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ISBN : 2070370488
Éditeur : Gallimard (1978)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jacques Rainier, 59 ans, industriel, est aux prises avec des difficultés dans ses affaires au moment même où sa liaison avec Laura, une jeune Brésilienne, lui fait vivre ses jours les plus heureux. Un matin, à Venise, les confidences cyniques et angoissées d'un homme de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Piatka, le 23 mai 2013

    Piatka
    C'est l'histoire d'un sexagénaire qui rencontre des difficultés en affaires au moment même où, très amoureux d'une jeune brésilienne, sa virilité commence à faiblir. En résumé : tout fout le camp ! Comment va-t-il s'en sortir ?
    Grâce à son immense talent de narrateur, Gary, sans apitoiement ni complaisance, nous livre à la première personne, une réflexion parfois crue mais très humaine sur le déclin professionnel et physique - il a lui-même la soixantaine en 1975 au moment où paraît le livre.
    Le sujet est certes grave, angoissant, mais servi par le sens des formules percutantes et l'humour de l'auteur, le roman s'achève sur un message d'espoir que je vous laisse le plaisir de découvrir.
    L'histoire est fort bien bâtie, magnifiquement écrite, comme toujours chez Gary ; les réflexions combinées à ce qu'il faut de suspense ont fait de ce roman au sujet difficile un très bon moment de lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 21 septembre 2012

    lecassin
    « Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable »… Bien difficile à priori de deviner de quelle limite on parle ici et de quel ticket il s'agit. Il faut dire que le sujet abordé ici par Romain Gary est un brin tabou. Dans un monde – on est en 1975 – encore dominé par un machisme plus ou moins larvé, la question de la perte de la virilité avec l'âge.
    Jacques Rainier borde la soixantaine et ses affaires déclinent, tout un symbole… Une double rencontre va semer le doute en lui : d'abord celle d'une jeune brésilienne, Laura, puis, à Venise, celle d'un ami obsédé par le mythe de la virilité et surtout par le déclin que l'âge ne manquera pas d'apporter…
    Le ver est dans le fruit, qui deviendra quasi obsessionnel pour Jacques. La peur de l'impuissance face à sa jeune conquête, d'abord insidieuse, puis envahissante, obsédante, destructrice aura raison de sa raison…
    Un roman où tour à tour, les différents personnages sont amenés à donner leur avis sur le sexe, le plaisir, le corps, l'amour, enfin… Car il s'agit bien de cela : Laura , peu attirée par l'aspect pratique de la sexualité, aime son Jacques qui lui souhaite débourser - on peut le dire comme ça - de l'argent pour redresser la tour de Pise qui "débande". On aura compris de quelle limite il s'agit… La limite d'âge…
    Comme on le verra plus tard avec d'autres romans, Romain Gary aime aborder les sujets tabous. Il le fait toujours avec une grande maîtrise de la langue : un style d'où l'humour n'est pas absent ; même s'il confine parfois au cynisme.
    Il faut une grande ouverture d'esprit, à cette époque (1975) où la domination masculine est de plus en plus contestée pour admettre de façon implicite que le machisme n'est autre que l'arbre qui cache la forêt de la fragilité et de la vulnérabilité masculine.
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    • Livres 3.00/5
    Par ahasverus, le 13 juin 2013

