Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Michel Delon (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070426254
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 174 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d'exciter les désirs, de provoquer les hommes à l'amour. Elles s'offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d'un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (6)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par JulyF, le 02 janvier 2013

    JulyF
    Diderot nous embarque pour Tahiti grâce à un dialogue entre A et B, l'un qui a lu le "Voyage autour du monde" de Bougainville et l'autre non. Mais à travers ce récit de voyage, c'est surtout la critique de notre société qui transparaît, société qui "attache des valeurs morales à des actes qui n'en comportent pas".
    Un dialogue philosophique fin et enlevé, où l'on ne s'ennuie pas malgré les références à un monde ancien, et qui nous montre le chemin parcouru en politique et en société depuis 250 ans.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 22 octobre 2009

    chartel
    S'appuyant sur le récit du voyage autour du monde de Bougainville, Diderot remet en cause la propension des nations dites civilisées à se couper des codes de la nature et à s'enchaîner à des mœurs et des principes ne reposant sur aucune base raisonnable et sensée. Les absurdités, imposées par le clergé de l'époque ou par ceux qui s'octroient le droit de décider pour tous de ce qui est Bien et de ce qui est Mal, sont ici remarquablement dénoncées à travers la comparaison des coutumes des peuples polynésiens et des sociétés européennes.
    Cette édition est aussi richement documentée, accompagnée de documents iconographiques et des textes complémentaires permettant de placer l'œuvre de Diderot dans son contexte, celui d'un siècle frontière, passage entre l'ère de la première colonisation et des découvertes et l'ère de la deuxième colonisation esclavagiste et meurtrière.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Alodia, le 07 janvier 2013

    Alodia
    j'ai adoré la discussion entre les deux protagonistes, le coté très philosophique et l'opposition entre deux coutumes. Cependant, le thème me parait, selon moi, moins intéressant : ce n'est pas l'un de mes thèmes privilégiés. Mais livre que je recommande malgré tout pour les amoureux de la réflexion.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par coraline83100, le 23 juillet 2011

    coraline83100
    Dialogue entre deux personnages anonymes A et B au sujet du voyage autour du monde de Bougainville. Ils comparent tout au long de l'oeuvre les moeurs des Tahitiens et celles des européens.
    Une oeuvre très riche dans laquelle on retrouve le mythe du bon sauvage. Car n'oublions pas que ce Supplément fut écrit au siècle des Lumières. A cette époque, les lecteurs étaient assidus de découverte, de contrées éloignées et aimaient voyager à travers leurs lectures.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

  • Par sbrodj, le 18 juin 2011

    sbrodj
    Un grand petit texte du plus fin des philosophes du 18ème siècle français. Brillant dialogue philosophique.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par VACHARDTUAPIED, le 11 avril 2013

    A – Cette superbe voûte étoilée sous laquelle nous revînmes hier et qui semblait nous garantir un beau jour, ne nous a pas tenu parole1.

    B – Qu'en savez-vous ?

    A – Le brouillard est si épais qu'il nous dérobe la vue des arbres voisins.

    B – Il est vrai ; mais si ce brouillard qui ne reste dans la partie inférieure de l'atmosphère que parce qu'elle est suffisamment chargée d'humidité, retombe sur la terre ?

    A – Mais si au contraire il traverse l'éponge, s'élève et gagne la région supérieure où l'air est moins dense et peut, comme disent les chimistes, n'être pas saturé ?

    B – Il faut attendre.

    A – En attendant, que faites-vous ?

    B – Je lis.

    A – Toujours ce Voyage de Bougainville2 ?

    B – Toujours.

    A – Je n'entends rien à cet homme-là. L'étude des mathématiques qui suppose une vie sédentaire a rempli le temps de ses jeunes années ; et voilà qu'il passe subitement d'une condition méditative et retirée au métier actif, pénible, errant et dissipé de voyageur3.

