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ISBN : 2253000140
Éditeur : Le Livre de Poche (1974)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 434 notes)
Résumé :
Janvier 1970 : Charles, « le drogué français de Katmandou », sauvé in extremis, regagne la France. Les journaux lui consacrent de nombreux articles. Qui est ce garçon de trente ans ? Qu'a-t-il fait ? Un an plus tard, soigné, désintoxiqué, Charles Duchaussois nous livre, lui-même son histoire, qui est un formidable roman d'aventures vécues. Son moteur: un gigantesque appétit de vivre et de connaître. Son combustible: la drogue, toutes les drogues. Sa chance : un héro... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
le_Bison19 février 2016
  • Livres 5.00/5
1969. Une éternité, une autre époque. le pouvoir des fleurs sur tous les sourires, le temps des hippies et de l'amour libre, le sac-à-dos à l'aventure et la découverte d'un nouveau voyage, intérieur celui-là. Les pages jaunies par le temps, le soleil et la fumée du haschich. Charles Duchaussois et son autobiographie, après son retour en enfer. FLASH !
D'enfer, à posteriori ; Katmandou c'est avant tout le paradis, un lieu de rencontres et d'échanges où la drogue se prend en toute légalité. Petit loubard de pacotille, quelques chèques en bois et arnaques en tout genre, voilà notre Charles qui s'en va en vadrouille pour le Liban. le soleil brunit sa peau et il découvre le haschisch, sa culture et ses effets. Il s'en fait expert même et tente de monter sa petite affaire. Et puis, la traversée de la Turquie, de l'Iran, du Pakistan, il veut faire son tour du monde en découvrant en plus toutes les espèces de haschichs. Et plus il s'enfonce vers l'Orient, plus il découvre la qualité. Si au début, il vouait les mérites de la libanaise, il changera vite d'idée avec la pakistanaise. Et puis, une fille, et le voilà en route vers le Népal et sa capitale où fleurissent autant les hippies que les nombreuses variétés de cannabis. Loin d'être hippie, il s'accommode pourtant si bien de cet esprit libertaire, de cette envie de partage, de ces shiloms qui tournent dans une pièce noire, sale et enfumée. Il a trouvé son lieu de repos. Il s'allonge au milieu de la crasse et des rats et découvre les premiers junkies, des êtres qui ont perdus jusqu'à leur âme dans le regard.
Il est si bien là-bas, roi du monde, maître de son destin. Il fume, il fume et l'atmosphère est si enchanteresse au pied de la grandeur de ces montagnes, apologie du haschich, les éléphants sont roses et il est temps de goûter à l'opium, ce parfum si délicat de l'Orient. L'envie de ne rien faire, ni l'amour ni la sieste, juste respirer cet air, à plein poumon. Il n'entre même pas en communion avec les âmes des ancêtres, non, il est juste là, dans cette arrière-boutique ; allongé, il fume…
Et puis après l'opium vint la seringue. Fatidique, il sait à l'avance la tournure des évènements, mais ne peut pas lutter. Ce n'est pas un manque de volonté mais une évidence. Parce qu'il en connait la dépendance et sait ce qu'adviendra sa vie une fois que la seringue rentre au contact de sa veine gonflée, que le liquide se dilue dans son sang, qu'une petite étincelle jaillit du feu de ses pupilles. le bonheur éclate au rythme de ses veines. Intensité jouissive mentale. Les éléphants deviennent roses quand flotte une atmosphère légère d'insouciance et de perdition. Une mort à petits feux. Loin de l'apologie de la drogue, au final. Dépendance extrême, image crue de mort et d'absence totale d'espoir. Rester allongé, se piquer, allongé, piqué, allongé. Je deviens loque humaine. Je parce que je suis si pris par le récit que je me substitue à Charles, Charlie ou Charlot. Je sens cette mort survenir. Je sens cette envie de monter vers les neiges éternelles et d'en finir. Une dernière dose, massive dans les veines. Pour la beauté du geste. Pour la beauté du lieu. Mais il s'en sort. Il redescend. Il survit. Il écrit. Il s'en est sorti là où tant en sont morts. Un livre est sorti, carnets de bord sur la route du haschisch, de l'opium et de la cocaïne. Carnets de route vers Katmandou, paradis terrestre de 1969. le flash d'une vie. Qu'es-tu devenu, Charles Duchaussoy ? Que lire après cette expérience entre douleur et fascination ? Un grand voyage où l'appareil photo sert à refourguer contre une dose, et où il est impossible de ressortir indemne. Flash, le grand voyage vers la déchéance.