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ISBN : 207037467X
Éditeur : Gallimard (1983)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 329 notes)
Résumé :
Pour Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit " le facteur timbré " parce qu'il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l'exceptionnelle mémoire " historique " de tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
Piatka13 mai 2014
  • Livres 5.00/5
La promesse de l'aube, La vie devant soi, Les racines du ciel, Gros Câlin, La nuit sera calme, pour ne citer que les plus célèbres romans de Romain Gary, et puis l'ultime et symbolique roman : Les Cerfs-volants, publié début 1980 avant son suicide le 2 décembre de cette même année - testament littéraire en quelque sorte où j'ai retrouvé avec plaisir tous les thèmes chers à l'écrivain : l'amour bien sûr - toujours - la fraternité, la liberté de penser et d'agir, le pouvoir de l'imagination et l'espoir en l'avenir, malgré tout.
Une magnifique histoire d'amour donc, pendant une époque difficile, de 1930 à 1945, des personnages attachants, hauts en couleurs, du suspense et bien sûr le ton Gary, subtil liant, alliance d'humour et de sérieux, combiné à sa flamboyante imagination.
Le tout permet à l'auteur, pilote de formation, compagnon de la Libération, de parler une dernière fois de la guerre, d'un ton qui sonne juste et vrai, ce qu'il a d'ailleurs fait dans plusieurs ouvrages durant toute sa vie, pour dénoncer inlassablement la connerie humaine et l'absurdité de la guerre, tout en affichant une confiance en la vie et en l'amour, la grande quête de sa propre vie.
Tout commence en 1930, par une rencontre en Normandie entre un jeune normand Ludo, le narrateur âgé de 10 ans, et une toute jeune, belle et fantasque aristocrate polonaise, Lila en vacances dans la région. Leur amour prend de l'ampleur, se déploie entre France et Pologne, avec naturellement des hauts et des bas, à l'image des trajectoires mouvementées et majestueuses des célèbres et originaux cerfs-volants d'Ambroise Fleury, l'oncle et tuteur de Ludo, beaux symboles de résistance et de liberté dans le ciel obscurci de la seconde guerre mondiale.
Puis...puis, je vous encourage à attraper une ficelle d'un des cerfs-volants d'Ambroise, le résistant revenu d'Auschwitz, si par chance l'une d'elle passe à proximité de vous, levez les yeux vers le ciel, prenez de la hauteur, et laissez-vous entraîner par cette histoire qui trouvera, j'en suis convaincue, de multiples résonances en vous, tant Gary parle à l'âme et à l'imagination de son lecteur.
" Et alors, on fait de sa vie, de ses idées et de ses rêves ... des cerfs-volants. "
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viou1108
viou110822 juillet 2016
  • Livres 5.00/5
En cette période estivale, il en est certains qui partent vers la mer, d'autres vers la montagne. Peut-être quelques-uns se décident-ils pour un endroit exposé au vent, pour y étrenner un cerf-volant et retrouver au bout de sa ficelle une part d'enfance, de candeur et de poésie. Aussi joli et sophistiqué serait-il, cet objet volant ne pourra cependant jamais rivaliser avec la fantaisie et la symbolique de ceux construits en 1930 par Ambroise Fleury, le « facteur timbré » de Cléry, Normandie.
Chez les Fleury, on a la mémoire absolue, un grain de folie et une infinie capacité de résistance à l'adversité. La ration de survie indispensable alors que s'annonce la deuxième guerre mondiale.
Ludo, le narrateur, est le neveu et le pupille d'Ambroise depuis la mort de ses parents. En 1930, il n'a que dix ans, mais cela ne l'empêche pas de tomber amoureux à vie de Lila, toute jeune aristocrate polonaise en vacances dans la région. Folie, disais-je... Ce jour-là, ils ne se parlent que quelques minutes, mais Ludo reviendra, tous les jours à la même heure, sur le lieu de cette première rencontre, dans l'espoir de revoir Lila. Il ne la reverra que quatre ans plus tard. Puis s'en vient la guerre, ses déplacements forcés, ses longues séparations, ses retrouvailles. L'image de Lila ne quitte jamais Ludo, et même si cela le rend un peu fou aux yeux des autres, elle lui permet de surmonter les épreuves. Cette mémoire...
Grain de folie et résistance, caractéristiques de quelques personnages inoubliables de ce roman. Pas seulement Ambroise, qui continue à fabriquer ses cerfs-volants symboles de liberté, d'espoir, de résistance quand il les peint à l'effigie de De Gaulle au nez et à la barbe de l'Occupant...