    ahasverus
    Quinquagénaire finissant, Jacques Rainier a tout pour (ne pas) être heureux : une jeune et jolie compagne et une situation qui nourrirait quelques Babelionautes et leur famille. Mais voici qu'un vieux beau lui communique d'un air complice la peur insidieuse de la vieillesse et de l'impuissance. "C'est un sale truc, être toujours jeune, quand on vieillit.", nous dit Rainier qui s'interroge : "Jusqu'où ? Jusqu'où, l'acceptation ?".
    Comme toujours, ou tout au moins comme souvent, Romain Gary nous livre d'une écriture caustique des choses graves, très graves, (les consultations chez les médecins sont des grands moments d'humour !).
    Drôle sans être joyeux, il nous communique les angoisses d'un homme qui n'est plus l'homme qu'il était, dont certains organes crient "Au secours !", et dont le sommet n'est plus que le haut d'une pente qui conduit vers la mort, l'inutilité et le hors-social. Salauds ! Salauds de jeunes !
    Voila finalement un livre qui nous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et qui parvient à me communiquer l'angoisse du vieillissement et des interrogations sur l'état de ma prostate, alors qu'hier encore...
    "Demeurent les troubles digestifs, et le cancer de la prostate", disait Houellebecq-le-Cynique...
    Enfin rendons bel hommage à Gary, écrivain de nature à réconcilier Cioran et moi avec l'humanité, et n'oublions jamais qu'il était un homme admirable et profond, bien plus sympathique que ce foutu mauvais génie de Céline, qu'il était doté d'une écriture toujours délicate, parfois poétique et quelquefois surréaliste ("Depuis que l'homme rêve, il y a déjà eu tant d'appels au secours, tant de bouteilles jetées à la mer, qu'il est étonnant de voir encore la mer, on ne devrait plus voir que les bouteilles.").
    Cinq ans après ce livre, Romain Gary, le type formidable, se tirait une balle dans la tête en excusant élégamment Jean Seberg dont ce n'était pas la faute. C'était un geste affreux mais une très belle excuse et ça me rend très triste, s'il vous plaît votre attention Madame-Monsieur. Mais bon, le monde est fait aussi de ceux qui s'en vont avant la fin.
    P. S. : Pour les malheureux qui n'ont pas encore lu Romain Gary/Emile Ajar, vous copierez dix fois 1.- La vie devant soi 2.- La promesse de l'aube.
    Merci.
    P.
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    • Livres 4.00/5
    Par ColonelBubble, le 03 octobre 2013

    ColonelBubble
    La débandade lyrique
    Au bar de l'hôtel Gritti à Venise, Jacques Rainier a donné rendez-vous à Jim Dooley qui lui a téléphoné à sept heures, le matin même, pour le voir. Tous deux sont membres du comité internationale pour la sauvegarde de la Sérénissime. Mais le milliardaire américain est venu s'entretenir d'un tout autre affaissement : celui de sa virilité. D'autant que Jacques, cinquante neuf ans comme lui, semble le plus à même de le comprendre : « J'ai perdu au moins deux centimètres en un an et je ne durcis plus complètement. Oui, mon vieux, c'est comme ça. On y passe tous, y a pas de bon Dieu. » le français affirme ne pas connaitre ce genre problème et, vite agacé par la manière avec laquelle l'américain parle des femmes, n'est pas mécontent de le quitter. Mais le ver est dans le fruit. de retour à Paris, Laura, jeune Brésilienne de 22 ans avec qui il vit depuis six mois, lui demande : « Qu'est-ce qu'il y a Jacques ? » et il répond: « un homme est venu faire ma caricature et c'était très… ressemblant ».
    Bien qu'il n'ait jusqu'à présent pas eu à déplorer une quelconque défaillance, une sourde obsession, bien antérieure aux aveux de son ami, avait déjà commencé son travail de sape. En fait dès sa rencontre avec Laura : « Pour la première fois dans ma vie d'homme je m'observais plus dans l'étreinte que je ne m'oubliais, et me sentais au lieu de sentir. Pour la première fois aussi se posaient pour moi les soucis odieux de dureté et d'ampleur et il me fallait souvent m'assurer d'un mouvement furtif de la main que j'étais " prêt ". » Il se souvient aussi de sa visite au docteur Trillac pour des douleurs à l'aine. le vieux médecin qui lui avait diagnostiqué « une prostate un peu grosse » et recommandé un suppositoire ou un bain de siège glacé après chaque rapport, lui avait posait des questions sur ses érections, la fréquence de ses rapports, pour conclure : « vous avez la malchance d'avoir une sexualité anormale pour votre âge, excessive… » et « vous ne crèverez pas, comme vous dites, mais si vous continuez vos excès, le combat cessera faute de combattants. » Ce qui l'avait mis hors de lui. Il comprend en parlant avec Laura que la peur du déclin sexuel l'a envahit parce qu'il l'aime réellement : « Jamais je n'avais aimé avec un don aussi total de moi-même. »
    Cette « angoisse vespérale » trouve un écho dans l'état inquiétant de sa société multinationale : les commandes ont baissé de 80 %, les actions ont perdu trois quart de leur valeur, tout ça dans un contexte de crise de l'énergie (nous sommes en 1975) et d'inflation galopante. Lui et son fils Jean-Pierre courent après les crédits pour prolonger le sursis. Il le sait, tôt ou tard ils vont devoir se résoudre à vendre. Mais à qui ? Seul Kleindienst propose une offre mais pour Jacques, l'ancien résistant qui a pris part à la libération de Paris, plier devant un Allemand sous les ordres à l'époque du général von Choltitz, gouverneur de la Capitale, cela s'avère assez difficile…
    Deux déclins, deux angoisses, deux solutions à trouver. Les finances peuvent encore attendre et il ne doute pas de s'en sortir en sauvant les meubles ou la face. Ce n'est pas la même histoire sur le plan sexuel. le professeur Mingard, spécialiste d'endocrinologie, consulté en urgence, lui a expliqué dans quel cercle vicieux il risque de s'enfermer: « la réalité s'émousse, ne suffit plus, ne parvient plus à stimuler, on fait appel à l'imagination, aux phantasmes, mais ensuite, c'est l'imagination qui s'épuise, laisse loin du compte et exige à son tour le passage à la réalité… ». Il en est resté incrédule, sûr de pouvoir se soustraire au sort commun.
    Une nuit pourtant, il entend un homme s'introduire dans la chambre d'hôtel qu'il occupe avec Laura. Il allume. L'homme sort un couteau et appuie la lame contre sa gorge. Jacques avec sang-froid le fait fuir. Il a eu le temps de le dévisager : « les cheveux très longs et luisant de jeunesse, les sourcils en vol d'oiseau noir, les joues creuses sous des pommettes dures, presque mongoles, et cette avidité des visages qui en sont encore à leur force première et aux appétits impérieux… . » Bref, le cambrioleur, qu'il baptise Ruiz en raison de ses origines andalouses supposées, devient l'image même de la bestialité et les jours suivants l'unique protagoniste d'un phantasme récurrent qui l'aide à bander. Mais comme l'avait prédit Mingard, il lui devient bientôt nécessaire de le revoir en chair et en os. Au cours d'une réception chez un ami, il l'aperçoit par hasard, faux serveur et vrai voleur, en train de fouiller les sacs des invités. Jacques parvient à subtiliser ses papiers au vestiaire. Il décide d'aller chez lui, non sans s'être muni d'un revolver…

