> Françoise Du Sorbier (Traducteur)

ISBN : 2213627304
Éditeur : Fayard (2005)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa ta... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 27 octobre 2011

    juliette2a
    Que dire de ce livre absolument magnifique ?
    C'est l'histoire de Margaret Hale, une jeune femme de dix-huit ans, revenant dans sa maison natale à Helstone après le mariage de sa cousine Edith.
    Malheureusement, sa famille doit quitter ce village après le choix de son père, pasteur, ayant des remords concernant l'Eglise.
    Ils s'installent donc dans une ville du Nord, dans le Darkshire: Milton-Nothern.
    Margaret fait ainsi la connaissance de John Thornton, possédant la manufacture de Malbourough-Mills mais elle le méprise dès ses premiers rapports avec lui...
    Elizabeth Gaskell veut nous montrer une opposition entre le Sud (avec Helstone), paisible, tranquille, heureux ; et le Nord, sale, précaire. triste.
    Le lecteur suit, tout au long de l'histoire, l'évolution des sentiments de John Thornton pour Margaret (à savoir qu'il l'admire puis l'aime passionnément) et réciproquement.
    Mais cette histoire nous décrit également les conditions déplorables des ouvriers comme les Higgins- chez qui la maladie fera son apparition- tellement humains, sensibles et affectueux.
    A travers joie, insouciance, tristesse, mélancolie puis souffrances, deuil et enfin paix, nous suivons le chemin de Margaret devenue plus sage au fil des évènements terribles qui vont s'abattre sur elle ; ses sentiments sur John Thornton vont évoluer au cours de l'histoire et elle parviendra à l'aimer.
    Ce roman est tout simplement émouvant (je n'ai pas pu résister : j'ai dû verser quelques larmes...), attachant et tellement SPLENDIDE !!!
    Ainsi, ce roman, est - et sera- toujours pour moi un chef-d'oeuvre de la littérature anglaise.
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Titine75, le 03 juin 2010

    Titine75
    Margaret Hale s'apprête à rejoindre sa ville natale de Helstone dans le Sud de l'Angleterre après avoir passé plusieurs années à Londres chez sa tante. le bonheur de retrouver sa paisible région n'est que de courte durée. Son père, pasteur, décide de renoncer à l'Eglise et du coup de quitter Helstone pour une ville du Nord : Milton. Mr Hale pense trouver facilement du travail dans le Nord en pleine expansion industrielle. le choc du déracinement, le changement radical d'environnement vont beaucoup perturber Margaret. C'est un monde nouveau qui s'offre à elle, le monde industriel du patron de filature John Thornton qui est bien loin de la douceur de la campagne de Helstone.
    L'exceptionnel roman de Elizabeth Gaskell se fonde sur une opposition entre Nord et sud qui se retrouve à différents niveaux. Helstone représente le Sud de l'Angleterre caractérisé par une campagne verdoyante, par son agriculture et son calme serein. Margaret y est pleinement heureuse : “Et lorsqu'elle traversait une lande, le dos exposé à la douce violence du vent d'ouest, elle paraissait comme poussée vers l'avant, aussi légère et libre que la feuille d'automne portée par la brise.” Milton est la quintessence du Nord en plein développement industriel où s'entassent les usines, les immeubles d'habitation. La famille Hale découvre avec douleur leur nouvelle ville : “Plusieurs kilomètres avant d'arriver à destination, ils voyaient déjà à l'horizon, en direction de la ville, un épais nuage gris plombé qui paraissait encore plus sombre par opposition au pâle gris-bleu du ciel d'hiver (…)”
