> Héloïse Esquié (Traducteur)

ISBN : 2749115817
Éditeur : Le Cherche midi (2010)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Atteint de troubles du sommeil et de rêves perturbants, Eldon Fochs, respectable homme d'Eglise, décide de consulter un psychothérapeute, Alexandre Feshtig. Bientôt, il lui confesse une attirance coupable pour les jeunes enfants. Lorsqu'une petite fille de la communauté... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Rien ne va plus pour Eldon Fochs. Depuis plusieurs nuits, l'honorable doyen de la Corporation du Sang de l'Agneau est sujet à des crises de somnambulisme, lors desquelles il débite des insanités d'une voix qui n'est pas la sienne.
    Pire encore, ces crises s'accompagnent d'accès de violence incontrôlés. Sa femme, qui ne reconnaît plus en lui le père de ses quatre enfants, l'enjoint d'aller consulter au plus vite un spécialiste.
    Pour lui complaire, il se décide à voir le professeur Alexandre Feshtig, psychothérapeute agrémenté par les autorités religieuses.
    D'abord réticent à se livrer, Fochs finit par confier les rêves perturbants qui le hantent. Au fur et à mesure des entretiens, il se laisse aller, avec une certaine complaisance, à des descriptions toujours plus détaillées d'actes pédophiles, viols, meurtres, incestes…
    Faut-il n'y voir que l'expression de fantasmes refoulés ou les aveux pervers de crimes avérés ? Au bout de quelques séances, Feshtig soupçonne Fochs de lui donner le change. Dans les confidences de son patient, il relève de troublantes similitudes avec des événements récents qui ont bouleversé la congrégation sanguiste.
    Feshtig prend sur lui d'alerter les responsables. Peu enclins au scandale, ceux-ci vont s'ingénier à minimiser les faits. Devant l'obstination du thérapeute, ils n'hésiteront pas recourir aux menaces pour étouffer l'affaire.

    Père des mensonges est une plongée en apnée au cœur d'une secte religieuse rigoriste et dans l'esprit malade d'un de ses membres les plus éminents.
    Toute ressemblance avec des faits réels bla bla bla… Les dérives sectaires/religieuses sont de plus en plus souvent dénoncées sur la place publique, ce qui tendrait à banaliser le sujet du roman de Brian Evenson. Mais cela serait occulter l'habileté avec laquelle il en décortique le mécanisme.
    Evenson montre comment les plus hautes sphères de l'Église ne s'encombrent pas de principes pour préserver leurs intérêts. Commençant par nier l'évidence, elles n'auront aucun scrupule à couvrir le coupable et chercheront à cacher la vérité par tous les moyens. Et tous les moyens sont bons. Qu'importe qu'ils soient contraires aux préceptes religieux : l'intérêt prévaut sur la morale.
    Le fondement de la Corporation du Sang de l'Agneau, c'est l'obéissance aveugle et la dévotion de ses ouailles. Pour sauvegarder leur emprise (et par-là même les revenus substantiels qu'elles en tirent), les autorités religieuses, plutôt que de soutenir les victimes, vont jouer la carte de la culpabilisation et du chantage à l'excommunication, qui équivaut pour eux à la mise au ban de la communauté.
    Père des mensonges montre également comment, Fochs, sous des dehors de respectabilité, profite de sa position au sein de la congrégation et joue de son rôle d'autorité morale pour commettre ses méfaits. Plus son délire schizophrénique croît, plus il se conforte dans le rôle du chevalier en croisade divine contre le mal. Poussant l'abjection à son paroxysme, il finit par se persuader que c'est Dieu lui-même qui l'a investi d'une mission vengeresse et que c'est lui qui commande ses actes. Ce qui, à ses yeux, lui garantit l'absolution et justifie tous ses crimes.
    Sa ligne de conduite est la même avec sa propre famille, sa femme notamment.A un moment du roman, lors d'une de ses hallucinations, un de ses doubles fait remarquer à Fochs que son nom sonne comme Fucks et qu'il ne faut donc pas qu'il s'étonne de son comportement. Dans Fochs, j'entends pour ma part Fox, ce qui lui irait également comme un gant tant l'homme développe des talents de manipulation, de ruse, de perversité et de cynisme.

