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Alain Névant (Traducteur)
ISBN : 2811200320
Éditeur : Bragelonne-Milady (2008)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 364 notes)
Résumé :
Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.
Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?...
Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi.

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Critiques, Analyses & Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
belette291103 mars 2013
  • Livres 4.00/5
John McClane, dans ses films, se promenait avec deux flingues en main, mais Waylander fait mieux que lui : une arbalète à deux arcs ! Plus complexe pour dézinguer et pas de chargeur ou de viseur infrarouge. John McClane peut aller se rhabiller !
C'est un mec, Waylander, un vrai, tout de noir vêtu (du cuir, huum), assassin à ses heures perdues (c'est son job, en fait, et sa petite entreprise ne connait pas la crise) usant de tous les stratagèmes possibles et imaginables pour arriver à éliminer ses victimes (des notables), désignées par contrats.
Waylander, c'est mises à mort, trahisons, magouille et compagnie... Drenaï, ton univers impitoyable. de plus, il fait son job correctement : il est plus silencieux qu'une ombre, il ne parle pas beaucoup et est implacable. C'est du satisfait ou remboursé.
Aie, catastrophe, le Roi de Drenaï a été assassiné ! Les Vagrians, une bande d'envahisseurs, déferlent sur le pays telles des tiques sur le dos d'un chien, avec, pour ordre de pilier et envahir le pays, sans oublier de tuer hommes, femmes et enfants au passage, dans l'ordre ou le désordre, mais d'épargner quelques femmes, s'ils veulent se soulager... Charmant.
Et pendant que ça gerroie au loin, Waylander croise la route de Dardalion et lui sauve même la vie. Un assassin qui sauve une vie ? Peut pas être tout à fait mauvais, le bougre ! Déjà qu'il n'occis jamais des femmes et des enfants. Réglo.
Dardalion, c'est un prêtre de la Source et on peut dire que c'est lui qui sera à l'origine de tout ce qui va arriver à Waylander dans ce premier tome.
Dardalion lui colle aux basques et ils vont bien vite se retrouver empétré dans cette foutue guerre entre Drenaï et les Vagrians.
Ben oui, une guerre, c'est le bordel et vu que les Vagrians ont envahis les Drenaï, ça chauffe !
Pour sauver le royaume, il faudrait retrouver la mythique Armure de Bronze... (et là un type se met à chanter dans ma tête : "les chevaaaliers du Zodiaaaque, s'en vont toujours à l'attaque..." ce qui me fait dire que je suis irrécupérable).
Cette protection magique est cachée dans une grotte en territoire Nadir. Pas trop complexe. Quoi ? Elle est remplie de loups-garous ? Waylander va avoir du mal à récupérer le catalyseur de l'espoir de Drenaï.
Au fait, vous savez qui a assassiné le roi Drenaï ? Non ? J'vous l'donne en mille : Waylander ! Et c'est à lui qu'on demande de sauver l'bazar ?
Gemmel ne fait jamais ses héros irrécupérable et Waylander ne fera pas exception.
Puisqu'il a été "touché" (pour ne pas dire infecté) par la pureté de Dardalion, le prêtre de la Source qu'il a sauvé, il accepte la mission, confié par le fantôme du père de sa précédente victime.
Oui, nous sommes bien dans du Gemmel ! C'est classique chez lui : les héros sont torturés, hanté par leur passé, avec des blessures secrètes, bien souvent causées par une femme qu'ils ont perdu (partie, enlevée ou morte assassinée) et qu'ils aimaient plus que tout.
Une fois de plus, le héros, en tuant le roi, a commis un meurtre qui s'avère être le meurtre de trop, celui qui lui fait prendre conscience que tuer c'est MAL, ça le fait vomir sur son existence, il se découvre un âme et réveille sa conscience qu'il croyait avoir laissé en gage au Mont de Piété ou à la consigne d'une gare.
Chez Gemmel, l'héroïsme est magnifié, par contre, les scènes de combats sont un peu pâlottes alors que nous sommes en pleine guerre. A croire que les guerriers furent passé dans un programme informatique qui a généré une armé de clones. Ma déclaration fiscale a plus d'épaisseur qu'eux.
Pire, Gemmell ne décrit pas son décor, du coup on doit faire le travail sois-même. Dommage. Une carte en début de roman n'aurait pas été du luxe.
