> Isabelle Chapman (Traducteur)

ISBN : 2228895822
Éditeur : Payot et Rivages (2002)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Le aye-aye est un lémurien minuscule qui survit en toutes petites colonies à Madagascar.
Au début des années 1990, Gerald Durrell s'est fixé pour mission d'en capturer quelques spécimens pour les accueillir dans son célèbre zoo de Jersey. Une expédition scientifi... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par keisha, le 12 mars 2011

    keisha
    Oui, Gerald Durrell continue à capturer des animaux, le vilain! Mais on va expliquer pourquoi.
    Oui, ce livre est plein de différentes bestioles...

    Direction Madagascar! Ile unique et fabuleuse où l'on rencontre des animaux qui ne vivent que là, le aye aye, lémuriens, tortues, serpents, etc... Les paysans pauvres (qui doivent nourrir leur famille), défrichent à tout va, ce qui entraîne déforestation, appauvrissement des sols, destruction de l'habitat du aye aye, qui s'en vient boulotter les récoltes dudit paysan. Evidemment les animaux sont protégés, mais certains l'ignorent ou n'en tiennent pas compte, et des lémuriens agrémentent parfois le pot au feu familial...

    "A mon avis, un avis qui ne date pas d'hier, l'élevage en captivité des animaux menacés de disparition devrait se faire dans le pays d'origine." Gerald Durrell a donc lancé un centre de formation destiné à des jeunes de nationalités différentes, qui pourront ensuite travailler dans leur propre pays. En attendant, il ramène les animaux à Jersey, avec pour objectif la réintroduction dans leur milieu naturel, quand les conditions seront propices. On voit que Durrell a pas mal évolué depuis 1954, l'époque de La forêt ivre. Evidemment il ramène tous ces animaux avec autorisations officielles, et n'approuve pas le traffic illégal.

    Dans ce récit,il présente aussi quelques expériences réussies à Maurice, dans une ile proche où le bannissement des chèvres et lapins introduits indûment a permis le retour timide de la faune et la flore, et le sauvetage d'une espèce de petits faucons dont il ne restait que quatre (quatre!) specimens en liberté...

    Un récit vraiment pour tous! Les descriptions de bestioles ne sont pas envahissantes, les réflexions écologiques sont présentes mais pas pesantes, et surtout les descriptions des aventures de l'équipe de naturalistes et cameramen, ainsi que les Malgaches, sont racontées avec humour et vivacité!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-aye-aye-et-mo..
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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, le 28 juin 2011

    kathel
    Hapalémure, aye-aye, rat sauteur géant, mais aussi oiseaux ou insectes, Gerald Durrell emmène le lecteur à la rencontre de la faune de Madagascar. Isolée du continent africain depuis des millions d'années, Madagascar a développé une flore et une faune à nulles autres pareilles. Mais l'agriculture devenant plus intensive, la déforestation menace l'équilibre écologique. Des espèces se précipitent vers la disparition pure et simple. C'est ici qu'intervint au début des années 90 le naturaliste Gerald Durrell, frère de l'écrivain Lawrence Durrell, venu recueillir sur la grande île quelques-uns des derniers aye-ayes restants pour les transférer au zoo de Jersey et les préserver d'une extermination certaine. A cette époque, non seulement leur habitat disparaissait petit à petit, les pentes rongées par l'érosion ne retenant plus aucune végétation, mais le risque venait aussi des habitants qui considéraient que le aye-aye portait malheur, et n'hésitaient pas à le tuer, malgré la protection « administrative » dont il bénéficiait déjà. J'ose espérer que les choses se sont améliorées depuis. Quoiqu'il en soit, l'équipe menée par Gerald Durrell avait pour objectif de trouver et capturer ces petits lémuriens nocturnes. Mille et une péripéties, racontées avec un humour particulièrement savoureux, leur permirent d'approcher ces animaux. Leur particularité est de posséder de longs doigts avec lesquels ils dénichent des larves et insectes en tous genres, mais ils sont aussi capables d'ouvrir des noix de coco et de s'attaquer aux cultures.
    J'ai beaucoup apprécié l'aspect très complet du travail de Gerald Durrell, poursuivi maintenant par son épouse, qui ne consiste pas seulement à protéger les animaux en les emmenant dans des zoos étrangers, mais à éduquer les populations, à former des spécialistes locaux de ces espèces, à prévenir d'une manière générale.
    Mais ne craignez surtout pas un ouvrage didactique ou ennuyeux, c'est vraiment réjouissant, plein d'anecdotes, qui arrachent des gloussements répétés, sur le voyage de l'équipe, sur la population malgache, sur les animaux eux-mêmes.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-gerald-durrell-le-aye-ay..
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    • Livres 5.00/5
    Par Nymphette, le 16 décembre 2010

    Nymphette
    Un ode à cette terre magique qu'est Madagascar, "Le aye aye et moi" est la parfait démonstration de l'écologie avec humour et prise de recul. G DURRELL se présente comme un homme érudit mais aussi accessible et généreux. A lire pour les amoureux de la nature!