    Pour tenir son lecteur en haleine de bout en bout, Brian Evenson use d'un stratagème narratif efficace : après avoir rendu compte de l'échange de courriers entre Feshtig et les instances de la Corporation du Sang de l'Agneau, il laisse la parole à Fochs. En orientant le récit du seul point de vue du “méchant”, il immerge le lecteur dans les tréfonds de son âme pervertie. A l'image de celle-ci, le style est descriptif et froid, exempt de toute empathie pour les victimes. L'usage de la première personne du singulier amplifie chez le lecteur le phénomène d'identification alors même que toute compassion lui est impossible. Sa lecture n'en est que plus oppressante et éprouvante.
    Les remugles nauséabonds de cette plongée en eaux profondes collent longtemps à la peau, une fois le livre refermé.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/P%C3%A8re%20des%20mensonges
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    "Père des mensonges" se situe dans une communauté religieuse : la corporation du sang de l'agneau (les Sanguistes). Il s'agit d'une secte religieuse fortement conservatrice, dirigée par des pères patriarches qui lui donne sa ligne de conduite.
    Le roman débute sur un échange de courrier entre le patriarche Blanchard et un institut de psychanalyse rattaché à l'église. le patriarche cherche à soutirer des informations sur le cas du patient Eldon Fochs, un doyen de l'église. S'opposant au refus de Feshtig, son médecin, Blanchard s'adresse au directeur de l'institut. Il obtiendra gain de cause par échange de faveurs... Dès lors, nous savons déjà que l'Eglise en question est corrompue et soucieuse de son image avant tout...
    La suite nous plongera alors dans les notes du médecin Feshtig et nous ferons connaissance avec ce doyen de l'Eglise. Eldon Fochs possède une situation très respectable au sein de la communauté. Issu d'une famille très religieuse, il prend très à coeur le rôle de l'Eglise dans son quotidien. Pourtant depuis quelque temps, il est victime de cauchemars épouvantables : obscénité, viol, violence,... Sa femme s'en inquiète et le pousse à consulter.
    Feshtig finit par s'interroger quand les rêves du doyen finissent par avoir quelque ressemblance avec des faits réels : une jeune fille assassinée, de jeunes garçons agressés,...
    Où est le vrai ? Où est le faux ?
    Le sujet est difficile mais m'a néanmoins beaucoup plu !
    La construction du roman est très intelligente. On alterne entre le point de vue de Feshtig le médecin et celui de Fochs. Ce jeu de miroir entre rêve et réalité devient peu à peu flou et le lecteur finit par se demander où s'arrête le rêve ou commence le réel. Et quand vous comprenez où sont les limites, c'est un véritable coup de poing que vous recevez !
    La focale intérieure sur les pensées du doyen Fochs est particulièrement forte. le lecteur pénètre dans ses pensées les plus profondes qui révèleront un être malade et pris dans une folie religieuse qui l'absout de tout acte malveillant. Les scènes où nous voyons le doyen agir sous le soi-disant commandement de Dieu en sont révélatrices. Fochs a bien conscience que ses actes sont mauvais mais il s'imagine que Dieu l'accompagne et l'enjoint d'agir, pour mieux vivre avec ses actes.
    On peut s'interroger sur l'origine de cette folie : Est-ce la religion qui a exacerbé les problèmes d'un esprit déjà malade ou bien est-ce elle qui a provoqué ces désordres mentaux ? La question est posé mais l'auteur ne s'avancera pas à y répondre.
    Vous comprendrez bien sûr que la cible principale de ce roman est l'ordre religieux et ses dérives sectaires. Sous couvert d'obsolution chrétienne et de bien-être pour la communauté, les religieux se permettent d'agir à leur guise au détriment de l'intérêt particulier de certains. Les patriarches n'hésiteront pas à nier l'évidence pour mieux protéger la réputation de leur communauté et à ex-communier les personnes indésirables et réfractaires à leur soi-disante vérité. Cette corruption morale est véritablement glaçante quand on connait les revers du même ordre que connait l'église chrétienne aujourd'hui...
    "Pere des mensonges" est donc un roman parfaitement réaliste, surtout quand on sait que l'auteur est un ancien mormon... Il sait donc de quoi il parle.
    Cette première rencontre avec Evenson fut donc très très bonne et continuera avec ses autres titres, tout aussi critiques sur la religion.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-pere-des-mensonges-435..
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  • Par keisha, le 12 février 2010