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=10162
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Myriam3
Myriam313 août 2014
  • Livres 3.00/5
On oublie vite cet âge où l'on veut grandir, découvrir, s'opposer souvent aux parents et à l'autorité en général, cet âge où l'on voudrait être les premiers explorateurs d'un monde quel qu'il soit, vivre des sensations fortes, voyager, parcourir le monde sans rien et vivre des expériences transcendantes pour se sentir vivre vraiment, soi-même, et non dans le regard d'un autre, cet âge où les premiers moyens qui nous sont offerts pour commencer ce chemin sont souvent les plus faciles mais pas les moins dangereux. Ainsi, beaucoup d'adolescents - sans doute plusieurs d'entre nous - sont passés par cette vague de découverte qu'est la drogue sous toutes ses formes, ou du moins l'intérêt fascinant qu'elle suscite. N'oublions pas ces hormones en pleine puissance qui nous travaille à ce stade de la vie.
Heureusement dans ce cas-là, il y a des romans salutaires tels que Flash, qui, s'ils n'ont pas un niveau littéraire des plus élevés, ont du moins le grand mérite de traiter du thème de la drogue -entre -autres - à fond.
Duchaussoy nous promet, dans ce livre, un grand voyage, dans le monde et dans la psyché. Toute la première partie est excitante, enthousiasmante: il est libre, il voyage, il découvre, expérimente, rencontre, vit, enfin. Ce qu'on voudrait vivre sa vie, à fond, se donner, et prendre tout ce qu'elle nous offre de fort, de passionnant!
Et puis, voilà, la descente, de plus en plus bas, de plus en plus loin, la déchéance, l'enfer. Et là, petits imbéciles que nous sommes, grands ignorants de la vie, rêveurs, idéalistes frustrés, on comprend, finalement, où malheureusement ces expériences peuvent nous mener. Désillusions, douche froide pour ne pas dire glaciale. On quitte le livre, à la dernière page, aigri, un peu plus mûr.
Mais, il en reste en germe ces voyages physiques de par le monde, voyages plus nobles et finalement tout aussi riches psychiquement. Flash ou le Grand Voyage, s'il n'est peut-être que le roman de quelques générations - je ne suis par certaine qu'il plairait encore à beaucoup de jeunes aujourd'hui, tout cela ayant tellement changé - aura je pense apporté une grande bouffée d'air frais à pas mal d'ados en manque en les préservant, j'espère, d'un manque beaucoup plus difficile à assumer.
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Philippe67
Philippe6719 août 2012
  • Livres 4.00/5
L'auteur nous raconte son voyage dans la drogue ou plutot les drogues puisqu'il a certainement tout expérimenté.
C'est construit comme un roman de voyage, ça se lit très bien et comme souvent dans les bons récits de voyage ça donne envie d'y aller.... mais non non restez ici! Lui en est revenu mais beaucoup s'y sont perdus.
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nina2loin
nina2loin19 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
J 'étais très jeune dans les années 68-70 , et ce roman a été publié en 1971 .
C 'est seulement en 1977 que je l'ai lu pour savoir ce qu 'était Katmandou
car , gamine , j'en entendais beaucoup parler autour de moi .
Effarant le voyage de Charles Duchaussois !Je pense que dans son livre ,
il a résumé ce que beaucoup d 'autres de sa génération ont vécu là-bas , à
Katmandou .
