> Carine Bruy (Traducteur)

ISBN : 2754019049
Éditeur : First (2010)


Note moyenne : 3.08/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Cette histoire n’a rien d’ordinaire. Elle commence en Suède, au bord d’un lac.

Justine Dalvik, la quarantaine, a toujours vécu au même endroit. Depuis le décès de son père et le placement
de sa belle-mère en maison de repos, elle vit seule dans les... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par pile, le 30 octobre 2011

    pile
    Justine Dalvik est de retour en Suède dans la maison de son enfance. Elle revient de Malaisie où son compagnon a été tué en pleine jungle par une flèche empoisonnée. En Suède, tandis qu'elle se remémore son enfance difficile, d'autres décès suspects surviennent dans son entourage…
    La première longue partie de ce roman étrange est d'une lenteur incomparable. Les 250 premières pages ne servent en effet qu'à exposer la situation et présenter les différents personnages dans leur vie quotidienne. Tandis que Justine s'installe dans la maison, reprend la course à pied et adopte un oiseau, des souvenirs d'enfance l'assaillent : sa mère disparue trop tôt, son père qui se remarie, sa belle-mère qui la maltraite, ses camarades de classe qui font d'elle leur souffre-douleur… D'un chapitre à l'autre du roman, on passe du point de vue de Justine à ceux des membres de son entourage. Sa belle-mère Flora vit maintenant dans une clinique, paralysée et emmurée dans son silence suite à une attaque cérébrale. Berit, une ancienne « camarade » de classe qui travaille dans l'édition, est sur le point de perdre son travail. Enfin, un certain Hans Peter récemment divorcé partage sa vie entre son travail de veilleur de nuit et ses parents pour toujours endeuillés par la mort de leur fille dans un accident. Quel est le lien entre toutes ces histoires ? Où l'auteur veut-elle en venir ?
    Le lecteur à qui la couverture avait promis un thriller devra s'armer de patience pour venir à bout de cette première partie. Mais je préfère prévenir tout de suite ce lecteur méritant, que ses efforts ne seront ensuite que faiblement récompensés au cours des deux parties suivantes. En ce qui me concerne, j'ai en tous cas été assez déçue par ce thriller psychologique. S'il y a bien bien une accélération du récit à la fin du roman, cela n'a pas suffi à compenser l'ennui que j'ai éprouvé pendant la majeure partie de sa lecture. D'autant plus que la fin laisse la situation en suspens. Bonne nuit, mon amour n'est en effet que le premier volet d'un diptyque dont le second volet s'intitule L'ombre dans l'eau. le plus étrange pour moi est que ces deux romans ont été couronnés par le Prix du meilleur roman noir suédois. A croire qu'il n'y avait pas grande concurrence ces années-là !
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 11 janvier 2012

    kathel
    Ce roman a obtenu le prix du Meilleur roman noir suédois, et c'est bien d'un roman noir qu'il s'agit. Qui s'attendrait à un polar en bonne et dû forme ou à un suspense allant crescendo serait incontestablement déçu. On devine en effet très rapidement le pourquoi du comment, et le sel de la lecture est ailleurs, dans la construction qui présente au début du roman un écheveau bien embrouillé dont on tire des fils peu à peu. Justine est un personnage complexe, sans presque de vie sociale, petite fille un peu en marge moquée par ses camarades, devenue adulte un peu à part aussi. Elle a pourtant toujours été à l'abri du besoin, a vécu un moment en couple, mais elle est toujours rattrapée par des drames affreux.
    Voilà, c'est très bien construit et écrit, cela se lit d'une traite, mais je n'ai pas vraiment été tenaillée par l'angoisse qui pourtant aurait dû découler des faits décrits. Ce roman me laissera simplement un bon souvenir, et surtout ne détrônera pas mes auteurs suédois préférés, j'ai nommé Henning Mankell, Johan Theorin et Mons Kallentoft.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-inger-frimansson-bonne-n..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 28 mai 2011

    canel
    Justine a quarante-cinq ans, est rentière, vit seule dans la maison de son enfance avec un grand oiseau noir en liberté (ceci pour la petite touche glauque du début). Elle rend de temps en temps visite à Flora, sa belle-mère hospitalisée, paralysée et muette. Deuxième touche sombre : Flora fut digne d'un conte de fées pendant l'enfance de Justine - une mâratre, quoi... Hans Peter, divorcé et solitaire, travaille de nuit dans un hôtel... Berit est à un tournant de sa vie : la maison d'édition qui l'emploie doit être délocalisée, et ses deux fils viennent de quitter le nid. Voilà pour les quatre personnages principaux ! On visite doucement leurs existences avant que les destins de Hans Peter et de Berit finissent par (re)croiser celui de Justine. En attendant, on se laisse porter plutôt agréablement par le récit, malgré un sentiment de malaise diffus. Et on s'interroge, puisqu'il n'y a ni mort, ni policier dans ce roman qualifié de thriller : est-ce qu'une araignée tisse sa toile ? une vengeance se prépare-t-elle ? A mesure que se dévoilent l'enfance et l'adolescence douloureuses de Justine, ainsi que le drame récent entrevu dans le premier chapitre, l'angoisse surgit, sporadiquement puis tenace et croissante...
    Une histoire sombre de maltraitance sur enfant, de cruauté entre gamines, de solitude, de jalousie, de rancoeur... Un récit subtil, de plus en plus prenant et dérangeant à mesure qu'on avance en sombrant dans l'horreur.
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    • Livres 3.00/5
    Par pinly, le 21 janvier 2011

