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ISBN : 2020323656
Éditeur : Seuil (10/09/1997)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 161 notes)
Résumé :
S'il achète un revolver, rend visite à l'amant de sa femme, et finit par mordre sauvagement son dentiste, c'est que Samuel Polaris va mal. Très mal. A moins que les autres, les gens "normaux" - avec leurs plans de carrière, leurs adultères, leur incompétence arrogante - n'aient basculé dans une sorte de folie collective.
Allez savoir. Parce qu'il n'a pas le choix, parce qu'il est amoureux de sa femme et qu'il refuse de se résigner au pire, Samuel Polaris déci... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
patatarte2001
19 juin 2014
★★★★★
★★★★★
Je mettrai ce roman en parallèle avec celui de Michel Houellebecq "extension du domaine de la lutte". En effet les personnages principaux de ces deux romans sont tous les deux dépressifs, au bout du rouleau à tel point qu'ils peuvent même devenir violents. C'est ainsi que Polaris dans Kenney et moi en viendra à mordre un dentiste alors que l'informaticien dans extension du domaine de la lutte giflera sa collègue de travail. Les deux apprécient les armes. Pour Polaris l'arme à feu est une alternative acceptable et pour l'informaticien d'extension du domaine de la lutte le couteau est "un allié considérable". Bien sûr une différence de taille (mais qui en fait n'en est pas une) demeure. L'un, Polaris, a une famille l'autre, l'informaticien, n'en a pas. Seulement Polaris a beau avoir une famille il n'en reste pas moins qu'il porte sur celle-ci un regard des plus pessimiste: Je vis pour ainsi dire seul, replié sur moi même. J'ai fort peu de rapports avec ma femme et mes trois enfants. Il me semble que nous ne partageons plus la même existence, que nous n'avons aucun avenir en commun." Et voilà comment une différence devient un point commun, ces deux personnages sont des solitaires.
Mais le point commun à mon sens qui les rapproche le plus c'est d'abord et avant tout la lucidité. Tous les deux, perçoivent tout de suite la vanité et la dérision des gens, l'inconsistance et la fragilité des sentiments, l'artifice qui régit les unions, le ridicule des convictions.
Bref j'ai adoré ce roman, je le recommande même aux dépressifs car il y a de l'humour noir chez Jean-Claude Dubois.
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carre
10 janvier 2012
★★★★★
★★★★★
J'aime les romans de Dubois depuis ce "Kennedy et moi". Samuel Polaris écrivain connu n'a plus gout à rien, si ce n'est pour sa femme mais il sent qu'elle lui échappe. (amant oblige), il ne peut plus voir ces gosses en pature et en plus il souffre abominablement des dents. Sa seule obsession étant de pouvoir acheter une montre ayant appartenu à Kennedy. Avec ces ingrédients somme toute assez sommaire, comment Dubois opère la magie pour nous captiver ?. Et bien en pratiquant l'humour noir, macabre même des fois en s'amusant de ses personnages, les attifants de défauts qui ne sont peut être que le miroir des notres. Avec un sacré brin de dérision, Dubois s'amuse des maux de ces contemporains. Délicieusement cynique.
Sam Karmann a adapté le roman avec Jean-Pierre Bacri formidable dans le rôle de Polaris.
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blandine5674
18 mars 2014
★★★★★
★★★★★
Pour Samuel, écrivain, rien ne va plus. Il prend rendez-vous chez un O.R.L. : l'amant de sa femme. Sa fille, ne pense qu'à sa future carrière et à l'argent. Ses jumeaux sont deux extra-terrestres. Son dentiste l'arnaque, quant à son psy…
Rarement livre ne m'a fait autant rire. Humour grinçant et caustique, au diable les conventions, les hypocrites, les faux-semblants. du bonheur ! L'écrivain français, pour moi, qui se rapproche le plus de John Fanté.
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caroline2021
17 novembre 2014
★★★★★
★★★★★
J'ai beaucoup aimé ce bouquin. J 'ai ressenti plein d'empathie pour ce type bourru, méchant et depressif. Une histoire pas politiquement correcte et sans morale. L'adaptation cinematographique est géniale.
