> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 2266110780
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 215 notes) Ajouter à mes livres
En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d'"assurer la sécurité et la prospérité d'un peuple assiég... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 24 avril 2012

    zazimuth
    J'ai vraiment accroché à cette histoire, ce beau portrait de femme, et l'écriture non dénuée d'humour.
    Vers 1870 aux Etats-Unis, May Dodd est une jeune femme de bonne famille à la nature passionnelle. Elle tombe amoureuse d'un ouvrier de son père avec lequel elle décide de partir vivre et dont elle a deux enfants... mais sa famille cherche par tous les moyens à mettre fin à cette honte et finit par la faire enfermer dans un asile d'aliénés !!!
    Elle trouve un moyen de s'en échapper en acceptant de participer à l'opération « Mille Femme Blanches » par laquelle le président Grant a conclu un marché avec une tribu indienne en guerre en envoyant des femmes « volontaires » vivre à leurs côté et mêler leur sang pour les générations futures.
    Le récit à la première personne émane des carnets que l'héroïne rédige ainsi que quelques lettres. On y découvre la civilisation cheyenne, ses mœurs, sa vie au grand air, ses traditions et croyances. Comment les femmes se sont plus ou moins bien adaptées, la solidarité entre elles et la place qu'elles finissent pas prendre dans la communauté.
    Je ne dévoile pas le reste du déroulement de l'histoire malheureusement triste...
    J'ai vraiment aimé ce livre et plutôt que ce portrait je devrais dire CES portraits de femmes fortes.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-mille-femmes-blanches-de-j..
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    Critique de qualité ? (33 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 22 mars 2012

    le_Bison
    Nom de code : FBI, « Femmes Blanches pour les Indiens ».
    Tel est le nom que porta ce programme secret, décidé entre le président des Etats-Unis d'Amérique Ulysse Grant et le grand chef cheyenne Little Wolf.
    Nous sommes en 1874 dans les grandes plaines de l'Ouest américain encore sauvage. Little Wolf, grand chef cheyenne doit rencontrer le président Grant pour lui proposer cet étrange deal. Little Wolf voit en ce marché le moyen de survivre pour son peuple aux abois. En échange de milles femmes blanches, le chef propose 1000 chevaux, que des pur-sangs bien évidemment, plus quelques broutilles. Little Wolf entend ainsi renouveler son cheptel. Il espère surtout que grâce à l'apport de ces milles femmes, fertiles et fécondes, le peuple cheyenne pourra survivre encore quelques années supplémentaires. Il souhaite également pourvoir se rapprocher du peuple blanc et ainsi mieux se comprendre pour vivre en harmonie avec ces blancs qui se sont déjà incruster sur les terres des Indiens. On pourrait penser qu'un peuple civilisé comme le peuple Blanc soit offusqué d'un tel marché, de voir considérer ses femmes blanches comme de simples marchandises, comme un simple troupeau de femelles américaines. Mais, en secret, dans les coulisses du pouvoir, c'est tout autre chose. Des tractations sont menées et si officiellement le projet est trouvé ridicule, officieusement, l'échange va bien avoir lieu. Les américains veulent agrandir leur territoire et chasser encore plus les indiens de chez-eux dans le but de récupérer le plus rapidement possible leurs terres. Les premiers pionniers ont déjà commencé leur ruée vers l'or, et avec ses sauvages autour le gouvernement préfère éviter le bain de sang, étant dans l'incapacité de protéger tous ces aventuriers. Sauf qu'il fut difficile de « recruter » Mille Femmes blanches pour les envoyer « chez les sauvages ». Alors l'état a puisé dans les prisons et les asiles pour en retenir un premier lot en échange de leur liberté.
    Milles femmes blanches ou les carnets de May Dodd. Il s'agit en fait de retracer la fin d'un peuple à travers une voix, celle de May Dodd, une femme qui a fait partie du premier volet d'échange, une femme injustement internée en asile psychiatrique par ses parents simplement parce qu'elle aimait la mauvaise personne. Tout au long de son périple, elle consignera dans un journal intime ses impressions, ses sentiments, sa nouvelle vie à la fois passionnante, émouvante et d'une profonde tristesse. Elle deviendra réellement amoureuse de son peuple d'adoption et connaissant parfaitement l'âme des Blancs, elle saura très tôt que le peuple indien vit ses derniers moments de liberté et de vie. Elle se rend compte que les plus sauvages et les plus barbares ne sont certainement pas ces indiens, décrits comme un sous-peuple, mais bien son peuple d'origine, les Blancs arrogants et supérieurs.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 29 décembre 2011

