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ISBN : 207037467X
Éditeur : Gallimard (1983)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 263 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Piatka, le 13 mai 2014

    Piatka
    La promesse de l'aube, La vie devant soi, Les racines du ciel, Gros Câlin, La nuit sera calme, pour ne citer que les plus célèbres romans de Romain Gary, et puis l'ultime et symbolique roman : Les Cerfs-volants, publié début 1980 avant son suicide le 2 décembre de cette même année - testament littéraire en quelque sorte où j'ai retrouvé avec plaisir tous les thèmes chers à l'écrivain : l'amour bien sûr - toujours - la fraternité, la liberté de penser et d'agir, le pouvoir de l'imagination et l'espoir en l'avenir, malgré tout.
    Une magnifique histoire d'amour donc, pendant une époque difficile, de 1930 à 1945, des personnages attachants, hauts en couleurs, du suspense et bien sûr le ton Gary, subtil liant, alliance d'humour et de sérieux, combiné à sa flamboyante imagination.
    Le tout permet à l'auteur, pilote de formation, compagnon de la Libération, de parler une dernière fois de la guerre, d'un ton qui sonne juste et vrai, ce qu'il a d'ailleurs fait dans plusieurs ouvrages durant toute sa vie, pour dénoncer inlassablement la connerie humaine et l'absurdité de la guerre, tout en affichant une confiance en la vie et en l'amour, la grande quête de sa propre vie.
    Tout commence en 1930, par une rencontre en Normandie entre un jeune normand Ludo, le narrateur âgé de 10 ans, et une toute jeune, belle et fantasque aristocrate polonaise, Lila en vacances dans la région. Leur amour prend de l'ampleur, se déploie entre France et Pologne, avec naturellement des hauts et des bas, à l'image des trajectoires mouvementées et majestueuses des célèbres et originaux cerfs-volants d'Ambroise Fleury, l'oncle et tuteur de Ludo, beaux symboles de résistance et de liberté dans le ciel obscurci de la seconde guerre mondiale.
    Puis...puis, je vous encourage à attraper une ficelle d'un des cerfs-volants d'Ambroise, le résistant revenu d'Auschwitz, si par chance l'une d'elle passe à proximité de vous, levez les yeux vers le ciel, prenez de la hauteur, et laissez-vous entraîner par cette histoire qui trouvera, j'en suis convaincue, de multiples résonances en vous, tant Gary parle à l'âme et à l'imagination de son lecteur.
    " Et alors, on fait de sa vie, de ses idées et de ses rêves ... des cerfs-volants. "
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  • Par Aela, le 21 août 2014

    Aela
    A l'occasion de la célébration du centième anniversaire de la naissance de Romain Gary, c'est le moment de découvrir ou de redécouvrir l'oeuvre de cet écrivain au parcours si riche . Né en Lituanie en 1914, il arrive en France à l'âge de 14 ans. Après des études de droit il rejoint l'armée française libre pendant la deuxième guerre. Il poursuit après la guerre une carrière diplomatique qui le mènera, entre autres, en Amérique du Sud et du Nord, tout en écrivant.
    Il s'agit ici du dernier roman de Romain Gary, qui a pour cadre la deuxième guerre mondiale. Ludo, un jeune garçon orphelin élevé par son oncle, rencontre en Normandie une jeune aristocrate Polonaise, Elisabeth, dite Lila, dont il va tomber vite amoureux.
    Dans l'entourage de la jeune fille, d'autres garçons tournent autour d'elle, notamment son cousin allemand Hans, ainsi que le jeune Bruno, pianiste de grand talent.
    Le jeune homme rejoint Lila en Pologne juste avant le déclenchement de la guerre en 1939.
    Le déclenchement de la guerre va bouleverser la vie de ces jeunes héros ; Lila va participer à un attentat contre Hitler, Ludo va intégrer les réseaux de la résistance.
    C'est une belle épopée et un roman d'initiation. Ludo va découvrir la vie et surmonter le rejet hautain manifesté par la famille de Lila.
    Ludo est un personnage attachant. Il est doué d'une immense mémoire et de facilités très grandes dans toutes les formes de calcul. Une mémoire qui rend hommage aux belles actions du passé.
    Dans ce très beau roman, la grande histoire se profile derrière l'expérience du jeune Ludo. le roman s'achève au moment de la Libération.
    Les cerfs-volants, que fabrique si bien l'oncle de Ludo sont la part d'espoir et de rêve dans cette époque ô combien troublée que traversent les personnages.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 10 octobre 2012

