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> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 2266110780
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 388 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d'"assurer la sécurité et la prospérité d'un peuple assiég... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 10 septembre 2012

    Marcelline
    La première chose que j'ai faite lorsque j'ai terminé Mille Femmes blanches, c'est d'aller vérifier la véracité du point de départ de ce récit, à savoir le pacte conclu entre un chef Cheyenne et le président américain Grant, fin 19ème, prévoyant l'échange de 1000 femmes blanches volontaires contre le nombre équivalent en chevaux; les uns y voyaient un moyen d'assurer la paix entre les peuples grâce au mélange des sangs, les autres espéraient aller civiliser les Sauvages en leur inculquant les valeurs des Blancs.
    Difficile d'être fixé mais, finalement, est-ce si important?
    A la réflexion, j'ai l'impression que l'intérêt du récit n'est pas tout à fait là et que cette démarche qui m'est venue spontanément montre plutôt le talent de l'auteur qui a réussi à me faire complètement croire à la réalité de ce qu'il raconte!
    Non, au final, ce qui fait que j'ai beaucoup aimé ce roman, ce sont plutôt tous les portraits de femmes qui y sont tracés et le sentiment d'avoir été entraînée dans une épopée qui m'a emmenée loin, très loin: loin dans l'ouest américain, loin dans le temps et tellement loin de ma culture...
    Si l'opposition un peu simpliste entre les bons Cheyennes, sauvages, et les méchants Américains, civilisés, m'a légèrement agacée par moments, je ne vais pas bouder mon plaisir et j'avoue que j'ai beaucoup aimé ce récit, en particulier le retour à la nature qui permet de retrouver le goût des choses simples, le rythme naturel de l'Homme et le ressenti de ses vrais besoins.
    La façon dont les mentalités des femmes blanches évoluent est très bien rendue, chacune ayant une histoire et des motivations différentes.
    Une écriture fluide, des personnages attachants au caractère bien trempé, une histoire qui oblige à se retourner sur nos propres valeurs: j'ai dévoré ce livre que je ne devrais pas oublier de si tôt!
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 22 mars 2012

    le_Bison
    Nom de code : FBI, « Femmes Blanches pour les Indiens ».
    Tel est le nom que porta ce programme secret, décidé entre le président des Etats-Unis d'Amérique Ulysse Grant et le grand chef cheyenne Little Wolf.
    Nous sommes en 1874 dans les grandes plaines de l'Ouest américain encore sauvage. Little Wolf, grand chef cheyenne doit rencontrer le président Grant pour lui proposer cet étrange deal. Little Wolf voit en ce marché le moyen de survivre pour son peuple aux abois. En échange de milles femmes blanches, le chef propose 1000 chevaux, que des pur-sangs bien évidemment, plus quelques broutilles. Little Wolf entend ainsi renouveler son cheptel. Il espère surtout que grâce à l'apport de ces milles femmes, fertiles et fécondes, le peuple cheyenne pourra survivre encore quelques années supplémentaires. Il souhaite également pourvoir se rapprocher du peuple blanc et ainsi mieux se comprendre pour vivre en harmonie avec ces blancs qui se sont déjà incruster sur les terres des Indiens. On pourrait penser qu'un peuple civilisé comme le peuple Blanc soit offusqué d'un tel marché, de voir considérer ses femmes blanches comme de simples marchandises, comme un simple troupeau de femelles américaines. Mais, en secret, dans les coulisses du pouvoir, c'est tout autre chose. Des tractations sont menées et si officiellement le projet est trouvé ridicule, officieusement, l'échange va bien avoir lieu. Les américains veulent agrandir leur territoire et chasser encore plus les indiens de chez-eux dans le but de récupérer le plus rapidement possible leurs terres. Les premiers pionniers ont déjà commencé leur ruée vers l'or, et avec ses sauvages autour le gouvernement préfère éviter le bain de sang, étant dans l'incapacité de protéger tous ces aventuriers. Sauf qu'il fut difficile de « recruter » Mille Femmes blanches pour les envoyer « chez les sauvages ». Alors l'état a puisé dans les prisons et les asiles pour en retenir un premier lot en échange de leur liberté.
    Milles femmes blanches ou les carnets de May Dodd. Il s'agit en fait de retracer la fin d'un peuple à travers une voix, celle de May Dodd, une femme qui a fait partie du premier volet d'échange, une femme injustement internée en asile psychiatrique par ses parents simplement parce qu'elle aimait la mauvaise personne. Tout au long de son périple, elle consignera dans un journal intime ses impressions, ses sentiments, sa nouvelle vie à la fois passionnante, émouvante et d'une profonde tristesse. Elle deviendra réellement amoureuse de son peuple d'adoption et connaissant parfaitement l'âme des Blancs, elle saura très tôt que le peuple indien vit ses derniers moments de liberté et de vie. Elle se rend compte que les plus sauvages et les plus barbares ne sont certainement pas ces indiens, décrits comme un sous-peuple, mais bien son peuple d'origine, les Blancs arrogants et supérieurs.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 24 avril 2012

