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ISBN : 2882504535
Éditeur : Noir sur blanc (02/02/2017)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Ce livre a pour but de discuter quelques idées reçues qui pèsent sur la conscience de l’écrivain français contemporain qui, il faut l’avouer, a un lourd héritage. Cette réflexion, si elle relève avant tout de la théorie littéraire, n’a au fond d’autre but que de dire que le roman n’est pas mort, et que la littérature vaut le coup.

Face aux plaintes répétées des « déclinologues » qui ne prouvent que leur propre perte de foi et laissent le lecteur dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
12 février 2017
★★★★★
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Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Editions Noir sur Blanc pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération Masse critique privilégiée.
En lisant cet essai, il m'a semblé qu'il s'agissait d'un discours d'auteur à auteur. D'où la question : comment est-ce que je me situe, moi lectrice?
Pourquoi les auteurs écrivent des romans? Pourquoi les lecteurs en lisent? Il y a matière à réflexion.
J'aime lire des romans même si je n'y connais pas grand chose en théorie de la littérature (le Nouveau Roman je ne savais même pas ce que c'était). Quand j'aime le livre d'un auteur, j'en lis un autre. Comme l'a écrit Sophie Divry : "on aime certains livres comme on en fuit d'autres." (p. 108)
Le lecteur lit des romans, je suppose, pour des tas de raisons qui lui sont propres. Cela me fait penser à ce qu'a écrit Martinique Domel dans la préface d'un Bifrost : "moi quand je lis une histoire d'extraterrestre, c'est une histoire d'extraterrestre que je veux lire, et certainement pas une parabole sur l'altérité qui m'aiderait à mieux comprendre mon voisin de palier."
L'histoire doit plaire, le style aussi et le message... ma foi parfois on a juste envie d'apprécier la balade. Je n'ai pas toujours envie de me poser des questions sur "le pourquoi du comment" un auteur a écrit un livre.
J'ai trouvé cet essai vraiment intéressant qui est, en quelque sorte, une visite dans les coulisses. Il y a beaucoup de références si on a envie d'aller plus loin (Virginia Woolf, Nathalie Sarraute, ...).
Il m'a donné envie de lire "Le Tunnel" de W.H. Grass, de découvrir l'oeuvre de S. Krzyzanowski, j'ai aussi noté le titre "Nuit" d'Edgar Hilsenrath (auteurs et livres dont je n'avais jamais entendu parler).
Voilà, je pense avoir fait le tour de ce que j'avais à dire...
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Shan_Ze
13 février 2017
★★★★★
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Rouvrir le roman autrement dit donner des clés pour redonner vie à la littérature (française). (J'aime d'ailleurs beaucoup l'image du la couverture, le titre comme une page d'une livre, un livre ouvert en éventail, très visuel.) Un essai qui semble s'adresser aux auteurs (ainsi qu'aux futurs écrivains qui sommeillent en nous) pour comprendre où en est la littérature contemporaine et comment la faire évoluer de la bonne façon.
La première partie permet à l'auteur de se retrouver dans cette littérature déjà bien élaborée par une belle quantité d'auteurs classiques (Zola, Flaubert…) : se trouver un style original propre à lui, savoir se renouveler. L'essayiste compare l'avant et l'après, la différence de classes des écrivains. Leurs livres peuvent refléter leur vision du monde de deux façons : soit ils vengent leurs races, soit ils trahissent leurs classes. Beaucoup d'exemples pour étayer sa théorie. Finalement, pour être auteur, il faut prendre beaucoup de paramètres en compte : son style, sa classe, l'éditeur, faut-il obligatoirement faire passer un message… ? (Sophie apporte une belle réponse en prenant un exemple de la lecture d'un roman SF, très juste !)
J'ai préféré la seconde partie, moins complexe que la première et plus courte, où Sophie Divry donne quelques pistes à l'auteur à l'élaboration de leurs romans pour donner un côté original à leurs romans : la mise en page du roman, le non-sérieux, les dialogues… (et quelques pistes de lecture pour la lectrice que je suis).
Un essai intéressant, parfois un peu complexe (beaucoup de mots que j'ai dû chercher pour comprendre le sens des phrases) qui donne à réfléchir sur la littérature.