Malgré ses défauts, Waylander est un personnage qui m'a bien plu.
Bien que froid et distant dès le départ, il changera au fil du roman et des deux autres tomes.
Sa rencontre avec Dardalion nous a changé l'assassin sociopathe en un homme plus ouvert aux autre et l'on découvrira que, sous cette carapace de tueur sans pitié, se cache en fait un homme qui n'attend plus rien de la vie, ayant déjà tout perdu.
D'accord, cela ne l'excuse pas ! le fait d'avoir tout perdu n'efface pas ses crimes, mais on comprend le cheminement : il n'avait rien d'un méchant, il a tout perdu et son premier crime de vengeance en a entrainé un autre et ainsi de suite. Après, il est trop tard. Un peu comme Druss.
Le seul bémol dans l'histoire fut sa relation avec Danyal. Trop guimauve, on aurait pu s'en passer largement ou alors, il aurait fallu changer un peu le personnage de cette femme, la creuser un peu plus, la rendre moins "roquet agressif". Mais bon, un détail.
Dardalion, le prête de la Source, est plus travaillé. Lui aussi il a évolué, comme Waylander, mais dans le sens inverse. Si le loup s'est fait agneau, l'agneau a fait pousser ses crocs. Il est devenu un Prêtre-guerrier.
Pour résumer, malgré ses défauts, le roman est intéressante et lire du Gemmel m'a toujours fait du bien, même si à la fin, les trames restent semblables.
Ce que j'aime, c'est que son héros doit s'impliquer - un peu malgré lui - dans cette guerre où il n'a rien à faire, changeant petit à petit et devenant plus humain.
Un peu comme Stanislas Lefort (de Funès) dans le film "La grande vadrouille" qui se retrouve, lui aussi, imbriqué dans une histoire dont il n'en a que faire et bien obligé de s'impliquer alors qu'il comptait se la couler douce tout en faisant des ronds de jambe devant l'ennemi.
C'est ça que j'aime ! le héros qui n'en est pas toujours un, avec ses faiblesses, ses défauts.
Sans compter ce que j'apprécie aussi par-dessus tout : les passages où Waylander flingue des gens plus vite que son ombre, dégainant son arbalète, lançant ses dagues... Paf, paf !
"T'es mort et tu ne le sais pas encore" (les fans auront reconnu la citation tirée de Ken - pas le mari de Barbie - mais le Survivant).
Oui, je suis une lectrice avide d'élimination de son prochain.

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fnitter
fnitter02 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
Waylander est le troisième livre par ordre de parution dans l'univers de Drenaï, mais le premier dans l'ordre chronologique.
Dros Delnoch n'est encore qu'une passe, sans forteresse. Drenaï est en déroute face aux chiens du chaos, envahisseurs Vagrians, cette fois venus du sud.
L'armée Drenaï, dirigée par Egel est en plein désarroi, une force condamnée à une ultime défaite ?
NON, car Waylander est là.:-)
Dès le premier chapitre d'introduction le personnage est posé ; puissant, efficace, impitoyable, mais humain et capable de miséricorde. Assassin de métier en quête de rédemption, il va accepter la quête de la célèbre Armure de bronze qui sauvera les Drenaï.
Nous assisterons encore à du siège désespéré. Dieux que Gemmell aime ces sièges où l'héroïsme est magnifié et Dieux que nous les aimons nous aussi. Certes, on a une grosse impression de redite, mais le style toujours aussi efficace et direct, le sang versé sur l'autel des braves remplit parfaitement son office.
Toujours les mêmes grosses ficelles, des situations désespérées qui se retournent grâce à une précédente bonne action, le deus ex machina n'a jamais aussi bien fonctionné qu'ici. Mais en ce qui me concerne, cela continue de fonctionner et je prends toujours autant de plaisir à cette lecture.
Le même défaut que dans les précédents tomes : La première femme rencontrée par le héros est toujours la bonne, elle est jeune, jolie, a toutes les qualités et elle aura une belle histoire d'amour avec le héros. On ne va pas s'encombrer de personnages secondaires féminins ; La guerre ne serait-elle qu'une histoire d'homme ? Oui, visiblement selon Gemmell.
