ISBN : 2283025621
Éditeur : Buchet-Chastel (2012)


Note moyenne : 4/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street. Cet hôtel, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche. Personne n’imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans les fri... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 07 mai 2012

    Eric75019
    On s'était habitué aux parodies de Sherlock Holmes qui nous plongent dans une atmosphère glauque et victorienne à souhait, où l'Eventreur menace de surgir à chaque page des brouillards de Whitechapel, le poignard sanglant et levéééé, égorgeant nos fils et nos compaaaagnes, abreuvant d'un sang impur les caniveaux de Londres. Rares sont les parodies de Sherlock Holmes (sans parler des polars actuels) qui misent tout sur l'humour. Or, c'est clairement le parti-pris de ce livre de J.M. Erre, à contre-courant, donc. Pour faire mon érudit, je pourrais citer quelques pépites d'humour dans le mythe holmésien : certaines nouvelles (Sherlock Holmes et le caleçon de la Mort, L'aventure du clitoris en feu) extraites de Sherlock Holmes dans tous ses états, des films méconnus comme Elémentaire mon cher… Lock Holmes, avec Michael Caine et Ben Kingsley, qui tournent le mythe en dérision. Mais avouons qu'il ne s'agit là que de quelques broutilles face à ce livre événement, cet ovni littéraire, ce remède anti-déprime (mais non remboursé) que constitue l'hilarant livre hommage de J.M. Erre. Hommage à Conan Doyle, mais également à Agatha Christie.
    Nous sommes à Meiringen, celles et ceux qui ont bien suivi savent que cet endroit est situé en Suisse, que l'on y trouve aujourd'hui un musée consacré à Sherlock Holmes ainsi que de nombreux hôtels qui accueillent les pèlerins de passage. Je dis bien pèlerins, et pas touristes, car tous les fondus du mythe holmésien viennent ici se recueillir sur les chutes du Reichenbach, qui engloutirent en 1891 le célèbre détective et son ennemi de toujours le Professeur James Moriarty (cette scène est raconté par Watson dans le dernier Problème, Holmes ressuscitera plus tard, en 1994 dans La Maison vide, à peine mouillé et en pleine forme). Il n'est donc pas étonnant qu'un groupe d'universitaires se rende à Meiringen pour participer à un colloque d'holmésologie organisé par le professeur Bobo. Maître de cérémonie, celui-ci doit juger la qualité des thèses et les contributions au mythe holmésien de chaque participant, et désigner son successeur à la première chaire d'holmésologie de la Sorbonne ! le colloque se déroule à l'hôtel Baker Street, aussitôt coupé du reste du monde par la neige à peine les candidats enfin réunis (J.M. Erre n'hésite pas à utiliser des ficelles éculées). Un huis clos digne des Dix petits nègres d'Agatha Christie peut alors commencer.
    On l'aura compris, le propos de J.M. Erre n'est pas de bâtir une enquête de polar classique où le sinistre le dispute au tragique. Et pourtant, accumulation de cadavres, morts violentes et mystère sont bien au rendez-vous, puisqu'au fil des pages, le lecteur se demande qui est l'assassin et se surprend à échafauder ses propres théories sur les coupables possibles. de plus, comme dans tout bon polar, une surprise de taille arrive à la fin. Digne héritier de Conan Doyle, d'Agatha Christie, et de Groucho Marx, J.M. Erre ose tous les clichés du polar pour mieux les détourner, dans un scénario forgé par ses délires jouissifs et son érudition holmésienne de premier plan, distillée fort à propos pour les non-spécialistes dans les extraits du journal d'un des personnages intitulés « Sherlock Holmes pour les nuls ». Ajoutons à cela un sens de la formule et un humour dévastateur pratiquement dans chaque phrase, des personnages bien campés et désopilants, un comique de situation que n'auraient pas désavoué les Marx Brothers (l'entassement sous le lit des personnages venus commettre quelques exactions dans une chambre n'est pas sans rappeler une fameuse scène d'Une nuit à l'opéra) et vous admettrez qu'il y a de quoi être conquis. Marre des polars angoissants ? Vous voulez changer d'air ? Entrez vite dans le nouvel Erre !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Titine75, le 22 mai 2012