Merci aux éditions Noir Sur Blanc et à Masse Critique pour cette lecture !
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Srafina
17 février 2017
Un grand merci à Babelio et aux Editions Noir sur Blanc de m'avoir choisie lors d'une MC privilégiée, pour lire cet essai sur le roman.
Sophie Divry nous cite les différentes figures de style à travers les âges, la supériorité de l'élite sur le démuni, le lettré sur l'illétré. L'évolution de la narration. La bataille pour pouvoir imposer sa façon de faire et de penser, mais aussi le fait qu'il n'est pas toujours évident pour les écrivains de vivre de leur art, s'ils n'ont pas les moyens financiers de l'assumer. Et donc la main mise et la réglementation des maisons d'édition sur leurs manières et leurs choix d'écriture. Un tel a du succès avec tel modèle, ainsi il continuera…Il faut de la force et du génie pour sortir du moule et s'imposer en tant que tel.
Je ne suis pas très à l'aise avec ce genre d'essai et c'est bien dommage. Je pense que ce livre s'adresse plus aux écrivains et auteurs, qu'à nous lecteurs de romans. Je n'ai pas les notions littéraires voulues pour apprécier à sa juste valeur un auteur comme Sophie Divry et j'en suis désolée.
Par contre, le positif pour moi lors de la lecture de ce livre c'est que j'ai découvert le courant Nouveau Roman qui prône notamment l'abandon des éléments traditionnels de l'écriture romanesque et que je ne connaissais pas. Ainsi que de nombreux auteurs dont j'ai bien l'intention de voir de plus près leur bibliographie. Très instructif.
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IreneAdler
15 février 2017
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Romancière elle-même, Sophie Divry s'est rendu compte que les auteurs ne parlent pas de leurs recherches formelles, de leur cheminement d'écriture, exception faite des auteurs du Nouveau Roman, qui devaient justifier et expliquer leurs choix parfois radicaux.
Trempant sa plume dans son courage, elle y va. Ayant beaucoup réfléchit sur sa pratique, sa posture esthétique, sachant de quel courant elle se rapproche, elle écrit sur son cheminement, sur les obstacles qui se sont dressés sur ses lignes. Ce faisant, elle réfléchit sur ce qui guide sa prose, mais aussi sur les poncifs, les règles implicites qui irriguent la littérature et l'acte d'écrire : le dialogue, la description (oui, non, comment ?), le narrateur, le temps de la narration... Et de conclure : plutôt que de rejeter en bloc la tradition (qui de toute façon ne se laisse pas faire et refuse de disparaître), la réactualiser et la rendre compatible avec notre monde moderne et surtout, utiliser tout ça selon le projet d'écriture et tant pis si une oeuvre n'est pas homogène. C'est au style de s'adapter à l'histoire, pas l'inverse.
Et pour bien montrer qu'elle ne raconte pas n'importe quoi, elle convoque de nombreux auteurs, hommes et femmes (oui je le précise, et elle aussi, parce que c'est rare) et de toutes les aires linguistiques (parce que la littérature n'est pas uniquement française). Tout en restant d'un bon niveau de connaissance et d'expression, elle reste accessible à toute personne n'ayant pas continuer des études de littératures après le bac du même nom. Elle ne jargonne pas, explique bien et donne des exemples dans lesquels piocher pour qui voudrait approfondir certaines questions (romans et essais confondus). C'est un essai certes personnel, mais il est stimulant pour les écrivains et les aspirants écrivains (enfin j'imagine) mais aussi pour les lecteurs. A mon humble avis, il aidera à lever des inhibitions, et qui sait, à développer des vocations ?
Merci aux éditions Noir sur blanc et à Babelio pour cet envoi !