    Un thème qui sans être neuf était très rare, surtout abordé de manière aussi frontale, au moment de la parution du roman. Plusieurs aspects paraissent désuets : le déclin de l'occident (mis en parallèle avec le déclin de la virilité), la génération des anciens résistants (on se croirait dans un film de Claude Sautet, Montand en Jacques Rainier et Romy Schneider en Laura) ou agacent: le milieu des grands industriels, le côté macho (bien qu'il défende les femmes) du narrateur… le constat est lucide, sans concessions sur le mâle et ses angoisses, la sexualité et l'amour. On assiste à la fin du mâle dominant, d'une certaine manière de vivre avec panache, l'idéal des grands hommes, des héros de la résistance n'est plus, il meurt face à la trivialité, à la vulgarité du monde des affaire et ce qui aurait pu se terminer en tragédie se transforme en drame bourgeois (le stratagème final, par ailleurs trop pathétique, trop « tiré par les cheveux », échoue) avec une morale assez banale: l'acceptation de l'impuissance, l'amour plus fort que le sexe.
    Durant les 150 premières pages, on s'arrête presqu'à chaque phrase, ébloui, tant les formules, les traits d'esprit claquent, tant les images si évocatrices frappent par leur justesse et leur beauté. Mais Gary met d'emblée la barre tellement haut qu'il finit pas donner l'impression de ne pas pouvoir tenir la distance. Généreux et excessif, magicien du verbe multipliant les registres comme pour faire l'inventaire exhaustif de son art, on a le sentiment qu'il "gâche du plâtre", s'écoute un peu trop écrire, se paye de bons mots… Sa verve brillante vire parfois à la grandiloquence et tourne à vide... C'est dire que de son roman, qui charrie à la fois le sublime et la lourdeur, on en ressort mitigé et d'autant plus que le dénouement déçoit.
    Mais ce qui fait sa faiblesse fait aussi sa force : ce qui retient le lecteur c'est justement ce lyrisme qui enchante la vie, ce style flamboyant, enfilant les métaphores surprenantes, (même si certaines, faites à dessein pour le gros rire, celle par exemple de la tour de Pise que veut redresser Dooley, sont trop voyantes.) Sans compter l'humour, discret, grinçant, noir, amer ou bien encore l'ironie, tantôt légère tantôt mordante…
    Il finit par emporter l'adhésion du lecteur, quand, pudique, elliptique, élégant, poétique, il parle d'amour. Extrait :
    « Je raccrochai, me tournai vers Laura et tous ces mots qui ne savent pas parler devaient se presser dans mon regard. Il y avait longtemps que je n'avais été plus heureux qu'en ce silence. Lorsque j'allai m'agenouiller auprès de toi et que tu as appuyé ton front contre mon épaule, lorsque je sentis tes bras autour de mon cou, les mots d'amour que je murmurais retrouvaient leur enfance, comme s'ils venaient de naître et que rien encore ne leur était arrivé. Il y avait dans la chambre assez d'obscurité pour qu'il n'y eût plus que le goût de tes lèvres. Lorsque tu bouges un peu et que ta tête vient se poser sur mon épaule à la place du violon, chaque mouvement de ton corps creuse mes paumes de vide et plus mes mains te tiennent et plus elles te cherchent. »
    On devient alors accro à Gary comme on peut l'être de Modiano, quelle que soit la qualité de son livre...
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    • Livres 5.00/5
    Par najnaje, le 22 octobre 2013