    Titine75
    Avertissement aux lecteurs : ce livre présente un risque aigu de crampes prolongées aux zygomatiques.
    Luigi Rigatelli est inquiet, il a laissé trois jours auparavant son hôtel sous une avalanche avec une dizaine de personnes à l'intérieur. Son établissement, nommé « Baker Street », a accueilli dix universitaires spécialisés dans l'étude de Sherlock Holmes. L'hôtel se situe en effet à Meiringen en Suisse, près des fameuses chutes de Reichenbach théâtre du terrible affrontement entre Holmes et Moriarty. Ce colloque prestigieux devait aboutir à la nomination du titulaire de la première chaire d'holmésologie à la Sorbonne. Luigi est donc pressé de libérer ses brillants hôtes. Arrivé avec les pompiers, il retrouve devant l'hôtel l'inspecteur Lestrade et son adjoint Flipo. Les hommes dégagent l'entrée de manière brutale en défonçant la porte à l'aide du camion des pompiers. Efficace sauf pour Oscar Lecoq, l'un des universitaires, qui se trouvait derrière celle-ci et fut aplati avec. Ce détail mis de côté, la fouille des lieux peut débuter. Mais point d'universitaires à l'horizon… « Où étaient passés les participants au colloque , Lestrade et Poséidon se posèrent la question ; Flipo et Rigatelli leur apportèrent la réponse. En criant très fort, depuis les cuisines. En effet, le caporal, qui avait ressenti les signes avant-coureurs d'une grosse fringale, avait demandé au directeur s'il n'avait pas quelque chose à lui mettre sous la dent. celui-ci fut ravi de faire visiter ses cuisines ultramodernes. Tout se passa à merveille jusqu'à ce que Flipo réclame de la charcuterie. Car il fallut alors ouvrir la chambre froide, où il y avait du saucisson vaudois, de la viande des Grisons, et du cadavre d'universitaire. Dix corps bien alignés. de quoi calmer les envies de charcutaille. » L'enquête de l'inspecteur Lestrade peut alors commencer.
    Le dernier livre de J.M. Erre est un véritable baume de bonne humeur. Les traits d'esprit, l'humour de l'auteur sont un régal. J.M. Erre mélange l'univers de Sherlock Holmes et celui d'Agatha Christie puisque « Le mystère Sherlock » s'inspire de l'intrigue « Des Dix petits nègres ». Plongés dans un espace clos, dix universitaires, complètement farfelus voire franchement barrés, se disputent la chaire d'holmésologie. J.M. Erre se moque gentiment de l'univers des universitaires et de leurs théories capilotractées. Les thèses défendues sont très variées et toutes plus ridicules les unes que les autres. Elles vont de « Sherlock Holmes contre les huîtres, analyse psychotextuelle d'une phobie alimentaire », à Sherlock est le père d'Arsène Lupin ou bien encore Mme Hudson est la compagne de Holmes. Car pour nos universitaires, alignés bien sagement dans le réfrigérateur de l'hôtel Baker Street, Sherlock Holmes a réellement existé et Conan Doyle n'était que son agent littéraire. La frontière entre la réalité et la fiction est devenue quelque peu poreuse pour ces intellectuels en pleine décomposition. derrière la blague, J.M. Erre explore la puissance de la littérature et la création d'un mythe. Il ne pouvait choisir meilleur exemple que celui de Sherlock Holmes qui échappa à sonauteur. Conan Doyle fut obligé de ressusciter son détective face à la fureur de ses lecteurs. Un personnage qui dépasse son créateur et continue à nourrir l'imaginaire littéraire.
    « Le mystère Sherlock » est un livre hilarant que je ne saurais trop vous conseiller de lire. Une excellentissime lecture qui fait un bien fou au moral. Une dernière citation pour finir de vous convaincre : « Un meurtre sans chichis, un peu classique sans doute, mais ce besoin d'originalité à tout prix qui est la marque de notre époque n'est-il pas le signe d'une société désorientée ? le meurtre moderne, c'est un peu comme la nouvelle cuisine : on va chercher des influences un peu partout, on fait des mélanges et, neuf fois sur dix, on est déçu. Là, on avait un bon vieux crime à l'ancienne, une valeur sûre. le surin dans le palpitant, c'est le pot-au-feu du meurtre. »

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2012/04/03/le-mystere-sherlock-de..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 20 avril 2012