    zazimuth
    J'ai vraiment accroché à cette histoire, ce beau portrait de femme, et l'écriture non dénuée d'humour.
    Vers 1870 aux Etats-Unis, May Dodd est une jeune femme de bonne famille à la nature passionnelle. Elle tombe amoureuse d'un ouvrier de son père avec lequel elle décide de partir vivre et dont elle a deux enfants... mais sa famille cherche par tous les moyens à mettre fin à cette honte et finit par la faire enfermer dans un asile d'aliénés !!!
    Elle trouve un moyen de s'en échapper en acceptant de participer à l'opération « Mille Femme Blanches » par laquelle le président Grant a conclu un marché avec une tribu indienne en guerre en envoyant des femmes « volontaires » vivre à leurs côté et mêler leur sang pour les générations futures.
    Le récit à la première personne émane des carnets que l'héroïne rédige ainsi que quelques lettres. On y découvre la civilisation cheyenne, ses mœurs, sa vie au grand air, ses traditions et croyances. Comment les femmes se sont plus ou moins bien adaptées, la solidarité entre elles et la place qu'elles finissent pas prendre dans la communauté.
    Je ne dévoile pas le reste du déroulement de l'histoire malheureusement triste...
    J'ai vraiment aimé ce livre et plutôt que ce portrait je devrais dire CES portraits de femmes fortes.

    Lien : http://toutzazimuth.eklablog.fr/mille-femmes-blanches-de-jim-fergus-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 29 décembre 2011