Que dire de Duprat, le chef du Clos Joli, restaurant étoilé, qui, au risque de passer pour un collabo, n'hésite pas à régaler la fine fleur de la Gestapo à sa table, brandissant la haute cuisine française comme un étendard de résistance ultime. Que dire encore de Julie, la mère maquerelle juive, et de la comtesse Esterhazy, qui ont oublié d'avoir froid aux yeux, en mettant plein la vue aux Allemands pour mieux les mystifier...
Que dire qui n'ait déjà été dit sur ce roman sublime...
Je n'ai jamais lu un roman dans lequel tout sonne aussi juste, les mots, les phrases, les sentiments. Cette scène extraordinaire chez le coiffeur...
Il n'y a pas les Gentils Français d'un côté et les Méchants nazis de l'autre, il y a des faux frères qu'on enverrait bien se faire pendre, et des meilleurs ennemis avec qui on trinquerait dans la cave du Clos Joli. Il y a de la fraternité à vous réconcilier avec le genre humain, de l'amour à vous faire chanter à tue-tête, de l'humour à vous fendre le coeur, des émotions à vous mettre les larmes au bord des yeux. de l'espoir, infiniment, même s'il n'y a que l'humain pour être inhumain et même si Gary, optimiste désespéré, s'est suicidé quelques mois après la parution de ce dernier chef-d'oeuvre.
Et puis il y a la mémoire : ne jamais oublier de ne pas lâcher la ficelle de la liberté et du rêve, de peur qu'ils se perdent seuls dans la poursuite du bleu... Et puis surtout se souvenir du Chambon-sur-Lignon.
A la rentrée des classes en septembre, il faudrait proposer, dans l'enseignement public obligatoire si cher à l'auteur, des ateliers de fabrication de cerfs-volants...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Levant
Levant02 octobre 2015
  • Livres 5.00/5
Je referme cet ouvrage de Romain Gary : Les Cerfs-volants.
Mémoire. Amour. Espoir. Quelle apothéose !
Depuis que j'ai découvert cet auteur, chacun de ses ouvrages est pour moi une étreinte. Je me sens en harmonie avec sa pensée, sa philosophie sans dieu, sa distance avec le bien et le mal, ce ressenti intime qu'il sait insinuer en moi au travers de ses mots et trouver mon adhésion.
Ce roman est certes une histoire d'amour. C'est surtout une preuve d'amour qu'il adresse à qui voudra la cueillir. Ultime offrande. De la part de celui qui sait mais ne juge pas. Romain Gary connaît la part inhumaine qui habite l'humain. La vie est à ses yeux une souffrance qui prend figure humaine. "Son visage me parut familier et je crus d'abord que je le connaissais, mais je compris aussitôt que ce qui m'était familier, c'était l'expression de la souffrance".
Il aime, mais a des scrupules à être aimé quand un autre nourrit la même aspiration et s'en trouve délaissé. L'univers féminin est son refuge. Les femmes, à commencer par sa mère, ont toujours été sujet d'admiration pour lui : "Notre père qui êtes au ciel, mettez le monde au féminin !"
Ami qui trahit, ennemi qui épargne, rien n'est définitivement bon ou mauvais. Il conserve le fol espoir de voir l'homme changer. Il le sait esclave de ses instincts. Il voudrait le voir se satisfaire d'un cerf-volant qui "le tirerait vers le bleu". Une structure fragile qu'un souffle de vent arrache à la terre, comme un cri silencieux lancé au ciel pour dire aux hommes que l'essentiel est ailleurs.
Un livre de Romain Gary, c'est comme une respiration dans une atmosphère de convoitise et de préjugés. Mais quoi qu'il arrive il n'en veut pas aux hommes. Ils ne sont pas responsables. C'est comme ça. C'est le système, dans lequel il implique le grand ordonnateur des choses de ce monde, sans chercher à disserter sur sa nature.
On le savait libre et distant, presque froid, dans les cerfs-volants, le voilà épris et romantique : "Je passai mes dernières heures avec Lila. le bonheur avait une présence presqu'audible, comme si l'ouïe, rompant avec les superficies sonores, pénétrait enfin les profondeurs du silence, cachées jusque-là par la solitude."
La guerre offre un contexte favorable au dévoilement des personnalités. On détecte alors entre tous ces personnages une connivence pour délivrer un ultime message. Ambroise qui se détourne du monde en regardant ses cerfs-volants, Julie Espinoza, le général von Tiele, Hans, Bruno, Marcelin Duprat, Lila bien sûr : ne vous dressez pas les uns contre les autres, la vie donne suffisamment d'occasion de souffrir.