    Corboland78
    Jean-Marcel Erre qui publie sous la signature J.M. Erre, est un écrivain français né en 1971 à Perpignan. Il est aussi le frère de Fabrice Erre, auteur de bande dessinée.
    A Meiringen (Suisse) les pompiers dégagent l'accès à l'hôtel Baker Street après qu'une avalanche l'ait isolé du reste du monde durant un week-end. Quand les secours pénètreront dans l'établissement, ils découvriront dix cadavres entassés dans la chambre froide de l'hôtel. Tous étaient réunis en un colloque sur Sherlock Holmes, à l'issue duquel devait être élu le titulaire de la première chaire d'holmésologie de la Sorbonne. L'inspecteur Lestrade va mener l'enquête.
    En fait d'enquête, le lecteur est plongé dans le drame puisque par l'intermédiaire de notes écrites prises par l'un des décédés, nous vivons en direct avec les reclus prisonniers de la neige, la succession d'évènements tragiques qui font s'empiler les cadavres les uns après les autres dans le frigo de l'auberge.
    Les références célèbres abondent, que ce soit le Mystère de la Chambre Jaune (Maurice Leblanc) ou Les Dix petits nègres (Agatha Christie) pour la trame, mais surtout l'ouvrage est truffé de citations et références à l'œuvre du maître et les amateurs du célèbre détective inventé par Conan Doyle vont se régaler à la lecture de ce remarquable roman de J.M. Erre.
    L'auteur réussit le tour de force de caser dans un seul bouquin, pas si gros au demeurant, un hommage appuyé à ses illustres confrères, une connaissance encyclopédique de l'œuvre de Conan Doyle, une intrigue policière digne de Sherlock Holmes et par-dessus tout ça, un humour dévastateur. Chaque page, chaque phrase même vous arrache un sourire (« Vous faites jeune, vous faites pure, mais à part ça qu'est-ce que vous faites là ? ») au point que parfois – c'est la seule et minime critique que je ferais à ce livre – on se fatigue de cet humour potache à répétition. le trop peut être l'ennemi du bien.
    L'écrivain ne mégote pas et n'est pas avare de délires non plus, par la bouche des universitaires participant au colloque il imagine des théories dont on se laisserait volontiers convaincre car il avance même des ébauches de preuves ! Arsène Lupin serait le fils caché de Holmes ou bien Mme Hudson serait sa compagne etc. Ce qui l'amène à élargir le champ de son roman et y glisser des réflexions plus profondes que l'aspect rigolo de la lecture ne semblait laisser supposer. A propos du mythe Sherlock Holmes, « un personnage dont le talent dépasse celui de son créateur » ou bien encore sur les auteurs de romans policiers il note « L'auteur est toujours le complice du coupable. Et il est aussi un traître qui lâche systématiquement son comparse à la dernière page. »
    Ce bouquin est réellement trop drôle et délicieusement jouissif pour que vous passiez à côté, je vous le recommande chaudement. Quant à moi, la suite tombe sous le sens, je vais me replonger en urgence dans l'intégrale du « Canon » holmésien, à savoir Les quatre romans et les cinquante-six nouvelles. Elémentaire.
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  • Par keisha, le 15 février 2012

    keisha
    Nous autres lecteurs avons tous de coupables faiblesses, la mienne est de glousser comme une malade en dévorant les romans de J.M. Erre, reconnaissant que bon, ce n'est pas toujours du meilleur goût, mais qu'est-ce que ça fait du bien de rire bêtement et pas méchamment! [Nota : penser à lire une romancière anglaise toute en subtilité et understatement british, histoire de me soigner]

    Efficace donc dans l'humour décontractant, mais pas que. Notre homme sait drôlement bien ficeler ses intrigues, j'avais peur d'être déçue par l'épilogue, mais non, mais non...

    L'histoire :
    A Meirigen (Suisse), près de l'endroit où Sherlock Holmes est mort, l'hôtel Baker Street est bloqué par une avalanche. A l'intérieur, les participants à un congrès d'holmesologues, de doux givrés vouant une passion à Sherlock Holmes, allant parfois jusqu'à croire que c'est une personne réelle. Pas si doux, puisque durant quelques jours, les cadavres s'accumulent et le commissaire Lestrade (le bien nommé) n'aura que des journaux intimes, lettres et enregistrements pour en déduire ce qui a bien pu se passer...

    Mon avis (déjà spoilé plus haut, mais argumentons):

    "Six cadavres pour cinq survivants, il fallait voir les choses en face: on allait avoir du mal à revenir au score"
    "- On plante un pieu dans leur coeur, comme ça on est sûr qu'ils sont tous morts. Et du même coup, s'il y a un vampire parmi eux, on élimine le problème.
    - Ça devient n'importe quoi, soupira Eva."

    Oh que oui, oh que oui... J.M. Erre a l'art de la formule, de la comparaison qui tue, "le colloque commença dans une ambiance aussi joyeuse qu'une soirée d'autocritique marxiste en Corée du nord", et ses personnages sont plutôt "atteints."