    keisha
    Eldon Fochs est doyen au sein de la Corporation du Sang de l'Agneau (les Sanguistes). Une secte très stricte et conservatrice, qui excommunie si on regimbe ou refuse de reprendre le droit chemin.
    Ses responsabilités l'amènent à suivre certains jeunes de la communauté et à les conseiller aux cours d'entretiens.
    Or depuis quelque temps ce père de famille souffre de somnambulisme, parle dans son sommeil, et sa femme l'engage à consulter le docteur Feshtig, qui exerce dans l'Institut de psychanalyse de la Fondation Sion. Fochs lui raconte plusieurs rêves où il abuse des jeunes garçons et tue une jeune fille.
    Mais dans la réalité Fochs est accusé par deux mères d'avoir violé leurs fils, et le cadavre d'une jeune fille a été retrouvé non loin de chez lui...
    Dès le départ, par le biais de courriers d'une ironie et d'une hypocrisie réjouissantes, on sait que Feshtig aura du mal à dénoncer les agissements de Fochs, qui n'a pas réussi à le berner totalement. C'est un démarrage efficace de la description d'une communauté repliée sur soi, à la hiérarchie étouffante, dont le maître mot est "pas de vagues". On comprend aisément que de tels romans aient valu quelques ennuis à l'auteur...
    "Bien qu'il y ait apparemment eu depuis le début des signes indiquant que Fochs était un prédateur, sa position dans l'Eglise a rendu les autres presque complètement aveugles à ces avertissements. Même avant qu'il devienne doyen, le fait qu'il soit un membre de l'Eglise propre sur lui, qui ne manquait pas un service et présentait toutes les apparences du mérite, a contribué à entretenir la volonté d'aveuglement de tout son entourage."
    Evenson décrit aussi efficacement comment un adulte peut abuser de sa position pour convaincre un enfant de se laisser faire.
    Mais ce qui fait du livre plus qu'une histoire de pédophilie couverte par des autorités religieuses (hélas bien crédible), c'est que l'on est placé au cours de la majeure partie du roman dans la tête de Fochs. Intelligent, malin, calculateur, cynique. Refoulant le souvenir d'abus subis personnellement. Un homme à la tête sanglante agit à sa place, deux hommes en costume apparaissent et disparaissent. le "dédoublement" de Fochs est narré de façon fascinante.
    Un court roman qui ne peut laisser indifférent. Au début j'ai trouvé que cela était un peu forcé et incroyable, mais je pense finalement que l'auteur a voulu éviter toute "subtilité" et foncer dans le tas, pour plus d'efficacité. Je signale aussi que ce roman ne se complaît pas dans les descriptions superflues et insoutenables, le sujet se suffit à lui-même.
    Les lecteurs de la Bible auront reconnu qui est ce Father of lies (Evangile de Jean, chap 8 verset 44)...