    B – Nullement ; si le vaisseau n'est qu'une maison flottante, et si vous considérez le navigateur qui traverse des espaces immenses, resserré et immobile dans une enceinte assez étroite, vous le verrez faisant le tour du globe sur une planche, comme vous et moi le tour de l'univers sur notre parquet.

    A – Une autre bizarrerie apparente, c'est la contradiction du caractère de l'homme et de son entreprise. Bougainville a le goût des amusements de la société. Il aime les femmes, les spectacles, les repas délicats. Il se prête au tourbillon du monde d'aussi bonne grâce qu'aux inconstances de l'élément sur lequel il a été ballotté. Il est aimable et gai. C'est un véritable Français, lesté d'un bord d'un Traité de calcul différentiel et intégral, et de l'autre d'un Voyage autour du globe.

    B – Il fait comme tout le monde : il se dissipe après s'être appliqué, et s'applique après s'être dissipé.

    A – Que pensez-vous de son Voyage ?

    B – Autant que j'en puis juger sur une lecture assez superficielle, j'en rapporterais l'avantage à trois points principaux. Une meilleure connaissance de notre vieux domicile et de ses habitants ; plus de sûreté sur des mers qu'il a parcourues la sonde à la main ; et plus de correction dans nos cartes géographiques. Bougainville est parti avec les lumières nécessaires et les qualités propres à ses vues : de la philosophie, du courage, de la véracité, un coup d'œil prompt qui saisit les choses et abrège le temps des observations ; de la circonspection, de la patience, le désir de voir, de s'éclairer et d'instruire, la science du calcul, des mécaniques, de la géométrie, de l'astronomie, et une teinture suffisante d'histoire naturelle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par hema6, le 15 février 2011

    Va où tu voudras ; et tu trouveras presque toujours l'homme aussi fin que toi. Il te donnera jamais que ce qui ne lui est à bon à rien, et te demandera toujours ce qui lui est utile. S'il te présente un morceau d'or pour un morceau de fer, c'est qu'il ne fait aucun cas de l'or, et qu'il prise le fer.

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par chartel, le 22 octobre 2009

    OROU – Et ce vœu de stérilité, le moine y est-il bien fidèle ?
    L’AUMÔNIER – Non.
    OROU – J’en étais sûr. Avez-vous aussi des moines femelles ?
    L’AUMÔNIER – Plus renfermées, elles sèchent de douleur, périssent d’ennui.
    OROU – Et l’injure faite à la nature est vengée. Ô le vilain pays ! si tout y est ordonné comme ce que tu m’en dis, vous êtes plus barbares que nous.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Alodia, le 09 décembre 2012

    Une observation assez constante, c est que les institutions surnaturelles et divines fortifient et s éternisent en se transformant à la longue en lois civiles et nationales , et que les institutions civiles et nationales se consacrent et dégénèrent en préceptes surnaturels et divins.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par lareinedurire, le 06 septembre 2012

    Je ne sais ce que c'est que la chose que tu appelles religion ; mais je ne puis qu'en penser mal puisqu'elle t'empêche de goûter un plaisir innocent, auquel nature, la souveraine maîtresse, nous invite tous ; de donner l'existence à un de tes semblables ; de rendre un service que le père, la mère et les enfants te demandent ; de t'acquitter envers un hôte qui t'as fait un bon accueil, et d'enrichir une nation, en l'accroissant d'un sujet de plus.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (6)

Video de Denis Diderot

>Ajouter une vidéo

Jacques le fataliste et son maître : l'Auberge du Grand Cerf
Adaptation par Pierre CARDINAL d'un épidode de l'oeuvre de Denis DIDEROT "Jacques le Fataliste". Dans cet épisode, intitulé "L'Auberge du Grand Cerf", Jacques et son maître écoutent leur hôtesse conter l'histoire de Madame de la Pommeraye et du Marquis des Arcis. L'histoire belle et terrible d'une femme du monde brûlée par la passion et désireuse de se venger.











Sur Amazon
à partir de :
1,88 € (neuf)
1,06 € (occasion)

   

Faire découvrir Supplément au voyage de Bougainville par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (458)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz