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Vera Lee (Collaborateur)Marie-Thérèse Cuny (Collaborateur)
ISBN : 2266179365
Éditeur : Pocket (2007)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 140 notes)
Résumé :
Fillette juive d'origine belge, Misha a 8 ans quand ses parents sont emmenés par la Gestapo puis déportés. Pour les retrouver, elle fuit la famille qui l'a recueillie avec comme seule idée fixe : " aller vers l'est ". Misha entreprend alors une quête folle. Traversant la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, endurant le froid et la faim, Misha marche inlassablement. Sur son chemin, seuls les loups lui offrent une compagnie réconfortante. Auprès d'eux, elle apprendra à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
Luniver18 septembre 2012
  • Livres 3.00/5
Misha est une petite fille juive, qui vit à Bruxelles. Un jour, ce n'est pas son père qui vient la chercher à l'école, mais une femme inconnue qui a accepté de l'héberger au cas où ses parents seraient arrêtés. Misha ne reçoit que le strict minimum pour sa survie : on gratte même la confiture sur sa tartine si on estime qu'elle en a trop pris. Ayant appris que ses parents avaient été transférés « à l'est », elle part, munie seulement d'une boussole, à leur recherche. Elle se nourrit en volant dans les fermes, en fouillant la terre, ou en cueillant des baies. Blessée, elle sera « adoptée » par une louve.
Le livre a longtemps été présenté comme une histoire vraie, avant que l'auteur n'avoue qu'elle a tout inventé en 2008 : n'acceptant pas le destin de ses parents (son père, résistant capturé par les allemands, a dénoncé tout son réseau pour pouvoir revoir sa fille et est donc considéré comme un traître), elle s'est inventé une autre famille.
Beaucoup de lecteurs se sont laissés avoir, moi y compris. Même si la supercherie soulève beaucoup de questions, ce qui reste dans ma mémoire est une belle histoire d'une petite fille qui fait face à la violence des nazis.
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jeanbiscotte
jeanbiscotte18 janvier 2013
  • Livres 2.00/5
Je savais que cette histoire était fausse, inventée de toutes pièces. Toutefois, je pensais que cela ne me dérangerait pas du moment que l'histoire était passionnante. Je me demande si ma réaction finale aurait été la même si je n'avais pas été au courant. Sans doute que non, car je ne suis jamais parvenu à mettre ce « détail » de côté. On ne le saura jamais, mais quoi qu'il en soit l'aventure vécue par cette si jeune fillette, Mischke, m'a semblé irréaliste. de même, sa vie parmi les loups et le comportement de ceux-ci (à son égard en tout cas) m'ont semblé peu crédibles. Je n'y connais absolument rien en la matière et peut-être me trompé-je, mais tout cela me semble un peu trop facile.
Ensuite, je veux bien que la brave Misha Defonseca aime les bébêtes, mais faut pas exagérer. Tous les humains, ou presque, sont ici présentés comme abjects. Sans parler des soldats allemands ! Alors d'accord, des exactions, il y en a eu (et je ne parle même pas de la Shoa!). Mais tous les militaires allemands n'étaient pas monstrueux (je ne conçois pas que cela fût possible en tout cas). Et ce manquement flagrant de perspective (les Russes sont gentils et les Allemands sont cruels, abominables, répugnants, méchants, sadiques, etc.) m'a un peu gavé, comme on dit. Évidemment, l'héroïne est une petite fille, me direz-vous. Elle ne comprend pas très bien ce qui lui arrive. Et c'est là que je me sens floué – et que ça me dérange beaucoup. L'auteur veut nous faire croire d'un bout à l'autre qu'elle a vécu cette épopée. Et elle insiste beaucoup sur l'authenticité de son récit. Et dans ce contexte, son message d'amour envers les animaux et de haine envers l'espèce humaine me déplaît beaucoup (attention, je n'ai rien contre les bestioles, au contraire). Mettre tout le monde dans le même sac, ça me paraît un peu facile et il me semble que c'est précisément de ce genre de raisonnement que naissent les préjugés racistes et antisémites. Encore une fois, je précise qu'il ne s'agit là que de mon humble opinion, et que je ne suis sans doute pas – non, je ne suis pas – la personne la plus à même de donner un avis avisé, si j'ose dire.
Sinon, pour l'anecdote, j'aurais aimé, en tant que Belge, que l'auteur/traducteur, n'esquinte pas le nom de la charmante bourgade pas très éloignée de chez moi, j'ai nommé Marche-en-Famenne et non Flamenne comme écrit dans le livre. Pour l'anecdote, bien sûr.
Pour en venir aux points positifs, car il y en a, le livre se laisse lire facilement, en dépit de quelques longueurs (notamment quand Mischke vit avec la meute de loups). Certains passages sont assez prenants et agréables. Certaines réflexions sur l'attitude de l'Homme sont assez intéressantes. Et enfin, le caractère bien trempé, la ténacité et le jusqu'au-boutisme de cette petite fille sont tout à fait remarquables (même si c'est du chiqué). Ces points-ci ne font malheureusement pas le poids face aux critiques énoncées ci-dessus et au final ce bouquin ne casse pas des briques. Au mieux, il a réussi à me tenir vaguement en haleine, au pire, il m'a exaspéré. On comprend aisément de quel côté penche la balance…
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Herve-Lionel
Herve-Lionel30 mai 2014
  • Livres 3.00/5

N°296– Mars 2008
Quelques mots à propos du livre de Misha DEFONSECA « Survivre avec les loups »
Indépendamment du livre, je dois dire que je comprends mal la polémique qui se développe actuellement.