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GB
10 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
J'ai bien aimé. Comme dans tous ses livres on y trouve ce qui fait sa marque: de l'ironie, de l'humour noir, et surtout le personnage principal qui est un perdant, comme on dit chez nous, un " looser" mais qui s'en sort. Une fixation sur les dentistes , voilà qui m'amuse. A lire.
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Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte200118 juin 2014
A chaque séance du conseil d'administration de la clinique, Anna redécouvre la nature profonde de ses confrères, leur goût du lucre et leur inclinaison obsessionnelle pour la convoitise. Lors de ces assemblées, il est principalement question d'argent, mais l'on traite aussi toutes sortes de petits problèmes, ces sujets secondaires, mineurs et mesquins, ce combustible brut, grossier mais signifiant qui alimente la vie quotidienne des entreprises. Ainsi, lors des répartitions budgétaires, chaque service, gagné de façon mécanique par les fièvres revendicatrices, s'acharne à renégocier le quota de ses places de parking, le renouvellement du mobilier de sa cafétaria ou encore l'accroissement du patrimoine audiovisuel de ses salles de repos. Tous ces avantages et équipements sont, bien sûr, exclusivement réservés à l'usage des médecins et des chirurgiens, qui n'hésitent pas, si l'on rejette leurs exigences, à brandir la menace de leur démission. Parfois, il suffit que l'on accède à l'invraisemblable requête d'un clan pour que tous les autres réclament un privilège identique, fût-il totalement incongru. Nul ne se résout jamais à concéder la moindre prérogative. C'est une question de principe, une guérilla d'égo à laquelle se livrent tous les patrons désireux de jauger leur influence et leur prestige. On se bat donc pour des plats cuisinés, des bacs de plantes vertes, des fauteuils de relaxation, des téléviseurs à rétroprojection, des consoles de jeux vidéo, des places de garage couvert.
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patatarte2001patatarte200118 juin 2014
A ton âge, tu ne devrais pas t'amuser à des choses pareilles. Tu as eu une sacré chance de t'en sortir. Un tel effort brutal, avec un froid pareil et sans entraînement physique, c'est la voie royale pour l'arrêt cardiaque.- La petite peste n' a pas pu s'en empêcher. Incapable, face à sa mère, de soutenir la comparaison en matière de force et de courage, Sarah fait implicitement valoir sa jeunesse, sa fraîcheur, ses seins hauts plantés, ses cuisses fermes, ses fesses hardies, son ventre plat et l'insolente irrigation de ses muqueuses vaginales. Si cela était possible, elle nous ferait tâter la robustesse de son coeur, la solidité de son péricarde, la consistance de ses ventricules, la souplesse de ses valvules.
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patatarte2001patatarte200118 juin 2014
-Je pourrai vous tuer pour prendre cette montre. - et si je vous répondais que je pense être capable de mourir pour la garder? - Je ne vous croirais pas. ou bien cela signifierait que l'objet est authentique, et donc, à mes yeux, encore plus désirable. Ou encore que vous acceptez une prise de risque disproportionnée et grotesque pour mener à terme une thérapie dont vous ne pourrez jamais mesurer l'efficacité. Tout cela est profondément ridicule. Dans votre profession, on vit longtemps et l'on ne meurt jamais pour une montre. Jamais
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patatarte2001patatarte200118 juin 2014
Autrement dit, un jour, à Dallas, Texas, dans un magasin spécialisé et par pure fantaisie, j'ai acheté une montre d'occasion à un vendeur hâbleur. Je l'ai payée au prix fort. Vous ne devez donc conclure qu'une chose de tout cela : je suis l'unique propriétaire de cet objet. A un point tel, monsieur Polaris, que même l'heure qu'indiquent les aiguilles de ce boîtier m'appartient.
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athena1athena124 avril 2011
J'ai toujours aimé le mensonge et ceux qui le pratiquent avec courage. Anna est de la race de ces alpinistes téméraires capables en quelques mots d'atteindre les sommets de la trahison.
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