AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Vera Lee (Collaborateur)Marie-Thérèse Cuny (Collaborateur)
ISBN : 2266179365
Éditeur : Pocket (2007)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Fillette juive d'origine belge, Misha a 8 ans quand ses parents sont emmenés par la Gestapo puis déportés. Pour les retrouver, elle fuit la famille qui l'a recueillie avec comme seule idée fixe : " aller vers l'est ". Misha entreprend alors une quête folle. Traversant la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, endurant le froid et la faim, Misha marche inlassablement. Sur son chemin, seuls les loups lui offrent une compagnie réconfortante. Auprès d'eux, elle apprendra à ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
18 septembre 2012
  • 3/ 5
Misha est une petite fille juive, qui vit à Bruxelles. Un jour, ce n'est pas son père qui vient la chercher à l'école, mais une femme inconnue qui a accepté de l'héberger au cas où ses parents seraient arrêtés. Misha ne reçoit que le strict minimum pour sa survie : on gratte même la confiture sur sa tartine si on estime qu'elle en a trop pris. Ayant appris que ses parents avaient été transférés « à l'est », elle part, munie seulement d'une boussole, à leur recherche. Elle se nourrit en volant dans les fermes, en fouillant la terre, ou en cueillant des baies. Blessée, elle sera « adoptée » par une louve.
Le livre a longtemps été présenté comme une histoire vraie, avant que l'auteur n'avoue qu'elle a tout inventé en 2008 : n'acceptant pas le destin de ses parents (son père, résistant capturé par les allemands, a dénoncé tout son réseau pour pouvoir revoir sa fille et est donc considéré comme un traître), elle s'est inventé une autre famille.
Beaucoup de lecteurs se sont laissés avoir, moi y compris. Même si la supercherie soulève beaucoup de questions, ce qui reste dans ma mémoire est une belle histoire d'une petite fille qui fait face à la violence des nazis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
jeanbiscotte
18 janvier 2013
  • 2/ 5
Je savais que cette histoire était fausse, inventée de toutes pièces. Toutefois, je pensais que cela ne me dérangerait pas du moment que l'histoire était passionnante. Je me demande si ma réaction finale aurait été la même si je n'avais pas été au courant. Sans doute que non, car je ne suis jamais parvenu à mettre ce « détail » de côté. On ne le saura jamais, mais quoi qu'il en soit l'aventure vécue par cette si jeune fillette, Mischke, m'a semblé irréaliste. de même, sa vie parmi les loups et le comportement de ceux-ci (à son égard en tout cas) m'ont semblé peu crédibles. Je n'y connais absolument rien en la matière et peut-être me trompé-je, mais tout cela me semble un peu trop facile.
Ensuite, je veux bien que la brave Misha Defonseca aime les bébêtes, mais faut pas exagérer. Tous les humains, ou presque, sont ici présentés comme abjects. Sans parler des soldats allemands ! Alors d'accord, des exactions, il y en a eu (et je ne parle même pas de la Shoa!). Mais tous les militaires allemands n'étaient pas monstrueux (je ne conçois pas que cela fût possible en tout cas). Et ce manquement flagrant de perspective (les Russes sont gentils et les Allemands sont cruels, abominables, répugnants, méchants, sadiques, etc.) m'a un peu gavé, comme on dit. Évidemment, l'héroïne est une petite fille, me direz-vous. Elle ne comprend pas très bien ce qui lui arrive. Et c'est là que je me sens floué – et que ça me dérange beaucoup. L'auteur veut nous faire croire d'un bout à l'autre qu'elle a vécu cette épopée. Et elle insiste beaucoup sur l'authenticité de son récit. Et dans ce contexte, son message d'amour envers les animaux et de haine envers l'espèce humaine me déplaît beaucoup (attention, je n'ai rien contre les bestioles, au contraire). Mettre tout le monde dans le même sac, ça me paraît un peu facile et il me semble que c'est précisément de ce genre de raisonnement que naissent les préjugés racistes et antisémites. Encore une fois, je précise qu'il ne s'agit là que de mon humble opinion, et que je ne suis sans doute pas – non, je ne suis pas – la personne la plus à même de donner un avis avisé, si j'ose dire.
Sinon, pour l'anecdote, j'aurais aimé, en tant que Belge, que l'auteur/traducteur, n'esquinte pas le nom de la charmante bourgade pas très éloignée de chez moi, j'ai nommé Marche-en-Famenne et non Flamenne comme écrit dans le livre. Pour l'anecdote, bien sûr.