Bref, un bon moment de lecture, on sait à quoi s'attendre et on n'est pas déçu.
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voyageurgalactique95
voyageurgalactique9512 décembre 2015
Alors, fini l'héroic-fantasy avec ses héros certes torturés mais héros par leurs actions et bonjour à ce qu'on appelle la western spaghetti-fantasy : en effet tous les ingrédients sont présents: un pistoléro fine de la gachette ici un assassin maîtrisant l'arbalète, un acolyte faible mais astucieux qui secoure le héros , ici sous les traits de Dardalion, une jeune femme en détresse( Danyal), un anti-héros immoral (Waylander), des amis louches(spoiler: Durmast), un fort ( spoiler : celui de Dros Purdol ou l'on va assister à des batailles) et une quête( spoiler : l'armure de bronze). le mariage se révèle efficace, addictif et assez curieux pour le lecteur aficionados de fantasy! de plus l'auteur a pris le soin de faire dérouler son histoire bien avant légende pour apporter les réponses manquantes notamment dans légende Mais il offre aussi d'autres surprises comme une secte d'assassins redoutables, mais aussi un changement d'ambiance au vu du contexte: ultra violent, a faire vomir les tripes, efficace et presque réaliste. On y découvre aussi une montagne assez speciale, la fin d'un régime ( bref), meme si l'on découvre peu du paysage et que la majorité de l'action se passe a drenai et en territoire nadir dont on en apprend rien de neuf.
Un univers bien renouvelé qui apporte son lot de surprises et de promesses.
L'intrigue reste le reflet classique du savoir-faire de Gemmell, en même temps venant d'un western il fallait s'y attendre: un héros doit remplir telle et telle quête. Il sera accompagne d'un tel d'un tel et rencontrera bien des dangers sur son chemin. Ce qui réflète bien le pitch classique d'un western américain
J'ai adoré à quel point l'auteur laisse planer le mystère sur le personnage de waylander. Je trouve que cela donne le tempo de ce récit épique et que cela attise l'intérêt du lecteur. Surtout que le récit est consacré en partie à l'évolution de ce personnage et les raisons de sa quête, ses questionnements liés à son changement ce qui rend le récit plutôt passionnant et il est intriguant de se mettre à la place d'un anti-héros assassinant pour son compte , sans pitié et d'une froideur glaçante. Les rebondissements sont de qualité et très souvent inattendus grâce à une gestion du suspense efficace et de part le rythme qui reste assez soutenu du début à la fin. L'auteur ne se prive pas de jouer avec les relations entre waylander et Dardalion et Danyal qui se révèlent très intéressantes, offrant quelques touches d'humour sordides dans ce monde de brute. La trame reste autrement simpliste et l'on connaît à l'avance le fin mot de l'histoire. Seules les aventures sont réservées à la surprise du lecteur et cela est réussi. Les élements propres au western spaghetti restent respectés, ainsi qu'a la fantasy au grand plaisir du lecteur. le récit reste ponctue de batailles et de scènes d'action épiques et sous haute tension dans la veine westernienne et l'auteur le montre bien à travers l'arbalète lorsque waylander tire ses carreaux: on s'imagine bien voir un pistolero , as de la gachette tuer ses ennemis et l'etirement de ces scènes offrent davantage de tension et de suspense chez le lecteur. Autre point positif la tension ressentie durant les batailles et les moments de calme chez les soldats reste forte sans atteindre le niveau de legende, mais l'on y sent l'ambiance de guerre et les doutes et les peurs des combattants comme à l'acoutumé chez notre cher gemmell.
Le point négatif de l'intrigue reste sa simplicité dans laquelle on devine le fin mot de l'histoire en dépit des rebondissements bien tranchés, ce qui retire un peu d'intérêt au lecteur.
Ensuite la romance évoquée reste toujours perfectible et un peu invraisemblable: on s'imagine mal voir une actrice maîtriser en quelque chose les bottes de l'épée et les lancer de couteau, sans compter que la personne n'a jamais tué de sa vie, mais bon cela reste un défaut mineur et l'on suit sans déplaisir l'aventure!

Que dire de neuf sur le style de gemmell? Allez aidez moi... ah oui... :p. Style concis, brutal sans concession quand il le faut et euphémisant quand il le faut quand il faut faire pleurer le lecteur, l'exciter, le rendre en colère, le faire rire. D'ailleurs c'est le premier roman que l'auteur a écrit à plein temps ce qui explique le changement radical de style, plus abouti que les deux romans précédants.