Mais ce point final. Quand on pense que c'est le dernier. Peut-être prémédité ? Posé là derrière un mot, alors qu'il y en aurait eu tant d'autres à crier à la face du monde avant de rejoindre les cerfs-volants dans le ciel.

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michfred
michfred11 octobre 2015
  • Livres 5.00/5
Les cerfs-volants de Romain Gary sont sa dernière bouteille à la mer. Avant de mettre fin à ses jours, avant de tirer sa révérence, avant de ranger définitivement sa plume magique..
Cela seul mériterait qu'on s'attarde à partir" à la poursuite du bleu", derrière ces cerfs-volants-là , fermement tenus par leurs ficelles au milieu des tempêtes de l'Histoire et des sautes de vent facétieuses - rafales d'émotion ou bourrasques d'humour...
La plume de Gary est brillante, son ironie vigoureuse, mais la tendresse et l'empathie sont absolues, pour les grands héros comme pour les petits minables, sans distinction.
Gary, avant de quitter ce monde, lâche ses cerfs-volants de fantaisie et de fraternité comme un cadeau ultime, amical et optimiste, un dernier éclat de son talent, solaire et généreux , un beau geste de courage et un dernier hommage à l'humanité...
Qu'il s'agisse d'Ambroise Cléry, le fabricant de cerfs-volants, de Duprat, le patron du trois étoiles du Clos Joli, de Ludo, le héros, incollable calculateur et amoureux fou, fidèle et lumineux, de Lila, aristocrate polonaise en quête d'elle-même, de Julie, fausse Gräffin et vraie pute, tous les personnages ont un grain..Tous ont une vraie grandeur aussi, taillée par leur folie-même.
La folie est ce qui, pour Gary, sauve l'humanité de la pesanteur d'être au monde..
Le panache, cher à Cyrano, est la chose du monde la mieux partagée dans l'univers de Gary : on le trouve aussi bien dans l'obstination d'un restaurateur à composer une panade aux trois viandes sous les bombes du débarquement que dans l'abnégation d'un pianiste virtuose qui, ayant perdu sa main au combat, met sa dextérité et sa prothèse au service de la résistance londonienne.
Panache aussi dans la bravade insolente de cette jeune tondue de la libération, qui revient chez son "coiffeur" se faire raser une nouvelle fois le crâne, le jour de ses noces.
J'ai retrouvé avec délices le verbe étincelant de l'auteur de la Promesse de l'Aube, sa tendresse et son humour.
Et, avec quelle émotion, sa toute dernière phrase, en hommage aux héros cévenols du Chambon-sur-Lignon. Merci à Levant de m'avoir conseillé cette belle lecture qui donne envie d'aimer les hommes.
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AgatheDumaurier
AgatheDumaurier17 septembre 2016
  • Livres 5.00/5
Dernier roman de Romain Gary, peut-être un testament...
Deux parties très distinctes : avant la deuxième guerre mondiale, et pendant celle-ci.
On rencontre Ludo, 10 ans, en 1929 en Normandie. Il est élevé par un oncle vétéran de la grande guerre, qui crie son pacifisme par la confection de merveilleux cerfs volants à la dimension symbolique. Il nous montre le monde tel qu'il devrait être sans sa violence aveugle et stupide. Son meilleur ami est le chef trois étoiles du restaurant "le clos joli", pour son propriétaire la représentation la plus puissante de la France éternelle...
Ludo fait à dix ans la connaissance d'une aristocrate polonaise, Lila Bronicka. Elle reste dix minutes auprès de lui, mange toutes ses fraises, et lui dit qu'elle reviendra peut-être le lendemain. Il l'attend quatre ans. Dans cette famille, on ne peut pas oublier. Il souffre tous d'un trop plein de mémoire. Lila revient enfin, ils se lient d'amitié et plus encore, et vont traverser des heures sombres.
La première partie est divine de grâce. Cela ressemble un peu au Grand Meaulnes, avec les fêtes et le château des Polonais, et Le Normand campagnard. L'humour débridé de Gary en plus, car tout le monde est fou et fantasque dans les deux familles normande et polonaise. Duels pour les beaux yeux de Lila avec le cousin allemand, cracks boursiers pour le comte Bronicki, ruiné toutes les deux heures, comtesse qui rattrape tout en usant de ses charmes, et le maitre du Clos Joli qui ne pense qu'à ses menus truffés...
La deuxième partie, bien sûr, vient détruire ce fragile édifice. Disparitions, bombardements, résistance, épuration ...Mais on dirait que Gary s'est lassé, qu'il en a marre de cette guerre. Il aurait pu aller plus loin, il passe vite, finalement. Et le monde qui sort du marasme a perdu son enchantement.