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-pere-des-mensong..
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 28 juin 2011

    canel
    Eldon Fochs est "doyen laïc au sein de la Corporation du Sang de l'Agneau" (p. 19), une secte religieuse conservatrice. Son épouse lui conseille de consulter un psychothérapeute en raison de troubles du sommeil, de rêves agités où il profère des paroles terribles avec une autre voix que la sienne. le récit alterne lettres de pression de la hiérarchie du doyen sur le psy, compte-rendus du thérapeute et témoignages de Fochs. le premier rapport médical révèle des fantasmes pédophiles sur de jeunes garçons, et meurtriers à l'encontre d'une jeune fille (qui a été réellement assassinée). le récit de Fochs lui-même donne un autre éclairage à l'affaire : on suit les délires hallucinatoires d'un homme malade, certes, mais aussi les aveux froids d'un individu lâche, fourbe, calculateur, qui exploite sa position d'autorité auprès des jeunes gens dont il abuse en prétendant leur donner l'absolution divine. Pédophilie, meurtre, inceste, Fochs est capable du pire, et c'est à peine si on trouve l'ombre d'une explication (quelle a été la véritable enfance du personnage ?)...
    Un livre terrible, percutant, sur la pédophilie et les justifications religieuses invoquées ici par le coupable... mais aussi sur l'aveuglement et l'hypocrisie à l'oeuvre dans certaines communautés religieuses où la hiérarchie est prête à tout pour éviter le scandale.
    C'est bouleversant, écoeurant, dérangeant. Mais on a beau ressentir une aversion croissante pour le personnage et un violent sentiment d'injustice et de révolte, on est malgré tout captivé et on aimerait pouvoir lire ce livre d'une traite.
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    • Livres 3.00/5
    Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    Aproposdelivres
    Un livre prenant mais terriblement dérangeant et tordu. Il se lit d'une traite, comme un thriller.
    Un homme d'église (la Corporation du Sang de l'Agneau, les Sanguistes) , le doyen Fochs va consulter un psychiatre à la demande de sa femme suite à des troubles du sommeil. Il prétend supporter difficilement sa nouvelle charge de doyen et faire des rêves avec des pensées pédophiles. Assez vite, Feshtig, le psychiatre, doute que cela ne soit que des rêves, d'autant plus qu'une jeune fille a été assassinée et que deux jeunes garçons l'accusent de violence sexuelle. La hiérarchie religieuse du doyen va tenter par tous les moyens de supprimer ou modifier le rapport que Feshtig. le lecteur est face à plusieurs points de vue : des lettres échangées entre les autorités religieuses et l'Institut de psychanalyse qui emploi Feshtig, les notes du psychiatre et le récit de Fochs lui-même. J'ai été révoltée par la froideur de Fochs qui profite de sa position d'homme d'église et son pouvoir «spirituel» pour justifier ses faits et gestes.
    (...)
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    Antécédents

    Lorsque je l'ai rencontré, Eldon Fochs était un comptable de trente-huit ans, exerçant également la fonction de doyen laïc au sein de la Corporation du Sang de l'Agneau (les Sanguistes), secte religieuse fortement conservatrice. Il était rasé de près, de teint pâle, habillé convenablement d'un costume sombre solide, d'une chemise blanche et d'une cravate classique, selon le code vestimentaire adopté par les chefs ecclésiastiques. Lors de nos entretiens, il n'a jamais fait d'entorse à ce style vestimentaire. C'était un homme corpulent, à la voix douce, légèrement embarrasssé par son corps mais jouissant cependant d'une certaine décontraction dans son comportement. Il commençait une thérapie à la demande de son épouse, qui s'inquiétait de modifications récentes dans ses habitudes de sommeil, modifications qui comprenaient le fait de « parler dans son sommeil avec la voix de quelqu'un d'autre », des accès de somnambulisme, et de brefs épisodes violents à l'encontre de sa femme lorsqu'elle le réveillait (épisodes dont il n'avait pas le souvenir). Fochs estimait que sa femme exagérait, mais il avait néanmoins choisi de venir me trouver pour deux raisons : premièrement, pour apaiser son épouse, deuxièmement, parce qu'au cours de l'année passée il avait eu « des pensées et rêves perturbants » dont il « voulait se libérer ».