De quoi s'agit-il? Apparemment d'une tranche de la vie d'une petite fille de 4 ans, juive et orpheline, Misha Desfonseca, 70 ans aujourd'hui, qui a fui la guerre en direction de l'Est à la recherche de ses parents et qui a été recueillie par des loups.
Cette histoire a ému un éditeur qui l'a publiée et le best-seller qu'elle est devenue a été porté à l'écran.
En réalité, il s'avère que la petite fille n'était pas juive mais Belge et catholique et s'est identifiée par la suite à cette communauté où elle a été plus tard accueillie, qu'elle s'appelait en réalité Monique de Wael et qu'elle aurait menti sur son âge. Après la mort de ses parents, effectivement assassinés par les nazis, mais pour fait de résistance, elle aurait été recueillie par des membres de sa parentèle dont certains l'ont maltraitée. La belle affaire!
Que lui reproche-t-on? de s'être construit une autre vie que celle qu'elle a vraiment vécue et d'y avoir cru. Je ne vois pas ce qu'il y a de révoltant. L'écriture, comme nous le savons tous, est un exorcisme. Si l'on veut, cela peut s'appeler de la mythomanie et probablement le sommes -nous tous un peu. Combien de personnages célèbres ont tissé autour d'eux une légende sans que personne n 'y trouve à redire? On s'offusque que cela ait donné un roman. Je trouve personnellement cela plutôt bien, l'écriture, comme l'art en général peut embellir la vie. Il n'y a rien de nouveau à cela et c'est aussi ce que le lecteur peut demander à un roman, qui reste une fiction, lui donner du rêve! Et tant pis si le texte est invraisemblable comme on le lui reproche.
J'entends qu'on lui fait grief d'avoir présenté cela comme une autobiographie. Et alors, nous savons tous que l'écriture est une alchimie et le personnage de roman, même s'il paraît être éloigné de la personnalité de son auteur révèle, même inconsciemment, une partie de lui-même. Qu'on se souvienne des paroles de Flaubert à propos de Mme Bovary! Ainsi Mme Defonseca aurait abusé son lecteur. Allons donc, si le livre fut un best-seller c'est qu'il a apporté à ceux qui l'ont lu un peu de rêve et de merveilleux, et c'était sans doute ce qu'ils recherchaient! Un romancier n'est pas un historien et n'est donc pas tenu à l'exacte vérité. Boris Vian n'a-t-il pas écrit dans l'avant-propos à  l'écume des jours  « L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre ».
Lui en veut-on d'avoir ainsi gagné de l'argent, ce qui serait assimilé à un vol, acquis une notoriété qui ainsi aurait été usurpée? Cela me paraît être la règle générale d'un jeu admis par tous. Rien de plus et je ne vois pas qu'il y ait de l'immoralité là dedans!
En réalité, j'ai l'impression que, par médias interposés [comme souvent], il a été fait beaucoup de bruit pour rien, à moins que... l'époque dans laquelle nous vivons actuellement serait-elle à ce point déprimante avec le chômage, le pouvoir d'achat, l'insécurité, les injustices sociales... qu'un simple fait [divers?] dont on n'aurait pas parlé en temps ordinaire, fasse à ce point débat? Il m'apparaît que cela peut s'appeler un détournement d'opinion. N'est-il pas?

© Hervé GAUTIER – Mars 2008.
Lien : http://hervegautier.e-monsite.com
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annec44
annec4424 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Mon résumé : Misha, dite Mishke, est une petite fille juive qui vit à Bruxelles entourée de ses deux parents.
L'histoire débute en 1941, la guerre sévit déjà dans de nombreux endroits, la Belgique est occupée par les Allemands, la famille est donc constamment sur ses gardes.
Un plan a été prévu pour que Mishke puisse être placée dans une famille catholique si un risque accru de capture était avéré.
C'est malheureusement ce qui se produisit lors d'une rafle. La petite fille a pu rejoindre la famille chez qui elle allait passer quelques mois de haine et de désespoir. Fort heureusement, l'oncle de la maîtresse de maison a permis à Mishke de s'échapper quelques heures par jour de la haine ambiante qui la liait avec sa mère d'accueil.
Elle apprit auprès de cet oncle qu'elle appelait grand-père à s'occuper des animaux de la ferme, à vivre dans la nature, à se régaler de pâtisseries, à utiliser une boussole etc....
Ces parenthèses de tranquille sérénité prirent fin quand les risques pour Misha devinrent trop importants, même dans cette campagne Bruxelloise.
C'est à ce moment-là que Mishke a pris la décision qui allait bouleverser à tout jamais le cours de sa vie : elle allait prendre sa vie en main et partir à la recherche de ses parents. Ils étaient à l'Est, alors elle irait à l'Est.