A l'heure d 'aujourd'hui , il faudrait le lire comme une découverte , une curiosité
car il concerne une génération : celle des années 70 sur les chemins de la
drogue , les hippies comme on les appelait à l'époque .
Roman absolument intéressant et captivant de bout en bout , juste pour
comprendre , savoir .
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eneleh59
eneleh5923 mars 2015
  • Livres 3.00/5
Au départ, je n'étais pas très attirée par la couverture abimée et les pages jaunies de l'édition de 1992 de « Flash ou le grand voyage » de Charles Duchaussois, auteur totalement icouv44120220nconnu au bataillon. Ma belle-soeur m'avait prêté ce livre, je devais lui rendre, il me fallait donc le lire. Et je ne le regrette pas, mais alors pas du tout !
L'histoire
De Marseille au Liban, d'Istanbul à Bagdad, de Bombay à Bénarès, en bateau, à pied, en voiture, Charles peu à peu se rapproche de Katmandou, le haut lieu de la drogue et des hippies. Sa route est jalonnée d'aventures extraordinaires. A Beyrouth, il s'associe à des trafiquants d'armes, il participe dans les montagnes du Liban à la récolte du hachisch. A Koweit, il dirige un night-club. Au Népal, il devient pendant quelque temps le médecin et le chirurgien des paysans des contreforts de l'Himalaya. C'est enfin l'épisode de Katmandou et l'évocation saisissante de l'univers des drogués : l'opium et le hachisch qui font « planer », le « flash » de la première piqûre, le « grand voyage » du L.S.D. Jamais peut-être un homme, sauvé in extremis, n'était allé aussi loin et n'avait pu revenir pour dire ce qui se passe là-bas.
Ce que j'en pense
J'avais déjà lu L'herbe bleue pendant mon adolescence (autrement dit, du haut de mes 29 printemps, il y a longtemps), dont je ne garde pas un souvenir mémorable. Par contre, l'histoire de la jeune Christiane F. m'avait bouleversée (il faudrait d'ailleurs que je lise la suite…). Sans trop en attendre, je me suis donc lancée dans la lecture de ce poche de 600 pages, avec une quatrième de couverture qui laissait présager une histoire assez rocambolesque et des vais sur Livraddict très bons.
J'ai beaucoup beaucoup aimé ! C'est un page turner qui fait réfléchir et relativiser. Ce livre a été dicté par l'auteur peu après sa cure de désintoxication à son retour en France; le style est vraiment fluide et ça se lit tout seul. Il a un réel recul sur ce qui lui est arrivé, conscient d'avoir frôlé la mort par ses excès, et d'être revenu de la folie. Il nous raconte, avec toute la mesure et le recul nécessaires, comment il a plongé petit à petit dans le trafic puis dans le dépendance à la drogue : le haschisch, puis l'opium, et enfin l'héroïne, le LSD, la méthédrine. Dans le même temps, nous le suivons dans son road trip à travers l'Orient, où chaque nouveau pays signifie nouvelles rencontres, nouveaux trafics, et surtout nouvelle accoutumance à une nouvelle drogue.
Ce livre est également une plongée bien rude dans le monde des hippies dans années 60. Une époque où le Sida n'avait pas encore fait son apparition, mais où la plupart sont atteints d'hépatite et dont le corps est recouvert de pustules du fait de leurs conditions d'hygiène par exemple… Où la plupart deviennent de vrais junkies, ne comptant que sur les trafics ou sur leur famille pour survivre et se droguer, et finissent par être tellement stoned qu'ils en deviennent paranoïaques et fous… Bref, une vision bien différente d'autres oeuvres, qui remet un peu les idées en place, bien que je ne juge pas du tout les valeurs défendues par le mode de vie des hippies, ce n'est pas du tout le débat ici.
Charles Duchaussois a vécu de sacrées choses, incroyables et tragiques. Quand on pense qu'il ne peut pas tomber plus bas, et bien si, il peut. Il a vécu dans les hôtels de luxe puis les plus miteux, a touché à toutes les drogues, a sauvé la vie de gens puis en a vu d'autres mourir dans ses bras, a testé les prisons et les hôpitaux indiens… et a survécu, pour le partager par la suite.