D'ailleurs c'est la première fois qu'il développe autant un changement de psychologie au niveau du personnage et le choix d'un anti-héros sombre immoral et violent et tourmenté est très bien choisi pour son exercice de style puisque le déroulement de l'histoire et les rencontres de Waylander sont idéales pour sa réalisation et donc son changement. D'ailleurs il se met davantage à l'humour et emploie davantage d'ironie et à choisi un cadre violent et assez immoral pour pouvoir y intégrer le western spaghetti avec la fantasy compte tenu de la simplicité de l'intrigue et de la symbolique de Waylander. Et son initiative est réussie! Mais les couacs sont toujours là avec des descriptions minimalistes parfois floues où l'on a parfois du mal à s'orienter dans l'action mais malgré tout avec de l'imagination on y arrive.
Nous en venons aux personnages. Alors beaucoup à été dit sur Waylander car il est difficile de ne pas le rattacher au style et à l'intrigue tant sa symbolique est diversifiée: évocation d'un héros de western spaghetti et son changement psychologique un fil moteur de l'intrigue. Waylander est un personnage finement construit ambigüe et incroyablement paradoxal, sûr de ses compétences et donc de son corps, son esprit reste tourmenté par ses remords et ce qu'il était et ses actions violentes. Il est entouré de mystère et a un passé comme à l'accoutumé violent et l'on apprécie en dépit de ce qu'il a fait, de le suivre dans sa quête aussi symbolique que rédemptrice.
Danyal elle casse le stéréotype de la demoiselle en danger que l'on doit sauver qui sait pas tirer, qui hurle qu moindre danger et qui globalement finit soumise à la gente masculine. À l'exception de sa révolte envers les travers de la gente masculine, elle reste une femme forte, désabusée, insoumise et assez imposante. Et non dénuée d'intelligence( eh! Je ne suis pas sexiste!!!) qui va aider de plusieurs manières notre héros.
Dardalion est un personnage pour le moins qui m'a paru discret. Et cela est très harmonieux en tant que prêtre défenseur de la vie et serviteur de son Ordre qui s'attache à l'humilité et au refus de la violence et le jugement. Son évolution est aussi intéressante et paradoxale et l'on voit l'antithèse de ce qu'est Waylander et parfois il évolue sur certains domaines qui montre une evolution antithétique dans ces mêmes domaines chez Waylander Rajoutons dans cette ambiance westernienne, un chef de guerre charismatique et patriotique, des soldats désemparés, un libérateur symbolique que l'on voit presque pas du roman que je trouve à la fois excellent pour entretenir le suspense un peu à la tartuffe mais le problème c'est que l'on ne s'attache pas à ce personnage et il aurait mérité un meilleur traitement. Les enfants de Danyal on ne les voit pas beaucoup ce qui est dommage. Car l'un d'entre eux va jouer un grand rôle dans la suite de ce roman. Nous avons aussi une vieille sorcière assez repoussante et intriguante qui va jouer un petit rôle dans la mission de Waylander et dans ce qui va lui arriver et un shaman nadir qui jouera un rôle dans la suite mais ici ne fait office que d'ennemi pour un jeu du chat et de la sourisce qui est plutôt réducteur. Après David GEMMELL voulait préparer le rôle de ces persos dans le tome 2 mais il aurait quand même du augmenter son nombre de pages au roman pour développer un minimum leur motivation et qu'on ai un peu de leur nouvelle car la symbolique, l'ambiance westernienne et le centrage sur Danyal, Dardalion et Waylander lâche un peu les personnages secondaires cités. Dans le roi sur le seuil et Druss la légende, on retrouvait aussi ce léger problème mais assez moindre qu'ici.