    najnaje
    J'ai passé un excellent moment avec Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable acheté sur une brocante. Je souhaite remercier les babéliotes qui ont déposé une critique. C'est un roman drôle et triste à la fois malgré que le sujet ne s'y prête pas vraiment en l'occurrence l'andropause, c'est aussi un sujet tabou pour de nombreux hommes jusqu'à aujourd'hui. Ce qui m'a le plus touché c'est que le personnage principal, Jacques a une haute estime des femmes et est un vrai gentleman. Une histoire à lire absolument.
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Citations et extraits

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  • Par SuperPomme, le 21 avril 2014

    On dit tant de bêtises sur la naissance! Il ne suffit pas de venir au monde pour être né. "Vivre", ce n'est ni respirer, ni souffrir, ni même être heureux, vivre est un secret que l'on ne peut découvrir qu'à deux. Le bonheur est un travail d'équipe.

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  • Par SuperPomme, le 21 avril 2014

    Qu'il est donc facile, en changeant souvent de femme et en se dérobant à temps, de se faire une image de marque! Mais voilà: rien ne m'est plus indifférent que ce qui n'est pas toi mon amour. Je veux bien finir, pourvu que ce soit dans tes bras.

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  • Par SuperPomme, le 18 avril 2014

    Dès qu'un homme se met à me parler "femmes", au pluriel, sur un ton de complicité masculine entre connaisseurs de viande sur pied, je ressens à son égard une montée de haine presque raciste. Et j'ai toujours eu horreur de ces racolages confidentiels qui impliquent la fréquentation des mêmes bas-fonds psychologiques.

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  • Par mademoisellepenelope, le 26 octobre 2010

    Mais dans les bras de Laura, il n'y avait pas d'illusion possible. Jamais je n'avais aimé avec un don si total de moi-même. Je ne me souvenais même plus de mes autres amours, peut-être parce que le bonheur est toujours un crime passionnel : il supprime tous les précédents. Chaque fois que nous étions unis ensemble dans le silence des grandes profondeurs qui laisse les mots à leurs travaux de surface et que, très loin, là haut, les milles hameçons du quotidien flottent en vain avec leurs appâts de menus plaisirs, de devoirs et responsabilités, il se produisait une naissance du monde bien connue de tous ceux qui savent encore cette vérité que le plaisir réussit parfois si bien à nous faire oublier : vivre est une prière que seul l'amour d'une femme peut exaucer.
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  • Par najnaje, le 11 octobre 2013

    Le racisme, c'est quand ça ne compte pas. Quand ils ne comptent pas. Quand on peut faire n'importe quoi avec eux, ça ne compte pas, parce qu'ils ne sont pas comme nous. Tu comprends ? Ils ne sont pas des nôtres. On peut s'en servir sans déchoir. On ne perd pas sa dignité, son "honneur". Ils sont tellement différents de nous qu'il n'ya pas à se gêner, il ne peut y avoir...il ne peut y avoir jugement voilà. On peut leur faire faire n'importe quelle besogne parce que de toute façon, le jugement qu'ils portent sur nous, ça n'existe pas, ça ne peut pas salir...C'est ça, le racisme.
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Extraits d'une conférence prononcée en mai 2009 par mon ami, le philosophe Paul Audi, sur l'oeuvre de Romain Gary, auquel il a consacré un très beau livre, intitulé Je me suis toujours été un autre (Christian Bourgeois, 2007). Où il est en particulier question de La danse de Gengis Cohn, un admirable roman de Gary qui n'est peut-être pas le plus connu et que je vous invite vivement à lire.








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