    Eric75019
    En 1873, le chef des Cheyennes du Nord Little Wolf (1820-1904) se rend à Washington et y rencontre le président américain Ulysses S. Grant. La teneur des propos échangés demeure à ce jour inconnue. Fin de la réalité historique. A partir de là, Jim Fergus imagine la trame de Mille Femmes blanches, lesquelles sont réclamées lors d'un improbable troc en échange de mille chevaux, dont « cinq cents bêtes sauvages et cinq cents autres déjà dressées ». le problème de ce roman, primé et adulé par les aficionados (400.000 exemplaires vendus en France, soit presque deux fois plus qu'aux États-Unis, prix du Premier roman étranger en 2000) est qu'il repose sur deux petites malhonnêtetés intellectuelles.
    La première tient entièrement dans l'introduction et le prologue, très bien amenés, mais qui font croire en effet à un scénario bien plus ancré dans la réalité qu'il ne l'est réellement, en mélangeant documents familiaux et rapport officiels, personnages de fiction et personnages réels. La seconde réside dans l'anachronisme des mentalités des protagonistes (notamment des femmes blanches en question) qui, pour sympathiques qu'elles soient, me semblent parfaitement invraisemblables au beau milieu du XIXème siècle. Patience, je m'explique.
    Le premier artifice fait à mon avis s'écrouler tout l'intérêt que l'on pourrait porter au roman. le récit des carnets de May Dodd serait en effet beaucoup plus accrocheur si on lui reconnaissait un semblant de réalité historique, si le programme FBI (Femmes Blanches pour les Indiens) avait été un épisode avéré de l'histoire des Indiens des Plaines. C'est une belle histoire, mais qui reste malheureusement virtuelle, malgré le style « autofiction » du récit. A ranger du côté des contes de fées, hélas.
    Le second artifice est également indispensable à la crédibilité et à la cohérence du récit. Les femmes des années 1870 (les carnets datent de 1875-1876) étaient donc tellement émancipées qu'elles ont accepté sans rechigner de vivre Woodstock un siècle plus tôt. Personne ne peut y croire un instant. On connait le puritanisme ambiant de l'époque. le roman de Jim Fergus surfe de fait sur la vague du succès de « Danse avec les loups » (1990), film ayant, avec quelques autres, réhabilité les indiens d'Amérique du Nord pour leur côté écolo et new âge, et qui sont devenus très tendances depuis.
    La réalité est tout autre. Dressée-avec-le-Poing, personnage du film « Danse avec les loups » est inspirée de Cynthia Ann Parker. Cette femme blanche (une seule femme, donc) a été capturée en 1836 et enlevée à l'âge de neuf ans par des Comanches qui ont massacré, torturé et violé sa famille lors du massacre de fort Parker. Intégrée dans la communauté, elle a été également violée et torturée, tout en étant fortement discriminée par les Comanches. Elle a été adoptée comme épouse du chef comanche Peta Nocona. Elle est restée avec les Comanches pendant 24 ans.