    litolff
    Un véritable hymne à l'espoir et à l'amour !
    En 1930, Ludo, jeune orphelin normand, élevé par son oncle, un original qui assemble des cerfs-volants, tombe éperdument amoureux, à 10 ans, de Lila, une jeune aristocrate polonaise des environs. C'est le début d'une incroyable histoire d'amour, l'amour inextinguible de Ludo pour Lila, qui triomphera de l'oubli, de l'éloignement, des préjugés de classe, mais surtout de la guerre, de la peur et du nazisme, un amour qui n'oublie rien mais pardonne tout. La guerre, Romain Gary la connait bien puisqu'il a été résistant et pilote dans les Forces Françaises Libres, et il en livre une vision totalement dénuée de manichéisme (" le blanc et le noir, il y en a marre. le gris, il n'y a que ça d'humain") dans laquelle certains résistent mais pas trop, d'autres collaborent mais sauvent des vies, quand à l'ennemi, il n'est pas toujours nazi... Dans une formidable leçon d'espoir, d'humanité et de tolérance, sous le vol bienveillant de cerfs-volants humanistes, Romain Gary assène avec détermination sa foi en l'homme et en la vie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Pixie-Flore, le 11 juin 2014

    Pixie-Flore
    Ce récit m'a surpris, je ne m'attendais pas à l'aimer autant. En effet, malgré un début un peu long, ce qui lui fait perdre sa petite étoile, ce récit m'a subjugué.
    Romain Gary a une narration douce qui est très agréable. C'est un bon récit mais aussi, un beau récit. Il y retrace différentes émotions humaines, l'amour, évidemment, mais également la jalousie, la peur et l'amitié. J'ai trouvé qu'humainement, c'était réaliste et qu'historiquement c'était très bien construit. Il n'enjolive rien. Il a une jolie façon de raconter la résistance et la Résistance, sous toutes leurs facettes. de plus, dans ce réalisme, il montre l'amitié franco-allemande qu'il décrit si brillamment, il nous prouve qu'il n'y a pas des "gentils" et des "méchants", mais des êtres humains multiples dans leurs actes et leurs émotions.
    J'ai vraiment adoré son récit et je ne m'y attendais pas. Il met en valeur l'espoir et les différentes raisons pour lesquelles on aurait envie d'avancer dans la vie. Je suis au bord du coup de coeur. Je n'ai pas encore décidé...
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    • Livres 5.00/5
    Par madamelafee, le 02 août 2015