Malgré les cerfs volants et les pâtés aux truffes.
A une époque, on ne parlait pas de la guerre, ceux qui l'avaient vécu étaient encore jeunes et bien vivants. On ne regardait pas le mal en face, on n'entendait pas la voix des justes et des déportés, comme l'oncle de Ludo, passé par Auschwitz. Ce silence a pesé sur Romain Gary, sur sa sensibilité exacerbée, sur son sens de l'honneur, sa haine de la bêtise et de la violence. La lassitude a-elle fini par s'emparer de lui ? Où n'est passé cette France éternelle que vantent ses héros à la mémoire trop vive ? Celle qu'ils ont appris à l'école publique, comme il le répète dans tout le texte ? Marre d'attendre qu'elle revienne, peur qu'elle n'ait disparu, crainte qu'elle n'ait jamais existé ? La fin du texte se perd dans un avenir terne, sans folie, sans rires et presque sans espoir.
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Citations & extraits (145) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou110803 juillet 2016
Rien ne vaut la peine d'être vécu qui n'est pas d'abord une oeuvre d'imagination, ou alors la mer ne serait plus que de l'eau salée... Tiens, moi, par exemple, depuis cinquante ans, je n'ai jamais cessé d'inventer ma femme. Je ne l'ai même pas laissée vieillir. Elle doit être bourrée de défauts que j'ai transformés en qualités. Et moi, je suis à ses yeux un homme extraordinaire. elle n'a jamais cessé de m'inventer, elle aussi. En cinquante ans de vie commune, on apprend vraiment à ne pas se voir, à s'inventer et à se réinventer à chaque jour qui passe. Bien sûr, il faut toujours prendre les choses telles qu'elles sont. Mais c'est pour mieux leur tordre le cou. La civilisation n'est d'ailleurs qu'une façon continue de tordre le cou aux choses telles qu'elles sont...
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PiatkaPiatka18 avril 2014
Elle avait un visage aux traits si fins qu'on avait envie de la prendre au creux de la main et une vivacité harmonieuse dans chaque mouvement qui m'avait permis d'avoir une très bonne note à mon bac de philo. J'avais choisi l'esthétique à l'oral et l'examinateur, excédé sans doute par une journée de travail, m'avait dit :
- Je ne vous poserai qu'une question et je vous demande de me répondre par un seul mot. Qu'est-ce qui caractérise la grâce ?
Je pensai à la petite Polonaise, à son cou, à ses bras, au vol de sa chevelure, et je répondis sans hésiter :
- Le mouvement.
J'eus un dix-neuf. Je dois mon bac à l'amour.
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viou1108viou110812 juillet 2016
Il y a longtemps que toute trace de haine pour les Allemands m'a quitté. Et si le nazisme n'était pas une monstruosité inhumaine? S'il était humain? S'il était un aveu, une vérité cachée, refoulée, camouflée, niée, tapie au fond de nous-mêmes, mais qui finit toujours par resurgir? Les Allemands, bien sûr, oui, les Allemands... C'est leur tour, dans l'histoire, et voilà tout. On verra bien, après la guerre, une fois l'Allemagne vaincue et le nazisme enfui ou enfoui, si d'autres peuples, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique, ne viendront pas prendre la relève.
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viou1108viou110810 juillet 2016
Et rien n'était plus commode, pendant et depuis l'occupation, que de réduire l'Allemagne à ses crimes et la France à ses héros. Mais qu'un des chefs les plus prestigieux de la Wehrmacht pût être, au fond de lui-même, tellement convaincu de l'approche de la défaite qu'il allât jusqu'à chercher l'oubli en prenant, auprès d'un chef français, des leçons de haute cuisine, me paraissait contraire à tout ce que signifiait pour nous l'expression "général allemand". La haine se nourrit de généralités et "une tête typique de Prussien" ou "un spécimen parfait de la race des seigneurs", voilà qui nous met à l'aise lorsqu'il s'agit d'étendre le champ de nos ignorances.
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PiatkaPiatka16 avril 2014
Mon professeur de français, M. Pinder ne fut fâché qu'une seule fois lorsque, récitant Les Conquistadors, dans mon désir de me surpasser, j'entrepris de dire le poème à l'envers, en commençant par le dernier vers. M. Pinder m'interrompit et me menaça du doigt.
- Mon petit Ludovic, je ne sais si tu te prépares ainsi à ce qui semble nous menacer tous, c'est à dire à une vie à l'envers, dans un monde à l'envers, mais je te demande au moins d'épargner la poésie.
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Extraits de « Romain Gary, Le nomade multiple » Entretiens avec André Bourin
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