    Eric75019
    En 1873, le chef des Cheyennes du Nord Little Wolf (1820-1904) se rend à Washington et y rencontre le président américain Ulysses S. Grant. La teneur des propos échangés demeure à ce jour inconnue. Fin de la réalité historique. A partir de là, Jim Fergus imagine la trame de Mille Femmes blanches, lesquelles sont réclamées lors d'un improbable troc en échange de mille chevaux, dont « cinq cents bêtes sauvages et cinq cents autres déjà dressées ». le problème de ce roman, primé et adulé par les aficionados (400.000 exemplaires vendus en France, soit presque deux fois plus qu'aux États-Unis, prix du Premier roman étranger en 2000) est qu'il repose sur deux petites malhonnêtetés intellectuelles.
    La première tient entièrement dans l'introduction et le prologue, très bien amenés, mais qui font croire en effet à un scénario bien plus ancré dans la réalité qu'il ne l'est réellement, en mélangeant documents familiaux et rapport officiels, personnages de fiction et personnages réels. La seconde réside dans l'anachronisme des mentalités des protagonistes (notamment des femmes blanches en question) qui, pour sympathiques qu'elles soient, me semblent parfaitement invraisemblables au beau milieu du XIXème siècle. Patience, je m'explique.
    Le premier artifice fait à mon avis s'écrouler tout l'intérêt que l'on pourrait porter au roman. le récit des carnets de May Dodd serait en effet beaucoup plus accrocheur si on lui reconnaissait un semblant de réalité historique, si le programme FBI (Femmes Blanches pour les Indiens) avait été un épisode avéré de l'histoire des Indiens des Plaines. C'est une belle histoire, mais qui reste malheureusement virtuelle, malgré le style « autofiction » du récit. A ranger du côté des contes de fées, hélas.
    Le second artifice est également indispensable à la crédibilité et à la cohérence du récit. Les femmes des années 1870 (les carnets datent de 1875-1876) étaient donc tellement émancipées qu'elles ont accepté sans rechigner de vivre Woodstock un siècle plus tôt. Personne ne peut y croire un instant. On connait le puritanisme ambiant de l'époque. le roman de Jim Fergus surfe de fait sur la vague du succès de « Danse avec les loups » (1990), film ayant, avec quelques autres, réhabilité les indiens d'Amérique du Nord pour leur côté écolo et new âge, et qui sont devenus très tendances depuis.
    La réalité est tout autre. Dressée-avec-le-Poing, personnage du film « Danse avec les loups » est inspirée de Cynthia Ann Parker. Cette femme blanche (une seule femme, donc) a été capturée en 1836 et enlevée à l'âge de neuf ans par des Comanches qui ont massacré, torturé et violé sa famille lors du massacre de fort Parker. Intégrée dans la communauté, elle a été également violée et torturée, tout en étant fortement discriminée par les Comanches. Elle a été adoptée comme épouse du chef comanche Peta Nocona. Elle est restée avec les Comanches pendant 24 ans.
    Dressée-avec-le-Poing et Danse-avec-les-loups, immortalisés au cinéma par Mary McDonnell et Kevin Costner, forment un couple épatant et inoubliable, mais loin de la réalité. May Dodd et Little Wolf pourraient accéder à la même notoriété si le scénario de Mille Femmes blanches était un jour porté à l'écran (Hollywood a acheté les droits et Jim Fergus aurait déjà écrit plusieurs moutures de scénario). Mais ils seront, eux aussi, assez loin de la réalité.
    Pour finir, j'ai trouvé qu'il manquait à Mille Femmes blanches le souffle épique qui aurait convenu à ce genre de roman, et malgré ses louables intentions – faire connaître et faire apprécier la culture des amérindiens, dénoncer le comportement et la traîtrise des hommes blancs – ce roman n'a pas été à la hauteur de mes attentes. N'est pas Michael Blake qui veut.
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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, le 19 juillet 2012

    kathel
    J'ai découvert Jim Fergus avec ce premier roman au sujet intriguant : en 1874, le président des Etats-Unis accepte un étrange marché avec le chef cheyenne Little Wolf. Il s'agit d'envoyer mille femmes « blanches » pour améliorer les échanges entre Américains et Indiens, ces femmes deviendront les épouses des indiens et mères de leurs enfants. Des contrats sont signés, et un premier convoi de femmes part vers le Nebraska. Dans le train, elles font connaissance et tentent d'imaginer leurs futures conditions de vie. Cela sera bien différent de ce qu'elles pensent, mais aussi pour chacune un échappatoire à leurs vies passées : prostitution, misère, prison, asile d'aliénés... L'avenir deviendra d'autant plus incertain pour elles et leurs futurs époux que l'état américain sera bien loin de tenir toutes ses promesses vis-à-vis des indiens.
    Sans en raconter plus, je peux vous dire que le contenu du roman fut cette fois à la hauteur de mes attentes et plus encore. Des personnages attachants, à commencer par May Dodd dont on apprend assez vite les raisons d'un engagement aussi radical, ainsi que ses compagnes de voyage, et par la suite les différents cheyennes que May côtoie. L'auteur s'est particulièrement bien mis dans la peau des personnages féminins, et a imaginé avec énormément de détails ce qu'ont pu être leurs parcours, puis leur adaptation à la vie au cœur d'une tribu cheyenne. Ecrit sous la forme de carnets de voyages et de lettres de May Dodd à sa famille restée à Chicago, lettres qu'elle a pour la plupart gardées au lieu de les envoyer, ce récit qui embrasse la cause indienne, traite des thèmes de la civilisation et des rencontres entre cultures, est passionnant, et les cinq cent pages se dévorent de toute urgence !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-jim-fergus-mille-femmes-..
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 19 juillet 2012