Pour en venir aux points positifs, car il y en a, le livre se laisse lire facilement, en dépit de quelques longueurs (notamment quand Mischke vit avec la meute de loups). Certains passages sont assez prenants et agréables. Certaines réflexions sur l'attitude de l'Homme sont assez intéressantes. Et enfin, le caractère bien trempé, la ténacité et le jusqu'au-boutisme de cette petite fille sont tout à fait remarquables (même si c'est du chiqué). Ces points-ci ne font malheureusement pas le poids face aux critiques énoncées ci-dessus et au final ce bouquin ne casse pas des briques. Au mieux, il a réussi à me tenir vaguement en haleine, au pire, il m'a exaspéré. On comprend aisément de quel côté penche la balance…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
Herve-Lionel
30 mai 2014
  • 3/ 5

N°296– Mars 2008
Quelques mots à propos du livre de Misha DEFONSECA « Survivre avec les loups »
Indépendamment du livre, je dois dire que je comprends mal la polémique qui se développe actuellement.
De quoi s'agit-il? Apparemment d'une tranche de la vie d'une petite fille de 4 ans, juive et orpheline, Misha Desfonseca, 70 ans aujourd'hui, qui a fui la guerre en direction de l'Est à la recherche de ses parents et qui a été recueillie par des loups.
Cette histoire a ému un éditeur qui l'a publiée et le best-seller qu'elle est devenue a été porté à l'écran.
En réalité, il s'avère que la petite fille n'était pas juive mais Belge et catholique et s'est identifiée par la suite à cette communauté où elle a été plus tard accueillie, qu'elle s'appelait en réalité Monique de Wael et qu'elle aurait menti sur son âge. Après la mort de ses parents, effectivement assassinés par les nazis, mais pour fait de résistance, elle aurait été recueillie par des membres de sa parentèle dont certains l'ont maltraitée. La belle affaire!
Que lui reproche-t-on? de s'être construit une autre vie que celle qu'elle a vraiment vécue et d'y avoir cru. Je ne vois pas ce qu'il y a de révoltant. L'écriture, comme nous le savons tous, est un exorcisme. Si l'on veut, cela peut s'appeler de la mythomanie et probablement le sommes -nous tous un peu. Combien de personnages célèbres ont tissé autour d'eux une légende sans que personne n 'y trouve à redire? On s'offusque que cela ait donné un roman. Je trouve personnellement cela plutôt bien, l'écriture, comme l'art en général peut embellir la vie. Il n'y a rien de nouveau à cela et c'est aussi ce que le lecteur peut demander à un roman, qui reste une fiction, lui donner du rêve! Et tant pis si le texte est invraisemblable comme on le lui reproche.
J'entends qu'on lui fait grief d'avoir présenté cela comme une autobiographie. Et alors, nous savons tous que l'écriture est une alchimie et le personnage de roman, même s'il paraît être éloigné de la personnalité de son auteur révèle, même inconsciemment, une partie de lui-même. Qu'on se souvienne des paroles de Flaubert à propos de Mme Bovary! Ainsi Mme Defonseca aurait abusé son lecteur. Allons donc, si le livre fut un best-seller c'est qu'il a apporté à ceux qui l'ont lu un peu de rêve et de merveilleux, et c'était sans doute ce qu'ils recherchaient! Un romancier n'est pas un historien et n'est donc pas tenu à l'exacte vérité. Boris Vian n'a-t-il pas écrit dans l'avant-propos à  l'écume des jours  « L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre ».
Lui en veut-on d'avoir ainsi gagné de l'argent, ce qui serait assimilé à un vol, acquis une notoriété qui ainsi aurait été usurpée? Cela me paraît être la règle générale d'un jeu admis par tous. Rien de plus et je ne vois pas qu'il y ait de l'immoralité là dedans!
En réalité, j'ai l'impression que, par médias interposés [comme souvent], il a été fait beaucoup de bruit pour rien, à moins que... l'époque dans laquelle nous vivons actuellement serait-elle à ce point déprimante avec le chômage, le pouvoir d'achat, l'insécurité, les injustices sociales... qu'un simple fait [divers?] dont on n'aurait pas parlé en temps ordinaire, fasse à ce point débat? Il m'apparaît que cela peut s'appeler un détournement d'opinion. N'est-il pas?

© Hervé GAUTIER – Mars 2008.