    Lors de notre premier entretien, Fochs a précisé qu'il préférait être appelé « frère Fochs », « doyen Fochs » ou simplement « Fochs » plutôt que par son prénom, Eldon. Il a rechigné tout d'abord à évoquer son histoire familiale. Les pensées et rêves perturbants n'avaient, selon lui, « rien à voir avec le passé », puisqu'ils n'avaient débuté qu'un an plus tôt. En insistant, toutefois, j'ai découvert qu'il était l'aîné de deux enfants, le plus jeune étant mort à la naissance. Il a été « élevé dans la foi » au sein d'une famille sanguiste de la classe moyenne, dans un quartier à dominante sanguiste. L'enterrement de son frère, présidé par son père, un doyen de l'Église, compte parmi ses premiers souvenirs. Il se rappelle également sa mère l'aidant à apprendre à lire dans l'organe officiel des enfants sanguistes, Viens à moi, lorsqu'il avait cinq ans, et l'absence fréquente de son père dans sa jeunesse à cause de ses responsabilités au sein de l'Église.

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  • Par Mia, le 07 avril 2010 Première phrase du livre

    (Citation en exergue : )
    Pour les hommes raides dans leurs costumes sombres,
    bien repassés et prêts pour leur enterrement.

    (Incipit, page suivante : )
    Rentre chez toi et observe les recommandations suivantes.
    D'abord, ne dis à personne que tu es un homme sans âme.
    Ensuite, quand tu arrives chez toi, empare-toi de l'enfant
    que tu chéris le plus, perce une des veines de son cou,
    bois tout son sang jusqu'à ce que son corps soit complètement sec,
    fais cuire le corps, mange la chair.
    [Ngugi Wa Thiong'o, Le Diable sur la croix]
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Je sais que je n’ai pas intérêt à lui permettre de deviner la vérité. Je suis venu le voir non parce que je souhaite qu’il découvre ce que je suis, mais parce que j’ai besoin, mais parce que j’ai besoin, sous une forme ou une autre, de verbaliser ce que j’ai fait à des enfants au cours des dix dernières années, et en particulier ce que j’ai fait au cours des derniers mois. J’ai gardé trop de choses enfouies et ça commence à déborder. J’ai besoin d’une soupape
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    "Que tu l’aies fait ou non, ce n’est pas la question. Ce qui est en jeu, c’est l’obéissance".
    "- L’obéissance ?"
    "- Manquer à l’obligation d’obéissance envers ses supérieurs dans l’Église, c’est manquer à l’obligation d’obéissance envers Dieu. Dire du mal de toi, c’est dire du mal de Dieu. "
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La chronique de Carole S - La confrérie des mutilés
Notre déblogueuse Carole S. s'est attaquée cette semaine en toute indépendance à un livre qui concoure pour le Prix du Roman étranger du prochain Saint-Maur en Poche (Les 18 et 19 juin prochain). Il s'agit du livre "La confrérie des mutilés" de Brian Evenson aux éditions 10-18. Que pense Carole S. de ce livre... Regardez... La présentation du livre "La confrérie des mutilés" par l'éditeur : Après avoir perdu une main lors d'un règlement de comptes, Kline, un détective privé, se voit confier une enquête au sein d'une société secrète composée de mutilés volontaires, où un meurtre a été commis. Mais, pour cela, Kline doit gagner la confiance des membres de cette étrange secte. Or cette confiance se paie cher : pour accéder à certains niveaux de la hiérarchie, il convient d'être à chaque fois davantage amputé... Jusqu'où Kline sera-t-il prêt à aller pour découvrir l'insoutenable vérité ? Les voies de la confrérie sont-elles impénétrables ? Vous pouvez commander "La confrérie des mutilés" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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