    13 avril 1875
    Eh bien, nous voilà enfin à Fort Laramie, l'endroit le plus sale, le plus misérable, le plus perdu que Dieu ait bien voulu nous donner ! Il semble que nous ayons quitté il y a cent ans les prairies de Chicago qu'on dirait luxuriantes, comparées à ce désert poussiéreux de rocaille, Seigneur !
    Logées dans les quartiers militaires, nous dormons sur de petits lits de bois brut – tout ce qu'il y a de primitif, vraiment inconfortables... pourtant je ne devrais pas encore employer ces mots. Dans quel genre d'inconfort devrons-nous vivre dans quelques temps ? Nous allons rester ici une semaine, nous dit-on, ensuite nous serons escortées par un détachement de l'armée jusqu'à Camp Robinson où nous ferons enfin la connaissance de nos maris indiens. Je suis convaincue d'être parfaitement dérangée, comme toutes les autres. Il faut quand même être vraiment folle pour rejoindre de tels lieux de son plein gré, non ? Accepter de vivre chez les sauvages ! Et en épouser un ! Mon Dieu, Harry, comment as-tu pu les laisser m'écarter de toi ?
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  • Par le_Bison, le 22 mars 2012

    J’avais eu beau m’envelopper d’une couverture, je sentis en sortant la morsure du vent sur mes joues. Nous avons monté le camp au détour d’une mince rivière, bordée de hautes plaines nues. Un paysage désolé, sans intérêt ni rien pour stopper le vent dont les rafales fondent des crêtes lointaines pour assaillir notre petit groupe de tentes collées les unes aux autres, si fragiles et si vulnérables. Nous sommes bien minuscules comparés à la puissance des éléments ! Il n’y a rien d’étonnant à ce que ces gens soient si superstitieux face à eux. Ni qu’ils s’efforcent de gagner les bonnes grâces des dieux des quatre points cardinaux, du ciel et de la terre, sans compter les esprits des animaux sauvages et du temps, car nous vivons à leur merci. Dans cette optique, les Blancs bâtissent leurs forts et leurs maisons, leurs entrepôts et leurs églises comme autant de remparts peu convaincants devant l’immensité d’une Terre qu’ils sont incapables d’aimer, d’un vide qu’ils tentent vainement de combler.
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  • Par Eric75019, le 29 décembre 2011

    " Ainsi, reprit-il enfin, nos guerriers logeront leur graine de Cheyennes dans le ventre des femmes blanches. Elle s'épanouira dans leurs entrailles et la prochaine génération de nos enfants viendra au jour dans votre tribu pour jouir de tous les privilèges qui y sont associés. "
    A ce moment précis de l'allocation du chef, Julia, l'épouse du président, perdit brusquement connaissance et tomba de sa chaise, évanouie, presque morte, en émettant un long râle comparable à celui d'un bison femelle atteint d'une balle en plein poumon (plus tard, dans ses mémoires, Julia Dent Grant devait affirmer que son évanouissement n'était pas dû à l'idée insupportable que ces sauvages puissent s'accoupler avec de jeunes Blanches, mais à la chaleur étouffante qui régnait ce jour-là dans la pièce).
    Tandis que l'on accourait au secours de la First Lady, le président, empourpré, se leva difficilement. Little Wolf comprit qu'il était ivre, ce qui, vu la solennité de la cérémonie, constituait un sérieux manquement au protocole. (...)
    Titubant, Grant s'était redressé et, rouge comme une écrevisse, il cria : " Outrage ! Outrage ! " en montrant Little Wolf du doigt.
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  • Par balrog, le 10 octobre 2012