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
annec44
24 octobre 2015
  • 4/ 5
Mon résumé : Misha, dite Mishke, est une petite fille juive qui vit à Bruxelles entourée de ses deux parents.
L'histoire débute en 1941, la guerre sévit déjà dans de nombreux endroits, la Belgique est occupée par les Allemands, la famille est donc constamment sur ses gardes.
Un plan a été prévu pour que Mishke puisse être placée dans une famille catholique si un risque accru de capture était avéré.
C'est malheureusement ce qui se produisit lors d'une rafle. La petite fille a pu rejoindre la famille chez qui elle allait passer quelques mois de haine et de désespoir. Fort heureusement, l'oncle de la maîtresse de maison a permis à Mishke de s'échapper quelques heures par jour de la haine ambiante qui la liait avec sa mère d'accueil.
Elle apprit auprès de cet oncle qu'elle appelait grand-père à s'occuper des animaux de la ferme, à vivre dans la nature, à se régaler de pâtisseries, à utiliser une boussole etc....
Ces parenthèses de tranquille sérénité prirent fin quand les risques pour Misha devinrent trop importants, même dans cette campagne Bruxelloise.
C'est à ce moment-là que Mishke a pris la décision qui allait bouleverser à tout jamais le cours de sa vie : elle allait prendre sa vie en main et partir à la recherche de ses parents. Ils étaient à l'Est, alors elle irait à l'Est.
Alors, elle entreprit ce long périple avec pour seules provisions sa boussole fétiche, quelques miches de pain et un immense espoir, certes très naïf...
Misha nous relate donc toute son épopée à travers les forêts , les villages en Allemagne, en Pologne puis en Russie, sa rencontre avec les animaux, sa crainte immense des hommes, sa solitude chronique, la famine, les maux divers et variés.
Mishke a plus particulièrement appris à vivre avec les loups, d'abord une louve, "Maman Rita", avec laquelle elle dormira, qu'elle nourrira et qui la nourrira, puis avec une meute entière qui l'acceptera comme l'une des leurs. Avec les loups, elle découvrira des relations sincères et elle n'aura plus peur.
Mon avis : Misha nous relate toute son histoire avec les yeux de celle qu'elle était à ce moment-là, une petite fille solitaire de 8 ans, séparée du jour au lendemain et sans aucune explication de ses parents.
Elle nous emmène avec elle autant à travers son périple géographique qu'au travers du périple de son coeur. On suit toutes ses émotions, ses peurs, ses joies, ses espoirs d'être peut-être enfin sur la trace de ses parents, sa haine envers certains hommes rencontrés etc....
Le rythme du roman est très représentatif du rythme avec lequel Mishke se doit d'avancer pour fuir les risques et pour trouver à s'alimenter.
Le livre est bouleversant et ne peut laisser insensible en ce qu'il a d'intense.
Alors, bien évidemment, à la dernière page se pose la question du vrai et du faux, que croire de toute cette histoire. Misha existe-t-elle vraiment ?, si oui, que lui est-il réellement arrivé ?
Toutes ces interrogations n'enlèvent rien à l'écriture et à la beauté du livre ; mais le spectre du mensonge fait que l'on referme le livre avec une certaine pointe d'amertume. Dommage !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
laraemilie
10 août 2016
  • 4/ 5
“At one lecture, a woman said to me, ‘You're not a holocaust survivor. You didn't live in the camps.' Hers was just one voice among others. It shouldn't have upset me as it did, but I was annoyed with myself for telling the world a story that wasn't universally accepted, just because it wasn't like everyone else's. I was different, as always… ” Surviving with wolves is indeed unique, a story different from any other one you might have read. It takes place during the war and the reader sees through Jewish eyes. Until then, you will tell me that there is nothing unusual about it, and you are right. What makes this book so extraordinary how its story actually unfolds and how the different events that occur are told.
Misha lives in Brussels with her parents and even though they are rather poor, she is happy. But she is Jewish and her life changes forever when her parents are taken away by Nazis. Misha is saved and placed in a Belgian family who will take care of her. As she is only seven, she does not fully understand what is happening. She knows that she must not say that she is Jewish; she knows that the Nazis are dangerous; she knows that her parents are in the East. Nobody explained anything else to her. So one day, she sets off towards the East to find them and starts an unimaginable journey through Europe in war.
