ISBN : 2742789332
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
En ce 15 août 1963, jour férié, Paris désert, Christine Lewenthal traîne au jardin du Luxembourg ; Antoine, un jeune projectionniste de ciné-club de banlieue, fonce en 2 CV sur les routes d'Ile-de-France vers la ferme de ses parents, au-dessus de laquelle se dresse la d... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 02 novembre 2010

    litolff
    Troisième volet d'une oeuvre ambitieuse qui embrasse un siècle et plusieurs générations (dans le premier tome, l'éclatante réussite d'une famille de biscuitiers à la veille de la guerre de 1914, dans le second, la lutte d'une femme contre la montée du nazisme, dans le dernier, les dessous obscurs des glorieuses années 60 - collabos non poursuivis, guerre d'Algérie mal cicatrisée...), Pense à demain nous entraîne sur les pas de Christine, la fille de Camille et Simon Lewenthal.
    Même si chacun des trois volets peuvent être lus séparément, je pense que le lecteur les appréciera beaucoup plus en commençant par le premier, Dans la main du diable.
    Dans cette fabuleuse trilogie, Anne-Marie Garat explore le 20ème siècle et ses grandes questions, en s'appuyant sur un énorme travail de documentation et un foisonnement de personnages, qui grâce à la magie de sa plume, gagnent en consistance et en épaisseur au fil des pages.
    Peu de dialogues mais beaucoup de descriptions très denses pour nous faire ressentir tous les tourments de ce siècle, ses gloires, ses misères, ses horreurs.
    La dernière période, celle de Pense à demain, c'est celle des Trente glorieuses, de l'essor économique et de la consommation, le début du règne de l'image, mais aussi d'un monde soumis aux ravages de la chimie, précipitant entre autres la disparition de la société paysanne.
    C'est en tentant d'éclaircir le passé et de résoudre les énigmes du présent, que les personnages, plongés dans le suspense, finissent par accepter le fait que nous sommes tous "Dans la main du diable".
    MAGISTRAL !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mguy, le 05 décembre 2011

    mguy
    Ce dernier volet de la saga de la famille Bertin Galay est une belle conclusion.
    Riche en surprises et en rebondissements, il permet de montrer l'accomplissement des destinées de chaque personnage.
    En outre, les différents protagonistes sont montrés dans toute leur complexité, sans qu'il n'y ait aucun manichéisme.
    Cependant, on aurait aimé qu'une place plus importante soit accordée à Gabrielle, l'héroïne du premier volet. de plus, certains passages paraissent un peu longs et superflus, car ils n'apportent rien à l'histoire.
    Cependant, il s'agit d'une belle conclusion, où la succession des générations représente la fin d'une époque et le début d'une autre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Telerama , le 08 février 2012
    Anne-Marie Garat a redonné au lecteur d'aujourd'hui le goût du feuilleton, proposant une œuvre qui embrasse tout un siècle à travers le destin de quelques familles. [...] Elle brasse les temps et les modes en styliste gourmande, en historienne décomplexée.
    Lire la critique sur le site : Telerama

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par litolff, le 02 novembre 2010

    Mais Antoine l'avait cueillie au bord du trottoir de la rue Buffon, un rapt inouï ; tout en était métamorphosé. De leur premier baiser, elle restait abasourdie, de sa violence, de sa douceur, du vide et du plein qu'il procurait au milieu de son obscurité, personnelle et générale, un émoi qui renverse le coeur et les sens, il faut retenir cet instant, son impureté lumineuse dans la nuit de novembre. Retenir au coin de cette porte où ils s'étaient tenus enlacés, dans la chaleur de leurs poitrines pressées, les premiers mots balbutiés lèvre à lèvre, palpitants de hâte, le goût salin de leurs bouches et l'odeur de leur peau mêlés ; c'était un commencement bouleversant. Se quitter un déchirement, et une promesse, un chagrin, une joie...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par litolff, le 02 novembre 2010

    Enfin, des rides, des sillons sournois,soudain apparent le masque d'une vieillesse imminente, et cela lui donna une sensation révoltante de jeunesse, de santé insolente, séparée de lui par la génération, est-ce cela grandir pour de bon, lire la mort soudain au front de ses parents. De longues années, ils stationnent au même âge immuable où on les a découverts, jusqu'à basculer brusquement, d'un jour à l'autre, en une heure parfois, dans une pente abrupte où ils glissaient sans qu'on le sache. De l'autre côté.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par litolff, le 02 novembre 2010

    Non, elle ne rêve pas de remariage, non plus d'une vraie liaison, seulement des préliminaires. Ils se suffisent à eux-mêmes, le plaisir qu'ils donnent est une fin en soi. Séduire, flirter, se laisser courtiser, allumer le désir, se faire prier et résister, la belle petite guerre d'usure. Quant à se rendre, pas de ça, Lisette. Ou alors, il faudrait une sacrée occasion. Mais recommencer tout le tralala, quel tracas, ce cinéma. Les hommes ne se gênent pas, ils laissent les ennuis aux femmes. Les gelées spermicides fournies par les copines, très peu sûres, la preuve : Johnny. Pire, la méthode Ogino. Les ourbes de température, chaque jour se planter le thermomètre au derrière, comme si ovuler était une maladie.Les hormones sont capricieuses, les femmes ne sont pas des métronomes. Terminé le rapport.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par litolff, le 26 octobre 2010

    Et où aller dont la terre ne soit pas abreuvée de cadavres, cataclysmes, insurrections, guerres, épidémies, charniers, désastres nucléaires, exterminations, génocides.

    Tous ces morts, leur infinie cohorte, où les enterrer, leur donner dignité de sépulture afin qu’ils ne nous tourmentent plus de leur plainte ? où les accueillir sinon dans le langage, où les assujettir à une conscience sinon dans celle du récit, les faire entrer dans une histoire où ils prendront place et se tiendront debout, les faire exister en fiction, c’est-à-dire en imagination, cette pitié et cette gloire de l’esprit, pour les faire apparaître, et disparaître, apaiser leurs offenses et nommer leurs crimes ? Cette allée mentale est tellement encombrée, par où commencer, le travail est immense, où donc est l’ingénieur de ce chantier ? Je pars à leur recherche, qui partira à la mienne ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par litolff, le 26 octobre 2010

    Après quelques hésitations dédaigneuses, de Gaulle a adopté d'instinct l'arme nouvelle. Avec la caméra, il a le rapport fascinant du fauve à la gazelle, qui pour la séduire roucoule, rugit, gouaille, rocaille ; sens inné de la posture, du geste, de l'accent, du grand art. Ce théâtre le révèle photogénique. Un comble, lui de qui la trogne inspire la caricature. Pourtant, tronc coupé, c'est ingrat. De son anatomie de colosse, de son buste grand comme un buffet, de ses bras, envergures d'avirons, de sa tête, nez en promontoire, oreilles décollées, de sa lippe, il fait un avantage.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Pense à demain par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (40)

> voir plus

Quiz