    Dressée-avec-le-Poing et Danse-avec-les-loups, immortalisés au cinéma par Mary McDonnell et Kevin Costner, forment un couple épatant et inoubliable, mais loin de la réalité. May Dodd et Little Wolf pourraient accéder à la même notoriété si le scénario de Mille Femmes blanches était un jour porté à l'écran (Hollywood a acheté les droits et Jim Fergus aurait déjà écrit plusieurs moutures de scénario). Mais ils seront, eux aussi, assez loin de la réalité.
    Pour finir, j'ai trouvé qu'il manquait à Mille Femmes blanches le souffle épique qui aurait convenu à ce genre de roman, et malgré ses louables intentions – faire connaître et faire apprécier la culture des amérindiens, dénoncer le comportement et la traîtrise des hommes blancs – ce roman n'a pas été à la hauteur de mes attentes. N'est pas Michael Blake qui veut.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Sous-titré "Les carnets de May Dodd", ce roman s'appuie sur un fait réel.
    En 1875, un chef de la tribu des cheyennes proposa au président Grand d'échanger 1000 femmes blanches contre 1000 chevaux, afin de faciliter l'intégration de ses guerriers dans le monde de l'Homme Blanc.
    Dans ces carnets, May Dodd, l'une des femmes volontaires pour ce curieux échange, relate les évènements qui l'ont amenée dans cette aventure. Rejetée par sa famille, en raison d'un comportement en dehors des normes de l'époque, May a été enfermée dans un asile psychiatrique et séparée de ces deux enfants, nés hors mariage. Accepter de participer à cette expérience est le seul moyen pour elle de sortir de cette prison et d'espérer revoir ses enfants, une fois qu'elle aura donné naissance à un enfant cheyenne.
    Nous la suivons dans sa découverte de la vie indienne, au grand air, en compagnie d'autres femmes blanches, où se retrouvent les archétypes de la société de l'époque : vieilles filles aigries ou pleines d'espoir, prostituées, femmes hors normes, malades mentales ou délinquantes, missionnaires prêtes à convertir de nouveaux adeptes.
    Cette histoire est magnifique, racontée par une femme à l'esprit ouvert, qui sait s'adapter aux situations nouvelles, sans préjugés. C'est aussi une femme de passion, qui assume ses choix et ses responsabilités.
    La lecture de ce roman fort apporte un contraste à beaucoup de films qui présentent les Indiens d'Amérique uniquement comme des guerriers sanguinaires et sauvages. Certes, il y en eut mais la conquête de l'Ouest, nous le savons déjà, a fourni aux hommes blancs de tristes occasions d'exercer leur cruauté et leur pouvoir pour exterminer les tribus indigènes.
    J'ai beaucoup aimé ce livre et l'ai lu en quelques jours, ce qui est rare pour moi. Je ne peux que le recommander, si vous avez soif d'aventures et de dépaysement !
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 22 février 2011

