddhisme tibétain qui doit sa survie notamment à son introduction en occident et à l'accueil de la communauté Tibétaine en Inde.
Le Tibet authentique n'existe plus que dans les livres. Les siens notamment.