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andras
24 février 2017
★★★★★
★★★★★
Je trouve que ni le titre ni la couverture de ce livre ne rendent justice à l'essai de la jeune romancière Sophie Divry. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cet essai où la romancière nous faire part de ses interrogations sur le roman et partage avec nous quelques uns de ses enthousiasmes et de ses secrets de "cuisine". Passant en revue quelques unes des thèses les plus célèbres sur le roman (Flaubert, Woolf, Sartre, Robbe-Grillet, Fuentes, Bergougnioux, ...) et donnant une place particulière au "nouveau roman" qui "a jeté la vieille boite de jouets par la fenêtre" pour inventer de nouvelles formes de littérature, elle propose au (futur) romancier de délaisser la voie "soustractive" (on enlève l'intrigue, on supprime les personnages, etc.) pour privilégier la voie additive : aller piocher dans toutes les incroyables inventions littéraires que nous a offert la littérature depuis ses débuts, et, sans prendre ombrage des critiques conservatrices qui ne manqueront pas de maugréer, prendre des risques en inventant de nouvelles formes romanesques ! La recette n'est sans doute pas révolutionnaire mais l'argumentation m'a semblé bien charpentée et l'enthousiasme de Sophie Divry est sincère et communicatif.
Je me suis alors précipité sur le dernier roman paru de Sophie Divry "Quand le diable sortit de la salle de bain" et on y trouve justement une mise en pratique des préconisations de "Rouvrir le roman" : titres de partie à rallonge à la mode "XVIIIe siècle", moults jeux calligraphiques, listes interminables, mots valise à gogo, etc, tout un patchwork de techniques littéraires adossées à un récit d'où les personnages n'ont pas disparu. Le résultat ne m'a hélas pas convaincu peut-être parce que les ficelles stylistiques m'ont paru trop grosses et de nature à étouffer les personnages. J'ai nettement préféré la leçon magistrale à la séance de travaux pratiques. Peu importe : "Rouvrir le roman" est un essai vivifiant que je conseille à tous ceux qui s'intéressent à la "fabrique de littérature" (je fais référence ici au livre jouissif de Duchesne et Leguay, "La petite fabrique de littérature", paru à la fin du siècle dernier, qui, j'en fais le pari, a dû inspirer Sophie Divry).
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
andrasandras24 février 2017
Cette dimension morale, ou, pour le dire autrement, l'épaisseur humaine d'un texte, est-elle extérieure à la littérature ? Est-ce un échec de constater que les lecteurs vivent certaines lectures comme une interpellation existentielle autant que comme une jouissance esthétique ?
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YANCOUYANCOU20 février 2017
"Les artistes captent chacun des résonances sensibles particulières ; ils sont dans la société comme une myriade d'antennes sur des longueurs d'onde différentes. C'est pour cela qu'une nation s'enrichit d'avoir en son sein beaucoup d'artistes, et de faire à chacun une place. L'écrivain justifie son existence quand il ne dit pas la même chose que le journaliste, le sociologue ou la confidence amicale. Il devra peiner longtemps pour parvenir à saisir cette chose, et souvent il n'y réussit qu'inconsciemment et qu'imparfaitement. Un écrivain, comme une société, comprend lentement ce qui lui arrive. Il faut du temps pour s'emparer de ce qui nous désempare. L'enjeu n'est donc pas d'inventer des formes nouvelles pour en mettre plein la vue, mais bien de chercher à mettre au jour cette matière sensible qui nous échappe afin de rendre cette vie, comme disait Proust, "enfin découverte et éclaircie".
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Under_The_MoonUnder_The_Moon21 février 2017
La plupart des écrivains ne sont pas des êtres combatifs, sinon ils seraient mieux adaptés au capitalisme et ne seraient pas écrivains.
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SrafinaSrafina17 février 2017
Henry James disait que lire provoque deux réactions : le « c'est bien ainsi » qu'on éprouve en lisant une description de nos sentiments mieux que nous le pourrions faire ; et le « C'est donc ainsi » que l'on ressent face à des aventures qu'il nous est permis de vivre par procuration. Un roman nous confronte par avance à des expériences émotionnelles, d'où son rôle dans la construction de soi, notamment chez les plus jeunes. Les lecteurs sont sensibles à ce qui les secoue, les console, les aide à vivre, les révolte, aux comportements décrits, au fait que les personnages puissent être des exemples ou des contre-exemples
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SrafinaSrafina17 février 2017
Pour filer la métaphore, construire une œuvre ne devrait pas signifier adopter une religion stylistique puis s'interdire toute hérésie. Une cathédrale est assez grande pour accueillir de multiples chapelles – certaines se disputant entre elles.
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