    Mais son intrigue, mêlant habilement diverses voix, tient bien la route, ménage des rebondissements et sait jouer avec le lecteur.
    Car le lecteur n'est pas un novice! Et des cadavres dans un endroit clos, mais c'est bien sûr! ce sont Les dix petits nègres! Sauf que J.M. Erre a évidemment prévu cette réaction.

    Pour terminer, disons que le roman présente de gratinés passages de "Sherlock Holmes pour les Nuls", et là le sérieux et l'érudition de l'auteur se donnent libre jeu. Apprendre et réfléchir en s'amusant, quel programme!

    "Au fond, c'est peut-être ça un mythe: un personnage dont le talent dépasse celui de son créateur, un être qui a davantage d'ampleur dans l'imaginaire collectif que dans celui de son géniteur, une figure que des écrivains successifs vont s'approprier dans l'espoir d'être celui qui saura enfin se hisser à son niveau.
    Un personnage qui fait naître un auteur, et non l'inverse."

    "Tout récit à énigme se résume à une entreprise de manipulation d'un lecteur par un écrivain.(...). L'auteur est toujours le complice du coupable.(...) Watson est la figure même du lecteur de roman policier : un naïf volontaire."


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-mystere-sherl..
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    • Livres 5.00/5
    Par pilyen, le 18 mars 2012

    pilyen
    Les écrivains français dans leur ensemble sont de gens formidables. Ils sont très productifs, publient à tour de bras des ouvrages qui, pour la plupart, ne seront pas lus. Peu intéressés par la gloire et l'argent, ils veulent simplement faire partager leurs émotions, leurs souffrances. Ils racontent souvent des histoires dont les héroïnes tourmentées cachent un affreux adultère ou une mère castratrice voire un viol incestueux (très à la mode ce dernier) et parfois les trois ensemble... Quelques uns se jettent tête baissée dans le fait de société, le chômage, le surendettement, le sida, le coming out. Tout cela n'engendre pas vraiment l'hilarité et plombe souvent le lecteur dans des pages lugubres qui vont le pousser à se gaver de neuroleptiques pour pouvoir supporter un réel tout aussi angoissant.
    Et puis il existe une race en voie de disparition : l'écrivain qui veut faire rire ses lecteurs. A part quelques dames surfant sur la vague "Bridget Jones " ou "Le diable s'habille en Prada", connaissez-vous beaucoup d'auteurs qui ont fait le choix de mettre son lectorat de bonne humeur ? Très très peu en fait (et surtout si vous en connaissez, mettez-moi leur nom dans les commentaires, je suis preneur).
    Je viens (avec retard, je sais ) de découvrir J.M. Erre.... J'en ris encore ! Non seulement "Le mystère Sherlock" est drôle mais aussi intelligent, bien écrit et ingénieux.
    Imaginez une intrigue lorgnant vers les 10 petits nègres d'Agatha Christie, avec l'érudition joyeuse d'un Pierre Bayard (universitaire travaillant sur la littérature), un zeste de Charles Exbrayat pour le côté déjanté, une écriture férocement drôle et vous aurez un bouquin qui devrait vous faire passer un excellent moment.
    Cette réunion de spécialistes de Sherlock Holmes coincés par la neige dans un hôtel Suisse, avec ses personnages très hauts en couleur et leurs disparitions tragiques au fil des pages, est un régal. C'est vrai que ce n'est pas toujours très léger, mais la construction très maîtrisée de ce livre, la truculence du style et les rebondissements incessants happent le lecteur jusqu'à la fin, qui elle aussi, comme dans un bon polar, joue sur l'effet coup de théâtre.
    Il est certain que je me procurerai les précédents ouvrages de J.M. Erre, surtout que le web me dit qu'ils sont meilleurs (Est-ce possible?). Je ne peux que remercier Jean Marcel (le prénom que cachent les initiales J.M.) qui dans ce monde de brutes, a le bon sens d'écrire de bons livres pour distraire ses contemporains. Qu'il en soit ici grandement remercié.
    La fin sur le blog


    Lien : http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/03/le-mystere-sherlock-de-jm-..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 21 mars 2012
    Un huis clos sanguinaire et hilarant, à mi-chemin entre Conan Doyle et San-Antonio.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Coeurdechene, le 29 février 2012