The story of the journey itself is wonderful. We follow the little girl who knows nothing about war in her adventure. She is innocent but clever and very brave. From the very beginning, we see how she can survive in hostile environment, with people fighting around her and the whole world collapsing. Because of this traumatic period, nobody tries to stop her; it is not usual to see poor and filthy children on their own, and Misha does not trust people. She steals food from the farms or eats from carcasses rather than begging or asking for help. She sleeps in the forest rather that hideing in deserted buildings. This is how, on her long way trough Belgium, Germany, Poland, Russia and the Ukraine, she meets wolves with whom she develops a wonderful relationship.
This relationship is incredible at first, but yet as the story goes on we understand it better. The descriptions of the majestic animals are poignant and we clearly see why the little girl trusts them rather than humans: they don't have guns, they are not deliberately cruel to one another, they have clear rules and they can be trusted… Unlike human beings or at least unlike the human beings Misha has met.
The scenes with nature are cleverly mixed with war scenes. As Misha does not trust humans, she does not seek social contact but inevitably she will see some of the horrors of the war. An interesting aspect is that, by travelling, we see how different people react to the war. The reader is given an insight into Polish guerrillas' fights, Jews' persecution, German soldiers' methods, Russian civilians' hope and prisoner camps…
These are described with accurate details of what the little girl felt when she actually lived the scene and mixed with explanations given by Misha years later, when she writes about her adventure. Telling this story with two perspectives was a sensible choice: we understand the little girl experience, her innocence and how traumatic everything was for someone who did not understand at all the gravity of what was happening; at the same time, we have more factual explanation to help us understand how Misha's personal story is linked to the rest of the events.
One of the main controversies that arose with the publication of this book regarded the truth of the story. Even if Misha first presented it as real, it turned out that she had actually made it up: she was not Jewish and she did not travel all the way through Europe, living with wolves, to find her parents. This revelation should however not lessen the beauty of the story. Misha has survived the war and her need to tell a story that differs from the one she actually lived shows how she tries to heal from this traumatic experience.
Surviving with wolves is therefore a book that is worth reading, especially for people who like animals and are interested in war stories. However, anybody can find it interesting, as it is extremely varied and well written.
Lien : http://iletaitun-livre.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rolandm1rolandm116 juin 2013
Ce soir, au retour de la ferme, j'ai encore plus faim. Je n'arrive pas à dormir, j'ai faim. Alors, en chemise de nuit je me lève doucement sans faire de bruit, j'avance jusqu'à la rampe de l'escalier, pieds nus, et je regarde en dessous. J'entends le silence complet, je descends l'escalier sans faire grincer les marches, et je file dans la cuisine. Je tâtonne, les orteils en éventail, pour trouver le placard, où j'ai repéré depuis longtemps une boîte de biscuits en fer-blanc. Elle les confectionne elle-même, ces délicieux gâteaux au sucre roux. Je prends le lait dans la glacière, une jatte pleine à ras bord, et j'engloutis le tout. Un délice incroyable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
rolandm1rolandm107 octobre 2011
Je n'ai jamais été aussi heureuse pieds nus que ce jour-là. Nous sommes retourné sur la colline, je me suis pelotonnée contre le flanc de maman Rita, Ita était assis devant nous, j'étais avec mes parents. Soudain ils se sont dressés tous les deux, et ils se sont mis à chanter, le museau pointé vers le ciel.
Commenter  J’apprécie          40
laraemilielaraemilie10 août 2016
You keep going first to find something to eat and then because you always believe that, beyond that tree or over that high slope, you'll find a village, or people or a road sign pointing you in the right direction.
Commenter  J’apprécie          20
piment81piment8112 novembre 2014
« Maman a dû voyager avec moi dans son ventre puisque je suis née en Belgique. Elle est comme un morceau de lumière dans un décor triste. »
Commenter  J’apprécie          31
jeanbiscottejeanbiscotte18 janvier 2013
Je suis une pauvresse, une mendiante. C'est drôle comme les humains répugnent à s'intéresser aux déshérités.
Commenter  J’apprécie          40
Video de Misha Defonseca (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Misha Defonseca
Le best-seller de Misha Defonseca vendu comme un témoignage vécu est un roman sorti de la tête de Mme Monique de Wael.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
autres livres classés : loupVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les premières phrases de romans célèbres

Longtemps, je me suis couché de bonne heure.

Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde
Du côté de chez Swann, Marcel Proust
La chartreuse de Parme, Stendhal
L' Education sentimentale, Flaubert

20 questions
108 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre
. .