    Ces deux mondes s'incarnent dans les deux personnages centraux : Margaret Hale et John Thornton. Elle est snob, méprisante envers les gens du Nord mais sa philanthropie l'emmène vers les autres. Il est un self-made man, travailleur, volontaire, ne s'intéressant que peu à ses ouvriers mais il est conscient de ses lacunes et il cherche à se cultiver grâce au père de Margaret. Leurs deux milieux sociaux s'opposent totalement. Margaret est issue de la gentry, elle a un savoir-vivre distingué mais sa famille est pauvre. A contrario, John est très riche mais il s'est construit à la force de son travail et il vient des milieux pauvres. Margaret dénigre cette nouvelle classe sociale émergente des commerçants. John ne peut que détester cette jeune femme : “Jamais je n'ai vu fille aussi orgueilleuse et désagréable. A tel point que ses manières méprisantes font oublier à quel point elle est belle.”
    L'immense talent de Elizabeth Gaskell est de rapprocher ses deux personnages avec une grande subtilité. Chacun va avancer vers l'autre à la suite de différents évènements. Les drames, les deuils vont rendre Margaret plus humble. John devra s'ouvrir aux autres à cause de son amour pour Margaret. Pour les deux, une rencontre est décisive, celle de Nicholas Higgins. Celui-ci est ouvrier dans une filature et c'est aussi un syndicaliste convaincu. Car “Nord et sud” est également un formidable livre sur la condition des ouvriers au XIXème siècle. Higgins explique longuement ses conditions de vie et de travail à Margaret. Mais le propos n'est pas consensuel, les syndicats sont présentés dans leur complexité : ils soutiennent mais ils peuvent exclure voire même bannir. De même, les idées de John Thornton sont largement exposées ce qui permet de confronter les points de vue. La force d'Elizabeth Gaskell est sa connaissance du milieu ouvrier et sa volonté de laisser la parole à chaque classe sociale. La parole, l'explication mènent chez elle à une meilleure compréhension des uns et des autres.
    Ce qui m'a beaucoup séduit aussi chez Elizabeth Gaskell est son extraordinaire finesse psychologique. Chaque personnage est très approfondi, exploré dans ses zones de lumière comme dans ses zones d'ombre. L'histoire n'est pas manichéenne, elle est pleine de nuances et cela rend les personnages très touchants. C'est très visible chez Thornton qui est ferme, tranchant dans son usine mais que l'on découvre timide, emprunté face à Margaret. Cette volonté d'humanisation des personnages est servie par une écriture très fluide, élégante. Je ne résiste pas à une dernière citation pleine de beauté : “Mais lorsqu'arriva la nuit, que toute la maison fut plongée dans le silence, Margaret resta assise à contempler la beauté du ciel de Londres à cette heure tardive, par ce soir d'été et le léger reflet rose que projetaient les lumières terrestres sur les nuages moelleux qui semblaient sortir de l'obscurité chaude cernant l'horizon et flottaient tranquillement au clair de lune. “
    Nord et sud” est un roman foisonnant, passionnant, au propos humaniste. J'ai trouvé ce livre admirable, c'est vraiment un énorme coup de coeur. Si vous avez apprécié la compassion de Dickens envers les ouvriers dans “Temps difficiles”, si vous avez frémi à l'histoire d'amour d'Elizabeth Bennet et Mr Darcy, précipitez-vous sur “Nord et sud”, ce livre est fait pour vous !