Univers: 17/20
Intrigue: 17/20
Style: 18/20
Personnages: 17/20
Note finale: 17,25 > 17/20
Conclusion: David GEMMELL développe une véritable évolution dans son style et il faut dire qu'il apprend vite de ses erreurs! Mais cela crée un déséquilibre au niveau des personnages qui restent sublimes mais certains personnages secondaires passent à la trappe. L'intrigue reste riche en rebondissements et evoque à merveille la psychologie de Waylander et son changement, mais reste prévisible et la romance reste toujours maladroite mais mieux développée. L'univers s'impreigne de Western et le rythme reste effrené loin des guerriers de l'hiver et ce livre est donc recommandé aux aficionados de GEMMELL et de la fantasy :)

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Alfaric
Alfaric23 octobre 2013
  • Livres 2.00/5
J'ai lu tous les Gemmell. Je les ai tous adorés : celui-ci fait exception à la règle ! A mi-chemin entre le western et le péplum, DG se lance grosso modo dans la fantasy à capuche 15 ans avant tout le monde… mais avec beaucoup de maladresses tant sur la forme (action non stop) que sur le fond (deus ex-machina à répétition). Constitué à 90% de scènes d'actions qui s'enchaînent sans aucun temps mort, on peut adorer comme être rapidement saoulé. On peut y voir l'influence des films eighties, mais on peut aussi y voir un roman mal pensé et donc au final mal exécuté. AMHA un DG dispensable et c'est bien dommage car souffle épique et morceaux de bravoure étaient présents quand même.
Dès le prologue des visions, des prophéties, un Elu… S'il cela avait été un autre que Gemmell, je me serais arrêté là ! Et côté psychologie cela évoluent tellement rapidement et radicalement que cela en est presque ridicule :
- Waylander passe de Voleur d'Âmes à preux chevalier en quelques pages
- Dardalion passe de bouddhiste zen à templier vengeur en quelques pages
On retrouvait les mêmes relations dans l'excellentissime western "Le Dernier face à face" où un universitaire tuberculeux se laissait contaminer par la violence d'un hors-la-loi analphabète, lui-même contaminé par l'humanisme de son prisonnier, mais avec une finesse psychologique stratosphérique par rapport à ce roman.
On retrouve le style maladroit des débuts de "Légende" mais en pire : on passe d'une scène à l'autre en alternant action et palabre sans aucune transition, bref cela manque cruellement de liant voire de consistance et je peine à reconnaître l'auteur qui m'a séduit avec ses personnages et ses ambiances douces-amères dans ses oeuvres postérieures ("Lion de Macédoine", "Rigante", "Troie"…).
La quête de l'Armure de Bronze en territoire nadir ressemble à s'y méprendre à une aventure western : c'est très cool ! le siège de Dros Purdol fait alterner moments d'héroïsme et moments de désespoir : c'est très cool ! Mais si les 2 fils directeurs se laissent bien lire séparément, ils forment un tout plutôt brouillon et décousu… Sans parler de l'épilogue qui m'a laissé comme celui de "Qushmarrah" de Glen Cook un goût amer : on a l'impression de passer à côté d'une grande saga qui n'a pas été écrite tant les pistes ouvertes semblaient prometteuses.
Il y a une foultitude de personnage secondaires assez intéressants (on retrouvera quasiment tel quel les trouffions de Dros Purdol dans "Troie" où les soldats thraces ressemblent beaucoup aux soldats vagrians) : c'est assez frustrant qu'ils n'aient pas été développés car l'auteur préfère se concentrer sur un Dakeyras en pleine crise d'identité mais ce dernier n'est qu'un prototype de Jon Shannow (nettement plus travaillé et donc nettement plus abouti).
Pour le reste la magie gemmellienne fait quand même son oeuvre : embuscades, escarmouches, poursuites et cavales, infiltrations et assassinats, batailles et sièges désespérés… avec ici et là des pépites d'humanité qui tirent la larme à l'oeil. Ce qui m'a bien soûlé par contre c'est tous ces quasi deus ex-machina pour dénouer les pétrins dans lequel l'auteur fourgue régulièrement Waylander qui nous font dépasser la frontière de la suspension d'incrédulité !!!
Le livre accuse son âge non dans l'absolu mais dans sa position dans la bibliographie de l'auteur : dans la même niche, "Loup Blanc" par exemple lui est nettement supérieur sur tous les plans ! Mais c'est peut-être aussi l'esprit d'une époque (le livre est sorti en 1986) : je retrouve dans ces premiers Gemmell le manga "Hokuto no Ken" avec son univers violent et désespéré où les assassins vengeurs alternent bastons et palabres pour défendre la veuve et l'orphelin, rétablir la paix et la justice sur terre tout en trouvant la rédemption dans les bras de leur dulcinée !