    Lien : http://www.critiques-futiles.fr/livres/le-aye-aye-et-moi-de-g-durrell/
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Citations et extraits

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  • Par Nymphette, le 16 décembre 2010

    Ici, sous les innombrables parasols blancs qui, de loin, font ressembler le marché à une immense forêt de champignons, s’étale le ventre le la ville. Au pied des pyramides de gousses, rouges, vertes, rousses, des torsades d’herbes de toutes les nuances de vert laissent échapper des feuilles découpées de si étrange façon qu’on les dirait destinées au râtelier d’un étalon de sorcier. Des montagnes de laitues et de cresson ruisselantes d’eau luisent comme de la porcelaine fraîchement vernie au milieu de la profusion des épices, ces poudres sorties tout droit de la palette d’un Titien ou d’un Rembrandt malgache, où voisinent l’ocre, la garance, les verts, les bleus, les rouges les plus intenses, des jaunes aussi délicats qu’un bouton de crocus, le tout n’attendant qu’un filet d’huile pour se mélanger et exploser en une symphonie de saveurs dans votre bouche.
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  • Par zarline, le 10 mars 2011

    Je venais de faire la connaissance de mon premier aye-aye. J'étais sous le choc: de toutes les créatures que j'avais eu le privilège de rencontrer, c'était la plus incroyable. Le aye-aye était en danger? Eh bien, il pouvait compter sur notre aide. Qu'un être aussi stupéfiant, aussi complexe, puisse disparaître, être rayé de la surface de la planète, voilà qui était impensable, au même titre que de brûler un Rembrandt ou de transformer la chapelle Sixtine en discothèque, ou encore de détruire l'Acropole pour édifier à sa place un Hilton. Pourtant, cet étrange animal est bel et bien en voie d'extinction. lui qui sur l'île de Madagascar a conquis un statut quasi mythique, lui qui accomplit des prodiges, et pas seulement d'ordre biologique. Un animal magique: tel il apparaît au peuple malgache au milieu duquel il vit, et, malheureusement, meurt.
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  • Par kathel, le 28 juin 2011

    Me laissant assis sur notre lit de fakir, à m’empiffrer d’antibiotiques en faisant descendre le tout grâce à des quantités tout aussi honorables de whisky, Lee courut au marché voir si elle trouvait d’autres genres de fruits et légumes susceptibles d’allonger la liste de mets à la carte de notre nouvelle recrue. Sitôt la chambre silencieuse, on se mit à gratter dans la cage, puis à croquer avec appétit - un bruit qui me mit du baume dans le cœur. Il faut dire que, parfois, un animal fraîchement capturé peut s’infliger, sous le seul effet du stress, un jeûne de vingt-quatre heures, sinon davantage. S’il cesse trop longtemps de s’alimenter, il risque d’y perdre sa vie : on se trouve alors dans l’obligation de le relâcher. A l’inverse, quand un animal se nourrit tout de suite, c’est déjà la moitié de la bataille de gagnée.
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  • Par zarline, le 10 mars 2011

    Le pire, c'est que ces sales bêtes sont fascinantes. Regardez sous la lentille d'un microscope une mouche ou un moustique démembré, et vous serez aussitôt captivé par leur beauté architecturale. L'oeil à facettes de la mouche, par exemple, est un véritable chef-d'oeuvre de "design". La délicatesse de ses ailes fait, en comparaison, paraître grossiers les vitraux de la cathédrale de Chartres. A vrai dire, une fois que vous avez admiré leur incroyable complexité, vous vous sentez vaguement coupable chaque fois que vous en tuez une, et avec elle un des miracles de la nature.
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  • Par Bibounde, le 12 avril 2010

    J'ai un jour comparé Madagascar à une omelette mal pliée couchée sur l'Océan Indien, à l'est des côtes de l'Afrique dont elle a été arrachée il y a des millions d'années. Comme toute bonne omelette qui se respecte, bien ou mal pliée, elle est farcie de choses délicieuses.
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