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2010/05/19/nord-et-sud-de-elizabe..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 02 janvier 2011

    Folfaerie
    Quel plaisir de retrouver cette contemporaine de Charles Dickens ! J'avais aimé Femmes et filles, mais je dois avouer que j'ai adoré ce roman-ci. J'avais hâte de lire ce titre tant mes camarades blogolectrices me l'avaient conseillé, et je n'ai pas été déçue. Ne reste maintenant qu'à visionner la série BBC qui en a été adaptée.
    La jolie Margaret Hale vit avec ses parents dans le Hampshire. Une vie douce et paisible dans le cadre bucolique de cette campagne anglaise dont le caractère de la jeune fille s'accommode à merveille. Margaret aime à se promener dans les bois et peindre, goûter les fruits du jardin familial, prendre le thé près de la fenêtre en contemplant la campagne… Hélas, ces charmants moments ne sont qu'éphémères. Un événement bien désagréable pousse le père de Margaret, qui est pasteur, à renoncer à sa cure. Voilà la famille Hale contrainte de s'exiler dans le nord de l'Angleterre, à Milton-Northern.
    On peut imaginer sans peine l'angoisse de Margaret, sa tristesse et sa mélancolie. le choc est rude ! Les Hale échangent leur sud rural contre un nord industriel, à la triste mine, aux usines polluantes et où la population se comporte différemment. Les manières des gens de la rue semblent bien grossières, de même que le langage, et que dire du comportement cruel des patrons de filatures ?
    Si l'ancien pasteur s'adapte plus rapidement grâce à sa nouvelle activité de professeur, il n'en va pas de même pour Margaret et sa mère. Mr Hale compte parmi ses élèves un jeune homme séduisant, riche industriel, John Thornton, qui cherche à élargir sa culture personnelle. La rencontre entre John et Margaret ne se passe au mieux : s'il est d'abord ébloui par la beauté de la jeune femme, John ne tarde pas à la trouver hautaine, tandis que Margaret supporte difficilement les manières brusques du jeune homme et ses opinions sur le monde ouvrier.
    Si le début du roman évoque bien certainement Jane Austen, il se rattache cependant assez vite aux œuvres de Charles Dickens. Elizabeth Gaskell ne se contente pas de nous décrire la romance contrariée entre John Thornton et Margaret Hale. Elle oppose ces deux visages contrastés, un sud rural où il fait bon vivre, dont les cultures participent à nourrir ce nord en pleine expansion où filatures et usines ont modifié pour toujours le paysage anglais.
    Néanmoins, Elizabeth Gaskell n'était pas dupe, elle connaissait les réalités de son époque. Sous sa plume, Margaret finira par avouer que la pauvreté règne aussi dans les communautés rurales, tandis que Thornton prouvera qu'il n'est pas un patron exploitant ses ouvriers, et que sa bonne santé financière ne dépend pas uniquement de lui. Même si ces différences ne sont donc pas aussi marquées qu'on pourrait l'imaginer, je n'ai pu m'empêcher de songer aux écrits de Tolkien, de Béatrix Potter ou des pré-raphaélites déplorant l'avènement de l'ère industrielle, qui causa tant de mal aux paysages anglais et à l'économie rurale.
    Tout comme chez Dickens ou Austen, nous croiserons des personnages secondaires savoureux : la gouvernante Dixon, exclusivement attachée à Madame Hale, toujours ronchonnant, l'autoritaire et imposante Mrs Thornton qui veille jalousement sur son fils, le syndicaliste Nicholas Higgins dont le rôle permet à l'écrivain de donner son opinion sur les grèves, le charmant Mr Bell, professeur à Plymouth Collège et dont la générosité sera déterminante dans la conclusion de cette histoire d'amour… Elizabeth Gaskell impose bien des épreuves à son héroïne, moins délicate et fragile qu'il n'y parait, tandis que John Thornton dévoile bien des fêlures malgré sa carapace.
    Un peu comme pour Orgueil et Préjugés de Jane Austen, nous savons bien que l'histoire d'amour entre Margaret et John connaîtra un happy end, mais le plaisir de cette lecture n'en est pas diminué pour autant car l'écrivain donne à ses lecteurs matière à réflexion sur bien des aspects de la vie de cette époque en entretient savamment le suspense en introduisant nombre d'événements en guise rebondissements. Loin d'être un simple roman sentimental, Nord et sud est une œuvre plus complexe s'enrichissant d'une intéressante analyse sociale. Un délicieux retour dans cette époque victorienne que j'aime tant qui devrait ravir tous les amoureux de la littérature anglaise.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-nord-et-sud-eli..
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    Missbouquin
    J'ai beaucoup hésité avant de commenter cette lecture, car exceptionnellement j'ai mis plus d'un mois à le lire, ayant été coupée par les vacances et autres contraintes qui m'empêchaient de transporter ce pavé … du coup je n'ai pas pu me laisser emporter par la lecture.
    Mais finalement il m'a fait beaucoup réfléchir et m'a surtout appris un tas de choses sur l'Angleterre industrielle du 19e, alors que l'on en voit souvent que le côté littéraire avec les romans victoriens. Ici, l'auteur nous propose une incursion dans un autre monde, et pourtant avec le regard d'une héroïne typique des romans victoriens … Vous allez comprendre !
    La trame : Margaret Hale, fille de pasteur, a toujours vécu à Helstone, petit paradis sur terre aux yeux de cette héroïne, l'image d'un Sud de l'Angleterre paisible, rural et coloré. Lorsque son père décide de quitter l'Eglise, son monde s'écroule : la famille Hale quitte son presbytère pour s'installer dans le nord du pays, à Milton, ville-symbole de l'industrialisation anglaise, dominée par l'industrie cotonnière.
    Petit à petit, on verra Margaret tenter de comprendre ce monde antinomique, et éveiller sa conscience sociale. Finalement, par sa dimension sociale moderne, ce roman se rapproche peut-être davantage d'Autant en emporte le vent que d'Orgueil et préjugés. En tout cas il est un formidable documentaire sur la vie des ouvriers au 19e et de cette tension entre les différentes strates de la société, qui prévalait également en France à la même époque. Un roman universel et un magnifique roman d'apprentissage.
    Pour une analyse plus fouillée, je vous renvoie sur le billet des Chroniques d'Isil, qui l'a lu 3 fois. En cela elle a bien raison car ce roman est d'une telle richesse et d'une telle complexité qu'on ne peut tout y saisir en une fois … je le mets dans ma Pile à Relire !

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2011/07/15/nord-et-sud-elizabeth..
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  • Par keisha, le 25 octobre 2009