Sans parler des méchants qui se sacrifient pour le gentil et des femmes au fort caractère piégée dans le rôle réel ou symbolique de demoiselles en détresse…
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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basileusa
basileusa22 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
Je suis contente d'avoir lu ce livre qui précède Légende ,le seul Gemmell que j'avais lu jusque là. Alors il est un peu moins bien mais pour autant j'ai passé un bon moment avec Waylander . On retrouve un peu le même schéma que dans légende : tenir une ville même si ça a l'air sans espoir , des hommes qui se sacrifient ,d'autres qui doutent mais toujours cette idée d'aller jusqu'au bout alors que tout semble joué d'avance.
C'est intéressant de comprendre comment se sont formés les Trente ,comment on en est arrivé à bâtir les six murailles de Dros Delnoch...ça donne envie de relire Légende du coup.
Le seul bémol ,que l'on retrouve souvent dans les livres de fantasy ,c'est le côté mystique : la source ,le bien contre le mal ...ça m'agace toujours un peu . Mais c'est moins pire que Bordage déjà !
L'intrigue est assez prévisible mais ça ne gâche rien !
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Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter03 juillet 2012

Lorsqu'ils furent partis, Kaem convoqua Dalnor. Le jeune officier rentra et Kaem lui offrit un siège.
Xertes rentre chez lui, l'informa Kaem
J'ai cru le comprendre, mon seigneur.
C'est un voyage dangereux.... Beaucoup de choses pourraient arriver.
Certes mon général.
Il pourrait croiser la route de Waylander l'Assassin, ne croyez-vous pas ?
Tout à fait possible mon général.
L’Empereur serait navré d'apprendre qu'un tel homme ait pu tuer un Vagrian de sang royal.
A n'en pas douter, mon général. Il utiliserait toutes les ressources dont il dispose pour que cet homme soit pris et tué.
Nous devons alors nous assurer que rien de tel n'arrive au jeune Xertes. Veillez à ce qu'on lui octroie une bonne escorte.
Je m'en occupe, mon seigneur.
Et, Dalnor...
Oui mon général ?
Waylander utilise une petite arbalète et des carreaux en fer noir.
+ Lire la suite
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fnitterfnitter01 juillet 2012
- Dites-moi, Orien, jusqu'à quel point êtes-vous mystique ?
- Comment cela ?
- Pouvez-vous voir dans le futur ?
- En partie, admit Orien.
- Quelles sont mes chances de succès ?
- Cela dépendra de qui t'accompagne.
- Eh bien, disons si la Source me choisit les bon compagnons ?
Le vieil homme frotta ses orbites vides et s'allongea.
- Alors nous dirons que tu n'as aucune chance.
- C'est bien ce que je pensais.
- Mais ce n'est pas une raison pour refuser.
+ Lire la suite
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nanetnanet19 août 2010
Aujourd'hui il allait mourir.
Aujourd'hui il allait trouver la paix.
Au loin, il vit un nuage de poussière venir en direction de Roboas. Beaucoup de cavaliers galopaient vers la montagne, mais Waylander s'en moquait.
C'était son jour de gloire. Cette heure de beauté était la sienne.
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BlackWolfBlackWolf20 avril 2011
Le doute est un don qu'il nous faut chérir, car il nous force à nous remettre en question constamment. Il nous fait tendre vers la vérité. Je ne sais pas si nous avons eu raison de choisir le chemin sur lequel nous marchons aujourd'hui. Je ne sais pas si nous avons raison de faire ce que nous faisons. Mais nous le faisons dans la foi.
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TatooaTatooa20 août 2014
- Vous avez parlé des prêtres qui sont morts et vous avez dit qu'ils avaient péri parce qu'ils n'avaient pas eu le courage d'enlever leur robe. Qu'est-ce que vous vouliez dire ?
- N'est-ce pas évident ?
- Il me semblerait plutôt qu'il faut faire preuve d'un grand courage pour mourir pour ses convictions, répondit Dardalion.
Waylander se mit à rire.
- Du courage ? Il ne faut pas de courage pour mourir. En revanche, il faut du cran pour vivre.
+ Lire la suite
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