    cicou45
    Jim Harrison a dit lui-même de ce livre qu'il s'agissait d' "un roman splendide, puissant et exhaltant".
    Sur ce, je suis tout à fait d'accord avec lui. Même si le sujet de l'histoire est assez révoltant (un chef cheyenne, prénommé Little Wolf, demande au Président Grant de lui échanger mille femmes blanche contre des chevaux, ce qui va effectivement avoir lieu). le sujet peut donc paraître révoltant à premiere vue puisque les femmes sont assimilées à du bétail mais au fil du récit (il s'agit en fait du journal intime de l'une de ces femmes qui ont été "troquées" aux Indiens), on assiste au mélanges de ces deux races, qui, à priori, n'ont rien en commun, et l'on s'attache de plus en plus à ce peuple, qui était jusqu'alors, méconnu, et souvent jugé à tord de barbare et de non civilisé. L'histoire est touchante et captivante. A découvrir !
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Citations et extraits

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  • Par Eric75019, le 29 décembre 2011

    " Ainsi, reprit-il enfin, nos guerriers logeront leur graine de Cheyennes dans le ventre des femmes blanches. Elle s'épanouira dans leurs entrailles et la prochaine génération de nos enfants viendra au jour dans votre tribu pour jouir de tous les privilèges qui y sont associés. "
    A ce moment précis de l'allocation du chef, Julia, l'épouse du président, perdit brusquement connaissance et tomba de sa chaise, évanouie, presque morte, en émettant un long râle comparable à celui d'un bison femelle atteint d'une balle en plein poumon (plus tard, dans ses mémoires, Julia Dent Grant devait affirmer que son évanouissement n'était pas dû à l'idée insupportable que ces sauvages puissent s'accoupler avec de jeunes Blanches, mais à la chaleur étouffante qui régnait ce jour-là dans la pièce).
    Tandis que l'on accourait au secours de la First Lady, le président, empourpré, se leva difficilement. Little Wolf comprit qu'il était ivre, ce qui, vu la solennité de la cérémonie, constituait un sérieux manquement au protocole. (...)
    Titubant, Grant s'était redressé et, rouge comme une écrevisse, il cria : " Outrage ! Outrage ! " en montrant Little Wolf du doigt.
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  • Par le_Bison, le 22 mars 2012

    J’avais eu beau m’envelopper d’une couverture, je sentis en sortant la morsure du vent sur mes joues. Nous avons monté le camp au détour d’une mince rivière, bordée de hautes plaines nues. Un paysage désolé, sans intérêt ni rien pour stopper le vent dont les rafales fondent des crêtes lointaines pour assaillir notre petit groupe de tentes collées les unes aux autres, si fragiles et si vulnérables. Nous sommes bien minuscules comparés à la puissance des éléments ! Il n’y a rien d’étonnant à ce que ces gens soient si superstitieux face à eux. Ni qu’ils s’efforcent de gagner les bonnes grâces des dieux des quatre points cardinaux, du ciel et de la terre, sans compter les esprits des animaux sauvages et du temps, car nous vivons à leur merci. Dans cette optique, les Blancs bâtissent leurs forts et leurs maisons, leurs entrepôts et leurs églises comme autant de remparts peu convaincants devant l’immensité d’une Terre qu’ils sont incapables d’aimer, d’un vide qu’ils tentent vainement de combler.
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  • Par tojadi, le 28 février 2011

    Il serait malhonnête de ma part d'affirmer que je ne ressens pas d'inquiétude au sujet de la vie qui nous attend . M. Benton nous a assuré que les clauses de notre contrat ne nous obligent à donner naissance qu'à un enfant seulement , après quoi nous serons libres de partir ou de rester . En cas d'impossibilité de concevoir , nous sommes tenues de demeurer auprès de nos conjoints deux années entières , au terme desquelles nous ferons ce que nous voudrons ...c'est du moins la version des autorités . Il n'a pas manqué de me venir à l'esprit que nos futurs maris n'entendront peut-être pas les choses de cette oreille .
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  • Par Huckleberry, le 19 août 2009

    Et c'est ça qui est bien, d'ailleurs, chez les Indiens, je parle de la façon dont ils vivent, ici tu passes pas ton temps à te demander si tu es heureux ou pas. D'ailleurs, à mon avis, cette histoire de bonheur est une invention ridicule des Blancs à laquelle on attache trop d'importance. C'est exactement comme l'alcool. Pourquoi faudrait-il se poser la question plus qu'un bébé ours, une antilope, un coyote ou n'importe quelle espèce d'oiseau ?
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  • Par le_Bison, le 23 mars 2012

    Ce soir la lune est cachée, le vent a repoussé les nuages et la voûte céleste brille au-dessus de moi. Je regarde, accroupie, les milliards d’étoiles et de planètes et, curieusement, ma propre insignifiance ne me fait plus peur comme autrefois. Elle me parait au contraire rassurante, puisque j’ai maintenant le sentiment d’être également un élément, si minuscule soit-il, de l’univers complet et parfait… Quand je mourrai, le vent soufflera toujours et les étoiles continueront de scintiller…
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Jim Fergus présente son roman Marie-Blanche, à paraître aux éditions Pocket le 3 mai 2012.








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