    keisha
    Le père de Margaret Hale doit quitter sa charge de pasteur du petit village de Helstone dans le sud de l'Angleterre et s'installe à Milton dans le Darkshire, ville industrielle du nord, d'où est originaire son ami Mr. Bell. Grâce à ce dernier, il fait connaissance de Mr. Thornton, qui devient un de ses élèves (Mr Hale donne des cours aux adultes pour gagner sa vie) puis un ami.
    Margaret et sa mère ont beaucoup de préjugés à l'égard de cette ville de boutiquiers et d'industriels, bruyante et polluée. Margaret paraît particulièrement orgueilleuse et hautaine à Mr Thornton et sa mère, qui la jugent sévèrement.
    Margaret fait connaissance de pauvres familles ouvrières. Petit à petit son opinion sur Milton évolue.
    Mr. Thornton est un self made man, lui et sa mère en sont fiers, et sont extrêmement attachés à leur ville et leur mode de vie.
    Une grève éclate. Lors d'événements dramatiques, Mr. Thornton réalise son amour pour Margaret, qui le repousse, déclarant en substance qu'elle aurait fait encore plus volontiers pour n'importe qui d'autre ce qu'elle semble avoir fait pour lui.
    A vous de découvrir la suite...
    Comme le titre l'indique, ce livre traite de l'opposition entre le nord industriel, actif, et le sud plus rural. Les Hale et les Thornton ont de vives discussions fort courtoises, chacun restant d'abord sur ses positions.
    Mais les personnages de ce roman savent évoluer. L'auteur nous le fait découvrir avec beaucoup d'habileté, en nous faisant part de leurs dialogues et de leurs actions. Elle nous présente aussi quelques personnages plus secondaires mais extrêmement vivants, les Higgins, Mr Bell, les Lennox. Mrs Thornton, la mère de Mr. Thornton est une figure particulièrement intéressante. Elle et son fils sont très liés.
    L'histoire n'est pas vue uniquement du côté de Margaret, mais chaque personnage nous est connu de l'intérieur.
    Même si l'orgueil et les préjugés sont présents, nous sommes loin du monde de Jane Austen. Toutes les couches de la société sont représentées, Mr Thornton mène une vie aisée grâce à son travail et les longs déplacement ne se font plus en voiture, mais en train.
    Elisabeth Gaskell a écrit là une oeuvre foisonnante, passionnante, à la psychologie des personnages très fouillée, aux points de vue exposés intelligemment. Margaret passe à travers les épreuves et en ressort grandie; son évolution au cours du roman est finement décrite.
    Avis aux coeurs sensibles, l'histoire d'amour connaîtra une fin prévisible : le dernier chapitre, et particulièrement les cinq dernières lignes, sont du grand art!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-33408422.html
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Citations et extraits

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  • Par artemis, le 06 août 2009

    Au contraire, chez Mr Thornton, des sourcils très droits dominaient immédiatement des yeux clairs, enfoncés, dont le regard sérieux, s'il n'était pas désagréablement perçant, semblait cependant assez intense pour pénétrer l'objet de son observation jusqu'au tréfonds. Son visage était dessiné à grands traits aussi fermes que s'ils avaient été sculptés dans du marbre, concentrés surtout autour des lèvres, qu'il avait tendance à serrer un peu sur une rangée de dents parfaites. Lorsque le sourire, rare et éclatant, jaillissait d'un coup, on avait l'impression d'une brusque apparition du soleil : il illuminait d'abord les yeux puis transformait la mine sévère et résolue d'un homme prêt à tout faire et à tout oser, la métamorphosait et laissait voir le pur plaisir que donne l'instant pleinement savouré, une expression qu'on ne voir guère surgir avec pareille spontanéité que chez les enfants.
    (Chapitre 10)
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  • Par artemis, le 09 août 2009

    - [...] Quel genre de patron est-il ?
    - Vous avez déjà vu un bouledogue ? Mettez un bouledogue sur ses pattes de derrière, habillez-le avec des culottes et une veste, et vous aurez John Thornton tout craché.
    (dialogue entre Higgins et Margaret)
    Chapitre 17
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  • Par wictoria, le 28 juillet 2011

    "Maman, dit-il en interrompant sa marche et en osant parler franchement, je souhaiterais que vous aimiez Miss Hale.
    - Pourquoi ?" demanda-t-elle, surprise par son ton sérieux et cependant affectueux. "Tu ne songes pas à l'épouser ? Une fille sans le sou !
    - Elle ne voudrait pas de moi, rétorqua-t-il avec un rire bref.
    - Je ne crois pas, en effet, répondit sa mère.
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  • Par artemis, le 06 août 2009

    Dès lors, Milton devint pour elle [Margaret Hale] un lieu moins lugubre. Non pas grâce aux journées plus longues du printemps où brillait un pâle soleil ; ce ne fut pas non plus le passage du temps qui la réconcilia avec la ville où elle habitait. Non, c'était l'intérêt humain qu'elle y avait trouvé.
    (Chapitre 8)
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  • Par artemis, le 09 août 2009

    Quel vain spectacle que celui de la vie ! Dépourvu de substance, vacillant et fugitif. On eût dit que du haut de quelque beffroi dominant de loin le remue-ménage trépidant de la terre, un glas sonnait sans répit, martelant : "Tous sont des ombres ! Tous passent, tout est passé ! "
    (Chapitre 21)
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