Alors, elle entreprit ce long périple avec pour seules provisions sa boussole fétiche, quelques miches de pain et un immense espoir, certes très naïf...
Misha nous relate donc toute son épopée à travers les forêts , les villages en Allemagne, en Pologne puis en Russie, sa rencontre avec les animaux, sa crainte immense des hommes, sa solitude chronique, la famine, les maux divers et variés.
Mishke a plus particulièrement appris à vivre avec les loups, d'abord une louve, "Maman Rita", avec laquelle elle dormira, qu'elle nourrira et qui la nourrira, puis avec une meute entière qui l'acceptera comme l'une des leurs. Avec les loups, elle découvrira des relations sincères et elle n'aura plus peur.
Mon avis : Misha nous relate toute son histoire avec les yeux de celle qu'elle était à ce moment-là, une petite fille solitaire de 8 ans, séparée du jour au lendemain et sans aucune explication de ses parents.
Elle nous emmène avec elle autant à travers son périple géographique qu'au travers du périple de son coeur. On suit toutes ses émotions, ses peurs, ses joies, ses espoirs d'être peut-être enfin sur la trace de ses parents, sa haine envers certains hommes rencontrés etc....
Le rythme du roman est très représentatif du rythme avec lequel Mishke se doit d'avancer pour fuir les risques et pour trouver à s'alimenter.
Le livre est bouleversant et ne peut laisser insensible en ce qu'il a d'intense.
Alors, bien évidemment, à la dernière page se pose la question du vrai et du faux, que croire de toute cette histoire. Misha existe-t-elle vraiment ?, si oui, que lui est-il réellement arrivé ?
Toutes ces interrogations n'enlèvent rien à l'écriture et à la beauté du livre ; mais le spectre du mensonge fait que l'on referme le livre avec une certaine pointe d'amertume. Dommage !
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Poulpe40
Poulpe4025 janvier 2014
  • Livres 5.00/5
Après avoir grandement douté que l'histoire de cette fillette à peine âgée de 8 ans, traversant 3 pays différents, endurant le froid et la faim pendant plusieurs années et ayant vécu avec des loups pour retrouver ses parents emmenés par la Gestapo; j'apprends enfin aujourd'hui de source sûre que cette histoire était fausse ! C'était surement surréaliste d'imaginer qu'un quelconque détail de ce roman puisse être vrai, mais l'impression de véracité des propos qu'elle tenait pouvait sans doute rivaliser avec ça.
Je suis stupéfaite du travail et de l'imagination dont cette auteure a dû référer, car je suis persuadée que malgré mes doutes -et je pense que c'est le cas pour de nombreuses personnes ayant lu ce livre- si je n'avais pu eu la preuve sous mes yeux que tout cela était faux, j'aurai continué d'y croire encore longtemps !
Ayant appris cela aujourd'hui, je ne pourrais vous dire si je suis déçue que ce récit n'eût pas été vrai ou soulagée de savoir que cette femme n'a jamais vécu ça...
Mais d'un autre côté, peu importe d'être déçu ou soulagé, ce récit a quand même dû faire voyager énormément de monde et je pense que pour ça nous pouvons remercier Misha.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rolandpiedsnusrolandpiedsnus16 juin 2013
Ce soir, au retour de la ferme, j'ai encore plus faim. Je n'arrive pas à dormir, j'ai faim. Alors, en chemise de nuit je me lève doucement sans faire de bruit, j'avance jusqu'à la rampe de l'escalier, pieds nus, et je regarde en dessous. J'entends le silence complet, je descends l'escalier sans faire grincer les marches, et je file dans la cuisine. Je tâtonne, les orteils en éventail, pour trouver le placard, où j'ai repéré depuis longtemps une boîte de biscuits en fer-blanc. Elle les confectionne elle-même, ces délicieux gâteaux au sucre roux. Je prends le lait dans la glacière, une jatte pleine à ras bord, et j'engloutis le tout. Un délice incroyable.
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rolandpiedsnusrolandpiedsnus07 octobre 2011
Je n'ai jamais été aussi heureuse pieds nus que ce jour-là. Nous sommes retourné sur la colline, je me suis pelotonnée contre le flanc de maman Rita, Ita était assis devant nous, j'étais avec mes parents. Soudain ils se sont dressés tous les deux, et ils se sont mis à chanter, le museau pointé vers le ciel.
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piment81piment8112 novembre 2014
« Maman a dû voyager avec moi dans son ventre puisque je suis née en Belgique. Elle est comme un morceau de lumière dans un décor triste. »
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jeanbiscottejeanbiscotte18 janvier 2013
Je suis une pauvresse, une mendiante. C'est drôle comme les humains répugnent à s'intéresser aux déshérités.
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AmeeliaAmeelia24 février 2013
...J'ai entendu crier:"C'est toi?"et quelqu'un répondre:"Oué"...Ce "Oué",c'était la Belgique.
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Video de Misha Defonseca (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Misha Defonseca
Le best-seller de Misha Defonseca vendu comme un témoignage vécu est un roman sorti de la tête de Mme Monique de Wael.
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