    H comme Holmésien : Mammifère bibliophile vouant une passion à Sherlock Holmes. Les spécialistes - à l'université et à l'hôpital - distinguent plusieurs catégories d'holmésiens. Les niveaux 1 à 3 désignent les amateurs du détective anglais créé par Arthur Conan Doyle en 1887. Ils aiment à lire et à relire les quatre romans et cinquante-six nouvelles qui forment le "Canon" holmésien, scrutent la sortie en librairie des innombrables pastiches consacrés à Holmes, et ne rechignent pas à s'aventurer dans les enquêtes des concurrents, Hercule Poirot ou Harry Dickson. Pour résumer, mis à part une tendance un peu pénible à s'exclamer à tout propos "Élémentaire mon cher Watson", ils sont inoffensifs.
    Les niveaux 4 à 6 correspondent à des holmésiens initiés. Pour ces adulateurs du Canon, la frontière en la fiction et la réalité se trouble par moments. On se met à privilégier le texte original en anglais, on se lance dans des analyses textuelles, on adhère à une "société holmésienne", on suit des colloques. Bref, on commence à fatiguer ses proches.
    Enfin les holmésiens de niveaux 7 à 10 forment une caste à part. Pour eux, les choses sont claires : Sherlock Holmes à bel et bien existé et Conan Doyle n'était que l'agent littéraire du docteur Watson, biographe du détective londonien. A ce stade, la fiction n'existe plus, les écrits de Watson sont parole d’Évangile, l'étude des textes sacrés devient le centre de toutes les préoccupations, on s'attaque à énigmes métaphysiques fondamentales comme la date de naissance de Holmes ou le nombre de mariage de Watson.
    Et, dans le meilleur des cas, on essaie de prendre ses pilules tous les matins.
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  • Par Corboland78, le 20 avril 2012

    Comment entrer dans une pièce où vous attend peut-être un tueur ? Trop peu de parents intègrent cette question essentielle dans l’éducation de leurs enfants, et c’est bien dommage. A cause de cette attitude irresponsable, on dit bonjour à la dame, on ne parle pas la bouche pleine, mais quand on se retrouve devant la porte d’un meurtrier, on a l’air finaud. Chacun fit donc sa proposition, le postulat de base étant que personne ne voulait entrer le premier. Oscar proposa d’enfumer la pièce pour obliger l’assassin à sortir, Perchois de condamner la porte pour l’en empêcher, Dolorès d’envoyer Eva en éclaireur, Eva de se servir de Dolorès comme appât. Difficile de faire un tri… McGonaghan était peut-être encore envie, j’ai donc fait au plus simple : j’ai ouvert la porte.
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  • Par Eric75019, le 07 mai 2012

    Le premier [point commun des manuscrits apocryphes] est de mettre en lumière une facette inconnue de Sherlock Holmes : son côté jet-set. N'ayons pas peur de l'affirmer, Sherlock Holmes est très people. La liste des célébrités qu'il côtoie dans les différents manuscrits qui nous sont parvenus est impressionnante : Karl Marx, Albert Einstein, Sigmund Freud, Sarah Bernhardt, Harry Houdini, Arsène Lupin, Mata Hari, Benito Mussolini, le fantôme de l'Opéra, le comte Dracula, le docteur Fu Manchu, le capitaine Dreyfus, Dr Jekyll et Mr Hyde, Jack l’Éventreur, Arthur Rimbaud, Tarzan, Lautréamont, Bram Stoker, Paul Préboist, Oscar Wilde et bien d'autres. (Petit jeu : il y a un intrus dans la liste.)
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  • Par Bernie, le 03 avril 2012

    En ce joli mois de mai, la neige était tombée dru, juste pour énerver le réchauffement climatique. Dans la vallée suisse de Meiringen, Dame Nature avait revêtu son blanc manteau. Sur le voile immaculé, saupoudré çà et là de fleurettes hardies, des marmottons pelucheux batifolaient gaiement. Des mésanges nonnettes enrobaient la scène de pépiements sucrés, de violons et de hautbois. Le temps était suspendu, bien sûr. Il ne manquait plus que le Père Noël accompagné de sa tripotée de lutins, et c'était l'extase cosmique. Tous les clichés étaient convoqués pour faire de cette scène un moment inoubliable de beauté, de pureté et de Walt Disney. Mais heureusement pour l'amateur de polar, friand de sang chaud et de frissons d'échine, tout ça ne durera pas...
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  • Par Stouph, le 15 février 2012

    Le match de football OM-PSG battait son plein. Pour la trois cent soixante-septième fois en quarante ans, les supporters se demandaient qui des pédérastes parisiens ou des Marseillais sodomites allait l'emporter avant que le match retour, le match retour-retour et le match de la revanche du re-retour de la mort ne viennent tout remettre en balance. C'est dire si le suspense était insoutenable.
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Rencontre avec JM Erre à Paris, Fnac Montparnasse, en avril 2010.








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