    Plusieurs de nos grands hommes-médecine sont partis hier au fort relever un défis lancé - je me suis sentie honteuse en l'apprenant par le capitaine John G. Bourke et certains de ses collègues. Les Indiens ont surnommé Bourke "Paper Medicine Man ", puisque, étant l'aide de camps de Crook, ils le voient sans cesse griffonner sur ses registres.
    Si nous n'avions pas persisté à éviter le fort, mes amies blanches et moi-même aurions eu vent plus tôt de cette lamentable affaire, et nous y aurions mis un terme sans délais. Je n'en sus d'ailleurs rien jusqu'à ce qu'un garçon coure à la loge de Little Wolf pour lui demander de relever le défi de l'homme blanc et de sa "boîte-à-médecine", faute de quoi le Peuple allait perdre la face puisque aucun des hommes-médecine ne s'était jusque-là montré à la hauteur.
    N'ayant aucune idée de ce dont parlait le petit, j'ai décidé d'accompagner mon mari au fort pour m'en rendre compte par moi-même. Nous arrivâmes à temps pour constater la défaite du dernier de nos prétendants devant la "boîte-à-médecine". Ce n'était rien de plus qu'un vieil accumulateur que des soldats oisifs avaient relié à un grossier interrupteur à main, ce qui permettait de faire subir une bonne décharge électrique au premier naïf qui poserait les mains sur les pôles. A côté de l' accumulateur, les soldats décidément imaginatifs avaient installé un seau d'eau au fond duquel ils avaient placé un dollar. Ils s'amusaient donc beaucoup en défiant qui le voulait de plonger la main dans le seau pour en retirer la pièce d' argent tout en posant, bien entendu, l'autre main sur l'un des pôles de l'accu.
    Nos hommes-médecine, les uns après les autres, ont chanté leurs hymnes sacrés et ont plongé la main dans l'eau pour récupérer le dollar. De leur côté les soldats y sont allés de leur propre chanson-médecine - tout simplement "Pat Malloy"", une scie irlandaise - pendant que l'un d'eux, John Bourke en personne, actionnait à chaque fois l'interrupteur de leur damnée machine. Au moment voulu, il envoyait une bonne décharge aux pauvres sauvages qu'il soumettait ainsi. Et nos hommes-médecine de se retrouver humiliés devant les spectateurs. Certains ont tenté leur chance courageusement une deuxième fois pour reconnaître, bien sûr, leur impuissance.
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  • Par tojadi, le 28 février 2011

    Il serait malhonnête de ma part d'affirmer que je ne ressens pas d'inquiétude au sujet de la vie qui nous attend . M. Benton nous a assuré que les clauses de notre contrat ne nous obligent à donner naissance qu'à un enfant seulement , après quoi nous serons libres de partir ou de rester . En cas d'impossibilité de concevoir , nous sommes tenues de demeurer auprès de nos conjoints deux années entières , au terme desquelles nous ferons ce que nous voudrons ...c'est du moins la version des autorités . Il n'a pas manqué de me venir à l'esprit que nos futurs maris n'entendront peut-être pas les choses de cette oreille .
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Jim Fergus - Chrysis, portrait de l'amour .
Jim Fergus - Chrysis, portrait de l'amour aux éditions le Cherche Midi. Traduit de l'anglais par Sophie Aslanides. http://www.mollat.com/livres/fergus-jim-Chrysis-9782749122649.html Notes de Musique : Ella Fitzgerald - 11 Ev'ry Time We Say Goodbye








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