    madamelafee
    C'est une histoire d'amour sur fond de deuxième guerre mondiale. Une histoire d'amour racontée par Romain Gary n'est pas une quelconque histoire d'amour. Tout ce qui est inexprimable dans cette guerre est relaté par des mots magnifiques. Les phrases puissantes de Romain Gary sont remplies d'espoir, de liberté.
    Dans la campagne normande, le jeune Ludo rencontre la très jeune et belle Lila aristocrate polonaise. Ludo est élevé par son oncle Ambroise Fleury, le célèbre facteur qui construit des cerfs-volants, on le dit un peu fou. C'est vrai qu'un homme qui a voué toute sa vie aux cerfs-volants n'est pas dépourvu d'un grain de folie ! Ludo est lui aussi dit-on un peu fou car il est doué d'une mémoire extraordinaire. Il peut entre autres choses multiplier instantanément des chiffres de belles longueurs. Il est doué et grâce à cette faculté il rejoint le père de Lila en pologne et lui facilite la vie avec les chiffres. Il fait la connaissance des frères de Lila, Ted et Bruno et de Hans le cousin amoureux... Puis la guerre éclate, LIla reste en pologne et Ludo rejoint la France...
    Face aux tourments de la guerre Romain Gary nous ébranle par sa jeunesse d'esprit et par son dynamisme fait d'espoir. La lecture devient vivifiante, il n'y a aucune noirceur dans les écrits de romain Gary !!
    Des personnages hauts en couleur apparaissent et ils nous font du bien avec leur naïveté, leur fragilité comme les cerfs-volants et leur esprit bourré d'espoir.
    Ludo entrevoit toujours une lumière, il attend avec confiance la réalisation d'un événement souhaité ! En tout état de cause Ludo croit que son amour pour Lila est éternel, il est sûr de la revoir, il vit avec elle grâce à sa mémoire.
    Au fil du roman les personnages se dévoilent et se révèlent. Ils nous transmettent de belles valeurs de courage, de fermeté et de grandeur d'âme. On s'émeut, on s'émerveille, l'indicible est dit avec des mots qui virevoltent, lire du Gary c'est vivre !!
    Drôle de chose, lorsque l'on sait que ce fût son dernier livre. Gary se suicidera quelques mois après la rédaction de ce livre.
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Citations et extraits

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  • Par Piatka, le 18 avril 2014

    Elle avait un visage aux traits si fins qu'on avait envie de la prendre au creux de la main et une vivacité harmonieuse dans chaque mouvement qui m'avait permis d'avoir une très bonne note à mon bac de philo. J'avais choisi l'esthétique à l'oral et l'examinateur, excédé sans doute par une journée de travail, m'avait dit :
    - Je ne vous poserai qu'une question et je vous demande de me répondre par un seul mot. Qu'est-ce qui caractérise la grâce ?
    Je pensai à la petite Polonaise, à son cou, à ses bras, au vol de sa chevelure, et je répondis sans hésiter :
    - Le mouvement.
    J'eus un dix-neuf. Je dois mon bac à l'amour.
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  • Par Piatka, le 16 avril 2014

    Mon professeur de français, M. Pinder ne fut fâché qu'une seule fois lorsque, récitant Les Conquistadors, dans mon désir de me surpasser, j'entrepris de dire le poème à l'envers, en commençant par le dernier vers. M. Pinder m'interrompit et me menaça du doigt.
    - Mon petit Ludovic, je ne sais si tu te prépares ainsi à ce qui semble nous menacer tous, c'est à dire à une vie à l'envers, dans un monde à l'envers, mais je te demande au moins d'épargner la poésie.
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  • Par Lybertaire, le 09 janvier 2012

    Ce qu’il y a d’affreux dans le nazisme, dit-on, c’est son côté inhumain. Oui. Mais il faut bien se rendre à l’évidence : ce côté inhumain fait partie de l’humain. Tant qu’on ne reconnaîtra pas que l’inhumanité est chose humaine, on restera dans le mensonge pieux.

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  • Par Piatka, le 30 avril 2014

    - Ils m'ont tous lâché, dit-il, d'une voix rauque. Je suis seul. Personne pour assurer le service. Si les Américains arrivent, j'aurai bonne mine.
    - Je ne pense pas que les Américains soient là avant plusieurs jours, lui dis-je.
    - On aurait dû me prévenir.
    - Du...du débarquement, monsieur Duprat ? bégayai-je.
    Il réfléchissait.
    - Vous ne trouvez pas intéressant qu'ils aient choisi la Normandie ?
    Je le regardais avec ahurissement. Mais non, il ne se moquait pas de moi. Il était fou, fou à chérir. Lila dit :
    - Ils ont dû étudier le guide Michelin et choisir ce qu'il y avait de mieux.

    ( Monsieur Duprat est un restaurateur fameux )
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  • Par Piatka, le 28 avril 2014

    Les prix étaient salés. Le ministre Anatole de Monzie lui avait dit un jour :
    - Mon cher Marcellin, on déguste vos plats, et c'est de l'érotisme ; on regarde vos prix, et c'est de la pornographie.

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