Globalement, je rejoins les avis généraux que j'ai pu lire sur cette oeuvre : c'est très bien écrit, c'est rude, c'est une claque, et une belle découverte !
Lien : https://matoutepetiteculture.wordpress.com/2015/..
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Les critiques presse (1)
Sceneario26 août 2013
Une très belle surprise, il nous entraîne dans une période fascinante, avec un anti-héros qui fera encore parler de lui ! On attend la deuxième partie de cette histoire, de ce point de non retour...
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison02 octobre 2015
Pour certains, les vrais intoxiqués, cette arrivée au Pakistan, c’est la fin d’un long calvaire.
Depuis des jours et des jours ils voyagent à petites étapes, brûlant d’impatience et de fièvre, faisant des prodiges pour se procurer de la drogue et soudain, c’est le paradis.
A des prix défiant toute concurrence, ils se voient offrir tout ce qu’ils veulent, du haschisch à l’héroïne, en passant par le L.S.D., l’opium et tout l’éventail des amphétamines. En somme, c’est le puits d’eau, tout à coup, pour le naufragé du désert qui n’a rien vu couler d’autre que sa sueur depuis des semaines.
+ Lire la suite
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le_Bisonle_Bison18 février 2016
La moitié de la seringue est à peine vidée dans ma veine que déjà le flash est en moi, que quelque chose de très étrange se produit.
Un énorme, un délectable pincement envahit tous les nerfs de mon corps.
En même temps, des picotements m’ont pris. Aux extrémités et aux muqueuses.
Mes doigts de pieds, mes doigts de mains se mettent à me piquer, ainsi que ma bouche et mon anus.
En même temps, j’ai subitement chaud, très chaud.
Cela a duré quelques secondes, une vingtaine peut-être, mais cela me laisse pantelant, la tête qui tourne, une lassitude merveilleuse dans tous le corps.
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le_Bisonle_Bison04 novembre 2015
Tout autour de moi, dans le silence chaud et lourd de la nuit, de petites braises luisent à tour de rôle, au rythme des aspirations. Je suis bien, je suis heureux. J’ai le nez assez fin pour respirer tous les parfums du monde, le regard assez perçant et la bouche assez grande pour voir et manger tous les biens de ce monde. La nature toute entière me semble un paradis terrestre fait pour être dévoré à pleines dents étreint avec tout mon corps.
Demain, je repartirai et l’Orient m’ouvrira ses portes.
Désormais, je ne resterai pas un seul jour, une seule nuit, sans me droguer.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots19 mars 2013
Nous sommes le 4 juillet 1969. Dans six mois, à six jours près exactement, je serai dans l'avion qui décollera pour Paris. A moitié mort. Pour l'instant, en sautant du camion, solide, confiant, j'ai tous les sens en éveil. Je suis dans une ville asiatique plate, pas très grande, à peine différente des autres, c'est-à-dire qu'elle grouille de monde, qu'on voit partout des coupoles, des temples. Mais celle-là a quelque chose de différent : l'air y est extraordinairement léger. C'est normal, Katmandou est à 1000 mètres d'altitude et au loin on voit les cimes enneigées de l'Himalaya. C'est cela, ma première impression, ce qui m'a tout de suite frappé : la légèreté de l'air. Il est vivifiant, très oxygéné, revigorant. Et, ironie, quand je pense aujourd'hui à ce qui m'est arrivé, je me dis : Au moins, ici, je vais m'oxygéner.
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le_Bisonle_Bison22 novembre 2015
Flash, en anglais, cela veut dire : éclair.
Pour un drogué, cela veut dire : spasme.
Le flash, c’est ce qui se passe dans le corps d’un drogué quand, poussée par le piston de la seringue, la drogue entre dans ses veines.
Ça a la violence de l’éclair et l’intensité du spasme amoureux.
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