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La divine consolation suivi de L'Homme noble2Ajouter à mes livres
"La Divine Consolation" et "De l'Homme noble", aussi connus sous le titre de "Benedictus Deus", sont les derniers traités de Maître Eckhart (1260-1328), prestigieuse figure mystique de l'Occident chrétien, qui a subi en son temps l'opprobre d'un procès en hérésie, parce... > voir plus
"Et comme la ressemblance émane de l'Un, et qu'elle attire et séduit en vertu de la puissance de l'un, il en résulte que ni repos ni satisfaction ne sont donnés à celui qui attire ni à celui qui est attiré jusqu'à ce qu'en Un ils soient réunis."
L'insatisfaction amoureuse de l'âme inférieure pour son âme suzeraine est bien connue. Sohrawardî, par exemple en parle, sans qu'il mette de réciprocité dans cette impatience souffrante, qui s'apparente plus, du coup, à l'aspiration murid-murshid de Nadjm ad Din Kubra...
"On sait notamment que Maître Eckhart était présent à Toulouse à l'occasion du chapitre général de son ordre, du 16 au 18 mai 1304, donc à une époque où la chasse aux derniers bons hommes était encore d'actualité dans l'arrière-pays toulousain. Ce voyage à pied, comme c'était jadis coutume et nécessité, a sans doute changé sa perception du monde et a apporté une impulsion décisive pour l'élaboration ultérieure du sermon De l'homme noble et du Livre de la divine consolation..."
La chaleur et la ressemblance entraînent aussi vers les hauteurs. Dans la Déité, la ressemblance revient au Fils, tandis que la chaleur et l'amour font partie du Saint-Esprit. La ressemblance en toutes choses, mais d'abord et surtout dans la nature divine, c'est la naissance de l'Un et et la ressemblance de l'Un en l'Un et avec l'Un, c'est le commencement de l'amour épanoui et ardent. L'Un est le commencement sans aucun commencement. La ressemblance est le commencement de l'Un seul et reçoit son être et son commencement de l'Un et en l'Un. Il est dans la nature de l'amour qu'il flue et jaillisse de deux qui ne sont qu'Un. L'Un en tant qu'Un ne produit pas d'amour. Deux en tant que deux ne produisent pas d'amour. Mais deux en tant qu'Un donnent nécessairement un amour naturel, volontaire et ardent.