    pinly
    Ne vous fiez pas au titre qui pourrait laisser penser à une histoire d'amour. Il s'agit là d'un vrai roman noir !
    Au début j'ai été un peu déroutée.. Plusieurs courts chapitres s'enchainent selon des points de vues différents: Justine est une femme d'une quarantaine d'année qui a connu une enfance particulièrement difficile: sa belle mère n'a jamais été tendre avec elle, elle était le souffre douleur de ses camarades de classe (…) Tout au long du roman on a des bribes de son enfance mis en parallèle avec sa vie présente: c'est une femme d'âge mûre, célibataire et qui a pour animal de compagnie, un effrayant oiseau noir (de mauvais augure ?). le malheur semble la poursuivre car différentes personnes qu'elle a connu meurent mystérieusement ou disparaissent dans la nature. D'autres chapitres sont du point de vue de Flora, l'affreuse belle mère, qui est maintenant dans une maison de retraite, paralysée et incapable de s'exprimer. Elle se remémore son passé et sa constante mésentente avec la fille de son nouvel époux. Et enfin le point de vue de Hans Peter qui va croiser le chemin de Justine.
    Il s'agit bel et bien d'un roman noir surtout psychologique, mais je dirais que la première partie (il y en 3) m'a semblé un peu longue et je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir.. je m'attendais à un suspense plus important, encore plus omniprésent et je trouve que la quatrième de couverture en dit un peu trop et met le lecteur dans un situation d'attente. Il m'a fallu attendre la deuxieme et la troisième partie pour entrer tout à fait dans le livre.
    J'ai aimé cette histoire, j'ai du mal à exprimer mes sentiments quant au personnage de Justine.. elle a beaucoup souffert dans sa vie mais elle n'est pas que victime.. Il y a de l'ambiguïté dans ce personnage et c'est ça qui fait froid dans le dos! Après certains aspects du texte m'ont moins convaincue mais dans l'ensemble je trouve que ce livre est une réussite !
    Merci à Babelio dans le cadre de Masse critique et aux éditions FIRST thriller de m'avoir donné l'opportunité de découvrir cet ouvrage !

    Lien : http://thatmakeswonders.wordpress.com/2011/01/21/bonne-nuit-mon-amour/
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  • Par livresquedunoir, le 30 janvier 2011

    livresquedunoir
    Ne vous trompez pas. Malgré un titre qui fleure bon la collection Harlequin, Bonne nuit, mon amour est bien un roman noir. Pas vraiment un thriller comme peut le laisser supposer le nom de l'éditeur, mais plutôt un roman en trois actes, axé sur le psychologique. Justine Dalvik, est l'héritière de Dalvik, empire de la confiserie suédoise. Dans le premier acte, on fait connaissance du personnage. En alternant présent et passé, l'auteur instaure chez le lecteur un sentiment d'empathie vis-à-vis de Justine. On découvre que cette femme de quarante-cinq ans, d'apparence posée, a traversé son enfance dans la peau d'une souffre-douleur. Orpheline de mère à l'âge de trois ans, elle est cocoonée par son père. Lorsque celui-ci s'absente, de façon très régulière pour raisons professionnelles, Flora, sa belle-mère la maltraite en l'insultant ou en la plongeant dans une grande cuve d'eau pour lui "laver" son entêtement. Les sévices infligés par ses camarades d'école, Berit et Jill, ne sont guère plus réjouissants. Aujourd'hui, Flora est dans un état végétatif dans une maison de retraite, et Berit vit une passe difficile entre ses problèmes conjugaux et professionnels. On se demande où l'auteur veut aller et ce qu'il va bien pouvoir se passer. Ce qu'on découvre dans les deuxième et troisième parties. Bonne nuit, mon amour est un roman tout en longueur. Preuve en est la première partie, présentation de l'existant et des personnages, qui en monopolise les deux tiers. La structure construite par Inger Frimansson peut se montrer déroutante. L'auteur ayant choisi de nous raconter une histoire, sans réelle intrigue, un peu comme si elle nous dressait la biographie de l'héroïne. On ne s'ennuie pas, mais on ne s'enflamme pas non plus. Une lecture agréable pour un roman qui a été récompensé par le prix du meilleur roman noir suédois. Un prix qui peut laisser sceptique si l'on considère que ce livre se situe dans la moyenne.


    Lien : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=1254
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 11 janvier 2012

    Le soir commençait déjà à tomber. Elle se trouvait dans le corridor du haut ; elle plaça une chaise à côté de la fenêtre et se servit un verre de vin. Au loin, les eaux du lac Mälar scintillaient ; les flots dansaient à la surface, illuminés par l'éclairage extérieur de la maison voisine, qu’un minuteur allumait à la tombée de la nuit. La demeure était rarement occupée, et elle ne connaissait pas les gens qui vivaient là maintenant. C’était aussi bien.
    Elle était seule. Libre d’agir comme bon lui semblait. de faire ce qu’il fallait pour s’épanouir, devenir forte, vivante, comme tout le monde.
    C’était son droit.
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